Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Le sang est la vie

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Edward A. Cullen
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MessageSujet: Le sang est la vie   Lun 22 Avr 2013 - 12:15

Enceinte.

Bella était enceinte.

Enceinte.

Il avait l'impression que ce mot, ce petit mot, ce simple mot, ce mot si innocent, lui brûlait la mémoire au fer rouge. Elle était enceinte ! Assis dans l'avion, il la regardait très discrètement. Il observait son ventre déjà gonflé... Elle abritait une nouvelle vie, un enfant, un bébé dont ils ne savaient rien. Un... Une sorte d'hybride. Un mélange de deux races différentes. Un monstre. Il était terrorisé, littéralement. Ils ne savaient absolument rien sur cette nouvelle vie, rien du tout ! Et si jamais ce bébé était plus vampire qu'humain ? S'il attaquait Bella alors même qu'il se trouvait en elle ? Des dizaines d'hypothèses, toutes plus effroyables les unes que les autres, lui traversaient l'esprit. Il voyait déjà un bébé avec deux beaux yeux rouges dévorer Bella de l'intérieur. Il frémit et s'accrocha à l'accoudoir.

L'avion se posa, et ils grimpèrent ensuite dans un taxi. Bella ne disait rien, mais il supposait qu'elle s'inquiétait quand à la suite des évènements. Il aurait voulu la rassurer, mais, étant déjà à peine capable d'aligner plus de trois pensées cohérentes, il aurait le plus grand mal à parler. Cependant, il était sûr et certain que Carlisle parviendra à la débarrasser de ce truc avant qu'il ne s'en prenne à elle. Avant qu'il ne soit devenu trop fort, qu'il ne la détruise. Et une fois cela fait, il la transformera. Elle deviendra l'une des leurs. Pour se calmer, il imagina sa femme une fois qu'elle sera vampire. Ses yeux virant lentement à l'orangé, puis au doré. Sa nouvelle vie. Ce qu'ils pourront faire tous les deux. Il n'aura plus jamais la crainte de la blesser ou de la tuer. Cette vision de l'avenir l'apaisa, mais, hélas, il revint très vite à la réalité lorsqu'il vit le ventre de Bella, lorsqu'elle sortit du taxi. Il se mordilla les lèvres et attrapa leurs affaires. Du calme. Dans quelques heures, tout sera réglé.

Le trajet pour rejoindre le chalet lui parut terriblement long. Pour une fois, il roulait à une vitesse normale, en prenant garde à ne pas secouer Bella une seule fois. elle avait l'air de plus en plus nerveuse et apeurée. Il lui prit la main et la massa délicatement, tendrement. avant de la porter à ses lèvres et de l'embrasser.


Edward - Tout va bien se passer, ne t'en fais pas.

Il accéléra légèrement sans même s'en rendre compte. Il avait hâte, à présent, hâte de rentrer, hâte que son père examine Bella et la sauve, hâte que cette histoire soit derrière eux. Car il avait peur. Il était littéralement terrorisé ! Cette grossesse... Elle était tout sauf naturelle. Et si rapide ! Il en avait lu suffisamment pour connaître le sujet, sans compter qu'il avait souvent eu droit au déroulement complet du processus de grossesse dans l'esprit de Rosalie lorsqu'il la prenait à regretter de ne plus pouvoir donner la vie. Jamais Bella n'aurait dû s'en rendre compte si vite, ses envies n'auraient pas dû se dérégler si tôt, son ventre n'aurait dû gonfler qu'à partir du deuxième, troisième mois ! Mais ici... Ils arrivèrent enfin au chalet, où toute la famille les attendait.

Soulagé, Edward se gara, et ils sortirent tous les deux. Il s'apprêtait à parler à Carlisle lorsque Bella fila tout droit vers Rosalie, au même moment où il lisait les pensées de sa soeur. sous le choc, il faillit en tomber par terre. Non ! Non, non, non ! C'était impossible ! Elle... Elle ne comptait tout de même pas... Non ! Mais il voyait le regard suppliant de Bella, Rosalie qui hochait la tête d'un air compréhensif. Le reste de sa famille qui était partagée, entre ceux qui pensaient qu'il fallait interrompre la grossesse, les autres qui se rangeaient du côté de Bella. Hébété, il avait l'impression d'avoir reçu une tonne de pierre sur la tête.

Il croisa le regard de Bella, avant qu'elle ne rentre dans le chalet accompagnée de Rosalie. Elle voulait garder le bébé ? Elle comptait réellement garder l'enfant ?! C'était une blague ! Il risquait de la tuer ! Pourquoi... Pourquoi ne l'avait-il pas compris plus tôt ? Pourquoi n'avait-il pas été capable de décrypter la lueur dans son regard lorsqu'elle avait compris qu'elle attendait un enfant ? Ce n'était pas de la peur ou de l'effarement, comme il l'avait cru. Mais de l'espoir. De la joie... Elle ne se rendait pas compte ! Elle n'avait absolument aucune idée des risques qu'elle encourait. Il se tourna difficilement vers Carlisle, le regard torturé et suppliant. Il aurait voulu que son père lui dise qu'il se faisait des idées, que si cette grosses était rapide, elle n'était pas pour autant dangereuse, que tout allait bien se passer. Mais son père était comme lui, perdu.

Tremblant, Edward fourra sa tête entre ses mains. Il ne savait plus quoi faire, comment réagir, totalement sous le choc. Il ne voulait pas perdre Bella, mais ne voulait pas non plus la forcer dans une telle situation. Ce ne serait pas correct ! Mais... Elle risquait de... Alice sautilla près de lui et lui serra l'épaule en guise d'encouragement. il lui fit un sourire tremblotant, et rentra à son tour, avec sa famille.
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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Mer 24 Avr 2013 - 20:42

De la chaleur. Une très douce chaleur, et un sentiment d'amour profond. Voilà ce qu'elle ressentait. Mais qu'était-elle au juste ? Elle l'ignorait, n'avait aucune conscience de ce qu'elle était, mais simplement de ce qui l'entourait. Quelque chose de positif. De la chaleur. de l'amour. Une protection. Un liquide flottait autour d'elle, la maintenant dans un cocon de douceur et d'amour. Elle était bien ici, protégée, et en sécurité. Pas de bruit, juste des sensations. Innocence. Amour.

Des couleurs ocres, orangées. Un liquide blanc, presque vaporeux. Et cette chose, une sorte de cordon, qui la reliait par le ventre à ce qui l'entourait. Un univers vaporeux, tendre et riche. Un univers chaud et protecteur. C'était beau. Elle avait l'impression de flotter, ainsi coupée du monde extérieur. Puis prenait peu à peu conscience de ce qu'elle était, de ce qui l'entourait.

Son corps grandissait, se développait. Ses doigts se détachaient les uns des autres. Elle remuait de sa propre volonté, quoi que très faiblement. elle bougeait, produisant de petites vagues dans l'eau, dans ce liquide où elle baignait. Elle avait chaud, elle était bien. Elle ouvrit lentement les yeux, doucement, plongée dans ce monde fascinant. Qui était-elle ? Où était-elle ? Sa conscience s'était réveillée la première, ou plutôt s'était éveillée. C'était le miracle produit à chaque création d'une nouvelle vie. Ses membres se formaient et grandissaient. ses bras se dépliaient. Elle était encore si petite. Si minuscule dans cet endroit conçu pour l'accueillir.

Aucun sentiment négatif ne l'assaillait pour l'instant. comment en avoir ? Elle était protégée et aimée. Elle se trouvait dans un endroit merveilleux, qui lui apportait tout. Elle flottait dans un espace unique, où son esprit s'était ouvert. Son esprit et son corps... Ce corps, était-il à elle ? Oui. Oui, elle le pensait. Ce corps si frêle était le sien. Mais où était-elle ? Qui la portait ainsi ?

Elle sentait une présence qui l'enveloppait littéralement. Une présence à laquelle elle était irrémédiablement attachée. Ce n'était pas une présence menaçante, loin de là. Plutôt une présence bienveillante et affectueuse. Qui l'entourait, l'aimait. Ses lèvres à peine esquissées tracèrent un sourire. Elle aimait cette présence qui veillait sur elle. Sa conscience toute récente lui soufflait de s'en remettre à elle.

Cependant, un autre sentiment arriva. Un sentiment qu'elle découvrit et dont elle souffrit. Une sensation de vide. Il manquait quelque chose. Une chose dont elle avait besoin pour continuer à se développer ainsi. Quelque chose qui lui fallait. elle n'avait pas de mots pour décrire ça. Mais en avait besoin. Ce sentiment désagréable venait gâcher son cocon de douceur. Elle... Elle avait...

Elle avait soif.
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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Sam 27 Avr 2013 - 12:00

Ça y est, le mariage était fini, Bella et Edward étaient partis en voyage de noces. Bella ne savait pas ou, mais la famille Cullen oui ! Sur L'île d'Esmée. L'île que Carlisle avait achetée pour Esmée. Une île de rêve. Mais bon, Rose se disait qu'elle était enfin débarrassée de l'humaine ! Après que Bella et Edward soient partis, il a fallu tout nettoyer et ce n'étais pas gagnée ! ils mirent quand même une journée. Par la suite, Rose flâner au Népal, un endroit ou Rose s'ennuyait, il n'y avait plus d'activité, Bella était parti et donc plus de chamaille ou de réflexions à dire ! En même temps, elle pensait qu'elle pouvait en profiter pour être avec son adorable chéri ! Ce qu'elle faisait quand elle rentrée de sa « balade ».

Le plus souvent, il était devant la télé avec Jasper et parfois Carlisle !

Un jour, alors qu'elle rentrait, comme à son habitude, elle alla se changer, mit une jupe courte, un décolleté profond et alla voir Emmett qui était devant la télé. Elle se mit en face de lui, se pencha et mis ses mains sur son torse, tout pour le provoquer ! Et généralement ça marchait car, ils allèrent dans leur chambre, mais pas pour parler !

Leur occupation dura pendant 17 jours ! C'était un pur bonheur pour Rosalie !

Un jour, la famille était tous dans le salon, ils parlaient, de tout et de rien. A un moment, Alice eut une vision, mais elle refusa de leur en parler sauf à Carlisle. Pour pas qu'ils entendent, ils partirent assez loin.

Quelques heures plus tard, Alice les mettais au courant que Bella était enceinte et qu'elle et Edward rentrait aussitôt ici.

*Bella, enceinte ! Mon dieu ! *

A un moment, le portable de Rose sonna, elle regarda et vis avec étonnement que c'était Edward ! Elle répondit :

- Allo, Edward, pourquoi tu m'appelles ?

Mais ce n'était pas Edward c'était Bella qui parlait :

Rosalie ? C'est Bella. J'ai besoin de ton aide. Je ne veux pas qu'ils le tuent...

Tout à coup, Rose compris que Bella utilisait le portable de son frère. Elle comprit aussi que Carlisle et Edward voulait détruire le bébé.

- Ne t'inquiète pas Bella, je vais t'aider, le bébé ne mourra pas, je te le promets !

Elle raccrocha et réfléchissait comment elle allait pouvoir se mettre à dos Carlisle pour ne pas tuer le bébé !

Après quelques heures, ils arrivèrent enfin !

Les Cullen étaient sur le perron, Bella sortis de la voiture, elle avait l'air fatiguée et son ventre devenait de plus en plus gros ! Elle se dirigea vers Rose qui cette dernière souriait et hochait la tête pour confirmer à Bella de garder le bébé. Elle croisa le visage d'Edward qui était un peu choquée que Rose défende Bella.

Rosalie l'entraina dans la villa, l'a fit s'asseoir sur le canapé et lui dit :

- Comment tu vas Bella ? Tu as l'air fatiguée ? Je vais te chercher quelque chose à boire.

Rose sortis de la pièce, se dirigea vers la cuisine et au passage elle vit Edward se mettre les mains devant son visage et Alice qui lui serait l'épaule. Elle avait un peu de peine pour Edward qui s'inquiétait, mais en même temps, on ne peut pas tuer un être innocent qui plus est que c'est un bébé ! Elle pris un verre et le remplis d'eau.

Rosalie revenait vers Bella et lui donna le verre d'eau :

- Tient, ne t'inquiète pas, je les empêcherais de lui faire du mal.

Elle sourit à Bella et vis entrée dans le salon Edward et Carlisle.

*aller, affrontons le paternel ! *

Elle regarda Bella, lui souris encore une fois et lui pris une de ses mains pour l'encourager.
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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Mar 30 Avr 2013 - 12:09

Carlisle se demandait s'il avait déjà été si inquiet, durant sa vie entière. Les visions d'Alice étaient inquiétantes, assez pour qu'il hésite à appeler ses enfants pour leur dire de rentrer le plus vite possible. Il ne croyait pas... Sa fille s'agitait à côté de lui, visiblement nerveuse. Puis, comme s'il était incapable de s'en empêcher, elle s'empara du portable du médecin et appela Edward, tout en bafouillant d'une voix paniquée que Bella était devenue complètement floue pour elle. Sauf qu'Edward ne décrocha pas. Ils attendirent un moment, jusqu'à ce que Bella prenne elle-même l'appel.

Bella : - Carlisle ? Ah, Alice. Qu’as-tu vu ?

Alice : - Je te passe Carlisle, la coupa sa belle-soeur avant de lui rendre son portable.

Il le porta aussitôt à son oreille, bien droit dans son fauteuil, alors qu'Alice trépignait autour de lui. il lui fit signe de se calmer. La situation était déjà suffisamment tendue, et paniquer ne servirait à rien.

Bella : - Carlisle ? Un vampire peut-il être sous le choc ? Edward ne… bouge plus. Moi, je vais… bien. Je crois. Je crois que je suis enceinte. J’en suis même presque sûre.

Il en resta bouche bée, glacé durant ce qui lui sembla une éternité. On aurait dit qu'Alice venait d'avaler un citron entier. Il y eut du mouvement à l'autre bout du fil et Edward reprit le téléphone. Sa voix tremblait, comme s'il souffrait, et il lui demanda si c'était possible. Carlisle resta silencieux. Il ignorait que répondre à ça ! Si les vampires pouvaient procréer, Rosalie aurait trouvé depuis bien longtemps le moyen de devenir mère. Cependant... Les corps de leurs femmes étaient figées dans le temps, alors que le corps d'une femme enceinte évoluait chaque jour. Bella était humaine, en bonne santé physique, et apte à donner la vie. D'autant plus qu'on avait déjà vu des hommes très vieux mettent leurs compagnes enceintes... Il réfléchissait à toute vitesse, examinant tous les détails de la situation.

Carlisle : - Bella a-t-elle un retard dans ses dernières règles ?

Edward : - De cinq jours, visiblement.

Carlisle : - Comment est son appétit ? Son comportement ?

Il écouta très attentivement tout ce qui lui raconta son fils. Tout ce qu'avait dit ou fait Bella ces derniers jours, la façon dont elle s'était nourrie, les nuits qu'elle passait, ses habitudes, son comportement, ses sautes d'humeurs, la manière dont ses émotions variaient. En temps normal, jamais il ne serait permis de demander ça à Edward, mais il y avait urgence. D'autant plus que tout, ici, collait. Absolument tout. Il croyait Bella enceinte, mais cette grossesse était bien trop rapide. Qui savait ce que pouvait donner l'union d'un vampire et d'une humaine ?

Carlisle : - Tout concorde, Edward... Nos femmes ont le corps figé dans le temps, sans aucune possibilité d'évolution, alors qu'on a déjà vu des hommes très vieux capables de donner la vie. Et il ne faut pas oublier que Bella est humaine. Je... Je crois qu'elle est bel et bien enceinte, oui. Cependant, je ne te cache pas qu'il est très inquiétant qu'elle s'en soit déjà rendue compte, que son ventre ait déjà gonflé... Revenez ici, tous les deux, le plus vite possible.

Edward : - Oui...

Il raccrocha, et échangea un lourd regard avec Alice. Bella. Enceinte. Il se leva lentement, la main crispée sur son téléphone. Déjà, ne pas paniquer. Ils allaient agir calmement, et tout allait bien se passer.


Edward et sa jeune épouse revinrent au chalet. Le ventre de Bella avait déjà bien gonflé, ce qui aurait dû être impossible à ce stade de la grossesse... Lorsqu'elle sortit, elle fila tout droit dans les bras de Rosalie. Rosalie ! Il en était aussi choqué que les autres. Bella voudrait-elle... Elle songerait à garder l'enfant ? Mais bon sang, ils ignoraient absolument tout de ce bébé ! Tout pouvait bien se dérouler au même titre que tout pouvait très mal se passer. Edward se tourna vers lui, le regard torturé, semblant le supplier de le rassurer, lui dire que cette grossesse se passerait bien. Sauf que Carlisle n'en était pas sûr... Edward fourra la tête entre ses mains, comme s'il pleurait. Ils rentrèrent, alors que Rosalie tendait un verre d'eau à Bella, assise dans le canapé.


Rosalie : - Tiens, ne t'inquiète pas, je les empêcherais de lui faire du mal.

C'était plutôt Bella qui risquait d'avoir très mal... Il prit sa trousse et s'assit près de Bella. Bon, du calme, et faisons les choses dans l'ordre, pour commencer. Il lui sourit pour la rassurer, puis commença par prendre sa tension, puis sa température. Il écouta les battements de son coeur, fit une vérification globale de son état physique actuel. Puis il la fit allonger et souleva son chemisier, dévoilant son ventre. Voyant sa moue inquiète, il lui pressa légèrement l'épaule.

Carlisle : - Ne t'inquiètes pas, je vais seulement t'examiner.

Il était très concentré, les sourcils légèrement froncés. Le ventre de Bella était aussi dur que leur propre peau, et presque aussi froid. Le foetus était parfaitement protégé, aucun doute là-dessus. Et ce développement si rapide... Il sentait Bella épuisée. Elle avait maigri, et les traits de son visage était plus tirés. Il pensait que l'enfant était trop fort pour elle... Comment une humaine pourrait-elle porter sans risque un bébé à moitié vampire ? Comment ? Il l'imaginait planter ses dents à l'intérieur de Bella lorsque Edward sursauta à côté de lui. Carlisle posa une main sur son bras pour l'apaiser.

Carlisle : - Désolé. Ne pense plus à ça.

Il s'intéressa à nouveau à Bella, pour un examen un peu plus approfondi. l'idéal serait de faire une échographie, mais il n'avait pas tout le matériel ici. Néanmoins, il savait où s'en procurer. Il fallait absolument tenter de voir le foetus, pour essayer de comprendre. En attendant... Il expliqua à Bella qu'il allait la mettre sous perfusion pour le moment. Si elle avait plus de mal à manger, cela la nourrira au moins plus ou moins correctement, et maintiendra dans son sang de bons taux de fer, de magnésium... Il l'installa dans le canapé, sous le regard inquiet d'Edward et celui, méfiant, de Rosalie. Puis il se redressa et attrapa sa veste.

Carlisle : - Emmett, Jasper, venez avec moi. Et les autres, ne touchez à rien sans m'en avoir parlé ! Je ne veux pas d'initiative malheureuse.

Il entraîna ses fils dehors et ils grimpèrent dans la voiture. avant toute chose, se procurer du matériel médical.
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Jeu 2 Mai 2013 - 20:54

Ils descendirent de l’avion, enfin. Deuxième escale après ce long voyage et Bella était véritablement épuisée mais la peur la maintenait on ne peut plus éveillée. Elle ne voulait pas le perdre… Elle ne voulait pas qu’ils tuent cet enfant. Elle ne voulait pas qu’on la « débarrasse » de cette « chose » comme il l’avait mentionnée à un moment, lors d’un énième appel. Mais Bella voulait le garder ! Hors de question de tuer cet enfant, elle l’aimait, elle le sentait en elle et… C’était magnifique. Bon, d’accord, ce n’était pas une grossesse comme les autres. Mais après ? Tout se passerait très bien, ils trouveraient une solution. Et puis, elle devait être transformée, non ? Ils pourront le faire juste à temps, quitte à ce que ce soit Carlisle qui le fasse. Si elle doit sacrifier un de ses désirs, elle le fera sans hésitation. Après tout, elle portait en elle l’enfant d’Edward. Une partie d’Edward, d’elle. Elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer le bébé, la tête qu’il aurait, priant pour qu’il ressemble davantage à son père qu’à sa mère. Posant une main sur son ventre, comme pour le protéger, Bella réfléchissait à la manière de s’en sortir. Elle priait toujours pour que Rosalie accepte réellement de l’aider et ne la laisse pas affronter seule ses beaux-parents et les autres… Envisageant cette idée, elle eut soudain un haut-le-cœur et elle devait faire une drôle de tête vu la réaction d’Edward : il lui prit la main délicatement et l’embrassa.

Edward – Tout va bien se passer, ne t'en fais pas.

Tout se passerait bien, oui. Mais… Pour qui ? Le bébé, ou elle ? Elle ne put lui répondre que par un faible sourire, à la limite de la grimace. Edward accéléra légèrement, comme s’il était pressé d’arriver au Chalet. Bella, elle, était de plus en plus nerveuse et redoutait l’arrivée au Chalet. Elle avait l’impression de vivre les derniers instants avec le bébé, qu’ils réussiraient à les convaincre de l’abandonner, de ne pas le garder, qu’il était trop dangereux pour elle. Mais elle l’aimait. Abandonner un bébé… Non. Elle ne pouvait pas. Il ne lui avait rien fait ! Certes, il se développait un peu vite… Mais ce n’était pas une raison ! Il était seulement un peu plus évolué que les autres, ce qui était normal vu qu’il était un bébé extraordinaire, tout sauf « comme les autres ». Alors… Qu’ils en aient peur, oui, Bella le comprenait. Mais elle ne voulait pas le perdre pour autant. Quitte à se sacrifier pour lui. Mais cela, elle se gardera bien de le dire à Edward. Inutile de s’attirer les foudres de son mari maintenant, surtout en étant aussi faible. Aussi, Bella se muta dans un silence religieux, préférant ne pas se griller devant Edward parce qu’elle savait qu’il pouvait tout deviner à la moindre de ses paroles. Il devait sûrement s’inquiéter de ce silence, mais… Tant pis. Elle tiendrait.

Ils arrivèrent alors au Chalet, après un trajet qui avait semblé interminable à Bella. Edward et elle sortirent de la voiture et, tandis qu’il se dirigea vers son père, elle-même se dirigea vers Rosalie. Inutile de dire que tous les Cullen étaient littéralement choqués de ce retournement de situation, surtout celle-ci. Après tout, Rosalie détestait Bella pour le choix qu’elle avait fait parce qu’elle-même n’avait pas pu avoir d’enfant à cause de sa transformation. Et… Honteusement, oui, la jeune humaine en avait profité pour convaincre Rosalie de l’aider à garder l’enfant. Elle savait que sa belle-sœur ne refuserait pas, surtout pas à ce niveau-là. Cette dernière hocha d’ailleurs la tête pour confirmer à Bella qu’elle la défendrait, chose qui eut le don de la détendre d’un coup… Mais, également, de faire sentir le poids de la fatigue sur ses épaules. Elle devait rentrer. Jetant un regard à Edward, maintenant qu’il pouvait comprendre ses réactions, Bella suivit alors Rosalie qui l’entraina à l’intérieur du Chalet et la fit s’asseoir sur le canapé.

Rosalie – Comment tu vas Bella ? Tu as l'air fatiguée ? Je vais te chercher quelque chose à boire.

Bella – Je veux bien… Merci.

Rosalie sortit de la pièce pour aller dans la cuisine lui remplir un verre d’eau. Pendant ce temps, Bella se borna à fixer ses mains par peur de croiser le regard des autres Cullen, même s’ils ne les avaient pas encore suivis d’après ce qu’elle avait vu. Seulement, ils étaient si discrets… Impossible d’être sûre de leur absence, pour l’instant. Rosalie revint avec le verre d’eau et le lui tendit alors que le reste des Cullen rentrèrent dans la pièce, entourant Edward. Bella ne voulait pas voir son visage, il semblait… Non. Elle ne devait pas craquer, même si le voir comme cela la déchirait. Elle l’aimait, à un point inimaginable, mais elle aimait cet enfant également. Il ne pouvait pas comprendre… Ce n’était pas lui qui le portait. Remerciant Rosalie pour le verre d’eau, Bella écouta ce qu’elle lui dit :

Rosalie – Tiens, ne t'inquiètes pas, je les empêcherai de lui faire du mal.

Bella chuchota un « merci » alors que Carlisle s’approchait d’elles. Qu’allait-il faire ? L’engueuler ? Non, il avait pris sa trousse. Bon, ne pas paniquer. Rosalie lui serrait la main, pour l’encourager. Elle pouvait l’affronter, Carlisle ne ferait rien sans son accord et Bella le savait, il la respectait et lui demandait toujours son avis… En tout cas, jusqu’ici, il l’avait fait. Et puis, il devait bien l’ausculter, non ? Bella saurait si le bébé allait bien ou non, comme cela, et peut-être que le voir et voir comment il se développait les rassurerait. Peut-être… Mais ne pas paniquer. Il lui sourit puis l’examina, passant par sa tension, sa température, son cœur, et tout le blabla. Tout ce qu’elle détestait, en somme. Mais, pour le bébé, Bella pouvait bien faire un effort et ne pas riposter. Pour l’instant, elle préférait se taire pour éviter les dialogues enflammés dans lesquels elle serait bien incapable de tenir pour l’instant, étant trop fatiguée. Mais, soudain, Carlisle la fit s’allonger et souleva son chemisier. Heum ? Pourquoi ? Il était vraiment obligé ? C’était bien la première fois que Bella se trouvait dans cette tenue face à lui et elle ne put s’empêcher de rougir malgré elle. Mais… L’inquiétude devait se lire sur son visage, plus qu’autre chose. Ce qui fut confirmé lorsque Carlisle lui pressa légèrement l’épaule en lui disant :

Carlisle – Ne t'inquiètes pas, je vais seulement t'examiner.

Bon. D’accord, Bella pouvait bien se laisser faire s’il le lui disait. Le laissant soulever son chemisier – geste qu’elle avait essayé d’interrompre –, elle se contenta de ne pas bouger pendant que Carlisle examinait son ventre sous toutes les coutures. Elle devait bien le reconnaitre : il était gros, bien trop gros, après si peu de temps, et relativement dur. Mais ce n’était pas une raison… Ce n’était rien d’affolant, n’est-ce pas ? Le bébé allait bien, il ne risquait rien au moins, il était protégé. Non ?  Alors, le reste importait peu, tant que lui était sain et sauf. Et Carlisle écouterait sa demande… Non ? Il ne ferait rien sans lui poser de question, sans lui demander son avis. Elle l’espérait, du moins. Mais, soudain, Edward sursauta violemment. Il s’était rapproché en même temps que son père, sans doute inquiet pour Bella. Mais, pourtant, elle n’avait rien dit, rien fait… Pourquoi avait-il sursauté ?

Carlisle – Désolé. Ne pense plus à ça.

Et Carlisle reprit son examen, plus approfondi cette fois. Il voulait voir le bébé, ce que Bella voulait également donc… Elle n’allait pas cracher sur cette idée. Seulement, il n’allait pas le faire de suite et lui expliqua qu’il allait la mettre sous perfusions pour qu’elle puisse se nourrir comme elle semblait avoir du mal à manger pour l’instant. Mais… Non ! Bella mangeait parfaitement bien, sauf que… Elle vomissait tout. Peut-être que la nourriture qu’elle avalait ne convenait pas au bébé, tout simplement. Elle aurait dû faire plus attention à ce qu’elle mangeait, et ne pas manger n’importe quoi à n’importe quelle heure. Pour le moment, elle s’en voulait un peu… Si cela se trouvait, le bébé réagissait de cette manière pour la « punir », non ? C’était possible, peut-être était-il plus intelligent, plus futé ou… Enfin, il y avait bien une raison. Ce qu’elle mangeait sur l’Île ne lui convenait pas et il voulait le lui faire comprendre. Elle se forçait à penser à tout cela pour ignorer les aiguilles, les perfusions, les fils raccrochés à ses bras. Tout cela lui donnait la nausée, plus que toute autre chose, plus que le poulet avarié qu’elle avait mangé l’autre jour. Mais, fort heureusement pour elle, Carlisle en avait terminé pour l’instant et l’installa sur le canapé sous le regard des autres. Il se redressa et mit sa veste. Aïe… C’était maintenant que Bella allait devoir les affronter.

Carlisle – Emmett, Jasper, venez avec moi. Et les autres, ne touchez à rien sans m'en avoir parlé ! Je ne veux pas d'initiative malheureuse.

Bella les regarda sortir tous les trois, se retrouvant à présent seule avec Esmée, Rosalie, Alice et Edward. Aïe… Elle était supposée parler ? Les rassurer ? Rassurer Edward et prier pour qu’il ne l’engueule pas ? Après tout, elle lui avait caché volontairement qu’elle voulait garder le bébé. Elle ne le lui avait pas dit pour ne pas devoir l’affronter seule… Alors, que dire, à présent ? S’excuser ? Peut-être… Oui. C’était toujours un début.

Bella – Edward, je… Désolée de te l’avoir caché. Mais j’avais peur de ta réaction. Je veux le garder… Il est une partie de toi, tu n’imagines pas à quel point c’est important pour moi. Il ne me fera rien… Edward... Tu voulais que je connaisse toutes les expériences humaines… C’en est une.


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Edward A. Cullen
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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Dim 5 Mai 2013 - 21:59

Son père s'était installé près de Bella pour l'ausculter, faire un bilan de santé général tout d'abord. Mais inutile d'être médecin pour voir qu'elle s'était terriblement affaiblie en à peine trois, quatre jours. Sa Bella... Il ne cessait d'observer son ventre, son ventre si gonflé, comme jamais il n'aurait dû l'être à ce stade de la grossesse ! Edward n'était sans doute pas un expert dans les évolutions que subissaient le corps d'une femme enceinte, mais il savait tout de même que ce développement trop rapide était anormal.

Carlisle - Ne t'inquiètes pas, je vais seulement t'examiner.

Elle avait l'air plus que gênée et rougissait. Il était vrai que ça ne devait pas spécialement agréable de se faire examiner par son beau-père, médecin ou pas. Lui-même ne disait rien. Peut-être à cause du choc... Il était encore ébahi de la situation, et encore plus du fait que sa femme ait décidée seule, sans même lui en parler, de garder l'enfant ! Oui, au final, c'était cela qui le clouait sur-place. Elle avait décidé ça seule... Seule... Bon sang. Elle ne se rendait donc compte de ce qu'elle risquait ?! A... A moins que... Non... Non, non, ce n'était pas ce qu'il pensait. Elle ne ferait pas ça, elle n'était pas du genre suicidaire. Donc, ce n'était pas ça ! Elle n'avait sûrement pas l'intention de se sacrifier pour que cette chose vive ! Elle n'était pas suicidaire, et ne désirait tout de même pas un enfant à ce point...

Si ?

Le front de Carlisle se plissait d'inquiétude, à mesure qu'il examinait Bella. Il songeait à la nature du bébé, mi-vampire, mi-humain, qu'il soit trop fort pour que Bella puisse le porter. Leur humaine si fragile... Mais quelles étaient exactement les capacités de cet enfant ? Était-il plus proche de lui, ou plus proche de sa mère ? Carlisle se mit tout à coup à songer à un vampire miniature plantant ses crocs à l'intérieur de Bella. il sursauta, s'avança par réflexe, mais son père lui prit le bras pour le stopper.


Carlisle – Désolé. Ne pense plus à ça.

Il retint un grognement, puis un soupir. Les autres étaient perplexes, mais il n'avait franchement pas le courage de s'expliquer, pour le coup. Son père pensait aux moyens de se procurer du matériel pour une échographie. Il finit par installer Bella dans le canapé, lui mit des perfusions pour lui permettre de s'alimenter correctement et la réhydrater. Puis il appela ses deux autres fils avec lui. Lui-même se rapprocha de Bella, s'asseyant à la place qu'avait occupée son père à l'instant.

Carlisle – Emmett, Jasper, venez avec moi. Et les autres, ne touchez à rien sans m'en avoir parlé ! Je ne veux pas d'initiative malheureuse.

Ils sortirent tous trois. Edward reporta aussitôt son attention sur sa femme enceinte jusqu'au fond des yeux, blême, épuisée, nerveuse, apeurée. Il lui prit la main. elle promenait presque machinalement l'autre sur son ventre, comme pour protéger l'enfant. Ce geste lui serra le coeur. Il allait lui parler, lui proposer une couverture, lorsqu’elle se lança à sa place.

Bella – Edward, je… Désolée de te l’avoir caché. Mais j’avais peur de ta réaction. Je veux le garder… Il est une partie de toi, tu n’imagines pas à quel point c’est important pour moi. Il ne me fera rien… Edward... Tu voulais que je connaisse toutes les expériences humaines… C’en est une.

Il blêmit, encore plus que n'importe quel cadavre, encore plus qu'elle qui battait pourtant tous ses records. Il se fit violence pour ne pas afficher sa peine, pour masquer sa douleur, pour ne rien lui montrer du hurlement qu'il avait faillit pousser. Le résultat ne devait pas être très concluant au vu du regard que Bella eut. Elle ne croisa pas le sien, ce qui lui fit encore plus de peine.

Edward - On ne sait même pas s'il ne te fera rien, murmura-t-il. On ne sait rien du tout en fait ! Quelles seront ses capacités, son comportement, son... Rien. Rien du tout. Est-ce qu'il se nourrira comme toi, ou comme nous ? Est-ce que...

Il s'interrompit brutalement et pâlit un peu plus. Se nourrir comme eux ou comme elle... Comme elle... Comme eux... Bella rejetait ce qu'elle mangeait depuis le début de la grossesse. Sa nourriture ne convenait donc pas à l'enfant. mais il ne faudrait tout de même pas... Il ferma les yeux et poussa une exclamation mi-horrifiée, mi-soulagée. Horrifiée car la simple idée de proposer cela à Bella était dégoûtant. Soulagée car si on parvenait à combler les besoins du bébé, sa mère irait mieux. Bella avit l'air perplexe, levant un sourcil, puis dit d'une voix calme.

Bella - Il suffira de faire des essais... J'ai confiance en vous et je suis toujours entière, jusqu'ici. Puis, Carlisle est là, on n'est plus seul comme sur l'Île.

Edward - Des essais... Il y a... Non. Non, non, non, attends ! Il faut que j'en parle à Carlisle d'abord. Heu, tu permets ?

Il se leva brusquement, prit son portable, et appela son père. Il lui expliqua à voix très basse à quoi il avait pensé. Il y eut un silence au bout du fil. Il attendit, anxieux, puis Carlisle lui répondit, d'une voix lente bien que teintée d'une lueur d'espoir. puis lui dit qu'il en ramenait. Il raccrocha puis retourna aussitôt près de sa femme, lui prenant les deux mains et la fixant droit dans les yeux.Les autres, qui avaient tout entendu, savaient de quoi il en retournait.

Edward - Bella, mon amour... J'ai pensé à une chose. Si nous ne pouvons combler tes besoins, autant essayer de combler ceux du feotus. S'il est plus proche de nous que de toi, au niveau biologique...

Bella - Tu veux dire... Du sang ?

Edward - Du sang humain, oui, précisa-t-il.

Elle parut tout à fait dégoûtée, puis sembla hésiter. Sa main vola à nouveau sur son ventre, alors qu'elle semblait réfléchir. Un petit moment se passa, puis elle donna son accord d'une voix tremblante. Il l'embrassa tendrement, et ils attendirent ensemble le retour de Carlisle. Tout le monde était tendu, et Bella horriblement nerveuse, et gênée d'être au centre de l'attention générale. Elle porta la tasse de sang à ses lèvres en tremblant, et but une toute petite gorgée. Puis sembla se détendre. Il se détendit à peine, laissant échapper un soupir de soulagement.

Edward - Comment te sens-tu ?

Bella - Je me sens bien... C'est plutôt bon.

Elle rougit jusqu'aux pointes des oreilles. Rosalie en ronronnait presque, et lui-même esquissa un maigre sourire. En tout cas, le sang humain avait eu des effets immédiats. Carlisle tenta ensuite une échographie, mais qui ne révéla rien du tout. La membrane était trop dure. Il décida donc de s'en remettre à la taille de son ventre pour estimer l'évolution de la grossesse. Ils installèrent Bella sur un grand divan, plus confortable, et lui enlevèrent la plupart des perfusions. Edward restait constamment près d'elle, la laissant à Alice lorsqu'il dû partir chasser. Il refusait de s'éloigner d'elle ! Elle était si fragile. Comme si sa vie s'échappait à mesure que son ventre grossissait...

Les jours passèrent, dans une atmosphère lourde et tendue. Bella pouvait manger à peu près normalement, si elle était soutenue par du sang humain. Elle était très affaiblie, et ne bougeait que peu. Parfois, le bébé cassait des côtes en s'étirant... Lorsque Rosalie avait fait remarquer que même les bébés humains faisaient ça, il avait bien failli lui arracher ce qui lui servait de cerveau, ou du moins ce qu'il en restait, puis avait passé la nuit entière à jurer contre sa soeur, tandis que Bella dormait. A cet instant, seule avec elle, il avait la tête appuyée contre le bras de Bella, sur le divan, lorsqu'il entendit une faible voix. Il se redressa, perplexe.


Edward - Qu'as-tu dit ?

Bella - Je n'ai rien dit...

Edward - Mais j'ai entendu, pourtant, tu... Re-parle, là ? Dis n'importe quoi !

Bella - Comme ? Heu... Je vais très bien et je pense que mon mari débloque ?

Il ne prêta même pas attention à la boutade, choqué comme il l'était. Il ne rêvait pas... Il posa les deux mains sur le ventre gonflé de sa femme, chose qu'il n'avait absolument jamais faite auparavant. Bella parut surprise, et lui demanda à mi-voix ce qu'il faisait. Il ne répondit pas tout de suite, ses doutes se confirmant.

Edward - Je... Je l'entend ! Le bébé, il... Il aime le son de ta voix.

Bella écarquilla les yeux puis toucha aussitôt son ventre, comme si elle n'osait y croire. Il était tout aussi éberlué qu'elle.

Bella - C'est vrai ? Tu aimes le son de ma voix ? Oh !

Le bébé avait bougé en elle, et il lui attrapa la main. Pour une fois, pour la première fois, il se concentra véritablement sur l'enfant, cherchant son esprit, ses pensées.

Edward - Il a un esprit remarquablement développé... Je l'entends, Bella ! Il... Ou elle... C'est incroyable. Il sait que tu souffres, il essaye de ne pas trop bouger... Bella ? Bella !

Elle avait poussé un cri de douleur, s'étant brutalement tendue, puis avait vomi du sang. Il cria pour appeler son père tout en la soulevant dans ses bras. Elle hoqueta, comme étouffée, alors qu'il courait pour la déposer sur le grand brancard prévu pour elle. son père arriva, et il embrassa Bella sur le front.
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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Ven 10 Mai 2013 - 17:24

Bella - Je me sens bien... C'est plutôt bon.

Elle avait dit ça d'une voix faible et tremblante, comme une enfant ayant peur de se aire gronder. Elle but encore, plus fort et plus longtemps. Carlisle restait à proximité, l'observant attentivement. Il craignait une quelconque réaction de rejet, mais ce n'était pas du tout le cas. Bien au contraire, elle reprenait déjà des couleurs. Le sang semblait avoir eu sur elle un effet immédiat, et l'aidait de toute évidence à prendre des forces. Au moins, au niveau du régime alimentaire du bébé, ils étaient fixés.

Il ausculta Bella, puis tenta une échographie. rien. Les appareils n'étaient pas assez puissants pour percer cette membrane. Il put néanmoins enlever quelques perfusions à sa belle-fille, ce qui lui permit de mieux s'installer, puis lui fit avaler de la nourriture humaine qu'elle put garder. Impossible d'apercevoir le bébé pour estimer son évolution, il s'en remit donc à la taille du ventre, néanmoins moins fiable.

Les jours passèrent, dans une angoisse générale. Bella n'était pas assez forte pour porter cette enfant, aucun humain ne pourrait l'être. Si elle survit, ce ne sera pas en tant qu'humaine, et il faudra sans doute procéder à sa transformation dans l'urgence. Il réfléchit un moment à la méthode. Il faudra sans doute lui injecter du venin directement dans le coeur. Plusieurs jours avant le terme, il transforma son bureau en salle d'accouchement, préparant tout et plus encore, afin que tout se passe dans les meilleures conditions possibles.

En tout cas, il espérait que tout se passe bien. Et, si possible, que cette histoire aille à son terme sans qu'il perde un membre de sa famille au passage. Ni Bella à cause de la grossesse, ni Rosalie qui risquait sa vie à provoquer Edward. Cependant, tout était prêt. Il vérifiait encore une fois ses instruments lorsqu'il entendit un cri de douleur puis la voix paniquée de son fils qui l'appelait. Edward avait allongé s femme sur le brancard. Il lui posa une min sur l'épaule.


- Calme-toi, ce n'est pas le moment de paniquer.

Il déchira complètement la chemise de sa belle-fille, et défit la boucle de son pantalon. Ce n'était pas le moment d'être gêné, et il en avait vu d'autre. Il posa une main sur son ventre, sentant le bébé qui bougeait bien plus, puis fit s'allonger complètement Bella, lui poussant la tête bien à plat sur le brancard, en lui ordonnant de bouger le moins possible, de fermer les yeux, et de respirer profondément et régulièrement.

Prenant une seringue, il l'emplit de morphine, puis piqua Bella dans la veine du coude, injectant une forte dose. Elle avait fortement grimacé en voyant une aiguille de cette taille s'approcher aussi dangereusement d'elle. Il était concentré, s'assurant aussi qu'Edward ne cédait pas à la panique. Une fois que la morphine fit effet, il fit chauffer un scalpel pour le stériliser, puis trancha d'un geste vif le ventre de Bella. Il maniait scalpel, compresses et produits à vitesse vampirique. Le sang coula fortement, et il dit à Edward d'empêcher Bella de regarder. Elle s'efforçait de contrôler sa peur, le visage noyé de larmes. Edward avait les yeux d'un noir d'encre, luttant de toutes ses forces pour se contrôler. Il entendit du bruit non loin.


- Dis aux autres de ne pas entrer ! s'exclama-t-il. Bella, respire plus régulièrement, concentre-toi sur un seul point ! Tout se passe bien, ça va aller.

Il put attraper le bébé, le sortir délicatement du ventre de sa mère, du sang presque jusqu'aux coudes. Il n'avait jamais autant béni le fait d'avoir un aussi sûr contrôle de lui-même. L'enfant se déplia puis poussa un cri vigoureux alors que l'air entrait pour la première fois dans ses jeunes poumons. Edward venait de revenir, et regardait le bébé et Bella, sonné. Carlisle coupa le cordon ombilical, enveloppa le bébé dans un linge blanc. Il la présenta à Bella, lui murmurant qu'elle avait mis au monde une fille. Bella, horriblement faible, tenta maladroitement de lui toucher la joue mais elle eut un hoquet, et son coeur eut des ratés. Il confia l'enfant à Edward qui la prit en tremblant.

Aussitôt après, il revint sur sa belle fille, qui le regardait, choquée et en pleurs. Puis il se pencha sur son cou. Il la mordit, profondément, puis répéta l'opération sur ses poignets, puis ses chevilles. Enfin, il prit la seringue et injecta le venin directement dans le coeur. Au moment où le liquide toucha l'organe vital, il reprit aussitôt de la vigueur, touché par le feu ravageur de la transformation.

Reprenant la petite, il la lava, puis l'enveloppa dans un autre linge. Bella était blanche et immobile, mais le venin galopait dans ses veines, la changeant de toutes parts, détruisant sa vie humaine pour l'veiller à une autre. Il n'y avait plus qu'à attendre... Ils rejoignirent le reste de la famille, et Carlisle rendit sa fille à Edward, et lui tapota le dos avant d'aller se laver. Rosalie avait les yeux emplis d'étoiles. Il eut un petit sourire, soulagé.

Un peu plus tard, avec Alice, ils retournèrent dans son bureau laver Bella et lui enfiler des vêtements propres. elle ne bougeait pas du tout. Bientôt, elle s'éveillerait, vampire à son tour. Bientôt, elle entamerait sa nouvelle vie...
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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Ven 10 Mai 2013 - 22:57

Edward – Qu'as-tu dit ?

Les choses s’étaient plus ou moins calmées, au Chalet. Edward avait eu une idée qui avait plus ou moins tout arrangé : le sang. Le fœtus se nourrissait de sang humain et, depuis que Bella en buvait régulièrement – les premières gorgées ne furent pas si dégoûtantes que cela –, elle se sentait bien mieux. Certes, le bébé se développait beaucoup trop vite et lui cassait régulièrement des côtes mais… Elle tenait. Elle était seulement très épuisée mais s’efforçait de ne pas trop le montrer même si cela se lisait sur ses traits. L’avantage était qu’elle s’endormait très vite et qu’elle dormait de mieux en mieux, sous le regard attentif des Cullen et d’Edward qui ne la lâchait pas d’une semelle – si ce n’est pour se nourrir. Ici, il avait sa tête appuyée contre son bras et elle somnolait légèrement. Mais… Bella n’avait rien dit. Rien du tout. Lui lançant un regard perplexe, elle lui répondit :

Bella – Je n’ai rien dit…

Edward – Mais j'ai entendu, pourtant, tu… Re-parle, là ? Dis n'importe quoi !

Bella lui jeta un regard encore plus perdu et, comme lorsque l’on pose la question « Parle-moi de toi », elle ne savait pas quoi dire. Elle balança alors la première chose qui lui venait à l’esprit :

Bella – Comme ? Heu… Je vais très bien et je pense que mon mari débloque ?

Soudain, Edward posa ses deux mains sur son ventre. Mais… Il n’avait jamais fait cela, jusqu’ici. Que faisait-il donc ? Elle était complètement perdue mais, lorsqu’elle lui demanda ce qu’il faisait, il ne lui répondit pas et dit, quelques secondes après :

Edward – Je... Je l'entend ! Le bébé, il... Il aime le son de ta voix.

Le… bébé ? Il aimait le son de sa voix ? Mais… Mais c’était… Il aimait le son de sa voix ! Bella le sentait bouger, elle en avait presque les larmes aux yeux tant elle était heureuse. Et Edward… Edward ! Il paraissait ne plus le détester, comme si ce bébé n’était plus « une chose qui allait tuer sa femme », mais « son bébé ». Elle était sûre que tout se passerait bien, l’image de la famille revenait, s’imposait. Elle posa ses mains sur son ventre, touchant également celles d’Edward, et dit :

Bella – C'est vrai ? Tu aimes le son de ma voix ? Oh !

Comme pour répondre à sa question, pour confirmer ce que son père venait de dire, le bébé venait de bouger. Il avait répondu et Edward venait de prendre la main de Bella. Elle se sentait plus qu’heureuse, à présent. Tout serait parfait.

Edward – Il a un esprit remarquablement développé... Je l'entends, Bella ! Il... Ou elle... C'est incroyable. Il sait que tu souffres, il essaye de ne pas trop bouger... Bella ? Bella !

Bella n’entendait plus ce que lui disait Edward. Après le petit mouvement du bébé s’en était suivi un deuxième, puis un troisième, brisant ses côtes. Sous la douleur, elle avait crié et craché du sang en se pliant en deux par la même occasion. Edward s’était interrompu dans ce qu’il disait et la prit dans ses bras tandis qu’elle étouffait pendant que le bébé donnait de nouveaux coups, plus nombreux encore. Il la déposa sur un brancard et appela son père. Mais… Non, vite ! Il allait mourir, il voulait sortir, il n’y avait pas le temps pour la morphine et toutes ces choses-là ! Qu’ils le sortent, c’était tout ce qu’elle souhaitait ! Edward l’embrassa sur le front, mais elle n’y prêta que peu attention, se concentrant sur le bébé qui voulait absolument sortir. Vite. Ne le laissez pas mourir…

Carlisle fut à côté d’eux la seconde d’après, disant quelque chose à Edward que Bella n’entendit pas. Elle n’arrivait plus à entendre, trop préoccupée par l’avenir du bébé. Il devait survivre… Peu importe ce qu’elle devenait, mais que lui, ait la vie sauve. Ils devaient le sortir de là. Elle le hurlait d’ailleurs mais Carlisle restait calme malgré ce qu’elle disait, comme s’il voulait absolument faire les choses dans les règles pour la préserver, elle aussi. Mais non, et le bébé ?! Il déchira sa chemise et déboutonna son pantalon puis apprêta une immense seringue remplie de morphine. Mais, pas le temps pour cela, sortez-le ! Tant pis pour la morphine !

Bella – Vite ! Il va mourir, sortez-le, maintenant !

Carlisle lui avait demandé de se calmer et de fermer les yeux, mais cela lui était impossible. Et lui restait parfaitement calme… Mais comment faisait-il ?! Bon, du calme. Le bébé allait s’en sortir, il était entre les mains de Carlisle. Il allait vivre, tout allait bien se passer. Même si Carlisle n’avait jamais fait d’accouchement de la sorte… Mais il attendait tout de même, alors que le bébé brisait de plus en plus de côtes. Bella le sentait, il voulait sortir. Soudain, elle sentit une immense déchirure en elle, un couteau qu’on lui enfonçait, une coupure nette et… Un liquide chaud qui s’écoulait. Son sang. Elle le sentait couler contre son ventre, sur sa peau, mais ne voyait rien. Carlisle, prévenant, avait demandé à Edward de masquer les yeux de Bella pour qu’elle ne puisse rien voir. Mais au diable sa sensibilité, qu’il sorte le bébé de là ! Il s’étouffait, tant pis pour elle, mais préservez-le !

Ensuite, la souffrance s’estompa. Bella ne voyait plus rien, ne sentait plus rien. Elle entendait vaguement, mais sans être consciente. Son bébé était en train de mourir avec elle. C’était la seule pensée qu’elle avait. Il était mort. Perdu… Bella se sentait faible, elle se sentait partir, les ombres l’envahirent lorsque… Un cri. Un cri d’enfant se fit entendre. Un bébé. Son bébé. Ouvrant péniblement les yeux, tentant de voir au travers de ses larmes, Bella prit l’enfant que lui tendait Carlisle en annonçant que c’était une fille. Mais elle n’eut le temps de dire qu’une seule chose avant qu’elle ne lui fut retirée des bras, avant de sombrer à nouveau :

Bella – Renesmée…

Les ténèbres l’envahirent. Bella ne perçut plus rien, tout était noir autour d’elle. Les visages s’estompaient, disparaissaient, devenaient inexistants. Elle se sentait épuisée, écrasée par un poids qu’elle ne pouvait déterminer. Ses bras n’avait plus su porter le bébé que Carlisle lui tendait, sa petite fille. Ce n’était pas le parfait garçon pâle auquel elle s’était attendue, mais… Une petite fille. Avec des lèvres roses. Sa petite fille. Sa petite Renesmée. Seulement, cette vision s’était très vite obscurcie et semblait n’être qu’un lointain souvenir. Tout semblait n’être qu’ombre. Il était épuisant de lutter, encore et toujours. Abandonner aurait été bien plus facile… C’était d’ailleurs si facile. Bella repoussait le voile noir qui la recouvrait, qui essayait tant bien que mal de la faire sombrer, de l’emmener avec lui. Il l’appelait, c’était si… tentant. Pourquoi ne pas abandonner ?

Durant toute sa vie, Bella avait dû lutter. Elle n’avait fait que cela, ne pouvant que survivre et se maintenir en vie dans sa petite condition humaine. Et encore, elle aurait dû mourir depuis bien longtemps. Sans Edward, elle n’aurait sûrement pas vécu aussi longtemps. Elle n’en aurait pas été capable, mourant au premier accident, mourant lors de son premier hiver à Forks : écrasée par la voiture de Tyler. Mais, à la place, Edward l’avait sauvée… Et Tyler s’était pris l’engueulade du siècle. En y réfléchissant, Bella s’en était toujours bien tirée, étant « aidée » par les autres, leur attirant les pires ennuis possibles. Et elle ? Elle n’avait fait que survivre. Au fond, Jacob avait raison… Elle avait beaucoup trop côtoyé le surnaturel et s’était crue capable de survivre à un accouchement. Elle aurait dû l’écouter dès le début, écouter les Cullen lorsqu’ils lui avaient dit qu’elle risquait de mourir. Mais elle avait tout de même survécu à l’accouchement. Bella avait réussi à mener son accouchement jusqu’au bout, en petite humaine qu’elle était. Faible, chétive, fragile. Sans oublier sa maladresse. Elle avait réussi. Renesmée était née, c’était tout ce qui comptait. Elle pouvait abandonner tranquille, céder aurait été tellement simple…

Mais elle n’était pas seule. La vie de Bella était liée à celle d’Edward, comme deux brins d’un même fil. Si l’un des deux cédait, l’autre s’effilochait et ne tenait plus. Ils étaient indispensables, l’un à l’autre, et ne pouvaient survivre l’un sans l’autre. Bella ne pouvait l’abandonner. Et puis, il y avait Alice, Carlisle, Esmée, Jasper, Emmett, Rosalie. Charlie… Jacob. Même si elle ne les voyait plus, ils existaient toujours. Même si elle était morte pour l’un, l’autre la recherchait sûrement à l’heure qu’il était. Elle ne pouvait pas les abandonner. Elle devait tenir le coup, s’accrocher à tout ce qu’elle pouvait. Et puis… Il y avait Renesmée. Sa petite fille. La fille à laquelle elle venait de donner la vie, sa vie. Elle ne pouvait pas l’abandonner, elle non plus. Même si s’accrocher à « du vent » était incroyablement dur, même si leurs visages n’apparaissaient plus, même si endurer n’était sûrement plus suffisant, cette fois, Bella resserra sa prise et usa de toute sa détermination pour tenir bon. Il fallait qu’elle tienne. Elle ne devait pas abandonner, elle ne devait pas les abandonner.

Alors, Bella s’accrochait. Pour Renesmée, pour Edward. Renesmée qu’elle avait senti dans ses bras, sa fille qui l’avait aimée avant même de naître. Renesmée qui tenait d’elle et d’Edward, Renesmée qu’ils avaient conçue ensemble malgré le fait qu’ils croient tous cela impossible. La petite boule rose s’agitant dans ses bras, chaude, à la peau dure comme de la pierre. Bella l’avait serrée dans ses bras jusqu’à ce qu’elle la lâche, voulant se libérer de cette chaleur beaucoup trop intense, désagréable, brûlante. Cette chaleur qui irradiait ses bras… Mais pas seulement. Elle réalisa alors que ses bras n’étaient pas refermés sur sa poitrine comme elle l’avait pensé, qu’ils ne tenaient rien du tout, mais que tout son corps brûlait. La chaleur provenait de son cœur qui battait deux fois plus, propulsant une chaleur irradiante à travers ses veines, dans l’ensemble de son corps.

Bella avait envie de hurler. Elle regrettait le moment où elle avait eu le choix entre se laisser emporter par les ténèbres, et le moment où elle avait pu choisir. Pourquoi n’avait-elle pas choisi d’abandonner ? Tout son corps brûlait, elle avait l’impression d’être brûlée vive, d’être battue par un boxeur, plongée dans de l’acide. Tout cela simultanément. En comparaison, lorsque James lui avait brisé la jambe, ce n’était rien ; sinon une promenade de santé. En comparaison, Renesmée qui avait brisé à peu près toutes ses côtes, ce n’était rien non plus ; sinon un bain relaxant. En comparaison, le départ de Forks n’avait pas été si douloureux que cela, ni si éprouvant mentalement. Elle avait seulement mal. Horriblement mal. Elle avait envie de hurler, de crier pour évacuer cette souffrance, de supplier qu’on la tue, qu’on fasse cesser cette douleur insoutenable.

N’importe quoi, plutôt que cette douleur. Bella ne méritait pas cela, elle n’avait pas été particulièrement peste dans sa vie, elle avait toujours bien étudié en cours, réussi ses examens, eu son bac même si cela avait été par correspondance. Elle n’avait ennuyé personne, elle s’était toujours sacrifiée pour les autres. Alors, pourquoi lui faisait-on endurer cela ? Qu’avait-elle fait pour qu’on lui inflige une telle douleur ? Elle souffrait le martyr, elle voulait simplement que cela s’arrête. Plus rien d’autre ne comptait, sinon le souhait que cela s’arrête le plus vite possible. Bella se sentait brûler, elle avait l’impression de n’être plus que de la braise, plus qu’un morceau de charbon brûlant encore et encore, se consumant petit à petit sans pour autant s’éteindre. Elle voulait mourir. Mourir, et rien d’autre. Juste, mourir… Qu’on la laisse reposer, qu’on la laisse abandonner.

Pourquoi ne pouvait-elle donc pas hurler ?! Carlisle lui avait administré une forte dose de morphine, la plus forte possible, pour qu’elle ne sente rien. Mais il avait admis lui-même qu’il ignorait les effets de la morphine dans la transformation, il ignorait à quel point elle l’affectait. Maintenant, ils savaient. La morphine empêchait de hurler et n’apaisait pas du tout la douleur due à la transformation, que du contraire. Ne pouvant pas hurler, Bella ne pouvait pas évacuer. Même si… S’étant renseignée, Rosalie lui avait dit que hurler ne servait à rien et ne permettait pas de se calmer. Cependant, elle avait eu ce qu’elle voulait : ne pas hurler. Ne pas inquiéter Edward, ne pas le faire culpabiliser pour la douleur qu’elle ressentait en cet instant précis. C’était au moins cela de gagné, car elle savait qu’il n’était pas loin, à veiller sur elle, tandis qu’elle était totalement calme à l’extérieur. Ils ignoraient le combat qu’elle menait intérieurement, la bataille qui se déroulait en elle, la douleur qu’elle ressentait sans pouvoir hurler. Le Silence. C’était sans doute cela, le pire de tout. Souffrir et ne rien pouvoir dire. Bella ignorait combien de temps cette souffrance intolérable allait durer, combien de temps le feu allait encore la consumer, brûler jusqu’à la moindre parcelle de son corps. Le temps n’avait plus aucun sens.

Jusqu’au moment où, soudain, tout sembla reprendre une certaine cohérence. Trois évènements semblèrent se produire simultanément : d’abord, le temps repartit, ensuite, les effets de la morphine s’estompèrent et enfin, Bella put recouvrer ses forces. Elle fut capable de bouger ses orteils et serrer ses poings, mais ne le fit pas. Son esprit gagnait en lucidité et, cette fois, elle s’accrochait au bûcher qui la consumait, elle n’avait la force que de rester immobile. Si elle bougeait, elle hurlait et tout serait perdu. Elle savait qu’elle ne serait plus capable de se contrôler et qu’elle crierait à pleins poumons – ou ce qu’il en restait – pour se libérer de cette douleur.

A la place, elle se concentra sur les battements désordonnés de son cœur, que Bella fut en mesure de compter. Ils étaient rapides, s’essoufflant, la conduisant vers la fin de cette douleur incandescente. Ensuite, elle put distinguer d’autres bruits, plus légers, différents. Elle reconnut des pas, des courants d’air. Puis une légère pression sur son poignet, lui indiquant que quelqu’un était là. Edward. Bella l’entendait parler mais… Non. Il fallait qu’elle résiste. Il insistait, s’excusait, s’inquiétait. Mais elle devait se retenir, ne pas céder malgré tout ce qu’il disait. Même si cela était davantage difficile et qu’il ne lui facilitait pas la tâche. Elle comptait ses respirations, se focalisant délibérément dessus tandis que les Cullen se rassemblaient autour d’elle, dont Alice. Alors, tout cela allait bientôt s’arrêter ? Combien de temps Bella devrait-elle tenir ? Combien de temps allait-elle devoir lutter contre ce bûcher ? Combien de temps ce calvaire allait-il encore durer ? Elle entendit Edward demander une précision mais… Alice ne répondit pas, ou alors mentalement, et Bella ne sut donc pas la réponse. Le feu s’estompait, néanmoins, progressivement, lentement. Mais elle n’osait pas encore parler ni bouger. Pas tout de suite. Elle compta encore quelques battements, les derniers. Son cœur battait plus vite, affolé.

Le feu était plus localisé, cependant. La douleur poussa Bella à s’arquer, son dos se tordant sous son effet. Puis elle retomba sans permettre à aucune autre partie de son corps de rompre les rangs. Le feu continuait à brûler mais commençait à s’étouffer, ayant consumé toutes les parties combustibles. Il se rétrécit, se rassemblant dans le seul organe encore vivant avec une violence insupportable, intolérable : son cœur. Il y eut encore deux tressautements. Puis plus rien. Pas un souffle dans la pièce, pas un mouvement, comme si tout être dans cette pièce retenait sa respiration. Le feu s’estompa, disparut complètement. Bella comprit : la disparition de la douleur.

Elle ouvrit les yeux.


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Edward A. Cullen
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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Sam 18 Mai 2013 - 19:46

Carlisle - Calme-toi, ce n'est pas le moment de paniquer.

Carlisle eut la bonne grâce d'arriver très vite, et de se pencher aussitôt au-dessus de Bella. a moitié mort d'inquiétude, Edward paniquait, incapable de savoir quoi faire pour aider. Il essuyait la sueur du front de Bella, caressait sa joue pour l'apaiser, et tremblait comme une feuille, les yeux écarquillés et malade de peur. Si quelque chose se passait mal ? S'il la perdait ? Si... Bon sang, bon sang... Il crevait de peur à l'idée de la perdre. Et l'enfant ? Comment allait-on le sortir ? Qu'allait faire son père exactement ? Et si Bella souffrait trop ? Le venin pourra-t-il la sauver ? Ou ce sera trop tard ? Son père déchira la chemise de Bella puis prépara une injection de morphine.

Bella – Vite ! Il va mourir, sortez-le, maintenant !

Son père lui demanda de fermer les yeux, de s'allonger complètement, de se détendre. Il dû lui mettre une main sur les yeux. Carlisle trancha son ventre d'un geste vif, appliquant des compresses de son autre main. Edward aurait bien pu s'évanouir s'il avait pu ! L'odeur du sang le prit brutalement à la gorge et il coupa aussitôt sa respiration. Non... Il ne devait pas craquer, pas maintenant ! C'était sa femme qui se trouvait ici, son épouse, la seule fille au monde qui... Ne pas craquer ! Pas maintenant. Pas alors qu'elle accouchait. Cette césarienne brutale lui collait des frissons violents, alors qu'il avait déjà pourtant vu bien pire. Il perçut les pensées des autres membres de sa famille avant de les entendre. Ils venaient aux nouvelles, attirés par les hurlements de douleur et l'odeur omniprésente du sang.

Carlisle - Dis aux autres de ne pas entrer ! Bella, respire plus régulièrement, concentre-toi sur un seul point ! Tout se passe bien, ça va aller.

Il sortit aussitôt, et barra la route à sa mère, ses soeurs, ses frères. Il bafouilla que Bella était en train d'accoucher, que Carlisle s'occupait d'elle, à moitié incohérent tant il était nerveux et effrayé. Tout le monde était sur les nerfs, écoutant attentivement. Il revint aussitôt à l'intérieur, s'emparant de la main de Bella. Carlisle était on ne peut plus concentré, surveillant tout. Le coeur de Bella commençait à faiblir.

Un cri de bébé...

Carlisle avait extirpé l'enfant de son cocon protecteur, et il avait poussé un cri plein de force et de vie. Tremblant, Edward le regarda. Ou plutôt la regarda. Une fille. Une petite fille. Sa fille. Leur fille... Le docteur coupa le cordon ombilical et enveloppa l'enfant dans un linge blanc avant de la présenter à Bella.

Son expression était indescriptible. Très pâle, même blafarde, terriblement affaiblie, en pleurs, ses yeux exprimant pourtant la plus grande joie du monde. Il en fut touché jusqu'au plus profond de son être. Voilà pour quoi elle s'était battue. Pour ce bébé, cette petite, et il ne venait que de le comprendre. Alors qu'elle avait senti dès le début qu'elle devait protéger cette enfant.


Bella - Renesmée…

Son coeur eut des ratés presque aussitôt. Carlisle lui confia l'enfant pour s'occuper de la mère. Trop choqué pour réagir, il regarda son père mordre sa femme, lui injecter le terrible venin qui allait la transformer, modifier tout son être. Il ne réagit que lorsque Carlisle reprit la petite pour la laver, puis la lui rendit. Avant d'aller se laver du sang qui le couvrait.

C'est seulement à cet instant qu'Edward regarda vraiment sa fille. Elle était minuscule, au creux de ses bras, et s'agitait très, très doucement dans sa petite couverture blanche. Elle avait les mêmes yeux chocolat que Bella, des lèvres et des joues roses. Son petit coeur battait, plus vite qu'à rythme humain. Tremblant encore, il lui chatouilla délicatement la joue. Elle referma son poing dessus, et il eut un sourire attendri.

Renesmée.

Sa famille vint près d'eux. Rosalie avait les yeux remplis de toutes les étoiles de l'Univers. On observait la petite, on se répandait en compliment, extase. Elle passa de bras en bras, chacun lui souriant, lui donnant de petits bisous. Lorsqu'il la récupéra, il sentit la chaleur de son corps, entendit le bruit de sa respiration. Il s'assit, et lui donna un biberon rempli de sang animal à téter. Il ne cessait de la détailler, incapable de se lasser. Il la berça, puis, doucement, l'embrassa sur le front. Elle gazouilla comme un oiseau. Il eut un petit rire, puis il se leva.

Rentrant dans le bureau, il vint près de Bella. Il savait quelle torture elle devait endurer depuis déjà des heures. Le calvaire, la brûlure... Il se pencha, repoussant quelques mèches de son visage.


Edward - Dis bonjour à maman, Renesmée.

Il souriait malgré lui, ce qui était somme toute très égoïste alors que Bella devait souffrir le martyr. Renesmée tendit la main, comme pour tenter de toucher sa mère. Il l'y aida, et elle effleura sa joue. Puis elle la reporta sur lui. Il tressaillit, tout à coup envahi par un flot d'image. Hébété, il vacilla légèrement et regarda sa fille, bouche bée. Incroyable ! Elle... Il retenta l'expérience, pour être sûr. Et le même phénomène recommença. Émerveillé, il embrassa Bella, puis fila retrouver les autres.

Les heures passèrent. Renesmée grandissait vite. Le deuxième jour, elle avait l'air d'avoir deux ou trois mois ! Et le réveil de Bella approchait. Il harcelait Alice pour connaître le moment exact, de plus en plus anxieux. Lorsque l'heure arriva, il confia Renesmée à Rose, qui resta à l'écart, puis il se rendit dans le bureau de Carlisle. Le coeur de sa femme battait de plus en plus vite, de plus en plus fort.

Il s'arrêta.

Elle ouvrit les yeux.

Pâle comme la mort, les yeux d'un rouge sanglant, plus belle que jamais. Et encore plus attirante que lorsqu'elle était humaine. Il fut troublé un instant par ne plus sentir la si délicieuse odeur de son sang. Il avança d'un pas, puis l'appela très doucement. Cet instant lui paraissait sur-réel, complètement irréaliste. Elle était là, près de lui, vivante, transformée. Il avait tant craint cet instant, mais ses peurs lui semblaient désormais ridicules et dérisoires. Elle eut un geste de recul. Il s'arrêta net. En douceur, oui, il ne fallait jamais brusquer un nouveau-né. Elle se décida à l'approcher, timide, craintive. Il la laissa faire, tâchant d'être le plus rassurant possible. Un bruit dehors la fit sursauter, et il leva une main pour l'apaiser.


Edward - Bella, tout va bien, c'est moi... Tout s'est bien passé, notre fille va bien, tu pourras la voir dès que tu auras chassé.

Bella - Renesmée... Et... Comment je dois faire ? Je ne sais pas chasser...

Edward - Je vais te montrer. Tu verras, c'est très facile.

Il l'encouragea à lui prendre la main, puis la fit sauter par la fenêtre avant de partir en courant avec elle. Les autres les regardèrent, de loin, mais il ne s'en soucia pas. L'impression que tout n'était qu'un rêve resurgit. Bella était près de lui, courant avec lui ! Vivante, pleine des forces de sa nouvelle jeunesse, vibrante de santé et de puissance, les yeux d'un rouge éclatant. Il fila avec elle à travers les bois en riant, n'ayant jamais été si heureux de courir.

Il lui montra comment chasser, repérer ses proies et les capturer. Elle se débrouillait bien, et même très bien. Il évoluait aux côtés d'elle, souriant lorsqu'elle goûta au sang animal et fit la grimace. Sa si chère femme. Cullen à part entière et pour toujours. Mère d'une belle petite fille. Lorsqu'elle eut fini de s'abreuver, il l'enlaça par-derrière et la serra contre lui.


Edward - Si tu savais à quel point je t'aime.

Il la retourna puis captura ses lèvres, l'embrassant avec ardeur et passion, comme jamais il ne s'était permis. Il goûtait à la douceur de ses élèves, sa peau si douce, leur température identique, son goût. Il la serrait contre lui, glissant une main taquine sur son dos et son ventre. Elle le tenait avec autant de force, même plus, et ils ne durent s'arrêter qu'à regret. Il était temps de rentrer. Voir leur fille.

Main dans la main, ils regagnèrent le chalet. Il sentait l'impatience de Bella, mais aussi sa peur. Mais Edward était confiant. Arrivé dans le salon, il récupéra sa fille et l'amena à Bella. Elle sembla d'abord, très apeurée, puis hésitante, avant qu'un immense sourire n'éclaire son visage. Il la lui donna, fondant lorsque la petite s'accrocha de ses petits poings à la chemise de sa maman. Il recula d'un pas, laissant les retrouvailles se faire entre la mère et la fille.
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Lun 20 Mai 2013 - 23:25

Des couleurs. Partout, par milliers. De nouveaux sons, extrêmement violents pour commencer puis s’adoucissant au fur et à mesure de la prise de conscience de son nouveau corps. Bella venait de se réveiller, oubliant toute la douleur qu’elle venait de ressentir mais néanmoins choquée. Elle avait l’impression que ses membres lui faisaient encore mal bien qu’ils soient gelés, elle se sentait étonnamment forte et, pour une fois, tout sauf fragile. Mais elle avait du mal à réaliser où elle était, ignorant même le jour. Les voix qu’elle avait entendues lors de sa transformation, lors de cette souffrance incroyablement longue, n’étaient plus qu’un vague souvenir auquel Bella avait du mal à s’accrocher. De plus, tous ces bruits… Ces couleurs. Tout était si intense, elle ressentait toutes ces choses comme si elles étaient décuplées dans son esprit et avait un horrible mal de crâne. Mais un vampire – c’est bien ce qu’elle était devenue, non ? –, cela ne souffre pas, n’a pas de mal de crâne intense à ce point-là… Si ? Quoi que. Elle n’en savait rien, peut-être n’avait-elle pas survécu, en fin de compte. Elle avait laissé Edward et Renesmée seuls, juste à cause de son égoïsme, de son souhait de vouloir garder son enfant, de son habitude à se mettre en danger inutilement.

Soudain, frôlement de pied sur le sol. Un bruit léger, tel un courant d’air. Mais Bella l’avait nettement entendu, tout comme elle avait entendu la voix qui venait de prononcer son prénom. Instinctivement, elle s’était reculée, ne reconnaissant pas cette voix étrange, ayant été effrayée par ce bruit si soudain et si différent de ceux auxquels elle avait été habituée depuis un long moment, depuis un nombre incroyable de secondes – seul repère temporel qu’elle avait lors de sa transformation. Clignant des yeux, s’habituant plus ou moins à la luminosité et distinguant un visage, Bella se décida à s’approcher mais… En étant prudente. Et si jamais ce n’était qu’un mauvais tour de son imagination ? Et si elle rêvait tout ce qu’il se passait, en cet instant précis ? Elle s’approchait toujours, craintive, timide et ne mesurant ses gestes qu’avec une grande difficulté. Doucement. S’il s’agissait d’un mirage, elle préférait le garder le plus longtemps possible. Mais trop tard ! Un bruit, horrible, la fit sursauter et faire un bond en arrière, se retrouvant dans un coin de la pièce où elle était. Le mirage, ou l’apparition, peu importe, leva un bras doucement vers elle et dit :

Mirage – Bella, tout va bien, c'est moi... Tout s'est bien passé, notre fille va bien, tu pourras la voir dès que tu auras chassé.

Cette voix… Sa voix. Une voix que Bella pouvait reconnaitre entre mille. Edward. Son mirage, c’était Edward. Il n’était donc pas un mirage… Et il avait dit « notre fille va bien ». Et… N’avait-il pas parlé de chasse ? Donc, elle était bel et bien transformée ? Leur fille… Renesmée. A présent, tout lui revenait en mémoire. Renesmée, sa naissance. La douleur et la joie de la tenir dans ses bras. Tout, avant l’horreur, la souffrance. Elle se redressa complètement, à présent, et se décida à parler :

Bella – Renesmée…

Quoi ? C’était cela, sa voix, à présent ? Une voix si… belle ? Bella en fut tellement choquée qu’elle s’interrompit en plein milieu de sa phrase. Non, elle avait dû rêver, ici aussi. Ce n’était pas sa voix… Si ? Un nouvel essai ne coûtait rien.

Bella – Et… Comment je dois faire ? Je ne sais pas chasser…

Non, sa voix avait réellement un timbre différent. Elle n’avait pas rêvé.

Edward – Je vais te montrer. Tu verras, c'est très facile.

Edward n’avait pas l’air plus perturbé que cela. Bah, ce n’était qu’une question d’habitude, Bella s’habituerait sûrement très vite à cette voix-là, comme à tout le reste. Prenant la main qu’il lui tendait, elle le suivit lorsqu’il la fit sauter par la fenêtre. Elle avait tant d’énergie à revendre, elle pouvait courir des heures sans s’épuiser, c’était l’impression qu’elle avait en tout cas. C’était si… Sentir l’herbe sous ses pieds, le vent dans ses cheveux, tout était décuplé. Les bruits, les insectes, les couleurs, les brins d’herbe… Bella se sentait vivante, plus que jamais. Et Edward souriait, il ne semblait plus inquiet ni préoccupé, l’odeur de son sang n’étant sans doute plus présente. Et dire qu’il avait eu peur de tout cela… Peur de la perdre. Pendant un instant, oui, cela avait été le cas. Pendant un instant, Bella n’avait plus du tout été de ce monde, elle avait voulu abandonner avec toute cette souffrance, elle avait voulu se sacrifier pour que Renesmée vive. Mais elle était là, et elle courait et chassait avec lui.

Edward lui montra comment repérer une proie, comment chasser, comment la tuer sans qu’elle ne souffre trop vu que Bella avait clairement montré que cette idée la dérangeait. L’idée de tuer un animal pour boire… D’accord, c’était mieux que de tuer un être humain, ce n’était certainement pas elle qui allait le contester, mais elle s’en voulait tout de même. Seulement, la soif était plus puissante. La brûlure dans sa gorge prenait une place de plus en plus importante à mesure que le temps s’écoulait. Elle n’avait pas le choix, son instinct de chasseur prenait le dessus. Appliquant les conseils d’Edward à la lettre, elle s’attaqua au premier animal qu’elle croisa – une biche – et le mordit, s’abreuvant de son sang. C’était… étrange. Et un peu dégoûtant, à bien y réfléchir. Certes, Bella avait déjà goûté du sang pendant sa grossesse, mais celui-ci était froid et dans un verre, pas sur… une proie. Ce n’était pas la même chose. Mais quelque chose l’attrapa par derrière, l’enlaçant délicatement. Edward. Il la serra contre lui, elle se laissa faire, profitant de cette première étreinte.

Edward – Si tu savais à quel point je t'aime.

Bella allait lui répondre lorsqu’il la retourna et l’embrassa, avec une passion et une ardeur qu’elle ne lui connaissait pas. Il ne l’avait jamais, ô grand jamais, embrassé comme cela, il ne s’était jamais lâché comme il le faisait ici. Et, bon sang, ce que ce changement lui plaisait ! Elle ne s’en lasserait jamais. Maintenant, Bella comprenait mieux l’étonnement d’Edward lorsqu’elle lui avait dit qu’il ne devait pas ressentir la même chose qu’elle, que tout devait être bien moins merveilleux. C’était… indescriptible. Et pourtant, il n’avait fait que lui poser une main sur son dos et son ventre. Mais ce n’était pas le moment… Renesmée.

Edward relâcha Bella et lui prit la main, revenant ainsi au Chalet. Mais si jamais elle n’arrivait pas à se contrôler ? Si jamais sa soif était plus forte que son instinct maternel et qu’elle s’en prenait à sa fille ? Elle venait seulement de se réveiller et elle sentait toujours la brûlure au fond de sa gorge. Edward, lui, semblait plus confiant. Mais, Bella… Elle avait peur. Incroyablement peur. Ils arrivèrent au salon et il l’abandonna quelques minutes, le temps de chercher leur fille. Se triturant les mains, inlassablement, plus que nerveuse, Bella guettait l’endroit d’où venait de sortir son mari, prête à bondir hors du Chalet si jamais la soif se faisait trop intense.

Puis elle la vit. Renesmée. Ce bébé magnifique, leur fille. Elle était… belle. Incroyablement belle. Et étonnamment grande, d’ailleurs. Bella ne s’était « endormie » que deux jours, non ? Leur fille avait l’air d’avoir bien plus que deux jours. Était-ce normal ? Elle lança un regard étonné à Edward mais il la lui déposa dans les bras, restant non loin au cas où. Elle lui en était, d’ailleurs, plus que reconnaissante. Bella ne voulait pas prendre de risque et elle savait que, si Edward était près d’elle, elle ne ferait aucun mal à Renesmée. Mais c’est alors qu’un genre d’image complètement décalée de la réalité se forma devant ses yeux. Non… Dans son esprit. Elle se vit elle-même, maigre, sur une table. Le jour de son accouchement… Comment était-ce possible ? Bella n’avait pas vu ces images, c’était impossible. Ce n’était pas son point de vue. L’image ne fut que très brève, mais c’était suffisant. Elle lança un regard plein d’incompréhension à Edward, étant réellement déstabilisée par ce qu’elle venait de voir. Puis… Elle comprit. Renesmée lui tenait un doigt, s’y agrippant comme tout nouveau-né. Non… C’était impossible. Elle relâcha la main de Renesmée, puis remit son doigt à l’intérieur de sa main qui se referma aussitôt dessus. Nouvelle image. Bella ouvrit la bouche, plus que choquée. Elle…

Bella – Elle… Mais…

Bella jeta un regard à Edward, puis à Renesmée. Elle reproduit le même geste à plusieurs reprises avant de réaliser. C’était cela… C’était ce qu’Edward avait eu, avant que Renesmée ne commence à briser les côtes de sa mère ? Il avait eu des images, tout comme Bella venait d’en avoir à l’instant ?

Bella – Mais… Comment est-ce possible ? C’était ça ? C’est ça, que tu as vu quand tu as touché mon ventre ? Mais c’est…


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Edward A. Cullen
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MessageSujet: Re: Le sang est la vie   Jeu 23 Mai 2013 - 16:52

Il trouvait cette image magnifique, et en aurait pleuré s'il l'avait pu. Voir sa tendre épouse, nouvelle transformée, plus belle et étincelante que jamais, tenant dans ses bras leur petite fille. Renesmée... Elle fixait sa maman de ses grands yeux chocolat, identiques à ceux de Bella alors qu'elle était toujours humaine. Cette fillette au teint rose, au cœur battant, un véritable miracle de la nature. Et Bella la contemplait, visiblement parfaitement consciente que ce qu'elle tenait dans les bras valait bien plus que tous les trésors du monde.

Renesmée avait déjà l'air d'avoir deux mois, bien qu'elle ne fût née que depuis deux jours. Alice s'était amusée comme une folle à lui trouver une collection toute entière de vêtements pour bébé. Visage poupin, yeux brillants, boucles châtains et douces tombant sur son front et son cou, elle était mignonne à en croquer. Edward n'avait jamais remarqué à quel point les bébés étaient merveilleux. Et ce n'était que maintenant qu'il comprenait véritablement la souffrance de Rosalie d'être privée du droit à donner la vie.

Bella prit tout à coup une expression on ne peut plus surprise, et écarquilla les yeux. Edward comprit aussitôt ce qui se passait. Comme avec lui, leur petite transmettait à sa mère les premières images, les premiers souvenirs de sa vie. Et parce qu’elle montrait à Bella, elle lui prouvait qu’elle avait le lien, qu’elle savait que cette femme qui la tenait était sa mère. Mère qui s’empressa de re-tester l’expérience, comme si elle ne croyait pas à ce qu’elle venait de vivre.


Bella – Mais… Comment est-ce possible ? C’était ça ? C’est ça, que tu as vu quand tu as touché mon ventre ? Mais c’est…

Il s’approcha et l’embrassa sur les lèvres avant de se pencher et de donner un bisou à Renesmée sur le front.

Edward – Pas exactement, je n’ai fait qu’entendre ses pensées à ce moment-là. Ce n’est que plus tard, lorsque je suis venu te visiter avec elle qu’elle m’a fait le même coup. C’est un don, Bella. Elle peut transmettre ses pensées à une tierce personne… Et elle t’a reconnue. Elle t’a montré qu’elle sait que tu es sa mère.

Son ton resplendissait de fierté et de joie. Bella était avec lui, vivante et heureuse, mère. Renesmée était en bonne santé, et avait désormais ses deux parents pour veiller sur elle et la protéger. Plus rien ne lui manquait en cet instant. Plus rien ne pourrait bouleverser leur vie désormais. Ils étaient ensemble, avec leur famille au grand complet, et la vie s’annonçait sous les meilleurs augures.
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