Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Requiem in pacem

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MessageSujet: Requiem in pacem   Sam 1 Juin 2013 - 22:41

Carlisle – Aro nous a contactés à l'instant… Jane… Il s'est passé quelque chose…

Passé quoi ? Qu'il y avait-il eu encore ? Elle restait sur ses gardes, méfiantes, et se demandant ce qui se passait. Carlisle cherchait ses mots, ce qui la mettait encore plus sur les nerfs. Elle avait peur de ce qu'il allait dire. Peur de ce qu'il allait lui annoncer. Elle attendit, un peu plus pâle. et bien quoi ? De plus, pour qu'Aro prenne la peine de les prévenir...

Carlisle – Il y a eu une attaque surprise il y a très peu de temps. Rapide… et… Ton frère… Je suis désolé, Jane… Ton frère n'y a pas survécu…

...

Si Jane l'avait, elle se serait évanouie, purement et simplement. Elle entrouvrit la bouche, soudain livide, et chercha presque frénétiquement un signe, un quelconque indice chez Carlisle qui lui prouverait que tout ceci n'était qu'une blague. Une gigantesque blague. Ce n'était pas possible ! Mais... Il était on ne peut plus sérieux, le visage grave. Elle hoqueta, alors que ces mots entraient brutalement, marquaient son esprit au fer rouge.

Elle s'allongea brusquement, les mains sur le visage, parfaitement incapable de se tenir droite dans de telles circonstances. Alec. Non. Comment accepter cela ?! Non ! Elle en tremblait de tous ses membres, incapable de l'accepter, refusant de voir ce qui se dressait face à elle. Alec... Mort... Non, elle ne le voulait pas, c'était impossible. improbable. Pas lui. Pas alors qu'il était loin d'elle. C'était impossible. Son frère... Comment pourrait-il être mort ? Parti ? Sans elle ? Après tout ce qu'ils avaient traversés, endurés... Non. et sans elle... Il était parti, seul, loin d'elle... Elle gémit à nouveau, totalement inconsciente de ce qui passait autour d'elle. qui était là, qui était parti, peu importe. Plus rien n'avait la moindre importance.

Les ténèbres l'environnaient, à mesure que la nouvelle prenait toute la place dans son esprit, à mesure qu'elle prenait conscience de ce que signifiaient les mots "Ton frère n'y a pas survécu…", à mesure qu'elle comprenait. Son frère, son jumeau, la personne qu'elle aimait le plus au monde, disparu, emporté loin d'elle. Elle ne le reverra plus, elle ne pourra plus jamais lui parler, rire avec lui, lui tenir la main, le serrer dans ses bras, s'appuyer sur lui, le réconforter... Jamais. C'était fini. Et ce simple constat lui arrachait le coeur, le brisant, le piétinant.

Elle n'avait plus conscience de rien. Elle ne savait plus où elle était, l'heure qu'il était, rien. La souffrance la ballotait de toutes parts, elle avait l'impression qu'on lui avait arraché le coeur, laissant les nerfs à vif. Il ne restait plus rien. Juste la douleur écrasante de la solitude. Cette sensation qu'on vous arraché une part de vous-même en laissant la plaie à vif et sanglante. Que rien ne pouvait plus vous tirer des ombres qui grandissaient dans votre coeur.

A la douleur venait s'ajouter la culpabilité. Elle n'avait pas été là pour défendre son petit frère ! Et il s'était inquiété à cause d'elle, distrait à cause d'elle, comme le lui avait d'ailleurs dit Bella, et il était mort... Il était mort ! Mort parce qu'elle n'avait pas été là pour le protéger. Mort. Alec... Comment continuer à vivre, désormais ? D'ailleurs, était-elle toujours vivante ? Comment le pourrait-elle, alors qu'on lui avait arraché son frère, son jumeau, sa moitié ? Pourquoi existait-elle encore ? Pourquoi n'était-elle pas morte elle aussi ? Pourquoi...

C'était comme si son propre don s'était retourné contre elle. Elle avait l'impression de brûler littéralement, que la souffrance s'était transformé en un brasier ardent dans lequel on l'avait jeté. La douleur était un feu dans lequel elle se consumait lentement. Elle voulait mourir... Mourir pour rejoindre son frère. Leurs parents. Mourir... Alec... Pas son petit frère... Qu'on prenne sa vie à elle mais que lui vive. Il ne méritait pas ça. pourquoi ? Pourquoi était-il mort ?

Elle sentit très vaguement la présence d'une personne près d'elle. Et une vague de calme l'effleurer sans l'atteindre. Elle garda les yeux fermés. Ne réagit pas plus lorsque quelqu'un la souleva. Elle ne pouvait plus réagir, rien dire ou faire. Aucune importance. Plus rien n'avait d'importance. On aurait pu tout aussi bien la laisser par terre dans la forêt... Elle ne pouvait même pas pleurer, et ses cris restaient coincés dans sa gorge.

C'était une sensation terrible, que celle d'être emprisonné dans son propre corps. On voudrait s'en échapper, pour fuir la douleur, fuir cette souffrance abominable qui vous rendait fou. Comme si chacune de vos cellules irradiait de douleur, vous faisait souffrir le martyr. Vous ne pouvez plus supporter d'être vous, vous voulez ne plus rien ressentir... Vous souhaitez sombrer dans le coma, être mort. Aucune larme n'était suffisante pour vous délivrer. Aucun mot n'était suffisant pour soulager votre douleur. De toute façon, il n'y avait rien à dire.

Elle rouvrit les yeux, les yeux brûlants. Elle était allongée sur un lit, dans une chambre sombre et inconnue. Elle voulait tant pleurer, tant crier... Être inconsciente pour fuir cette souffrance. Mourir. Rejoindre Alec. Elle ne pouvait pas accepter sa mort, c'était impossible. Elle tira sur le pendentif de son cou et le laissa tomber sur le parquet de bois. Elle avait l'impression de ne plus pouvoir bouger. Ses membres étaient en plomb, son esprit engourdi, son coeur serré. Elle avait l'impression d'étouffer tant la souffrance l'enserrait. Elle gémit, étouffant une exclamation. Alec... Non... Parti... Mort...


- Pourquoi... murmura-t-elle. Pourquoi es-tu parti sans moi...

Elle se recroquevilla sur elle-même, une main sur les yeux, l'autre crispée sur un bord du lit.


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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Requiem in pacem   Dim 2 Juin 2013 - 23:22

Le temps passait, les heures s’écoulaient les unes après les autres, inlassablement, identiques. Bella veillait sur Jane tandis que Carlisle était retourné depuis un bon moment déjà. Elle ignorait combien de temps s’était écouté depuis l’annonce concernant Alec, culpabilisant et s’inquiétant de plus en plus pour Jane. Elle n’aurait pas dû insister autant, elle n’aurait pas dû la pousser à parler… Elle aurait même dû rappeler Alec et ne surtout pas utiliser l’argument qu’elle avait utilisé. Si Bella avait su que cet argument – bateau, à la base – se révélerait réel… Non. Jamais elle ne l’aurait utilisé. Et, à présent, c’était fini. Alec était mort, et Jane inconsolable… Après tout ce qu’elle avait vécu, c’était tout simplement injuste. Elle voulait faire quelque chose, aider Jane, ne pas la laisser souffrir à ce point-là… Mais que faire ? La porter ? La laisser seule ici ? La déplacer ? Elle n’y arriverait jamais toute seule, même si Jane avait la taille d’une enfant de douze ans et qu’elle n’était, par conséquent, pas très lourde. Soudain, elle entendit des pas. Eloignés, mais elle reconnaissait cette démarche… Et l’hésitation. Jasper. Elle était à côté de Jane, assise par terre à défaut de pouvoir faire autre chose, la regardant de loin, ne sachant quoi faire. Mais lui s’approchait d’elles. Elle lui lança un regard étonné, l’air de dire « Mais qu’est-ce que tu fous là ? » et il y répondit par un sourire qui se voulait rassurant, posant une main sur l’épaule de Jane. Poussant un soupir, Bella lui dit d’une voix faible :

Bella – Elle n’a pas bougé d’un pouce depuis l’annonce… Mais tu peux rentrer, je t’assure. Moi, je reste.

Jasper – Vous n'allez pas rester dehors comme ça non plus. Et Jane serait mieux dans un lit à l'intérieur qu'allongée par terre au milieu de la forêt.

Bella – Mais les filles risquent de la voir.

Jasper – Et alors ? Elles finiront par savoir de toute façon...

Bella – Mais la ramener comme ça ne va rien aider, elles peuvent être choquées ou pire. Et je ne pense pas que tu aies besoin de ça.

Jasper – Tu préfères la laisser par terre comme ça ?

Bella – Il y a peut-être un autre endroit où on pourrait la déposer de manière à ce qu'elle soit tranquille.

Jasper – Où ?

Bella – Heu… Au cottage ?

Jasper – Pourquoi pas… Mais Renesmée…

Bella – Elle dormira dans notre chambre.

Jasper sembla convaincu de cet arrangement. En vérité, Bella n’avait pas du tout envie d’être à côté de lui et d’Alice les prochains jours, préférant rester tranquille elle aussi pour ne pas avoir à s’expliquer concernant sa culpabilité. Elle allait très bien, il lui fallait juste… réfléchir. Ce qui était sûr, c’était qu’elle n’allait certainement plus ennuyer des gens comme cela pour les pousser à parler. Mais tout allait bien, le plus important était Jane pour l’instant et il fallait qu’elle réussisse à s’en convaincre. Jasper ne devait pas sentir sa culpabilité. Elle avait été forte durant des mois, lors de l’absence des Cullen, alors elle pouvait faire la même chose ici. Aussi, elle le regarda passer un bras dans le dos de Jane et sous ses jambes, sans qu’elle ne réagisse. Elle était… Comme morte. Allaient-ils réussir à la « réveiller » un jour ? Elle avait perdu son frère, son jumeau. Avait-elle seulement l’envie de continuer ?

Bella voulut rester ici mais… A en voir la tête de Jasper, mieux valait-il l’éviter. Il avait compris et ressenti sa culpabilité, c’était trop tard pour tenter de le cacher. Bah, au cottage, elle serait tranquille. Ils revinrent au Chalet, Jasper expliqua rapidement la décision prise aux autres et Edward les accompagna, Renesmée dans ses bras. Mais… Il regardait Bella et semblait inquiet. Ah… Oui… Elle avait oublié ce détail. Tant pis, il ne la cuisinerait pas maintenant, ils devaient s’occuper de Jane, elle s’en sortirait parfaitement bien toute seule. Elle les suivit jusqu’au cottage, à moitié ailleurs, ne cessant de repenser à ce qu’il s’était passé, aux dernières heures qu’elle avait passées avec Jane. Aux derniers mots échangés entre elle et son frère. Sa gorge se noua mais Bella fit tout son possible pour dissiper l’énorme boule qu’elle ressentait. Elle ne pouvait pas craquer, pas maintenant.

Bella laissa Edward coucher leur fille, la mettre en pyjama tandis qu’elle-même refit le lit pour que Jasper puisse y déposer Jane. Elle le laissa ensuite rentrer, elle-même ressortant avant lui, il la déposa et referma la porte derrière lui. Il ne restait, à présent, qu’Edward, lui et Bella dans la pièce. Elle resta le regard dans le vague, fixé sur la porte qu’il venait de refermer. Comment supporter cela, elle aussi ? Elle était consciente du regard d’Edward sur elle mais n’y faisait même pas attention, l’évitant autant que possible. Aussi ne répondit-elle qu’un vague « A demain » lorsque Jasper annonça qu’il s’en allait, rejoignant les autres, et qu’ils risquaient d’avoir la visite d’Aro très bientôt. Elle ne sursauta même pas lorsqu’il fit claquer la porte par mégarde – sûrement – et alla se blottir dans les bras d’Edward. Oui… Bella cherchait à l’éviter, mais elle avait besoin de lui. Fermant les yeux, posant sa tête contre son torse, ils restèrent comme cela un bon moment, guettant le moindre bruit – du moins, elle. Ils entendirent, au bout d’un moment, un gémissement venant de la chambre qu’occupait Jane :

Jane – Pourquoi… Pourquoi es-tu parti sans moi…

Bella ferma les yeux, crispant sa main sur la chemise d’Edward. Tant pis s’il comprenait, elle avait besoin de lui.


Les semaines passèrent les unes après les autres. Aro, Marcus et Caïus étaient venus reprendre Lilwen pour la ramener à Volterra deux jours après l’annonce de la mort d’Alec. Depuis, Edward et Bella se relayaient pour veiller sur Jane, les autres prenant leur place lorsqu’eux-mêmes devaient chasser ou s’occuper de Renesmée. Jane ou pas, la vie continuait de leur côté et ils devaient faire avec même s’ils avaient plus de choses à faire. Renesmée comprenait ce qu’il se passait, naturellement, mais ils faisaient tout leur possible pour la distraire, elle aussi, de façon à ce qu’elle ne ressente pas trop l’ambiance maussade qui régnait au Chalet. C’était, aussi, pour cela que Bella avait insisté pour ne pas laisser Jane au Chalet, la laisser à l’écart pour qu’elle soit tranquille, même si elle n’était consciente de rien. De leur côté, ils lui lisaient les nouvelles du jour, dans le journal local, ou parfois des contes un peu enfantins pour tenter de la faire réagir, pour l’obliger à garder un contact avec la réalité. Au début, elle ne réagissait pas… Mais ils devaient le faire. Bella était la seule à entrer dans la chambre, pour le moment. Elle ne voulait pas qu’Edward risque quoi que ce soit. De même, c’était elle qui forçait Jane à se nourrir, à boire pour qu’elle ne dépérisse pas. Au début, elle ne réagissait pas, ne réalisant même pas ce qu’il se passait d’après Edward. Mais, au bout d’un moment, en voyant arriver Bella, elle se cacha le visage avec ses mains et dit :

Jane – Pourquoi vous faites ça…

Et refusa de se nourrir. Trop faible, encore, pour faire quoi que ce soit, Bella lui maintint la tête et fit couler le sang dans sa bouche. Elle se débattait un peu mais, même si elle était entrainée, elle était face à une nouvelle-née et était fortement affaiblie. Par conséquent, c’était inutile et le sang fut tout de même avalé malgré les protestations de Jane. D’une voix désolée, Bella lui répondit :

Bella – Je suis désolée, mais c’est pour ton bien. Tu dois tenir… Pour Alec…

Jane – On est pas à l’hôpital, ici.

Bella – On ne va pas te laisser dépérir pour autant. Bon… Je suis à côté si tu as besoin de quelque chose.

Bella sortit de la chambre et referma la porte, doucement, derrière elle. Elle entendit Jane essayer de se lever mais elle retomba aussitôt. S’adossant à la porte, elle ferma les yeux quelques instants et s’assit par terre, comme épuisée. Bon… Au moins, Jane parlait. C’était un début, non ? Elle pouvait un peu laisser tomber le masque lorsqu’elle n’était pas avec. Et puis, pour le moment, elle était toute seule dans le cottage. Plaçant sa tête dans ses mains, elle souffla comme pour se laisser aller, à défaut de dormir.


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Edward A. Cullen
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MessageSujet: Re: Requiem in pacem   Lun 3 Juin 2013 - 11:01

Jasper était parti, retournant en courant vers le chalet. Bella se blottit dans ses bras et il referma les bras sur elle, cherchant à la réconforter. Il n'y avait plus aucun bruit, aucun son, rien qui venait troubler le calme du cottage. Il entendait simplement la respiration paisible de Renesmée, blottie sous ses couvertures et dans ses rêves, et les pensées emplies de douleur de Jane. Il tressaillit, presque figé. C'était quasiment irréel. Un petit bruit, tout à coup, comme quelque chose qui aurait heurté le parquet de bois, puis un gémissement.

Jane – Pourquoi… Pourquoi es-tu parti sans moi…

Bella se crispa contre lui, et il resserra son étreinte. Il n'y avait absolument rien à dire. Peut-être le temps aiderait à soulager la douleur.


Les jours passèrent, puis les semaines. Deux jours après qu'ils aient "installés" Jane au cottage, Aro et ses frères débarquèrent au chalet, récupérer Lilwen, prêts à rentrer à Volterra. La guerre était terminée et Vladimir était mort. Les Volturi sortaient victorieux de cet affrontement à grande échelle, mais également affaibli. Alec mort, sa soeur totalement inerte, ils avaient perdu d'un coup deux de leurs meilleurs éléments. Edward se méfiant, sachant qu'ils seraient tout de même capables de chercher à récupérer Jane.

Jane qui, elle, était totalement coupée du monde qui l'entourait. Apathique, inerte, elle restait allongée là où ils l'avaient déposé le premier jour. Elle ne parlait, le regard vide, l'esprit entièrement occupé par une douleur insoutenable et infinie. Surprenant tout le monde, et particulièrement Edward, Bella avait pris les choses en main. Veillant souvent sur Jane, la faisant boire, lui lisant les infos locales et même des contes pour tenter de rompre son isolement, pour lui faire garder une attache à la réalité. Ce n'est qu'à force de bien l'observer, décrypter les pensées éparses de Jane, et en interrogeant Jasper qu'Edward avait fini par comprendre.

Bella et Jane avaient un peu parlé, dans la forêt. Et Bella s'en voulait parce qu'elle avait rendu Jane triste, que son frère l'aurait perçu, aurait été distrait sur le champs de bataille à cause de ça. Puis serait mort. Pour Bella, elle était en partie responsable de ce décès, et donc par conséquence du gouffre dans lequel avait plongé la jeune Volturi. Il ne savait quoi lui dire, ni même lui avouer qu'il avait comprit. Son "grand altruisme", comme disait Bella, pouvait parfois se révéler agaçant, mais elle-même culpabilisait si facilement.

Il rentra au chalet, après avoir laissé Alice et Rosalie emmener Renesmée dans une virée shopping effrénée. Leur fille y semblait bien plus réceptive que sa mère, chez qui la transformation n'avait développé un goût pour la mode. Arrivé chez lui, il s'arrêta, voyant de loin Jane se protéger faiblement, refusant à l'évidence de se nourrir. Mais Bella lui maintint la tête pour la faire boire. entraînée ou non, la Volturi était trop affaiblie pour résister. la peine entravait aussi bien son corps que son esprit.


Bella – Je suis désolée, mais c’est pour ton bien. Tu dois tenir… Pour Alec…

Jane – On est pas à l’hôpital, ici.

Bella – On ne va pas te laisser dépérir pour autant. Bon… Je suis à côté si tu as besoin de quelque chose.

Une vrai mère poule. Ou une grande soeur selon les points de vue. elle quitta la chambre et s'adossa à la porte. Il perçut la tentative de Jane pour se lever. Tentative qui se solda par un échec. Trop affaiblie... son esprit repartait déjà dans la noirceur qui habitait son coeur. Bella, elle, s'assit par terre et fourra sa tête dans ses mains. il entra, puis s'assit à côté de sa femme, l'attirant contre lui. Il l'embrassa sur le front, la serrant dans ses bras. Il ne dit rien un petit moment, se contentant de la bercer contre lui. Il se colla à son oreille, de manière à pouvoir lui parler sans que leur "protégée" ne puisse les entendre.

- Je sais ce que tu ressens... Pourquoi tu t'en veux. Mais, Bella... Personne n'aurait pu savoir ce qui allait se produire. Mais... Ecoute, on ne peut pas modifier le passé, juste faire les choses le mieux possible dans le présent. La vie doit se poursuivre tout de même. Jane y reprendra peut-être goût un jour. Avec le temps...

Il avait dit ces deux dernières phrases d'un ton peu convaincu, mais où restait tout de même une infime lueur d'espoir. Il ne connaissait rien des jumeaux, mais ils étaient peut-être trop proches pour que l'un puisse survivre si l'autre mourrait. Jane pouvait encore se battre, bien sûr, mais elle était brisée.
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Requiem in pacem   Mar 4 Juin 2013 - 12:57

Bella essayait de reprendre son calme, s’étant laissée glisser contre la porte jusqu’à toucher le sol. Elle était assise, presque coupée de l’extérieur, son seul moyen de s’évader un peu et de respirer vu que dormir n’était plus possible. Ni pleurer. C’était probablement ce qu’elle regrettait le plus de sa vie humaine : pouvoir se décharger en pleurant ou dormant. Il y avait de nombreux points positifs, comme être avec Edward sans qu’il ne se sente coupable, ne plus être fragile, ne plus avoir de barrières, ne plus rougir… Mais, tout de même. Vu les derniers évènements, Bella avait bien besoin de se laisser aller. Poussant un soupir, fermant les yeux pour oublier la réalité, pour éloigner cette culpabilité, elle replia ses genoux contre elle, les entourant de ses bras, posant sa tête contre ceux-ci. Elle souhaitait se couper du monde et avait plus ou moins réussi… N’entendant même pas que quelqu’un était entré dans la pièce, ne le réalisant que lorsque la personne – en l’occurrence, Edward – s’installa à côté d’elle.

Il l’attira contre lui, l’embrassant sur le front alors qu’elle fermait les yeux. Ce geste, Edward l’avait toujours eu pour réconforter Bella, comme s’il souhaitait lui transmettre du courage, comme un père agirait avec sa fille dans les moments difficiles. Ce simple contact lui était plus que bénéfique et la détendait même si ses pensées étaient toujours là. Impossible de les chasser pour l’instant. Il la serra alors dans ses bras, la berça un moment contre lui sans rien dire. Bella posa sa tête contre son épaule, se décrispant légèrement grâce à Edward. Bon… Il était là. Il l’avait grillée, avait sans doute tout compris. Mais peu importe, sa présence suffisait à l’apaiser quelque peu. De plus, il ne dit rien. Il resta silencieux un moment, et c’était sans doute un trait de sa personnalité que Bella appréciait le plus. Il arrivait toujours au bon moment mais ne s’imposait pas pour autant. Seulement… Une fois qu’il avait décidé qu’elle devait parler, vider son sac, plus rien ne pouvait l’arrêter. Et… Elle avait l’étrange impression qu’il ne la laisserait pas s’esquiver une fois de plus, pas maintenant qu’il avait une preuve concernant son état. Impression qui se confirma lorsqu’il se colla à son oreille, murmurant :

Edward –
Je sais ce que tu ressens... Pourquoi tu t'en veux. Mais, Bella... Personne n'aurait pu savoir ce qui allait se produire. Mais... Ecoute, on ne peut pas modifier le passé, juste faire les choses le mieux possible dans le présent. La vie doit se poursuivre tout de même. Jane y reprendra peut-être goût un jour. Avec le temps...

Edward savait tout… En cet instant précis, Bella haïssait la personne qui lui servait de beau-frère, ou « grand frère » selon les Cullen qui passaient son temps à la protéger. Oh, pas celui qui passe son temps à faire rire tout le monde. Lui, au moins, ne s’immisce pas dans la tête ou le cœur des gens pour connaitre leur ressentiment ! Il allait payer. Dès qu’elle le pourrait, elle ne le raterait pas et se vengerait. Il restait juste à savoir comment… Mais ce n’était pas le moment d’y penser. Bella était bien tentée de se défiler encore une fois, d’ignorer ou de dire que tout allait bien. Mais le pouvait-elle alors qu’il l’avait trouvée par terre, la tête dans ses mains ? Il l’aurait mal pris… Elle ne pouvait pas. Cependant, même Edward n’avait pas l’air convaincu de ce qu’il avançait. Pas concernant tout ce qu’il venait de dire, naturellement, mais il n’était pas neutre. Il n’allait jamais dire à sa femme que tout était de sa faute, comme aucun des Cullen. Qui le ferait, dans une telle situation ? Essayer de faire les choses le mieux possible dans le présent, c’est ce que faisait Bella jusqu’ici. A défaut de pouvoir prendre un peu de la peine de Jane sur elle, d’en faire un transfert pour l’alléger, elle pouvait au moins lui rendre la vie plus… supportable. Regardant en face d’elle, elle répondit à Edward d’une voix épuisée mais pas par la fatigue – du moins, pas uniquement :

Bella –
Tu n’es pas neutre, Edward. Franchement, tu sais aussi bien que moi qu’aucun de vous n’ira dire que je suis à moitié responsable de ça. Je sais que vous me protégez… Mais je ne suis pas dupe. J’essaie seulement de…

Bella s’interrompit quelques instants, cherchant ses mots. Elle poussa un léger soupir et reprit :

Bella –
De l’aider. A défaut de… Enfin. Si je peux un tant soit peu lui rendre la vie moins pénible, même si elle ne le pense pas maintenant, je dois le faire. Ou essayer. Ils étaient si…

Mais soudain, des cris, des gémissements venant de la chambre de Jane. Bella se leva, remettant son « masque » et lançant un « Désolé » à Edward avant d’entrer dans la chambre qu’elle avait quittée dix minutes avant, à peine. Entrant dans la chambre, elle referma précipitamment la porte derrière elle et avertit Edward de la laisser gérer cela, de n’entrer sous aucun prétexte. Elle retrouva Jane au bord de son lit, sur l’oreiller, son visage affichant une terreur incroyable, de la panique et… Elle ne savait qualifier le reste. Elle hurlait et semblait se débattre contre quelque chose d’invisible. Une hallucination… Carlisle en avait parlé à Bella, mais elle n’avait pas voulu le croire étant donné que Jane avait été calme jusqu’ici. Enfin… Calme. Façon de parler, dirons-nous. Prenant une inspiration, elle s’approcha donc de Jane doucement, l’appelant pour couvrir sa voix, la rassurant mais cette dernière l’agrippa au cou dès que Bella fut à sa portée. Ouhlà ! Ne pas paniquer, rester calme. Si jamais Edward se doutait de quelque chose, il risquait de débarquer et elle ne le voulait pas, sous aucun prétexte. C’était beaucoup trop risqué ! Tentant de maîtriser sa voix, Bella reprit, essayant de se détacher de Jane, de la coucher à nouveau sur son lit :

Bella –
JANE ! C’est moi, Bella ! Tu es au cottage, dans la chambre de Renesmée ! Tu ne risques absolument rien, Jane ! Il n’y a pas de feu, tu ne brûles pas, je te le jure !

Chacune de ses phrases était entrecoupée des interventions de Jane qui donnait un nouvel élément de son hallucination minute après minute. D’après ce qu’elles s’étaient dit dans la forêt, ce jour-là, Jane revivait la nuit durant laquelle Aro les avait transformés et sauvés des flammes. Pendant dix bonnes minutes, voire un quart d’heure, Bella n’en savait trop rien, elle s’obstina et tenta de ramener Jane, de la « réveiller ». Ce fut long… Incroyablement long. Elle dut, à plusieurs reprises, hurler à Edward de ne pas entrer dans la pièce, que c’était beaucoup trop risqué et qu’elle se débrouillait. Lorsque Bella sortit de la chambre, le calme revenu, elle lâcha – tentant de camoufler le choc du moment :

Bella –
Une… hallucination… La nuit de leur transformation…


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MessageSujet: Re: Requiem in pacem   Mer 5 Juin 2013 - 21:22

Lilwen était partie, dans les bras de son père et entourée de ses oncles. Carlisle referma doucement la porte, puis soupira. La guerre étaient terminée, les derniers alliés du roumain traqués et tués. tout revenait dans l'ordre ! La ville de Volterra était toujours en reconstruction, mais les maîtres de la ville rentraient chez eux et allaient sûrement faire accélérer le mouvement. Le monde se remettait en place, dans ses règles et dans l'ordre. Dans l'ordre... Ou presque.

Il n'arrivait toujours pas à croire qu'Alec était mort. Le jeune garde était entraîné, et il avait son don. Il s'était sûrement fait avoir par surprise ! Et c'était... Il soupira, une fois encore. Jane était installée au cottage, brisée, détruite, perdue. Bella s'était instaurée en garde-malade, bourrée de culpabilité et de remords. Et Carlisle s'en faisait comme jamais. Il avait pourtant parlé à Bella, lui avait parlé des risques qu'elle encourait, mais elle n'en avait cure. Avec Edward, ils s'occupaient comme des parents de la jeune Volturi, qui était plus vieille qu'eux deux réunis. Jane n'avait que quelques années de différence avec lui.

Elle restait complètement apathique et inerte, secouée parfois par des crises d'angoisse, ou de brèves hallucinations. Bella tenait le bateau, la nourrissant, parfois de force. Et lui s'inquiétait. Dans son état, Jane n'avait plus de vision exacte de la réalité, et un coup était si vite arrivé. D'un autre côté, ce problème pourrait vite être réglé. Elle était si affaiblie qu'elle n'avait pas plus de force qu'un humain. Il restait son don, bien sûr, qu'elle ne contrôlait plus mais... Il doutait que l'isoler soit le meilleur moyen de l'aider.

Les semaines passèrent ainsi, et ils s'efforçaient de poursuivre leur vie le plus normalement possible. La croissance de Renesmée s'était stabilisée. Elle avait l'apparence d'une fillette de sept ans, était toujours en aussi bonne santé qu'au premier jour. Elle comprenait ce qui se passait, mais toute la famille veillait à l'y mêler le moins possible. Jacob était un soutien précieux, veillant comme un frère sur la jeune enfant, jouant avec elle, lui lisant des histoires... En parallèle, l'état de Jane se détériorait.

Un matin de Janvier, vers la fin du mois, il se rendit au cottage, déterminé à parler une fois de plus à sa belle-fille. Il fallait mettre en place des mesures, ça ne pouvait pas continuer comme ça. Il entrait lorsqu'il y eut un cri, et il a peine le temps de voir Bella se précipiter dans la chambre, claquant la porte derrière elle. Il se rapprocha, effrayé pour le coup, et son fils lui jeta un regard implorant et perdu. Une hallucination, très certainement. Il les avait pourtant prévenu.


Bella – JANE ! C’est moi, Bella ! Tu es au cottage, dans la chambre de Renesmée ! Tu ne risques absolument rien, Jane ! Il n’y a pas de feu, tu ne brûles pas, je te le jure !

Il baissa légèrement la tête. Une hallucination, oui, et d'après ce qu'ils entendaient, le sujet n'était pas très difficile à deviner. Carlisle patienta, bien plus calme que son fils qui semblait au bord de la crise de nerfs. Il attendit, longtemps, au moins un quart d'heure, avant que tout ne cesse. Il était assez terrible d'assister à ça en direct, et encore, ils n'étaient pas dans la chambre. Bella finit par ressortir, visiblement sous le choc.

Bella – Une… hallucination… La nuit de leur transformation…

- Et maintenant, elle redevenue apathique, n'est-ce pas ?

Il s'avança de quelques pas, troublé. Bella ne lui répondit pas tout de suite, le temps de reprendre ses esprits et son calme. plus aucun son ne venait de la chambre, sinon de faibles gémissements.

Bella - Oui... Calme comme si rien ne s'était passé, elle est juste un peu secouée.

- Il faut mettre en place les mesures dont avait parlé... Edward, tu m'aideras, ça va être rapide, j'ai ce qu'il faut au chalet.

Son fils hocha la tête et sortit aussitôt. Carlisle avait tout prévu, des jours plus tôt, et son fils revint vite avec le nécessaire. Bella ouvrit légèrement la bouche, comme prête à protester, puis se plaça devant la porte. Carlisle soupira et lui posa les deux mains sur les épaules, la fixant droit dans les yeux.

- Bella, s'il te plaît. On en a déjà parlé. Il faut éviter qu'elle se blesse ou ne blesse quelqu'un. Et ça permettra de rompre sans trop de risques son isolement. Tu ne peux pas gérer ça toute seule, et tu le sais.

Bella - Elle ne m'a rien fait, ici, et j'arrive à gérer tout ça sans problème. Je dois au moins faire ça...

- Jusqu'au jour où il y aura une crise plus grave ! Essaye de comprendre, on a peur pour toi. Tu ne gères pas "sans problème" puisque ça te ronge et que tu es choquée. Cette solution est même meilleure pour la propre sécurité de Jane.

Bella - C'est pas grave si ça me ronge, c'est de ma faute si elle est comme ça ! Si elle m'attaque, ce serait légitime et pas cher payé, au final.

Il leva les yeux au ciel, poussant un soupir plus qu'exaspéré. Edward, déjà bien sur les nerfs, avait l'air sur le point d'exploser.

- Mais tu n'as pas à prendre tout sur toi ! Ecoute-moi, la première fois que j'ai vu Jane, elle avait six ans, elle et son frère avaient été enlevés par les Volturi. Je l'ai vu lors de sa transformation, puis lors des premières années de sa vie à Volterra. Et je peux t'affirmer, pour l'avoir connu au quotidien, que la perte de son frère a dû la briser bien plus que nous ne pouvons l'imaginer. Et c'est qui la rend totalement imprévisible à l'heure actuelle. Tu penses peut-être "le mériter", mais crois-moi lorsque je te dis que cette solution vaut mieux pour toi, pour elle, pour nous tous ! Je suis médecin, Bella, et si je le pouvais, je mettrais Jane à l'hôpital. Alors, s'il te plaît, laisse-moi faire.

Elle se tut quelques secondes, semblant réfléchir, puis finit par abandonner.

Bella - Je... Très bien. Mais pas seul.

Il hocha la tête et entra, suivit de Bella et Edward. Edward qui dû rester dehors après une protestation indignée et inquiète de sa femme. Ils aidèrent Jane à se changer, pour des vêtements plus souples et confortables et repoussèrent les couvertures pour l'installer dans le lit, et non plus par-dessus. Carlisle tira les sangles du carton, et les accrocha au lit. Il attacha ensuite la Volturi par les chevilles, lui mit les sangles à la taille, à la poitrine, en-dessous les bras, puis enfin aux poignets. Il rabattit les couvertures sur elle, peiné. C'était pour son bien. Bella évitait le regard de Jane, ne disant rien, alors qu'elle semblait se réveiller un peu. Elle remua faiblement, les mouvements désormais totalement entravés. Bella semblait horriblement mal à l'aise, tâchant de se concentrer. Carlisle se redressa, et lui adressa une mimique désolée.

- C'est pour ton bien, murmura-t-il.
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Lust

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MessageSujet: Re: Requiem in pacem   Jeu 6 Juin 2013 - 11:18

Un fin rayon de soleil, très pâle, filtrait à travers la fenêtre. Les oiseaux paillaient dans les bras, le torrent grondait non loin, le vent faisait bruisser les feuilles des arbres. Jane entendait tout cela, mais avait aussi l'impression de ne rien entendre. Comme sourde au monde extérieur. Le monde aurait pu s'écrouler, la forêt prendre feu, la maison s'effondrer, le torrent recouvrir tout, elle n'aurait pas bougé pour autant. Elle ne savait même plus où elle était et ce qui se passait autour d'elle. Plus rien n'avait d'importance. Elle ne voyait plus, n'entendait plus, ne sentait plus, n'avait plus goût à rien.

Le nom du monde était souffrance.

Au début, peut-être ne réalisait-elle même pas ce qui se passait. un refus d'admettre la réalité, de comprendre que tout était vrai. Refus d'accepter qu'elle ne reverra plus jamais Alec... Il était parti en un lieu où elle ne pouvait pas l'atteindre, lui parler, le toucher, se blottir dans ses bras. Il n'y avait plus rien. Vous vous enfermiez dans votre bulle, refusant, encore et encore, d'accepter la réalité. Puis le temps passait, et cette réalité vous rattrapait, avec la violence d'une gifle. Et avec elle, la douleur. Elle était là, vous étouffait, vous écrasait, vous ne pouvez plus songer à autre chose. C'était comme si une armée d'ombres menaçantes vous menaçait de toutes parts. Au début, vous vous battez pour ne pas vous laisser submerger. Mais vaincu par le nombre, vous désespérez un jour.

Le nom du monde était désespoir.

Jane aurait tout à fait incapable de dire ce qui se passait autour d'elle. Enfermée dans sa peine, elle n'avait conscience de rien d'autre. Parfois, elle sentait un mot, un souffle, un geste, qui disparaissait aussitôt, comme s'il n'avait jamais existé. Parfois, elle sentait la brûlure de sa gorge, mais ce n'était qu'une douleur de plus, qui ne servait qu'à lui rappeler cruellement qu'elle vivait alors que son frère était mort. Mort loin d'elle. Mort séparé d'elle. Elle se crispa et gémit. Combien de temps, combien de temps s'était-il passé depuis qu'elle l'avait perdu ?

Le nom du monde était terreur.

Comment vivre sans lui ? Elle ne pensait pas en être capable. Elle avait tenu pour lui, grâce à lui, depuis toujours, depuis leur naissance. Alors comment ? Comment ? Elle avait peur, elle ne pouvait poursuivre seul. Pas sans lui. Elle trembla, brisée, puis sentit tout à coup un mouvement. Bella était apparue, ce qui la déstabilisa un moment. Pourquoi était-elle là ? Que faisait-elle là ? et d'ailleurs, quel était cet endroit ? Elle reconnut l'odeur du sang, puis porta les mains devant son visage. Non. Non, elle ne voulait pas se nourrir ! Elle voulait qu'on la laisse périr, qu'on la laisse rejoindre son frère.


– Pourquoi vous faites ça…

Elle ne voulait pas, ils devaient la laisser. Elle tenta de se débattre, mais Bella lui maintint les bras et la tête, et lui fit couler le sang dans la gorge. Jane tressaillit, incapable de se défendre. ses membres étaient en plomb, elle ne s'était même pas rendu compte à quel point elle s'était affaiblie. elle retomba sur le lit, bouleversée.

Bella – Je suis désolée, mais c’est pour ton bien. Tu dois tenir… Pour Alec…

– On est pas à l’hôpital, ici.

Bella – On ne va pas te laisser dépérir pour autant. Bon… Je suis à côté si tu as besoin de quelque chose.

Elle ne releva pas, ayant terriblement envie de fondre en larmes. Elle doutait que Bella accepte de la tuer si elle le lui demandait. Elle soupira, la gorge serrée à un point inimaginable. Elle glissait de nouveau dans les ténèbres, perdant conscience de la réalité. Elle aurait tant voulu perdre connaissance, échapper à cette souffrance horrible. Pourquoi tenir, après tout ?! Alec était mort. Et il ne reviendra pas, peu importe ce qu'elle endurera. Elle rouvrit les yeux, puis crut apercevoir quelque chose. Elle n'était plus dans la chambre, mais... dans un cachot.

Elle entrouvrit la bouche, stupéfaite, et leva une main. Les murs semblaient si réels, elle pouvait sentir l'humidité, la froideur de la pierre. Elle appuya une main sur sa poitrine, sentit son coeur qui battait la chamade. Une autre main se glissa dans la sienne, et elle sursauta.


- Alec ? murmura-t-elle.

Elle le serra aussitôt dans ses bras, à la fois choquée et heureuse. Il était là. Il était là ! Mais un bruit l'alerta, la lourde porte s'ouvrait, laissant passer des hommes en arme. Elle fut arrachée à son frère, et ils furent conduits dehors. C'était la nuit. Une ville Italienne. le bûcher.... Ils y furent attachés et elle se débattit malgré elle, terrorisée. Le discours du juge, le bourreau, les flammes. le feu embrasant le bois et la paille. Touchant leurs pieds nus.

Elle hurla, tentant de se libérer, appelant son frère. La chaleur les faisait suffoquer, et la douleur les broyait littéralement. Et Alec... Alec ne disait plus rien, tête baissée comme s'il était évanoui. Il disparaissait peu à peu, caché dans les flammes et la fumée. Il disparaissait... D'autres cris se joignaient aux siens, mais elle n'en comprenait pas le sens. Non. Alec... Il n'était plus là, il avait été emporté. Elle ne distinguait plus rien.

Cette vision se déchira d'un seul coup. Jane hoqueta, tremblante comme une feuille, et dans les bras de Bella Cullen. Que s'était-il passé ? Elle se laissa retomber sur le lit, apathique. Alec... Il n'était mort cette nuit-là, non. Pas cette nuit. Mais au final, tout ça n'avait été qu'un sursis. C'était reculer pour mieux sauter, comme on dit.


Bella – Une… hallucination… La nuit de leur transformation…

Carlisle - Et maintenant, elle redevenue apathique, n'est-ce pas ?

Jane tourna légèrement la tête sur l'oreiller. Apathique. Ou morte. C'était selon les points de vue... Son esprit était mort, son coeur était mort. Elle n'était plus qu'une sorte de vieux fantôme, incapable et inutile. Elle ne comprenait pas non plus pourquoi on s'occupait d'elle, pourquoi on la gardait en vie. Ça ne servait à rien après tout. On entra à nouveau dans la chambre. Bella et... Et... Carlisle... Ils la firent changer de vêtements, sans qu'elle ne réagisse. Ils auraient pu tout aussi bien l'allonger au milieu de nulle part et l'y abandonner, ça n'avait pas d'importance. Carlisle attacha des trucs au lit, puis elle sentit quelque chose tirer sur sa cheville.

Elle se força à se concentrer, à comprendre ce qu'il fabriquait. Puis finit par comprendre qu'il était en train de la sangler au lit. Constat qui, bien que particulièrement étrange, parvenait à peine à la maintenir "éveillée". Mais... Pourquoi l'attachait-il ? Elle n'avait, de toute façon, même plus la force de se lever seule. Et... Ceci... La dernière fois qu'elle avait été attachée, c'était lorsque Gabrielle l'avait torturé à mort. Crispée, elle combattit son envie de pleurer. Elle pouvait bouger un peu, mais plus du tout librement. Carlisle se redressa, après avoir mis les couvertures sur elle.


Carlisle - C'est pour ton bien, murmura-t-il.

Elle entrouvrit la bouche, voulant pleurer, crier, mais ne le pouvant pas. Elle le regarda, puis regarda Bella. Pourquoi... Ils la forçaient à se nourrit, et maintenant l'attachait. Mais que leur avait-elle fait ? De quoi était-elle coupable ? Elle ne leur avait rien demandé, c'était eux qui l'avaient amenés ici. Il aurait fallut la laisser sur-place, la laisser mourir. Elle tira un peu sur les sangles de ses poignets, serrant les lèvres pour retenir un cri. Elle les regarda, s'obligeant toujours à garder un pied dans la réalité.

- Vous êtes pires que les Volturi, ici...

Elle vit Bella se figer et se crisper, sans rien dire. Cela l'amusait sans doute, ce qui se passait ici. Elle détourna la tête, préférant regarder le mur plutôt que les deux Cullen. Puis le plafond, d'un regard vide. Une preuve de plus qu'elle ne pouvait se fier à personne. Elle ignorait pourquoi les Cullen faisaient cela, mais s'ils voulaient l'achever, qu'ils le fassent rapidement. Et si elle vivait, qu'allait-elle bien devenir ?

La sensation de brûlure de son cauchemar revint tout à coup en force. Elle sentait son don glisser, enfler, évoluer. elle le sentait en elle, pulsant avec rage et force, comme s'il ne demandait qu'à sortir et tout ravager, plus puissant que jamais. Elle gémit et grimaça, serrant les poings comme pour essayer de contenir cette force qui ne demandait qu'à s'échapper. Jane avait une sensation étrange. Ce don, elle ne le contrôlait plus. Et il évoluait...


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MessageSujet: Re: Requiem in pacem   Jeu 6 Juin 2013 - 22:40

[Bon… Je laisse carrément la porte ouverte à la fin de mon RP, mais n’en profitez pas pour gueuler <_< *craint le pire avec Edward*]

Carlisle avait beau avoir apporté des arguments imparables concernant l’attachement de Jane, Bella n’aimait pas cela. Elle s’en voulait de devoir en arriver là mais ne pouvait nier qu’elle avait eu la peur de sa vie – enfin, presque. Et puis… Face à Carlisle, comment voulez-vous riposter ? C’est, tout simplement, impossible. Il l’intimidait toujours, même si elle le côtoyait quotidiennement à présent. C’était, d’ailleurs, pour cette raison que Bella n’arrivait pas à tutoyer son beau-père. Cela aurait été… étrange. Vraiment étrange. Il ne lui avait jamais fait la remarque mais elle savait que l’envie lui démangeait depuis des mois de le faire pour qu’elle arrête. Seulement, même s’il le lui disait… Elle ignorait sincèrement si elle parviendrait à le faire sans problème. Son beau-père, quoi ! En bref, il lui était impossible de riposter davantage. Raison pour laquelle Bella s’était pliée à sa décision. Qui plus est… Il lui avait dit qu’il n’hésiterait pas à appeler les autres pour l’aider, s’il le fallait. Et la perspective de se retrouver seule face à sept vampires bien plus âgés qu’elle, même si elle avait la force d’une nouvelle-née, était effrayante. Surtout que ces vampires étaient sa seule famille, à présent…

C’est pourquoi Bella s’était inclinée, à condition d’entrer dans la chambre avec Carlisle. Il était hors de question de le laisser seul avec Jane alors qu’elle était aussi instable. Dieu sait combien de fois elle lui avait lancé son don, ou avait voulu le faire durant les quelques semaines passées au cottage. Edward avait voulu entrer aussi, mais… Même pas en rêve ! Bien sûr, il était frustré, inquiet, exaspéré par tout ce qu’il venait d’entendre. Naturellement, il allait sûrement se venger ou le lui faire payer en la questionnant par rapport à ce que Bella avait dit avant d’être interrompue par l’hallucination de Jane. Mais, peu importe. Elle assumerait, le plus important étant que sa vie soit sauve et qu’il soit hors de danger. Il l’avait protégée durant sa vie humaine… A elle d’en faire de même pour lui. Que cela lui plaise ou non.

Ils entrèrent donc dans la chambre avec le matériel nécessaire et des vêtements pour Jane, plus « souples » d’après Carlisle. Oui, enfin… Des vêtements d’hôpitaux, en somme. Bella aida son beau-père à changer Jane et à la coucher dans le lit, sous les couvertures cette fois. Elle ne comprenait pas vraiment la différence que cela faisait, mais soit… C’était lui, le médecin, après tout. Il commença ensuite à attacher les sangles au lit, puis aux chevilles, poignets, à la taille de Jane et sous sa poitrine. Bella évitait le regard de Jane qui semblait prendre peu à peu conscience de ce qu’ils faisaient. Elle ne voulait pas voir cela… Elle ne le pouvait pas. Si Carlisle devait en venir aux sangles, c’était uniquement à cause d’elle. Les Cullen s’inquiétaient pour sa sécurité… Et cette hallucination avait fini de les convaincre. Peut-être la réaction qu’avait eue Bella n’avait pas aidé, d’ailleurs. Mais elle ne pouvait pas les laisser entrer. Ici, elle se forçait à rester concentrer pour détecter le moindre signe d’énervement de Jane, le moindre signe de concentration, la moindre lueur vengeresse dans son regard. Elle n’était pas tranquille… Savoir son beau-père à la merci de Jane alors qu’ils ignoraient la manière dont s’était développé le don de la Volturi était plus que stressant. D’autant plus qu’il revenait à Bella de le protéger, au cas où. Et elle n’était pas sûre de maîtriser son don comme cela…

Carlisle –
C'est pour ton bien.

Jane entrouvrit alors la bouche, comme pour riposter, mais aucun son n’en sortit. Elle semblait paralysée, perdue, au bord de la crise de larmes. Bella culpabilisait de la laisser comme cela, de lui infliger un tel traitement. Si elle avait pu, elle l’aurait détachée sur-le-champ. Mais… Avec Carlisle et les autres dans les parages, l’idée était loin d’être bonne et mieux valait-il rester « dans les rangs » cette fois. Se faire engueuler par Carlisle… Une fois, mais pas deux. Par chance, il ne lui avait jamais reparlé du sujet de son savon et l’avait laissée tranquille. Alors, autant ne pas tenter le diable et rester calme même si les remords grandissaient de seconde en seconde. Jane tira sur les sangles avec ses poignets et ses jambes mais elle était bien trop faible pour les briser… Elle était fragile, aussi faible qu’un humain ou qu’une enfant de douze ans, plutôt. Ils avaient dit qu’ils sauraient qu’elle irait mieux lorsqu’elle arriverait à briser les sangles elle-même. C’était… barbare. Odieux. Horrible. Et Bella n’avait pas le choix…

Jane –
Vous êtes pires que les Volturi, ici...

Pires que… Bella se figea instantanément en entendant ces paroles, ne pouvant s’empêcher de se crisper. Elle repensa à tout ce que lui avait confié Jane par rapport aux Volturi, à ce qu’ils lui avaient fait subir à elle et son frère. Qu’elle les compare aux Volturi était… Cela signifiait qu’elle souffrait à un point inimaginable. Bella ne dit rien pour ne pas montrer ce qu’elle ressentait, surtout à côté de Carlisle, mais elle se déconnecta totalement de la réalité l’espace de quelques secondes. Ce que venait de dire Jane la faisait culpabiliser davantage même si elle ne devait absolument pas le montrer. Surtout que… Si Bella montrait quoi que ce soit, Jane risquait d’en profiter, d’ouvrir une brèche pour pouvoir torturer Carlisle, ou pire. Non… Elle ne pouvait pas. Se concentrer. Ne pas laisser son beau-père risquer de souffrir au même point qu’Edward deux ans plus tôt. Bella tentait de reprendre ses esprits lorsqu’elle entendit Jane gémir puis la vit serrer les poings tout en grimaçant. Carlisle, réellement inquiet apparemment, s’était rapproché de la Volturi pour pouvoir l’aider. Ce n’est qu’à ce moment que Bella vit son regard… Une souffrance, certes, mais de la colère aussi, apparemment. Elle se jeta sur son beau-père en hurlant à moitié :

Bella –
Carlisle ! Sortez, son don !

Le temps de réaction de Bella fut un peu trop lent par rapport au don de Jane. Elle entendit son beau-père pousser un gémissement mais le poussa directement dehors, en deux secondes à vrai dire, et referma la porte derrière elle. Bon… Au moins, cela n’avait duré que deux secondes, pas une de plus. Le temps pour Bella de sortir Carlisle de la chambre après avoir remarqué que son don n’avait pas fonctionné assez rapidement après la « déconnexion » qu’elle avait eue. Le seul point négatif à cette alternative – à savoir : jeter son beau-père dehors – était qu’elle l’avait un peu bousculé… Juste un peu. Et, ne mesurant pas sa force, il était par terre. Hors de la chambre, mais par terre. Oups ?

Bella –
Pardon ! C’est que… Je vous avais dit que je n’étais pas sûre de mon don et j’ai été déconcentrée quelques secondes et… Pardon. Vous n’avez rien ? Désolée…

Pour le coup, heureusement que Bella ne pouvait plus rougir. Elle avait honte de ce qu’elle venait de faire, même si cela avait évité une souffrance incroyable à Carlisle. Mais il n’en restait pas moins qu’elle avait tout de même « un peu » bousculé son beau-père au sens propre du terme, tout en lui donnant un ordre. Elle se concentrait sur lui, cherchant à éviter le regard d’Edward qui devait être plus que furieux et qui n’allait certainement pas la louper dès qu’ils seraient seuls. Se répandant une autre fois en excuses, Bella dit :

Bella –
Je suis vraiment désolée… Je… n’ai pas maîtrisé ma force.


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Edward A. Cullen
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MessageSujet: Re: Requiem in pacem   Sam 8 Juin 2013 - 12:16

Bella – Tu n’es pas neutre, Edward. Franchement, tu sais aussi bien que moi qu’aucun de vous n’ira dire que je suis à moitié responsable de ça. Je sais que vous me protégez… Mais je ne suis pas dupe. J’essaie seulement de…

Elle avait une voix triste et brisée. Il la serra un peu plus fort contre lui, attendant qu'elle livre le fond de sa pensée.

Bella – De l’aider. A défaut de… Enfin. Si je peux un tant soit peu lui rendre la vie moins pénible, même si elle ne le pense pas maintenant, je dois le faire. Ou essayer. Ils étaient si…

Si quoi ? Il ne savait pas quoi lui dire pour la réconforter. Il trouvait incroyable qu'elle s'en veuille à ce point. Ce n'était pas elle qui avait tué Alec, et aujourd'hui, elle s'occupait de Jane comme une grande soeur. Alors que même qu'avant, elle la craignait et la haïssait. Une haine plus ou moins fondée, d'ailleurs. On ne pouvait pas dire que la première rencontre entre les deux filles s'étaient bien passée. Mais Jane avait changé après tout ce que les Volturi lui avaient faits subir. Et Bella avait changé parce qu'elle croyait être responsable de tout. Cette fille était une véritable martyr-née. Il s'apprêtait à tenter une réponse lorsque des gémissements s'élevèrent, puis un cri. ils se relevèrent aussitôt et Bella fonça dans la chambre.

Il voulut la suivre mais elle lui claqua la porte au nez. Il ouvrit grand les yeux, stupéfait puis terriblement frustré. Non mais, eh ! Elle venait bien de le foutre à la porte, là ? Pourquoi ne pourrait-il pas l'aider ? Jane était en pleine hallucination, ne distinguant rien de la réalité. Et Bella qui s'en occupait toute seule... C'était dangereux, bon sang ! Même si elle résistait au don de la Volturi, elle aurait quand même mal en se prenant un coup. Elle avait beau être plus forte, elle n'était pas du tout entraînée, loin de là. Il appuya les deux mains sur la porte, remarquant à peine que son père entrait, alors que Bella lui criait de ne pas entrer. Bon sang, mais bon sang ! Il se jura intérieurement de la coller aussi tôt que possible dans les mains de Jasper pour qu'il lui apprenne à se défendre, mentalement et physiquement.

Cela dura longtemps, un bon quart d'heure. Sur les nerfs, Edward était littéralement sur le point d'exploser. Mais, enfin, les choses semblèrent se calmer. Sa femme sortit, et il s'assura qu'elle était entière. Elle avait l'air choquée, simplement. Jane, elle, était redevenue complètement inerte. Il soupira.


Bella – Une… hallucination… La nuit de leur transformation…

Carlisle - Et maintenant, elle redevenue apathique, n'est-ce pas ?

Il s'était avancée, tandis que Bella cherchait à reprendre ses esprits. Ca ne pouvait pas durer comme cela... Il suivait les pensées de son père, tout à fait d'accord avec lui. Il était largement temps de passer à la vitesse supérieure, se débrouiller, faire quelque chose, enfin ! N'importe quoi, quelque chose.

Bella - Oui... Calme comme si rien ne s'était passé, elle est juste un peu secouée.

Carlisle - Il faut mettre en place les mesures dont avait parlé... Edward, tu m'aideras, ça va être rapide, j'ai ce qu'il faut au chalet.

Il hocha la tête et partit aussitôt, courant au chalet, récupérer ce que Carlisle avait préparé. Il était sous le choc, lui aussi, cherchant à remettre ses idées en place. Il n'aimait pas trop ce genre de méthodes, mais si c'était ce qu'il fallait pour protéger Bella... Ils devaient trouver un moyen de s'en sortir, de réveiller Jane. Si elle s'enfonçait trop dans la douleur, qui sait ce qui se passera ensuite ? Et il y avait aussi les Volturi, qui ne l'oubliaient sûrement pas. En revenant au cottage, il vit Carlisle en train de raisonner Bella. elle non plus ne semblait pas apprécier du tout cette méthode. Mais leur père ne lui laissa pas le choix.

Ils entrèrent dans la chambre tous les deux, Edward se faisant repousser à l'extérieur après un regard noir et indigné de sa femme. D'accord, d'accord ! Pas question d'entrer. Il patienta tant bien que mal, se retenant de grogner. et ne put s'empêcher de détourner les yeux. Il avait énormément de mal à supporter ce qui se déroulait dans la tête de Jane. C'était bien plus qu'une simple déprime.


Carlisle - C'est pour ton bien.

Edward baissa la tête. Son bien... Surtout pour celui de Bella en fait. Horriblement gêné, il sursauta lorsque Jane dit qu'ils étaient pires que les Volturi. après tout ce qu'il avait vu dans ses souvenirs, cette phrase réussit à le choquer. Qu'elle leur dise ça, aussi froidement... Il ne s'y attendait pas, et avala difficilement le venin qui lui montait en bouche. Jane était encore plus perdue, se demandant pourquoi on lui faisait cela, quel était l'intérêt, si cela les amusait, et ce qu'elle allait devenir.

Ses pensées changèrent tout à coup du tout au tout. Éberlué, il lui semblait "percevoir" une force dans son esprit, quelque chose qui bougeait et évoluait. Et qui la faisait souffrir. Son don ? C'était incroyable, il le voyait, le percevait, comme une entité part entière que la Volturi gardait en elle. Elle gémit soudain.


Bella – Carlisle ! Sortez, son don !

Edward ne revint à la réalité que lorsqu'il vit son père faire un petit vol plané et s'écraser par terre, à côté de lui, sur le plancher. Hein ? Il cligna des yeux, surpris. Jane ne s'était pas détachée, pourtant, si ? Il mit plusieurs secondes avant de comprendre que c'était sa propre femme qui venait de propulser son beau-père dehors en le frappant. D'accord... Et eux qui avaient félicités Bella pour son self-control... Carlisle se releva, alors que Bella sortait précipitamment, refermant la porte. Si elle avait rougir, elle ne s'en serait certainement pas privée.

Bella – Pardon ! C’est que… Je vous avais dit que je n’étais pas sûre de mon don et j’ai été déconcentrée quelques secondes et… Pardon. Vous n’avez rien ? Désolée…

Elle évitait son regard, alors qu'il était pris d'une furieuse envie de rire. Il se força à respirer calmement, de manière à ne pas craquer. Rester stoïque, ne rien dire, et surtout ne pas rigoler. Elle allait penser qu'il se moquait d'elle, alors qu'il avait simplement les nerfs qui lâchaient. il se mordit la langue, pensant à autre chose.

Bella – Je suis vraiment désolée… Je… n’ai pas maîtrisé ma force.

Elle ne cessait de s'excuser, ce qui n'aidait pas franchement Edward à garder son calme. Il allait craquer, là ! Il mit une main sur sa bouche, son autre bras serré contre lui, alors que son père rassurait Bella. Au même moment, Jasper toqua à la porte et entra. Edward hocha la tête, alors que Carlisle lui jetait un coup d'oeil. Bon. Ils allaient passer à la vitesse supérieure maintenant. Son père et son frère se chargeaient de Jane. Lui se chargeait de sa femme. Et il ne comptait plus la laisser se défiler aussi facilement, à présent ! En un bond, il sauta sur elle et l'enleva dans ses bras, la soulevant, et la serrant contre lui. Il l'immobilisa, grâce à une technique que lui avait enseigné Jasper quelques jours auparavant.

Bella se débattit, lui hurlant de la lâcher sur le champs. Sans en tenir compte, il sortit avec elle et l'emmena au chalet. Les autres étaient partis chasser, tous ensemble. Il grimpa jusqu'à leur chambre, puis plaqua Bella, sur la lit, lui attrapant les poignets et coinçant ses jambes avec les siennes.

Elle continua de hurler et se débattre, et il attendit patiemment qu'elle se rende compte que ça ne servait à rien. Elle finut par grogner, mais se calmer, et lui demander ce qu'il voulait. Il lui sourit.


[HJ : Voilà, Bella et moi, on fait notre Rp, Carlisle, Jaz', Jane et Alice en font un autre. Bisous.^^]
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