Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Pendant que les enfants sont au lycée...

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MessageSujet: Pendant que les enfants sont au lycée...   Jeu 4 Juil 2013 - 15:09

Depuis leur arrivée prématurée au Népal, Esmée et Carlisle n’avait pas eu l’occasion de discuter et de parler des récents évènements. En tout cas, pas en profondeur. Et, pour être honnête, il y avait eu beaucoup d’évènements qui s'étaient produits dans un très court laps de temps et… Entre ceci et cela, ils n’étaient pas vraiment seuls tous les deux, sans compté qu’ils avaient tous eu beaucoup à faire depuis leur arrivés. Esmée avait été dans la chambre pour travailler un peu sur ses plans (Qu’elle avait un peu mis de côté ces derniers temps) mais pensait plus à tout ce qui s’était produit ces temps-ci, entre leur départ au Népal, la Naissance de Renesmée, la transformation de Bella, l’adoption de Jane et toutes les autres situations dans lesquelles ils s’étaient retrouvés...

Esmée pensait qu’il était judicieux d’en parler, elle le pensait au plus profond d’elle-même, malgré le fait qu’elle n’arrivait pas à dire, pourquoi il était judicieux de vouloir en parler quelque peu avec son époux. Esmée fouilla dans sa tête après une excuse –aussi stupide soit-elle - pour aller chercher son époux et mettre sur le tapis toute cette histoire. Elle avait été présente pendant tout ce temps, mais, une part d’elle-même c’était réveillée quand elle avait parlé avec Jane et qu’elle avait évoqué son enfant perdu. Esmée avait le sentiment de ne pas avoir tout compris, d’être revenu d’un long voyage alors qu’elle était partie avec eux, et qu’elle avait assisté à tout ça.

Une part d’elle-même lui disait d’aller simplement trouver son époux et d’en discuter calmement quand personne ne serait là, quand ils seraient tout au lycée mais une autre partie d’elle lui disait qu’attendre que son époux évoque le sujet serait la meilleure solution, après tout, elle savait qu’il faudrait qu’ils en parlent entre eux, pour mieux avancer. Pour mieux comprendre et analyser les choses. Esmée soupira, puis laissa tomber le plan qu’elle était en train de reprendre, et entreprit de descendre. Son temps de réflexion avait dû être plus long que ce qu’elle n’avait imaginé, car elle n’avait pas vraiment fait attention au fait qu’ils étaient tous partis au lycée, et qu’en conclusion, ils pourraient en discuter. Lorsqu'elle fut arrivée au premier étage, Esmée se dirigea vers le bureau de Carlisle. Elle donna un bref coup sur la porte et entra.


-Esmée- Sur quoi travailles-tu ?

Pendant qu'Esmée prononça ces paroles, elle se plaça derrière son époux, l'enlaça de ses bras et l'embrassa dans le cou.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Jeu 4 Juil 2013 - 18:16

Edward préparait un sac avec des affaires de Renesmée, pour lui emmener avant le début des cours. Bella, elle, lissait et re-lissait un de ses vêtements, s'assurant qu'il était propre et tout. Il eut un sourire attendri, et entra dans son bureau. Il n'allait pas à l'hôpital aujourd'hui, mais avait emmené du travail à effectuer chez lui. L'immortalité, c'était bien, mais l'ennui guettait toujours chacun d'entre eux. Il s'installa, ouvrant ses dossiers et commençant par classer mails et courrier pendant que ses enfants se préparaient à partir.

Les portières de voiture claquèrent, les moteurs se firent entendre. Il releva juste la tête un bref instant, puis se plongea dans son travail. Le chalet paraissait extraordinairement calme lorsque tous les enfants étaient partis. Jacob avait filé lui aussi, partageant actuellement son temps entre surveiller l'hôpital et rôder dans les alentours. Il ne passait finalement que très peu de temps avec eux au chalet. Sans doute à cause de l'odeur. Il retint un sourire en ouvrant son classeur, consultant les cas à traiter.

Accidents de la route, accidents domestiques, os brisés, saignements, coups, malaises, maladies, coma... La "routine" habituelle en quelque sorte. Bien souvent, ce n'était rien de bien méchant. Rien, en tout cas, qui ne puisse se régler avec un traitement, ou dans le pire des cas, par une opération. Il remplissait le dossier de sortie pour une jeune femme opérée plus tôt d'une hernie lorsque sa femme entra. Elle se mit derrière lui et l'enlaça, l'embrassant dans le cou. Il sourit en fermant les yeux, lui attrapant la main.


-Esmée- Sur quoi travailles-tu ?

- Faire sortir quelqu'un de l'hôpital pour la semaine prochaine... Rien de très pressé.

Il attrapa souplement sa femme par la taille et l'assit sur ses genoux, la serrant contre lui, respirant son parfum de violettes. Il le connaissait si bien qu'il aurait pu le repérer au milieu d'une foule les yeux fermés. Il l'embrassa à son tour, tendrement, puis nicha son nez dans son cou, les yeux fermés. Il la sentait tendue, peu à l'aise. Quelque chose la tracassait ? Ce n'était vraiment pas dans ses habitudes de venir le voir ainsi pendant qu'il travaillait, sauf si quelque chose de grave était arrivé, elle qui avait toujours peur de déranger. Il se redressa puis la regarda droit dans les yeux.

- Il y a quelque chose qui te gêne ? Ou dont tu veux parler ?
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Dim 7 Juil 2013 - 1:32

-Carlisle- «Faire sortir quelqu'un de l'hôpital pour la semaine prochaine... Rien de très pressé. »

Esmée sentit son époux l’attraper par la taille, l’assoir sur ses genoux la serrer dans ses bras tout en humant son parfum. Esmée était tendue, et pensa d’un coup, qu’elle n’aurait pas dû le déranger ainsi… Elle essaya de se détendre, il n’allait pas la manger ! Elle le savait parfaitement. Carlisle l’embrassa ensuite tendrement, et Esmée sentit alors qu’il nicha son nez dans son cou, elle avait du mal à se détendre, et savait que Carlisle allait le sentir… Il ne fallait pas qu’il s’inquiète, pas pour si peu. Elle voulait parler avec lui, pas l’inquiéter. Elle se concentra pour se détendre et vite. Mais quelque chose en elle lui disait que c’était trop tard. Qu’il savait que quelque chose la préoccupait…

-Carlisle- « Il y a quelque chose qui te gêne ? Ou dont tu veux parler ? »

Elle se crispa encore plus, et commençait à regretter de l’avoir déranger. Mais s’ils ne parlaient pas de tout ça, quand le feraient-ils ? Elle pensait qu’il était judicieux d’en parler, mais… Là, elle n’osait plus. Et s’il réagissait comme pour l’Italie. Bon, elle savait qu’elle avait fait une bêtise, qu’elle n’aurait pas dû suivre son instinct… Avec l’adoption de Jane, et tout le reste, Esmée avait remué le passé, inconsciemment. Et voulait parler de tout ça avec son mari. Même s’il l’engueulait par la suite. Elle ne voulait pas se suicider, non, seulement lui parler.

-« Eh bien… »

Esmée se sentait mal à l’aise, et gênée.

-« Il n’y a rien de grave, mais… »

Elle avait l’impression de ne plus savoir que dire, et trouvait à présent ses motivations du départ bien stupides… En plus, elle ne voyait même plus comment aborder le sujet...

-« Enfin... Depuis notre arrivée ici, on n'a pas vraiment eu l’occasion de discuter sur tout ce qui arrive… »

Esmée avait terminé sa phrase en chuchotant, elle n’osait pas continuer sur sa lancée, bien qu’elle ait confiance en son mari. En cet instant précis, elle avait peur de la tournure qu’allait prendre la conversation, elle n’allait pas lui dire de suite qu’elle avait pensé à Alix, ni à son enfant avec cette histoire d’adoption. Elle finirait par le lui dire, ça, sans aucun doute. Mais là, elle voulait qu’ils parlent des autres évènements. Seulement, il fallait bien commencer par quelque chose. Esmée savait que si elle ne continuait pas, il allait s'inquiéter... Il fallait qu'elle continue. Esmée fixa Carlisle, puis réfléchit. Elle savait qu’elle devait parler, maintenant, avant de l’alarmer encore plus. Après tout, elle avait confiance en lui, elle savait qu’elle pouvait tout lui dire.
Esmée retint un soupir, prit son courage à deux mains et chercha rapidement comment dire ce qu’elle pensait, puis commença à parler.


- « C'est à propos de ce que j'ai dit l'autre fois, à Jane… Je dois te dire que… Cela me trotte encore dans la tête. Et que… »

Esmée avait du mal à dire qu’elle avait pensé à Alix, et à son enfant... Qui avait-il de si difficile à dire ?...

- « Je pensais à mon enfant… comme tu peux t’en douter... Mais aussi à… »

Alix, un seul prénom. Un seul !

-« Alix. »

Esmée voulut se lever, pour ne pas sentir sur elle son regard, en ce court instant. Ce regard qui, ne devrait pas, en cet instant précis rendre cela si difficile à dire… Esmée baissa les yeux.

-« Tu crois que si nous n’avions pas été là… Tout ça n’aurait pas eu lieu ? Qu’Alec ne serait pas mort ? Qu’Alix non plus ? »
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Mar 9 Juil 2013 - 12:22

Esmée -« Eh bien… »

Et bien ? Elle avait toujours du mal à terminer à ses phrases lorsqu'elle était stressée, ou gênée, comme cela paraissait être le cas ici. Il attendit patiemment qu'elle se livre, et elle finit par balbutier que ce n'était rien de grave, ce qui ne fit que le convaincre du contraire. Lorsque quelqu'un vous assurait que ce n'était rien de grave, votre première réaction était de chercher à savoir par tous les moyens ce qui s'était passé. Et, avouons-le, il préférait rester prudent. Esmée était tellement fragile.

Esmée -« Enfin... Depuis notre arrivée ici, on n'a pas vraiment eu l’occasion de discuter sur tout ce qui arrive… »

Elle s'interrompit, une fois de plus. Il ne comprenait pas tout à fait cette réticence... Discuter de tout ce qui s'était passé, d'accord, mais pourquoi être gênée à ce point ? Elle lui aurait tout de même dit avant s'il elle refusait que Jane reste avec eux ou que... Il n'était pas sûr, en fait. Était-ce de cela qu'elle souhaitait lui parler ? Il se perdait en supputations, et cherchait à comprendre.

Esmée - « C'est à propos de ce que j'ai dit l'autre fois, à Jane… Je dois te dire que… Cela me trotte encore dans la tête. Et que… Je pensais à mon enfant… comme tu peux t’en douter... Mais aussi à… »

Il se crispa légèrement. Il savait à qui elle pensait, sans avoir besoin de l'entendre, sans avoir besoin qu'elle le dise, sans que son idée s'échappe de ses lèvres. Elle finit par prononcer le prénom, du bout des lèvres. Il baissa légèrement les yeux. Voilà déjà deux ans qu'Alix était morte. Deux ans que les graines de la révolte avaient été semées chez les jumeaux, ce qui avait finalement conduit à la mort de l'un d'entre eux. Deux ans. Alix n'était plus depuis déjà tant de temps, et tant de choses étaient arrivés depuis. quand on y pensait bien, cela donnait le tournis.

Esmée -« Tu crois que si nous n’avions pas été là… Tout ça n’aurait pas eu lieu ? Qu’Alec ne serait pas mort ? Qu’Alix non plus ? »

Il soupira profondément puis lui caressa la joue, la fixant droit dans les yeux.

- Esmée, Alix était malade, gravement... Même si elle n'était jamais venue à Volterra, elle n'aurait jamais atteint ses dix ans. De toute façon, étant une Enfant de la Lune, les Volturi lui seraient tombés dessus un jour ou l'autre.

Il lui prit le menton pour la forcer à le regarder droit dans les yeux, et l'empêcher de se dérober. Il savait que c'était un sujet douloureux mais autant en parler de suite.

- Alec est mort pendant la guerre, Esmée. Ce n'est pas de ta faute ni de la nôtre. Et, c'est malheureux à dire, mais il aurait sans doute mieux valu que Jane meure avec lui. Elle risque de changer, et... Enfin, regarde, son don évolue beaucoup, et elle va changer, c'est indéniable. En bien ou en mal, je ne saurais le dire.

Il l'embrassa doucement, tendrement, la serrant contre lui, pour la rassurer, la protéger, espérant qu'elle lui ouvre complètement son cœur et ne reste pas avec ses doutes et ses questions.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Mer 10 Juil 2013 - 18:54

Esmée entendit Carlisle soupirer profondément. Puis elle sentit qu’il lui caressa la joue, tout en la fixant dans les yeux.

-Carlisle- Esmée, Alix était malade, gravement... Même si elle n'était jamais venue à Volterra, elle n'aurait jamais atteint ses dix ans. De toute façon, étant une Enfant de la Lune, les Volturi lui seraient tombés dessus un jour ou l'autre.

Esmée voulut détourner les yeux, mais Carlisle lui prit le menton, l’obligeant ainsi à le regarder droit dans les yeux. L’empêchant de détourner le regard, et ne se défiler. Elle retint un petit soupir, tout en regrettant d’avoir franchi cette porte. Si elle ne l’avait pas franchie, ils ne seraient pas en train d’avoir cette discussion qui lui était douloureuse… Et, elle ne l’aurait pas embêté avec ça. Il serait tranquillement en train de s’occuper avec son travail.

-Carlisle- - Alec est mort pendant la guerre, Esmée. Ce n'est pas de ta faute ni de la nôtre. Et, c'est malheureux à dire, mais il aurait sans doute mieux valu que Jane meure avec lui.

Qu’elle meurt avec lui . Comment pouvait-il dire ça ! Esmée ne voulait pas écouter sa justification. Mais elle n’avait pas le choix, il continua, sans lui laisser le temps de réfléchir. Chose qui ne l’empêchait pas d’être légèrement choquée par sa phrase.

-Carlisle- Elle risque de changer, et... Enfin, regarde, son don évolue beaucoup, et elle va changer, c'est indéniable. En bien ou en mal, je ne saurais le dire.

Une fois que son mari eut fini, il l’embrassa doucement et avec tendresse tout en serrant Esmée contre lui. Esmée se détendit un peu, pour finir par approfondir son baiser. Esmée se sentait protégé dans ses bras, elle l’aimait à un point indéterminable et ne voulait pas le perdre. Elle savait parfaitement que, d’un côté, il avait raison, Alix était malade. Mais, ce qui la faisait culpabilisé, ce n’était pas réellement le fait qu’elle soit morte, non. Mais qu’elle soit morte, parce qu’elle avait mené Aro à elle, et aux jumeaux. Et qu’à cause d’elle, ce n’était pas la maladie, ou autre chose qui l’avait tuée. Mais Aro. Alix était morte trop tôt. Même si son mari n’avait pas tort… Elle était malade. Et ça, Esmée ne pouvait pas le nier…

Mais la culpabilité restait quand même là, et elle ne supportait pas vraiment l’idée qu’à cause d’elle, Alix était morte.

Quant à Alec… Lui, il était mort au combat, Carlisle avait raison aussi. Et elle se sentait stupide d’avoir culpabilisé un peu pour cela. Elle n’y pouvait rien, et n’était pas intervenue dedans. Et ça, elle le savait…

Mais dans toute cette histoire, ce qui, honnêtement, la rendait encore plus malade, c’était, qu’avec tout ça, elle avait, non seulement risquée sa vie, mais… Elle avait risqué la vie de son mari. Sans qui elle ne serait pas la aujourd’hui. Si elle n’avait pas été aussi stupide, les jumeaux auraient tenu plus longtemps, et son époux n’aurait pas risqué sa vie. Elle s’en voulait, et c’était ça qui lui faisait le plus mal. Même la mort d’Alix était moins douloureuse pour elle que de savoir que sans elle… Carlisle n’aurait pas été en Italie pour « sauver Alix ». Si elle n’avait pas suivi son instinct et si elle n’avait pas été en Italie, Carlisle n’y serait pas allez non plus… Et ça, Carlisle ne pourrait pas le nier. Esmée approfondit le baiser de son époux, pour finir par y mettre un terme après quelques minutes ou quelques heures ? Elle n’en savait trop rien.

-« Changeons de sujet, tu veux . »

En disant ça, elle espérait échapper à cette partie de son mal-être. Même si elle savait que là, elle se défilait. Elle ne voulait pas qu’ils se disputent. Et, allais tout faire pour éluder cette partie-ci. Elle ne voulait pas revenir sur ça. Et savait parfaitement, que, quoi qu’il dirait, le fait qu’il soit aller avec elle en Italie –pour condamné Alix- était de sa seule et unique faute. Il n’y serait JAMAIS allez sans elle.

-« Sais-tu ce que j’aime dans ce chalet? »

Esmée avait dit ça d’un ton enjoué, espérant ainsi noyer le poisson.

-« J'aime bien ce chalet parce qu'on s'y sent en sécurité ! »

Juste après sa phrase, elle embrassa son mari, manquant de faire tomber son siège.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Sam 13 Juil 2013 - 22:27

Esmée -« Changeons de sujet, tu veux . »

Hum, tentait-elle de se défiler, là ? Il plissa les yeux, un peu choqué que sa propre femme n'ose même pas lui confier toutes ses peurs et ses doutes. Esmée, enfin ! Que ce soit l'un des enfants passe encore, mais Esmée ! Son épouse ! Sa femme ! Alors qu'ils s'étaient jurés, lors de leur mariage, de s'entraider à jamais, de se soutenir mutuellement. Devait-il lui faire relire le passage en question ?

Esmée -« Sais-tu ce que j’aime dans ce chalet ? »

Oui, elle se défilait... Il était assez peiné... Pour lui, c'était une preuve qu'elle ne lui faisait peut-être pas assez confiance.

Esmée -« J'aime bien ce chalet parce qu'on s'y sent en sécurité ! »

Elle l'embrassa aussitôt après. Il laissa faire quelques minutes, enveloppé de son parfum et profitant d'une vue directe sur son décolleté, ce qui n'avait rien de désagréable, puis se redressa, la releva, et la maintint par les épaules.

- Ma chérie, je sais parfaitement que tu culpabilises encore, même après ces deux ans... Mais écoute-moi très attentivement. J'ai décidé seul de te suivre ! Tu avais refusé de m'écouter, oui, mais tu n'as écouté que ton cœur. Je dois t'en vouloir pour cela ? On s'en est sortis et c'est la seule chose qui compte.

Souvenirs douloureux, s'il en était. Il aurait été largement prêt à sacrifier sa propre existence si cela avait sauvé la vie de sa femme. Elle lui avait d'ailleurs voulu, mais comment aurait-il pu réagir autrement ? Il l'assit tout à coup sur son bureau, repoussant les autres affaires dans un coin et se rapprocha, l'entourant de ses deux bras, se retrouvant quasi nez à nez avec elle.

- Comment arrives-tu à t'en vouloir d'avoir voulu sauver un enfant, Esmée ? C'est exactement comme si tu m'en voulais d'avoir mordu Rosalie et Emmett, Edward et Bella, pour les arracher à la mort, comme si tu me reprochais de vouloir aider Jane. Tu veux t'en vouloir pour des actions semblables à celles où tu m'as toujours soutenu, c'est bien ça ? De plus, n'oublie pas un point très important. C'était les Volturi nos adversaires... Nous n'avions aucune chance, pas plus que les jumeaux. La suite l'a amplement prouvé.

Il lui caressa doucement la joue, la dévorant du regard.

- Réponds-moi, Esmée.Es-tu en colère car je veux aider Jane ? M'en veux-tu pour avoir transformés nos enfants ? Si c'est le cas, tu pourras t'en vouloir pour Alix, je le comprendrais.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Dim 14 Juil 2013 - 22:21

Esmée savait que ça n’allait pas durer, que son époux n’allait pas laisser cela en suspend, c’est ainsi qu’Esmée ne fut pas surprise du tout, quand Carlisle se redressa pour la relevée et la maintenir par les épaules.

-Carlisle- Ma chérie, je sais parfaitement que tu culpabilises encore, même après ces deux ans... Mais écoute-moi très attentivement. J'ai décidé seul de te suivre ! Tu avais refusé de m'écouter, oui, mais tu n'as écouté que ton cœur. Je dois t'en vouloir pour cela ? On s'en est sortis et c'est la seule chose qui compte.

Esmée soupira, il ne comprenait pas ? Elle ne lui demandait pas de lui en vouloir, elle s’en voulait suffisamment et savait qu’il ne lui en voulait pas. Mais elle, elle s’en voulait et culpabilisait. Elle devait s’estimer heureuse qu’ils en soient sortis sain et sauf, et ça, Esmée le savait. Il n’avait pas tort sur ce point. Elle était heureuse qu’au final, ils en soient sorti sans peine, mais… Était-ce suffisant ? Aurait-elle survécu si jamais… Si jamais, par son imprudence, par son instinct, par le fait d’avoir suivi son cœur au lieu de suivre les justes propos de son époux, avait provoqué la mort de ce dernier ? Aurait-elle pût ne serait-ce que survivre à cela ?

Tout à coup, Carlisle l’assit sur le bureau. Esmée l’observa pendant qu’il repoussait ce qui lui barra le passage dans un coin de la pièce avant de s’approcher d’elle. Esmée sentit son mari l’entourer de ses bras. Ils étaient ainsi pratiquement nez à nez. Elle ne savait pas comment réagir mais avait une soudaine envie de pleurer, sans raison. Elle savait qu’elle devrait céder à son mari, que de toute manière, il saurait ce qu’elle avait sur le cœur.


-Carlisle- Comment arrives-tu à t'en vouloir d'avoir voulu sauver un enfant, Esmée ? C'est exactement comme si tu m'en voulais d'avoir mordu Rosalie et Emmett, Edward et Bella, pour les arracher à la mort, comme si tu me reprochais de vouloir aider Jane. Tu veux t'en vouloir pour des actions semblables à celles où tu m'as toujours soutenu, c'est bien ça ? De plus, n'oublie pas un point très important. C'était les Volturi nos adversaires... Nous n'avions aucune chance, pas plus que les jumeaux. La suite l'a amplement prouvé.

Non non et non ! Il ne pouvait pas comparer ce qu’il avait fait lui, à son erreur à elle. Elle n’aurait pas dû suivre son cœur, en le faisant, elle avait envoyé Alix droit à la mort. Et lui, en transformant Rosalie, Emmett, Edward, Bella, il leur avait sauvé la vie. Il ne pouvait pas faire la comparaison. Il n’en avait pas le droit. Cela n’avait aucun rapport avec cette histoire. Carlisle lui caressa la joue, doucement, automatiquement, Esmée posa sa main sur la joue de son mari, en pleine réflexion.

-Carlisle- Réponds-moi, Esmée. Es-tu en colère car je veux aider Jane ? M'en veux-tu pour avoir transformés nos enfants ? Si c'est le cas, tu pourras t'en vouloir pour Alix, je le comprendrais.

Esmée ferma les yeux. Non, était la réponse. Mais… Il mêlaitdifférentes choses. Il faisait des liens là où il n’y en avait pas. Mais elle aussi, elle en faisait, par moments… Elle avait réussi à comparer Alix, à son enfant… Esmée se mordit la lèvre, légèrement. Craignant que son époux le remarque, elle arrêta. Elle ne voulait pas lui mentir, mais, affirmer qu’elle ne lui en voulait pas, signifiait, par ses dires, qu’elle n’avait aucune raison de s’en vouloir. Alors que si. Elle ferma les yeux, longtemps, afin de réfléchir à toutes les possibilités. Et, finit par se dire, que mentir ne serait pas la solution. Elle soupira.

-« Carlisle… Tu sais parfaitement que je te mentirais si je te disais que je t’en veux et que je suis en colère contre toi… »

Esmée avait toujours sa main posée sur celle de son époux. Elle appuya dessus, tout en fermant les yeux. Elle réfléchissait.

-« Non, je ne t’en veux pas. Mais… Je ne vois pas le lien avec Alix. Tu les à sauver, Carlisle. Tu nous à tous sauvés... Tes actes sont… Bon. Le mien à virer au cauchemar… »

Elle ouvrit les yeux, puis fixa son époux.

-« Carlisle, si… Je crois que … »

Eh bien ? Esmée voyait quoi dire, mais n’y arrivait pas. Elle prit une inutile inspiration, puis continua.

-« Ce jour-là, si je t’avais écouté au lieu d’écouter mon cœur, les choses auraient été différentes. »

Esmée ferma de nouveau les yeux. Elle ne voyait pas comment elle aurait pu le dire d’une autre façon… Esmée ôta sa main de celle de son époux, pour la prendre et la serrée comme si sa vie en dépendait.

-« Je sais qu’Alix serait morte de toute façon. Mais avec ma bêtise, Carlisle, non seulement j’ai mené Aro à Alix et aux jumeaux, mais en plus… »

Si elle avait pu, elle aurait pleuré… Esmée savait qu’elle ne pourrait pas continuer sa phrase. Elle retint un sanglot oral, puis continua tout de même sa phrase, en la modifiant, cependant. Elle ne pourrait pas dire « Tu serais mort si Aro n’avait pas été distrait, comme tu l’as si bien dit ce jour-là, dans notre chambre. » C’était dur, très dur déjà de le savoir, alors, de le dire…

-« En plus je t’y ai mené et t’ai mis en danger… »

Elle ouvrit les yeux, puis le fixa, le plus sérieusement du monde.

-« Carlisle, si je n’avais pas voulu sauver Alix, si je n’y étais pas allez, jamais tu n’y serais aller. Nous en sommes sorti vivant, ça, je ne peux le nier. Et j’en suis heureuse. Je ne peux pas nier non plus le fait qu’Alix serait morte, soit de par sa maladie, soit par Aro. Soit… Par un moyen quelconque… Mais elle ne méritait pas de mourir ainsi. Et, même après deux ans, je le pense toujours. Aucun enfant, aucun être vivant ne mérite de mourir de la sorte, Carlisle. Tes actes sont bons, tu as sauvé nos enfants, leur à donner une autre chance, alors qu’ils étaient sur le point de mourir. Moi, j’ai voulu sauver Alix… L’acte en lui-même ne paraît pas… Mauvais, mais… C’est l’échec qui est cruel, mauvais. »

Esmée lâcha un soupir, son mari n’avait pas tort. Mais il n’avait pas raison sur toute la ligne non plus. D’accord ils s’attaquaient aux Volturi, d’accord, par la suite, il s’était avéré qu’Alix était une enfant de la lune… Mais… Méritait-elle de mourir pour sa nature ? Esmée savait, d’après ce que son mari lui avait dit, qu’il s’était battu aux côtés des Volturi pour éliminer cette espèce... Mais Alix était une enfant. Et, nul ne méritait de mourir pour sa nature. Alix, qui n’avait que huit ans à l’époque n’avait, selon Esmée, peut-être pas eu le temps de comprendre ce qui lui était arrivé. Et n’avait pas décidé d’être une Enfant de la lune. Personne ne peut decider de ce qu’il  est. Mais, tout le monde peut choisir ce qu’il sera dans le futur, de faire le mal ou le bien, et ça, Esmée en était convaincue… Esmée ferma les yeux, attendant la réaction de son mari.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Mer 17 Juil 2013 - 23:58

Esmée -« Carlisle… Tu sais parfaitement que je te mentirais si je te disais que je t’en veux et que je suis en colère contre toi… »

Elle gardait les yeux fermés, l'air torturé. Il savait à quel point ce sujet était douloureux pour elle, mais s'ils n'en parlaient pas maintenant, quand le feraient-ils ? D'autant qu'elle était venue d'elle-même, signe que cela la rongeait plus qu'il ne le pensait.

Esmée -« Non, je ne t’en veux pas. Mais… Je ne vois pas le lien avec Alix. Tu les à sauver, Carlisle. Tu nous à tous sauvés... Tes actes sont… Bon. Le mien à virer au cauchemar… »

Elle rouvrit les yeux. Il ne l'interrompit pas. Lui pensait que ce n'était pas parce que cela avait mal fini que son acte était mauvais. Il attendit qu'elle poursuive, alors qu'elle avait visiblement du mal à parler. Là, il aurait aimé avoir le don de Jasper afin de la calmer et la détendre.

Esmée -« Carlisle, si… Je crois que … »

Une profonde inspiration. Une voix douloureuse. Il attendait toujours, la laissant chercher ses mots, exprimer sa pensée à son propre rythme.

Esmée « Ce jour-là, si je t’avais écouté au lieu d’écouter mon cœur, les choses auraient été différentes.Je sais qu’Alix serait morte de toute façon. Mais avec ma bêtise, Carlisle, non seulement j’ai mené Aro à Alix et aux jumeaux, mais en plus… »

Mais en plus ? On touchait enfin au cœur du problème, à ce qui la rendait véritablement malade. Il sentait qu'elle voulait pleurer, verser toutes ces larmes prisonnières de son corps depuis sa transformation. Des larmes pourtant si libératrices mais qui ne leur venaient plus. Des larmes qui leur feraient souvent un bien fou. Esmée lui serrait bien plus fort la main. Il resserra son emprise sur elle, comme pour la soutenir, lui dire qu'il était là pour elle. Elle finit par murmurer qu'elle l'y avait mené lui aussi et mis en danger. Il allait lui répondre mais elle fut plus rapide.

Esmée -« Carlisle, si je n’avais pas voulu sauver Alix, si je n’y étais pas allez, jamais tu n’y serais aller. Nous en sommes sorti vivant, ça, je ne peux le nier. Et j’en suis heureuse. Je ne peux pas nier non plus le fait qu’Alix serait morte, soit de par sa maladie, soit par Aro. Soit… Par un moyen quelconque… Mais elle ne méritait pas de mourir ainsi. Et, même après deux ans, je le pense toujours. Aucun enfant, aucun être vivant ne mérite de mourir de la sorte, Carlisle. Tes actes sont bons, tu as sauvé nos enfants, leur à donner une autre chance, alors qu’ils étaient sur le point de mourir. Moi, j’ai voulu sauver Alix… L’acte en lui-même ne paraît pas… Mauvais, mais… C’est l’échec qui est cruel, mauvais. »

Elle soupira longuement, les regrets du passé l'assaillant comme jamais. Carlisle aurait sans doute lui parler bien plus tôt des Enfants de la Lune. Penser ainsi était sans aucun doute cruel, et il en était conscient, mais pour lui, Alix devait mourir, enfant ou pas, à partir du moment où elle se révélait être une EDL. Mais cela, il savait qu'Esmée refuserait de le comprendre. Elle était une mère avant tout, et ne sera jamais capable, dût-elle vivre des millénaires, de voir que la petite Alix ne pouvait respirer l'air de cette terre. Cruel, oui, il le savait. Voilà bien la seule action des Volturi à laquelle Carlisle avait activement participé et approuvé, tout jeune vampire à l'époque.

- Oui, je t'ai suivi, Esmée, je ne vais pas renier ça. Par contre, j'aimerais que tu cesses de t'en vouloir pour ça ! C'est du passé. Et où que tu ailles, je te suivrais, même en Enfer s'il le faut. Tu ne te débarrasseras pas de moi comme cela.

Il l'empêcha de répliquer en posant deux doigts sur sa bouche, l'air sérieux.

- Tu penses qu'Alix ne méritait pas de mourir ainsi. Peut-être. Mais moi, je pense à tous ceux qu'elle avait déjà assassinés alors que la Lune gardait son emprise sur elle. Je pense au monstre qu'elle devenait chaque mois. Tu n'as JAMAIS vu un Enfant de la Lune en pleine action, mais moi si. Mieux valait pour elle de mourir Jane que de souffrir chaque mois à la transformation, tuer, avoir tous ces morts sur la conscience. Esmée... Ne déprime pas pour de mauvaises raisons...
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Jeu 18 Juil 2013 - 22:04

-Carlisle-Oui, je t'ai suivi, Esmée, je ne vais pas renier ça. Par contre, j'aimerais que tu cesses de t'en vouloir pour ça ! C'est du passé. Et où que tu ailles, je te suivrais, même en Enfer s'il le faut. Tu ne te débarrasseras pas de moi comme cela.

Esmée voulut répliquer, lui dire qu'il n'avait pas à ce mettre en danger de la sorte , mais Carlisle lui mit deux doigts sur la bouche, l’empêchant ainsi de le faire. Ce qui empêchait Esmée de parler, ce n’était pas vraiment les deux doigts de son mari, mais plutôt son air sérieux… Esmée attendit alors la suite.

-Carlisle-Tu penses qu'Alix ne méritait pas de mourir ainsi. Peut-être. Mais moi, je pense à tous ceux qu'elle avait déjà assassinés alors que la Lune gardait son emprise sur elle. Je pense au monstre qu'elle devenait chaque mois. Tu n'as JAMAIS vu un Enfant de la Lune en pleine action, mais moi si. Mieux valait pour elle de mourir Esmée que de souffrir chaque mois à la transformation, tuer, avoir tous ces morts sur la conscience. Esmée... Ne déprime pas pour de mauvaises raisons...

Des mauvaises raisons ? Des MAUVAISES raisons ? Elle allait lui en donner des mauvaises raisons ! Ce n’était nullement cela. Carlisle ne pouvait pas la comprendre ? Très bien, alors elle tairait son instinct maternel, oubliant un instant qu’Alix était une enfant, pour réfléchir. Réfléchir encore et toujours. Elle allait lui poser des questions, en tant que femme, que Vampire. Et non, en tant que mère. Bien que, pour elle, Alix ne méritait pas de mourir ainsi, bien qu’elle ne soit pas d’accord avec ça, Esmée soupira.

Partagée entre la colère et la tristesse. Elle ferma de nouveau les yeux, pour réfléchir aux paroles, cruelles, de son époux. Elle n’était pas d’accord avec lui, et ne le serait probablement jamais à ce sujet. Un enfant restait un enfant, ni plus ni moins. Et, peut importe sa nature, son caractère. Alix restait une enfant, et, à cause d’Aro, elle n’avait pas pu voire un autre jour se lever. Elle n’avait pas pu découvrir la vie, comme tout être vivant. Alix resterait une enfant de huit ans, à jamais… Et ça, c’était… Vil, cruel, méchant, inhumain. (Bon, d’accord ils n’étaient plus humains, mais était-ce une raison pour être aussi… Cruel ?) Esmée devait avoir une tête assez bizarre, en cet instant. Elle passait par toutes les émotions. Mais le sentiment qui l’habitait en cet instant précis était la colère. Esmée était une mère, et voyait les choses comme tel.


-« Ce n’en sont pas, Carlisle. Je vois les choses comme je les vois. Et je ne pourrais pas changer cela. C’est cruel ce que tu dis. Alix était une enfant… Et… »

Esmée essaya de se calmer, elle n’avait pas le droit, en cet instant précis de perdre le contrôle. Elle était triste d’avoir échoué, et d’avoir mis en danger son époux, et la colère qui venait en elle, maintenant, ne l’aidait pas à voir les choses autrement, à voir les choses de manière neutre. Mais elle le devait, elle le devait pour comprendre POURQUOI Alix était morte. Autant maintenant elle ne pouvait rien y changer, autant… Elle ne comprenait pas. Et le voulait. Esmée essaya de diminuer cet esprit maternel, petit à petit, pour quelques minutes, afin, qu’après –elle l’espérait, du moins- elle puisse, tourner définitivement cette page.

-« Tu dis que je déprime pour de mauvaises choses, mais… »

Elle s’arrêta net dans sa phrase. Elle ne cherchait pas à être méchante, seulement à lui faire comprendre qu’il ne pouvait pas… S’imaginer à quel point… C’était dur, très dur de garder le contrôle alors que la colère se mélangeait à la tristesse, ce qui ne faisait pas bon ménage. Carlisle n’avait jamais été mère. Et, même s’il pouvait en voir avec son métier, Esmée savait qu’il ne pouvait pas vraiment comprendre le lien fusionnel entre une mère et son enfant. Alix avait beau ne pas être son enfant, elle restait un être en cours de développement, un être qui DEVAIT avoir le droit de découvrir la vie… Une femme, droit, qu’elle avait perdu en mourant deux ans plus tôt.

-« Très bien. »

Esmée soupira, prit une très grande inspiration, faisant taire –du moins essayant- son esprit maternel. Elle prit un ton sérieux, essaya de camoufler sa tristesse, se libéra de l’emprise de son époux, et s’éloigna quelque peut.

-« Tu dis que je n’ai jamais vu un enfant de la lune en action, et je le sais, tu as raison. Explique-moi, alors. »

Esmée ne voulait pas s’énerver, et ne pouvait pas pleurer, mais son cœur sans vie lui faisait mal, atrocement mal, lui criait qu’une bonne mère protégerait Alix, coûte que coûte, mais, Esmée avait déjà prouvé, il y a deux ans de cela, qu’elle était loin d’être une bonne mère. Elle avait laissé son enfant la quitter, avait aidé Alix à mourir en la jetant dans la gueule du loup. Avait manqué de perdre son époux, de faire encourir un danger mortel à ses enfants. Manquer de mourir et de perdre tout ce qu’elle avait maintenant, grâce à Carlisle. Son cher époux, à qui elle tenait plus qu’elle et quiconque ne pouvait ce l’imaginer. Elle l’aimait, et avait manqué de le perdre. Ce qu’il avait dit tout à l’heure, elle ne pouvait pas se l’imaginer. Mais… Une partie d’elle demandait des réponses. Et l’autre, ne demandait qu’à pouvoir pleurer sur l’épaule de son époux, pleurer, chose qui lui ferait de bien, oh oui... Un bien fou. Mais, Esmée ne pouvait pas pleurer, plus depuis son suicide. Plus depuis qu’elle avait perdu son enfant à cause d’une satanée maladie pulmonaire. Ce temps-là, qui lui parut si récent, mais aussi lointain par moments…

-« Explique, du mieux que tu le peux. Qu’au moins je sache pourquoi tes mots ont été cruels envers une enfant de huit ans, pourquoi cette enfant qui avait encore toute sa vie devant elle a été tuée. Que je sache les raisons de cet acte-là. Carlisle, j’ai le droit de savoir. Ce n’est pas la mère qui le demande, mais moi. Ta femme. »

Esmée le lui demandait vraiment à titre de femme, pour l’instant, elle parvenait à ne pas parler en tant que mère.
-« Tu as dit qu’elle tuait du monde, tu as dit que chaque mois elle se transformait. Mais tu as aussi dit que la Lune avait une emprise sur elle… »

Esmée réfléchissait, réfléchissait… Encore et toujours.

-« Tu es en train de dire, que, le fait qu’Aro l’est tué, ça à permis à Alix d’être libre, en fait ? »

Esmée réfléchissait, très vite, très très vite. À tel point qu’elle avait peur de louper une information. Elle réfléchissait, encore et toujours. Son cerveau fonctionnait à plein régime. D’un coup, cachant son geste, elle posa sa main sur son cœur, qui lui criait de le laisser parler, de le laisser s’exprimer en paix. Mais Esmée refusait de le laisser parler, parce qu’elle savait parfaitement que si elle faisait ça, elle ne pourrait plus voir de manière objective cette histoire d’Enfant de la Lune, et ça, elle ne le voulait pas. Elle voulait être objective, comprendre, c’est tout ce qu’elle demandait… Comprendre, pour enfin, pouvoir donner du repos à son cœur faire taire cette culpabilité.


Dernière édition par Esmée Cullen le Dim 21 Juil 2013 - 2:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Sam 20 Juil 2013 - 22:28

Esmée avait fermé les yeux. Elle était troublée, sûrement en colère, et une foule d'émotions qui semblaient la traverser en même temps. Peur, colère, tristesse... Il espérait fortement que Jasper ne se trouve pas dans les parages, où il allait tout ressentir en même temps qu'Esmée et sans doute se payer une migraine abominable. Il attendit qu'Esmée se sorte de tout cela, qu'elle retrouve ses esprits.

Esmée -« Ce n’en sont pas, Carlisle. Je vois les choses comme je les vois. Et je ne pourrais pas changer cela. C’est cruel ce que tu dis. Alix était une enfant… Et… »

Oui, c'était cruel... Mais elle ne pouvait pas modifier sa pensée, pas plus que lui. Oui, Alix était une enfant. Oui, elle méritait peut-être de vivre. Oui, elle n'avait rien choisi de ce qui lui était arrivé. Mais non, sachant sa nature, sachant qui elle était, sachant ce qui s'était passé après que l'on ait eu pitié des très jeunes loups-garous. Il avait encore des souvenirs particulièrement brûlants de cette époque.

Esmée -« Tu dis que je déprime pour de mauvaises choses, mais… »

Mais ? Il attendit qu'elle poursuive, qu'elle aille jusqu'au fond de sa pensée. Ils faisaient bien d'avoir cette discussion, finalement. Et de l'avoir pendant qu'il n'y avait personne d'autre au Chalet. Jacob était sorti un peu plus tôt, sans doute pour revêtir sa forme lupine. Il en avait besoin de temps en temps, et Renesmée ignorait toujours la vérité. Son épouse finit par lâcher un "Très bien" sur un ton limite agressif. Y serait-on enfin ? Et pourquoi fallait-il à chaque fois faire des pieds et des mains pour qu'elle ose se confier ? Elle s'écarta de lui, le regardant dans les yeux.

Esmée -« Tu dis que je n’ai jamais vu un enfant de la lune en action, et je le sais, tu as raison. Explique-moi, alors. »

Elle voulait qu'il... Il sourcilla, sincèrement surpris, pour le coup. Lui expliquer tout cela ? En détail ? Elle ne lui avait jamais demandé, se bornant à hurler au crime à cause de la mort d'Alix. Bien entendu que le sort de la petite avait été cruel, mais tout de même. Il retint un soupir, réfléchissant à ce qu'il pourrait lui dire.

Esmée -« Explique, du mieux que tu le peux. Qu’au moins je sache pourquoi tes mots ont été cruels envers une enfant de huit ans, pourquoi cette enfant qui avait encore toute sa vie devant elle a été tuée. Que je sache les raisons de cet acte-là. Carlisle, j’ai le droit de savoir. Ce n’est pas la mère qui le demande, mais moi. Ta femme. »

Hum, il doutait que le côté "mère-poule" soit vraiment écarté du sujet. Elle avait les nerfs à vif, et était sûrement au bord de la perte de contrôle.

Esmée -« Tu as dit qu’elle tuait du monde, tu as dit que chaque mois elle se transformait. Mais tu as aussi dit que la Lune avait une emprise sur elle… »

Oui, c'était exact, et donc ?

Esmée -« Tu es en train de dire, que, le fait qu’Aro l’ait tué, ça à permis à Alix d’être libre, en fait ? »

Il hocha la tête, très doucement. Libérée de la malédiction, oui. En revanche, il valait mieux ne pas insinuer qu'Aro avait fait ça pour libérer la petite, ce qui serait totalement faux. Il fit tourner son siège face à celui d'Esmée, histoire de la garder bien en face de lui.

- Les Enfants de la Lune sont apparus il y a plusieurs milliers d'années, presque cinq mille ans, débuta-t-il. Il s'agit d'une malédiction, purement et simplement. On en ignore l'origine, tout comme on ignore quel est le premier vampire et comment il est apparu. Mais tous les mois, des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards subissent l'influence de la Pleine Lune. J'ai eu l'occasion d'assister à un de ces changement de forme. Une adolescente qui, dès les premiers rayons lunaires, s'était mise à hurler de douleur en se tordant par terre et en s'arrachant les cheveux. J'ai vu sa peau se déchirer, son corps se déformer, jusqu'à prendre l'apparence d'un loup.

Il ne le précisa guère, mais cette fille était la première EDL qu'il avait tué lui-même. Le premier être vivant qu'il avait assassiné. Quelle âge avait-elle ? Dix-sept ans, dix-neuf ans ? Il avait vu l'adolescente, puis s'était retrouvé face au monstre. Monstre à qui il avait donné la mort.

- Comme pour nous, la malédiction se transmets par morsure. Mais également par héritage héréditaire. Des parents aux enfants. Je parle de "monstres", parce qu'ils sont incontrôlables. Notre espèce peut apprendre à se contrôler, les modificateurs aussi. Pas les EDL. Tous les mois, ils souffrent le martyr en étant transformé. Une fois loup, leur esprit, leur humanité s'est totalement envolée. Il ne reste que la bête, une bête enragée, ayant soif de chair et de sang. Transformés, les EDL ne reconnaissent plus ni famille ni amis. Ils tuent sans aucune distinction, et sans pouvoir se rebeller.

Il fit une nouvelle pause, assez courte, regardant Esmée droit dans les yeux.

- Les Volturi les ont chassés parce qu'ils menaçaient de révéler l'existence de notre monde. Moi, je les ai chassés car je ne voulais plus voir des villages décimés, ses habitants couchés au sol, baignant dans le sang, la gorge arrachée. J'ai fini par comprendre que même s'il était cruel de tuer une personne pour sa nature, une chose dont elle n'en est aucun cas responsable, il est encore plus cruel de la laisser assassiner en toute impunité chaque mois !

Son regard s'était fait bien plus dur, à mesure qu'il évoquait ses souvenirs. Il avait haï cette période, et n'avait pas toujours eu la force de suivre les Volturi dans chacune de leurs campagnes d'extermination. Il laissa échapper un long soupir.

- Qu'est-ce qui est le mieux, selon toi ? Il aurait fallu laisser Alix vivre, la laisser se transformer chaque mois et tuer des dizaines de de personnes chaque fois ? Morte, oui, elle est libre. Elle n'est plus soumise à la Pleine Lune. Et elle ne passera jamais la malédiction à ses enfants. C'est cruel, mais c'est comme ça.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Dim 21 Juil 2013 - 21:24

Esmée vit que son époux hochait la tête, doucement. Mais son cerveaux ne le déchiffra pas tout de suite, tant elle réfléchissait en cet instant. Elle devait se concentrer, à la fois pour maîtriser sa colère, mais aussi pour éloigner le plus possible son instinct maternel ; chose qui lui était très dure. Horriblement difficile… Mais elle devait le faire, pour pouvoir espérer avoir un peu de repos niveau culpabilité. Elle ne connaissait pas l’histoire des Enfants de la Lune, tout simplement parce qu’elle n’avait JAMAIS voulu la connaître de façon très précise. Esmée ne comprenait –et ne comprend toujours pas- qu’on puisse tuer, délibérément des enfants…

Esmée s’assit alors sur un des fauteuils du bureau de son époux, instinctivement, comme si elle retombait en enfance. Comme lorsque l’on compte à une enfant une histoire, Esmée s’était assise… Et, elle était prête à entendre ce que son mari voudrait bien lui raconter. Carlisle  tourna son siège face à elle.


-Carlisle- Les Enfants de la Lune sont apparus il y a plusieurs milliers d'années, presque cinq mille ans, débuta-t-il. Il s'agit d'une malédiction, purement et simplement. On en ignore l'origine, tout comme on ignore quel est le premier vampire et comment il est apparu. Mais tous les mois, des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards subissent l'influence de la Pleine Lune. J'ai eu l'occasion d'assister à un de ces changements de forme. Une adolescente qui, dès les premiers rayons lunaires, s'était mise à hurler de douleur en se tordant par terre et en s'arrachant les cheveux. J'ai vu sa peau se déchirer, son corps se déformer, jusqu'à prendre l'apparence d'un loup.

Esmée l’écouta attentivement, du moins, jusqu’à la partie où il mentionnait une adolescente, elle retint une grimace. Mais elle n’aurait pas su dire pourquoi une grimace lui venait. Était-ce parce qu’elle avait l’impression de sentir sa peau se déchirer, ou parce qu’elle avait des difficultés à retenir son instinct maternel en sommeil ? Esmée se concentra pour continuer à faire taire ce foutu instinct mais aussi, pour pouvoir écouter attentivement son époux. Esmée évita de lui poser des questions, attendant qu’il finisse pour le laisser continuer.

-Carlisle - Comme pour nous, la malédiction se transmet par morsure. Mais également par héritage héréditaire. Des parents aux enfants. Je parle de "monstres", parce qu'ils sont incontrôlables. Notre espèce peut apprendre à se contrôler, les modificateurs aussi. Pas les EDL. Tous les mois, ils souffrent le martyr en étant transformé. Une fois loup, leur esprit, leur humanité s'est totalement envolée. Il ne reste que la bête, une bête enragée, ayant soif de chair et de sang. Transformés, les EDL ne reconnaissent plus ni famille ni amis. Ils tuent sans aucune distinction, et sans pouvoir se rebeller.

Si, chaque mois, ils souffrent le martyr… Pourquoi ne pas essayer d’y mettre fin par eux-mêmes ? Esmée réfléchissait. Que… Si cela est héréditaire, cela voudrait dire, que, si Alix n’avait pas été tuée, elle aurait, inévitablement eu des enfants, et qu’eux aussi aurait eu le gène. Et qu’ils auraient eux aussi tués des centaines de personnes… Ils ne faisaient pas de distinction ? Sans rébellion possible ? Esmée réfléchit. Un sentiment de mal-être montant peu à peu en elle… Elle réalisait à quel point, déjà maintenant, ces êtres étaient dangereux. Elle n’y avait pas assisté, mais… Ce que son mari lui disait la refroidit instantanément. Elle voulait le savoir, oui. Cela l’aidait ? Esmée réfléchit, essayant de garder un air impassible sur le visage… Elle écoutait son cœur, qui lui faisait de moins en moins mal… Elle ne comprenait pas comment cela se faisait que, par des mots aussi… Simple, elle commençait à sentir la culpabilité s’envoler, mais pas entièrement. Esmée remarqua que son époux la regardait dans les yeux, l’air d’attendre qu’elle ait une quelconque réaction. Elle ne réagit pas. Trop concentrée pour cela.

-Carlisle- Les Volturi les ont chassés parce qu'ils menaçaient de révéler l'existence de notre monde. Moi, je les ai chassés car je ne voulais plus voir des villages décimés, ses habitants couchés au sol, baignant dans le sang, la gorge arrachée. J'ai fini par comprendre que même s'il était cruel de tuer une personne pour sa nature, une chose dont elle n'en est aucun cas responsable, il est encore plus cruel de la laisser assassiner en toute impunité chaque mois !

Esmée fixa son époux dans les yeux. Avait-il besoin de se justifier ? Non. Plus maintenant… Esmée avait compris le risque… Le danger d’avoir des EDL encore en vie… Mais, une partie d’elle restait convaincue qu’Alix, n’aurait pas dû mourir si tôt. Et, l’autre partie lui sifflait de se taire. Que c’était égoïste de penser cela… Tout en fixant son époux, elle s’aperçut que son visage s’était endurci. Était-ce possible de s’endurcir par le simple fait d’évoquer cette période ? Esmée l’entendit pousser un long soupir. Elle se retint de faire un commentaire, se retint de poser une quelconque question. S’empêcha de soupirer, de prendre la main de son époux pour lui faire comprendre qu’elle comprenait, plus ou moins.

-Carlisle- Qu'est-ce qui est le mieux, selon toi ? Il aurait fallu laisser Alix vivre, la laisser se transformer chaque mois et tuer des dizaines de personnes chaque fois . Morte, oui, elle est libre. Elle n'est plus soumise à la Pleine Lune. Et elle ne passera jamais la malédiction à ses enfants. C'est cruel, mais c'est comme ça.

Oui, c’est cruel. Vil, impensable. Mais… L’était-ce moins de la laisser vivre et tuer chaque mois ? Esmée soupira, puis ferma les yeux.

-« Je ne peux pas imaginer ce que tu as vu… Comme je ne peux pas imaginer ce que les EDL pouvaient vivre chaque mois. Je… Mais… »

Elle n’arrivait pas à dire à son époux qu’elle était… Du même… Non, peut-être pas… Qu’elle comprenait les enjeux. Elle n’arrivait pas à lui dire qu’elle avait vu son enfant en Alix, n’arrivait pas non plus à lui dire que sa culpabilité diminuait, mais… Qu’elle ne pourrait jamais partir définitivement, et ça, elle venait de le comprendre. Elle ne s’en voulait plus pour Alix, avait compris qu’elle, aussi bizarre que cela puissent paraître, était dangereuse. Elle n’arrivait pas… Et voulait le lui dire. Pour enfin se livrer à son mari. À l’homme qu’elle aime.

-« Une partie de moi me crie qu’elle restait tout de même une enfant… L’autre… »

« Est d’accord avec ce que tu dis » ? Non… « Me dit que tu as raison » ? Non plus… Alors, quoi ? Esmée ouvrit les yeux, fixa longuement son époux. Essayant de comprimer l’envie de se réfugier dans ses bras. Elle ne POUVAIT pas se défiler. Et ne le devait pas. Elle DEVAIT y arriver, et le lui dire, distinctement.

-« L’autre hurle, que… Que, d’après ce que tu m’as dit, même si c’est partiellement égoïste... Qu’elle ne pouvait pas vivre si… Si c’était pour tuer des innocents… »

Honte. Colère ? Culpabilité ? Tristesse. Peur ? Esmée n’arrivait même pas à décrire ce qu’elle ressentait.

-« Carlisle, tu l’as vu, tu l’as vécu… Alors pourquoi une petite partie de moi n’arrive pas à le comprendre ? À le voir… Pourquoi… ai-je… »

STOP ! Non, non, non ! Cela n’avait AUCUN rapport avec les EDL ! Pourquoi… Mais Esmée n’arrivait pas à trouver la réponse. « Pourquoi ai-je comparé Alix avec mon enfant ? », « Pourquoi est-ce si dur de te dire, parvenir à trouver les mots pour t’expliquer ce que je ressens ? »… Esmée n’arrivait pas à lui poser ces deux questions... Esmée décida de lui poser une autre question.

-« Ont-ils seulement conscience de leurs gestes ?»

Question très secondaire, mais elle se la posait quand même. Elle soupira, lasse de ne pas arriver à lui poser les questions qu’elle avait réellement sur le cœur, incapable de lui demander, de lui parler, de lui dire tout ce qu’elle pensait. De lui faire ressentir ce qu’elle ressentait… Esmée en avait marre… Mais le cachait du mieux qu’elle le pouvait.

-« Pourquoi n’essayent-ils pas de… ? »

Mauvaise question… Était-ce une preuve de ce qu’elle pensait ? Demandait-elle cela pour s’assurer qu’Alix n’aurait pas pu décider de mourir par elle-même ? En se suicidant ? Comme elle en avait, elle-même, fait le choix?

-« Hum… Désolée. »

Là, c’est sûr… Si son mari ne faisait pas le lien ici, alors qu’il faisait des liens là où il n’y en avait pas, Esmée ne saurait pas comment aborder le sujet d’elle-même, inconsciemment, elle lui demandait de l’aide pour s’exprimer. Arriverait-il, comme elle le pensait à déchiffrer son appel silencieux ? Esmée se le demandait.

-« Je veux dire… Que… S’ils ont conscience de leurs gestes, pourquoi est-ce qu’ils n’essayent pas de l’arrêter ? De mettre un terme à leurs… À leurs gestes… »

Même pour s’enfoncer, elle ne trouvait pas les bons mots… Pourquoi, elle y arrivait quand elle ne le cherchait pas mais n’y arrivait pas quand elle faisait tout pour ? Esmée soupira.

-« Je m’enfonce, je le sais… Mais je n’arrive pas à trouver les bons mots... »

Elle l’avait avoué. Elle soupira de nouveau. Si elle avait pu, elle serait en train de pleurer et de rougir, comme une idiote… Esmée était honteuse de ne pas arriver à dire ce qu’elle voulait lui dire, de ne pas arriver à lui dire ce qu’elle avait sur le cœur. En cet instant précis, elle aurait donné tout ce qu'elle avait pour que son époux puisse lire dans ses pensées, déchiffrer ce qu’elle n’arrivait pas à lui dire… Elle soupira, attendant sa réaction. De toute manière, si elle parlait encore, elle n’allait faire que s’enfoncer encore plus. Et atteindrait l’autre bout de la planète à force de creuser encore et toujours.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Ven 26 Juil 2013 - 18:02

Esmée -« Je ne peux pas imaginer ce que tu as vu… Comme je ne peux pas imaginer ce que les EDL pouvaient vivre chaque mois. Je… Mais… »

Plongé dans ses souvenirs, Carlisle faillit rater ce que sa femme venait de murmurer. Il ne cessait de repenser à cette jeune fille, à cette adolescente. Il l'avait tué. Il l'avait tué... Pris par les batailles, par d'autres combat, il n'y avait plus pensé sur le coup, mais ensuite ? La culpabilité était venue, les remords avec elle. Il avait fait d'autres victimes, mais seul le souvenir de cette fille le brûlait, car elle avait été la première. Et la seule qu'il avait vu se transformer. Il avait tué des loups, des monstres, sans jamais savoir qui ils étaient avant leur transformation. Sauf cette fille. Cette femme, presque.

Esmée -« Une partie de moi me crie qu’elle restait tout de même une enfant… L’autre… L’autre hurle, que… Que, d’après ce que tu m’as dit, même si c’est partiellement égoïste... Qu’elle ne pouvait pas vivre si… Si c’était pour tuer des innocents… Carlisle, tu l’as vu, tu l’as vécu… Alors pourquoi une petite partie de moi n’arrive pas à le comprendre ? À le voir… Pourquoi… ai-je… »

Parce qu'elle ne l'avait jamais vécu, justement. Elle n'avait jamais vécue une seule de ces nuits, où la seule loi restante était celle du sang. elle n'avait jamais eu à se battre contre les EDL, jamais assisté à une transformation, jamais vu les victimes de ces nuits sanglantes, jamais combattu. Et il ne lui souhaitait pas. Il ne voyait pas Esmée, l'archétype même de la mère poule, sur un champs de bataille à se battre contre des loups assoiffés de meurtres et de sang. Peut-être la sous-estimait-il, mais il savait, en son âme et conscience, qu'elle n'aurait pu faire ça. Tout le monde ne pouvait pas se battre. Tout le monde ne pouvait pas faire la guerre.

Esmée -« Ont-ils seulement conscience de leurs gestes ?»

Il secoua la tête. Ça, non, certainement pas. Aro avait eu l'occasion de toucher un EDL agonisant et d'entrer dans son esprit. Esprit empli de la malédiction de la Lune, et sans aucune trace de l'âme humaine.

Esmée -« Pourquoi n’essayent-ils pas de… ? »

Elle ne termina pas puis s'excusa, gênée. Il avait compris ce qu'elle essayait de demander. Pourquoi ne pas se suicider, dans ce cas-là ? Mourir pour échapper à la malédiction, ne plus souffrir chaque mois, ne plus tuer sans âme ni raison. Il y avait plusieurs réponses, et certaines étaient délicates.

Esmée -« Je veux dire… Que… S’ils ont conscience de leurs gestes, pourquoi est-ce qu’ils n’essayent pas de l’arrêter ? De mettre un terme à leurs… À leurs gestes… Je m’enfonce, je le sais… Mais je n’arrive pas à trouver les bons mots... »

Il lui prit les mains et les serra, pour l'apaiser, lui dire qu'il était là pour elle, pour l'écouter qu'elle ne sera jamais seule ou abandonnée. Qu'elle aura éternellement ce soutien qu'il lui avait juré lorsqu'on les avait déclarés mari et femme, dans cette petite église du New Jersey.

- Tu n'as pas compris, Esmée... Rares sont, justement, les Enfants de la Lune à avoir conscience de leurs gestes. Ils perdent totalement leur esprit humain à chaque transformation, ainsi que les souvenirs de ces nuits. Bien entendu, beaucoup finissent par comprendre ce qu'ils sont. Mais ne crois pas que... Tout le monde n'a pas la force morale de mettre fin à sa propre vie. La peur est sans doute la plus puissante des émotions, et la mort est la perspective la plus terrifiante, car elle est définitive et surtout inconnue.

Il fit une légère pause, retenant un soupir, puis reprit.

- Si on revient sur des raisons plus "techniques"... Les EDL sont physiquement plus forts et résistants que les humains, du fait de leur métabolisme modifié. Se suicider est aussi difficile pour eux que pour nous. Et je sais de quoi je parle, rajouta-t-il en souriant un peu, puisque j'ai essayé toutes les techniques possibles et inimaginab... Non, non, oublie ! s'écria-t-il en voyant sa femme devenir blême.

Il reprit son souffle, s'exhortant à rester calme. Si c'était pour sortir ça, il ferait tout aussi bien de se taire.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Dim 28 Juil 2013 - 18:46

Esmée senti Carlisle lui prendre les mains, pour ensuite les serrer. Esmée se savait soutenue. Elle le savait, et voulu s’approcher de lui, lui parler et lui dévoiler tout ce qu’elle avait sur le cœur. Et lui prouver, qu’elle aussi, serait là pour lui et cela, pour l’éternité.

-Carlisle- Tu n'as pas compris, Esmée... Rares sont, justement, les Enfants de la Lune à avoir conscience de leurs gestes. Ils perdent totalement leur esprit humain à chaque transformation, ainsi que les souvenirs de ces nuits. Bien entendu, beaucoup finissent par comprendre ce qu'ils sont. Mais ne crois pas que... Tout le monde n'a pas la force morale de mettre fin à sa propre vie. La peur est sans doute la plus puissante des émotions, et la mort est la perspective la plus terrifiante, car elle est définitive et surtout inconnue.

« Mais ne crois pas que… » ? Que quoi ? La mort est peut-être définitive, oui... Mais Esmée avait bien essayé, elle. Si, ces personnes savent qu’elles fassent du mal… Elles pouvaient très bien penser au mal qu’elles faisaient, non? Et mettre fin à cela? D’accord, cette décision est très… Terrifiante. Mais quand on pense au fait que, le fait de vivre en étant EDL apporte des centaines de morts chaque mois… Dans ce cas-là, était-ce si dur d’être altruiste ? En pensant qu’une mort remplaçaient des milliers de personnes sauvées, chaque mois... Et des centaines de milliers chaque année… ? Le peu de personnes qui en avaient conscience… Aurait, dans ce cas, pu être plus altruiste. Et celles qui le découvraient… Esmée ne comprenait pas. Mais elle n’était pas à leur place, et avait eu une raison de se suicider.

Carlisle continua, après avoir pris une légère pause.


-Carlisle- Si on revient sur des raisons plus "techniques"... Les EDL sont physiquement plus forts et résistants que les humains, du fait de leur métabolisme modifié. Se suicider est aussi difficile pour eux que pour nous. Et je sais de quoi je parle, rajouta-t-il en souriant un peu, puisque j'ai essayé toutes les techniques possibles et inimaginab...

Que… ?! Comment ça ? Et puis… Pourquoi souriait-il ? Esmée devait avoir une mine assez… Blême.

-Carlisle- Non, non, oublie !

Oublier ?! Non, mais, il pouvait rêver, là ! Elle fronça les sourcils. Esmée fixa son époux. Elle grimaça ensuite. Esmée savait qu’il avait lui-même essayé divers moyens de se suicider. Elle le savait. Et, il était vrai qu’elle n’aimait pas de l’imaginer, mais… Elle-même avait essayé de se suicider.

Esmée se mordit légèrement la lèvre inférieure, en devenant encore plus blême qu’avant… Ils avaient tous deux essayé de se suicider, pour fuir. Lui, pour fuir son état vampirique, elle… Pour fuir la mort plus que douloureuse de son enfant.


-« Oublier ? »

Esmée soupira. Trouvant ce mot, tout à coup très absurde. Pourquoi oublier cela, alors que cela faisait partie de la vie de son époux ?

-« Tu as essayé de te suicider, ça je le sais, Carlisle… Et je ne vais pas oublier cela. »

Esmée tourna ses mains de façons à prendre celles de son époux, pour les serrer à son tour. Elle sentait qu’il lui cachait quelque chose, elle n’aurait su dire comment, mais elle le sentait. Une part d’elle-même lui criait d’arrêter de culpabiliser, d’arrêter d’être égoïste et d’ouvrir les yeux, pour voir que son mari souffrait par rapport à cela et qu’il lui cachait quelque chose, sans pour autant savoir quoi exactement, elle le dévora du regard, la culpabilité, la tristesse, la colère… Tout disparut pour laisser place à l’inquiétude, qui elle, commençait à monter, peu à peu, telle une araignée remontant sur le fil des sentiments.

-« Que me caches-tu ? »

Elle avait finit par lui demander cela, elle devait avoir une pointe d’inquiétude dans la voix, mais elle s’en fichait. Ce qui lui importait, là, c’était le fait que son mari n’allait pas bien… Elle lui lança un regard rempli d’inquiétude, resserrant les mains de son époux, comme pour lui montrer qu’elle était là pour lui… Et qu’elle serait toujours là pour lui. Pour l’éternité…

Cette histoire d’EDL devait le toucher plus profondément que ce qu’elle ne pensait… Mais elle attendrait. Elle était là, et voulait qu’il le sache…
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Lun 29 Juil 2013 - 14:54

Esmée --« Oublier ? »

Elle soupira. D'accord, ce n'était peut-être pas le bon mot, mais il n'en avait pas d'autres en réserve actuellement.

Esmée --« Tu as essayé de te suicider, ça je le sais, Carlisle… Et je ne vais pas oublier cela. »

Elle lui prit les mains à son tour et le serra. Lui, en revanche, il aimerait bien oublier... Il aimerait oublier plusieurs choses, dans sa vie. Parfois, des rares fois, il lui arrivait de regretter de s'être "raté" en quelque sorte. Et chaque fois qu'il y songeait, il se répétait que s'il avait pu se tuer dès sa première année en tant que vampire, il n'aurait jamais connu Esmée, ni Edward, ni chacun de ses enfants. D'un autre côté, les avait-il vraiment sauvés, ou les avait-il condamnés eux aussi ? Il suffisait de regarder Rosalie... Elle aurait préféré mourir que de devenir une immortelle. Et pour les autres ? Qu'en était-il ? Edward se prenait pour un monstre sans âme. Esmée... Esmée avait elle aussi choisit la mort, mais il l'en avait arraché. En ignorant même, lorsqu'il l'avait mordu, si c'était ce qu'elle souhaitait. Il s'était simplement dit qu'une femme aussi belle et bouleversante ne méritait pas de mourir si jeune. C'était égoïste, mais...

Esmée --« Que me caches-tu ? »

Il releva la tête. Elle était inquiète, maintenant. Par sa faute. Il soupira légèrement.

- Je savais pourquoi je me battais, dit-il. J'avais conscience des enjeux, de ce que je devais faire. Pourtant, après la guerre, j'en ai longtemps été malade. et le pire, c'est que je n'avais pas remords pour tous ceux que j'avais exécutés, seulement pour cette fille, dont je t'ai parlé au début. Je n'ai tué que des loups, ces nuits-là. Mais cette fille s'était transformée sous mes yeux... Et elle était la première. C'était la première fois que je tuais ainsi.

Il secoua légèrement la tête. Cela s'était passé il y a plusieurs années, et pourtant... Certaines choses vous marquaient à vie. Il n'avait que six, sept ans de vie à l'époque.

- Tu sais, il y a des fois où je regrette de ne pas avoir pu me suicider... Mais il suffit que je vous regarde tous pour oublier cette idée.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Mer 31 Juil 2013 - 19:50

Esmée fixait toujours Carlisle, attendant une réponse. Carlisle releva la tête, pour ensuite soupirer, doucement, légèrement. Esmée était inquiète, mais attendait tout de même sa réaction.

-Carlisle- Je savais pourquoi je me battais. J'avais conscience des enjeux, de ce que je devais faire. Pourtant, après la guerre, j'en ai longtemps été malade. Et le pire, c'est que je n'avais pas remords pour tous ceux que j'avais exécutés, seulement pour cette fille, dont je t'ai parlé au début. Je n'ai tué que des loups, ces nuits-là. Mais cette fille s'était transformée sous mes yeux... Et elle était la première. C'était la première fois que je tuais ainsi.

Il secoua ensuite légèrement la tête. La première qu’il ait tué...? Esmée s’empêcha de soupirer. Il l’avait dit lui-même, pour Alix… Il lui avait dit que, les EDL souffraient lors de leurs transformations… Et que, les tuer (même si, dit comme ça… Cela paraissait cruel…) les libérait… Les libérait de leur souffrance, de l’emprise de la lune… Il l’avait vu se transformer… Esmée ferma les yeux, sentant sa gorge se nouer; Elle n'aimait pas le voir ainsi... Il éprouvait du remords. Cela se sentait. Elle voulait pouvoir trouver les bons mots... Mais ce qui lui venait en tête n'était rien de plus que ce qu'il lui avait dit auparavant. D'un coup, elle se sentait impuissante. Elle voulait le serrer contre elle, comme elle l'aurait fait pour un enfant, comme elle l'aurait fait si... Si elle ne s'inquiétait pas autant.

-Carlisle- Tu sais, il y a des fois où je regrette de ne pas avoir pu me suicider... Mais il suffit que je vous regarde tous pour oublier cette idée.

Comment ça, il regrettait de ne pas avoir réussi à se suicider ?! Esmée fronça les sourcils. Elle n’allait pas le laisser déprimer de la sorte sans rien dire ! Pourquoi regrettait-il ça ? Si jamais il n’avait pas échoué dans ses tentatives de suicide, ils ne seraient pas tous ensemble. Ils n’auraient pas Edward, Rosalie, Emmett ! Et… Ils ne se seraient peut-être pas connus, tous les deux… Esmée se mordit légèrement la lèvre inférieure ; Elle avait beau l’avoir connu bien avant sa transformation… À ses seize ans, Esmée ne regrettait pas de l’avoir connu...

-« Carlisle… Tu l’as dit toi-même, ils souffraient chaque mois, dès le moment de leur transformation… Elle t’a marquée. C’est normal. Mais… »

Esmée ne savait pas pourquoi elle disait ça, mais… Elle le pensait, étrangement.

-« Tu l’as libérée, en la tuant… »

Esmée ferma pendant un court instant les yeux, cela restait assez difficile de se l’avouer, mais… C’était des mots… Qui lui paraissait si… Si… Juste ? Oui, juste… En cet instant… Mais, alors… Pourquoi cela sonnait-il si faux venant de sa part ? Pourquoi son cœur ne faisait que continuer de lui faire mal rien qu’à cette idée ? Son mari l’avait dit. Ils souffraient chaque mois, atrocement. Les tuer était une sorte de libération. Une sorte d’aide, de soutiens. On les épargnait niveau remords… Niveau culpabilité.
Ses deux sentiments si semblables, mais qui pouvait être si douloureux… Esmée détourna les yeux, en pleine réflexion. Elle l’écourta puis fixa de nouveau son mari. Que pouvait-elle lui dire ? Que pourrait-elle lui dire qui pourrait l’aider ? Esmée se sentait impuissante. Mais essaya quand même de rassembler des mots plus ou moins porteurs de sens. Elle n’aimait pas le voir ainsi, mais, alors pas du tout...


-« Et tu lui as épargné du remords. Tu l’as sauvée… Si tu ne l’avais pas tué, Carlisle, elle aurait souffert chaque mois... Elle aurait tué des innocents… Et, aurait fini par le savoir. Elle en aurait probablement été rongée. Elle en aurait souffert. Niveau culpabilité et remords… »

Elle lâcha les mains de son époux, pour finalement prendre sa tête entre ses mains, afin de voir, si, il n’y avait pas quelque chose d’autre… Afin de l’obligé à la regarder dans les yeux. Elle camoufla son inquiétude, du mieux qu’elle le pouvait.

-« Réponds, Carlisle. »

Elle prit un ton sérieux, en camouflant le plus possible les tremblements, et sa légère tristesse.

-« Regrettes-tu la vie que nous avons maintenant ? Regrettes-tu, là, tout de suite, de ne pas avoir réussi à mettre fin à ta vie, il y a maintenant si longtemps ? »

Sa voix se mit à trembler, plus intensément que ce qu’elle n’aurait voulu..Et, alors qu’elle allait continuer... Rien ne sortit.

Si jamais il y était parvenu… Personne ici ne serait... Ce qu’il est à présent. Edward serait mort, Rosalie aussi, Emmett également. Et eux… Ne se serait jamais connu… Esmée senti sa gorge se nouer, elle n’aimait pas cette vérité… Mais c’est ce qu’il se serait passé si… Et… Ils n’auraient jamais eu cette vie… Que, malgré tout, elle n’échangerait pour rien au monde. Elle aimait ces enfants (même s’ils n’étaient que ses enfants adoptifs) aimaient son époux, plus que tout… Si Carlisle avait réussi à se suicider, chacun d’entre eux serait mort, à l’heure actuelle… Sauf Bella, peut-être. (Mais il n’y avait rien de moins sur, vis-à-vis de sa maladresse légendaire;)

Esmée serait morte, également. Et n’aurait jamais rencontré ce cher Docteur Cullen, lorsqu’elle avait seize ans. Tout était lié. Tout. Étroitement lié. Esmée ne regrettait en rien tout cela. En rien. Elle voulait qu’il lui dise ce qu’il avait sur le cœur. Elle voulait, qu’il arrête, justes deux secondes de ne penser qu’aux autres. Et s’il ne pouvait pas le faire, elle le ferait à sa place. Que devait-elle faire pour lui montrer que, sans lui, tout cela n’existerait pas ? Esmée attendit sa réaction… Que pouvait-elle faire ? Elle craignait qu’il le dise, mais savait qu’elle devait en avoir le cœur net. Elle devait savoir, écouter une justification; S'en voulait-il pour cela? Le connaissant, ce ne serait pas réellement étonnant...
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Mer 31 Juil 2013 - 22:04

Il avait à peine terminé sa phrase que son épouse fronça brusquement les sourcils. Mais c'était elle qui lui avait demandé la vérité. Et elle avait bien le droit de savoir ça, même s'il avait cru qu'elle s'en doutait depuis très longtemps. Visiblement pas. C'était quelque chose d'assez dur à expliquer. Il était délicat de parvenir à mettre des mots sur ce que l'on ressentait véritablement.

Esmée -« Carlisle… Tu l’as dit toi-même, ils souffraient chaque mois, dès le moment de leur transformation… Elle t’a marquée. C’est normal. Mais… Tu l’as libérée, en la tuant… »

Peut-être, mais... Enfin, c'était tout de même choquant. Il y avait une différence entre tuer des loups et tuer une jeune femme. Même si la jeune femme en question était un monstre. Il l'avait libéré, mais ce souvenir restait brûlant car il avait marqué une entrée très brutale dans ce monde qui était désormais le sien. Son baptême du feu, en quelque sorte. Il eut un goût amer dans la bouche. Jeté en plein sur un champs de bataille après six années en tant que vampire contre des dizaines de bêtes féroces les nuits de pleine Lune en compagnie des Volturi qui eux savaient tous se battre. Comment apprendre à combattre rapidement, passer ses vacances à Volterra.

Esmée -« Et tu lui as épargné du remords. Tu l’as sauvée… Si tu ne l’avais pas tué, Carlisle, elle aurait souffert chaque mois... Elle aurait tué des innocents… Et, aurait fini par le savoir. Elle en aurait probablement été rongée. Elle en aurait souffert. Niveau culpabilité et remords… »

C'est vrai que ce n'était pas terrible... Esmée reprenait les arguments qu'il venait lui-même de lui donner. Elle lui lâcha les mains, puis les mit de chaque côté de sa tête. Il croisa son beau regard d'un or liquide, empli de compassion, d'amour, mais aussi d'une certaine inquiétude.

Esmée -« Réponds, Carlisle. »

Elle avait pris un ton plus sérieux, celui qu'elle adoptait lorsqu'elle abordait un sujet important ou qui était cher à son cœur.

Esmée -« Regrettes-tu la vie que nous avons maintenant ? Regrettes-tu, là, tout de suite, de ne pas avoir réussi à mettre fin à ta vie, il y a maintenant si longtemps ? »

Il lui reprit les mains, la regardant droit dans les yeux. Que répondre à cela tout en restant honnête ? Il refusait de lui mentir, peu importe les circonstances, mais savait que la réponse n'allait pas lui plaire. Il soupira, hésitant. Elle avait le droit de savoir, bien évidemment, mais ce n'était pas évident à dire ni à avouer. Cela revenait à avouer qu'il ne considérait pas sa vie comme une réussite. Voir pire. Il s'en voulait pour certaines choses, même s'il s'était toujours battu pour ses convictions et pour ce qu'il croyait être juste.

- Il y a des choses que je regrette, et qui, parfois, me font regretter de ne pas être mort. Je regrette d'avoir transformé Rosalie car elle aurait préféré mourir, qu'elle aurait voulu laisser la vie plutôt que d'être figée à jamais et endurer éternellement la souffrance de ne pouvoir devenir mère. Je regrette d'avoir mordu Edward sans lui demander son avis, alors que j'aurai pu, et qu'il se considère maintenant comme un monstre. Je... Si j'étais mort, ce ne serait pas arrivé.

Il s'interrompit l'espace d'une poignée de secondes, puis reprit.

- Tu vas sans doute hurler, mais même toi, je t'ai forcé. Je ne me suis pas mieux comporté que les autres vampires qui choisissent les futurs nouveaux-nés comme on choisit un plat dans un menu de restaurant. et peu importe tous les humains que je pourrais sauver à l'hôpital, ça ne rachètera jamais ma vie.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Jeu 1 Aoû 2013 - 21:48

[HJ: 10792 caractères, xD Bonne lecture!]

Esmée sentit son époux lui reprendre les mains, tout en la regardant droit dans les yeux. Elle aussi le regardait droit dans les yeux. Mais… Elle n’arrivait pas à faire taire son inquiétude… Carlisle se mit à soupirer...

-Carlisle- Il y a des choses que je regrette, et qui, parfois, me font regretter de ne pas être mort. Je regrette d'avoir transformé Rosalie car elle aurait préféré mourir, qu'elle aurait voulu laisser la vie plutôt que d'être figée à jamais et endurer éternellement la souffrance de ne pouvoir devenir mère. Je regrette d'avoir mordu Edward sans lui demander son avis, alors que j'aurais pu, et qu'il se considère maintenant comme un monstre. Je... Si j'étais mort, ce ne serait pas arrivé.

Il s’interrompit quelques secondes, puis continua… Esmée n’en revint pas. Elle avait eu raison de penser qu’il regrettait... Mais de là à penser cela… Elle sentit, peu à peu la colère montée en elle. Si jamais il était mort, elle ne l’aurait pas connu, ils n’auraient pas eu une vie aussi… Enfin… Esmée s’imagina un bref instant son mari mort, et sentit le besoin de pleurer lui venir. Mais elle ne le pouvait pas…

Sans son mari, tout serait mort. Seule Rosalie aurait préféré cela. Edward lui était heureux, à présent, avec Bella et Renesmée… Esmée n’échangerait sa vie pour rien au monde. Elle aimait Carlisle, elle aimait ses enfants... Et n’aurait pas voulu vivre une autre vie… Et n’aurait même pas voulu vivre sans lui.


-Carlisle- Tu vas sans doute hurler, mais même toi, je t'ai forcé. Je ne me suis pas mieux comporté que les autres vampires qui choisissent les futurs nouveaux-nés comme on choisit un plat dans un menu de restaurant. et peu importe tous les humains que je pourrais sauver à l'hôpital, ça ne rachètera jamais ma vie.

… Mais Esmée ne lui en voulait pas ! Elle savait qu’il avait fait ça pour la sauver ! S’il ne l’avait pas fait, premièrement, elle serait morte, deuxièmement, elle ne l’aurait jamais revu ! Pourquoi culpabilisait-il pour ça ? Pour quelle espèce de raison ? Carlisle n’était pas comme ses vampires qu’il imageait. Elle le savait. Il avait fait ça pour la sauver…

Esmée baissa les yeux tout en retenant un geste de semi-colère, mêlé de tristesse…

Elle ferma ensuite les yeux. Devait-elle en conclure qu’il regrettait de l’avoir connue ? Qu’il… Esmée dramatisait peut-être les choses… Mais, en cet instant, son cœur (bien qu’il soit mort depuis longtemps) lui serrait, la faisait souffrir. Une des phrases que son mari avait dites lui revint ensuite « et peu importe tous les humains que je pourrais sauver à l’hôpital, ça ne rachètera jamais ma vie. » Pourquoi devrait-il racheter sa vie ? Il n’aimait donc pas la vie qu’ils avaient… ? Esmée rouvrit finalement les yeux.


-« Rosalie est la seule qui ne soit pas contente d’être vampire. Elle regrette de ne pas avoir d’enfant… Je te l’accorde. Mais, c’est la seule. Edward est heureux maintenant qu’il a Bella et Renesmée. Tu m’entends ? »

Elle essaya de ne pas laisser transparaître le malaise qui l’atteignait, ni la colère. Et, encore moins la tristesse…

-« Tout ce que tu as fait, Carlisle, c’était pour nous sauver. Edward était mourant. Nous étions tous mourant quand tu nous à transformer… »

Sa voix se fit de plus en plus tremblante, de moins en moins évidente à contrôler. Elle tremblait de colère, de tristesse…

-« Quant à moi, Carlisle, tu n’aurais pas pu me le demander. Et m’expliquer aurait été inutile. Je souffrais quand tu m’as vu. J’allais mourir si tu ne m’avais pas transformée. À l'époque, je… Je souffrais, à la fois physiquement et mentalement. »

Esmée ne connaissait pas les vampires, à l’époque. Et n’aurait pas voulu survivre ce jour-là. Elle voulait mourir. Soudainement, elle se souvint de Charles… Cet homme qu’elle avait épousé à l’époque pour faire plaisir à ses parents… Ce même homme qui la battait, la violentait… Si Carlisle ne l’avait pas sauvé, elle n’aurait pas eu un bon exemple… Ni un bon souvenir de sa vie… Elle n’aurait jamais connu l’amour et… Et…

-« J’avais perdu mon enfant. Je ne voulais pas vivre pour ça… »

Elle avait envie de pleurer, pleurer comme si sa vie en dépendait.

-« Je n’aurais probablement pas accepté… Si tu me l’avais proposé, Carlisle. »

Elle avait fini par l’avouer. À l'époque, elle était tellement anéantie par la perte de son enfant... Que même si on lui avait donné une autre chance de vie, elle n’aurait pas accepté. Elle n’avait pas… Elle était sous le choc. Elle souffrait physiquement et mentalement. N’aurait pas accepté et… N’avait pas fait la différence entre la douleur physique qu’elle éprouvait déjà et celle qu’elle avait éprouvée pour sa transformation. À l’époque, si Carlisle le lui avait demandé, elle aurait refusé net. Elle n’aurait pas voulu revivre ou prendre le risque de revoir Charles… Esmée soupira, honteuse de se l’avouer ; Elle n’aurait pas accepté.

-« Non. J’aurais dit non… Et j’aurais eu tort. »

Elle fixa son époux. Elle voulait se justifier, mais… Hésita.

-« À l'époque… »

Elle chercha ses mots. Mais savait que ce n’était pas ici qu’était le problème. Elle aimait sa vie, elle aimait son mari, elle aimait ses enfants. Et n’avait pas envie de se justifier. Elle savait qu’elle aurait refusé. Même si… Elle aurait eu tort. Elle tourna les mains de façon à tenir celle de son époux. Elle ne voulait pas continuer… Et savait que ça n’allait pas l’aider, qu’il allait culpabiliser encore plus… Mais… Cela voulait dire qu’elle allait lui mentir . Lui… Elle… Elle ne pouvait pas lui mentir sur cela… Mais…

-« Je voulais mourir, Carlisle. J’avais eu un début de vie heureuse. Mais çà dérapé. J’ai écouté mes parents parce qu’il fallait le faire. Et j'en ai payé le prix. J’ai été battu par mon mari à l’époque. J’ai eu un enfant et voulais le protéger. Et je n’ai pas pu le protéger plus de neuf mois et deux jours… »

Elle ne se souvenait pas le lui avoir dit, sauf pour son enfant… Esmée se souvenait d’un jour, être tombée d’un arbre. Elle se souvenait que ce jour-là, c’était Carlisle qui l’avait soignée. Et savait qu’elle ne l’avait pas oublié depuis ce jour-là. Mais le bonheur de le revoir avait dû être trop petit comparé à la douleur… Douleur qu’elle avait subie…

-« Tu as bien fait de ne pas m’informer de ce que tu faisais. Rien ne me retenait sur terre. Rien. C’est pour cela que je voulais mourir... »

Elle savait que ce n’était nullement les révélations à faire en cet instant… Mais… Elle ne savait pas pourquoi elle avait commencé à lui dire cela. C’était du passé… Et ça n’allait pas l’aider. Esmée soupira, hésitante.

-« Certains événements changent une vie, Carlisle. De ces éléments découle, soit une vie heureuse, soit une vie d’enfer. Une vie de culpabilité. Mais nous apprenons de nos erreurs. »

Elle lâcha de nouveau ses mains, hésitant cette fois-ci à lui prendre le visage entre ses mains… Elle se concentra pour rester zen.

-« Tu étais seul, quand tu as transformé Edward. Sa mère te l’avait demandé. C’est pour cela que tu l’as transformé. Aucune mère ne veut voir son enfant mourir. Aucune. C’est… Ce sont les parents qui doivent mourir avant les enfants. Pas l’inverse. »

Elle fixa son époux avec sérieux, avant de poursuivre.

-« Ce qui est fait est fait, Carlisle. Ne culpabilise p… »

Elle se tut, avant de réaliser qu’elle-même culpabilisait pour … Des faits déjà vieux. Mais il y avait une différence ; Elle, avait fini par tuer Alix, lui… Pas. Elle l’avait mis en danger, lui pas… Lui l’avait sauvé, elle lui avait fait risquer sa vie. Voilà où était la différence.

-« Ça va te rendre fou… Tu nous as transformés. En faisant ça, tu as rallongé nos vies. Nous avons donné une seconde chance. Tu entends ? Tu nous as sauvés. »

Esmée remarqua qu’il allait répliquer quelque chose, mais elle lui mit la main droite sur la bouche, délicatement.

-« Rosalie, c’est différent… »

Elle soupira. Que lui dire de plus ? Rosalie était une « exception »... Carlisle ne devrait pas s’en vouloir pour cela... Rosalie aurait voulu avoir des enfants, aurait sans doute préféré mourir. Mais ce qui a été fait, est fait. Et ne peux être défait. Carlisle l’avait transformée… Et, Esmée ne voyait pas le mal dans le fait de sauver une vie… Et ne voyait pas ce qui était égoïste là-dedans !

-« Tu n’es pas égoïste. Tu es loin de l’être. Tu place le bonheur des autres avant le tien, Carlisle. »

Elle le regarda dans les yeux. Oui, il plaçait le bonheur des autres avant le sien. Et… C’était bien ça le problème. Il ne pensait pas suffisamment à lui… Si, le simple fait de ne pas demander son avis aux autres était une preuve d’égoïsme, alors… Esmée également était égoïste. (Chose qui restait encore à démentir.) Mais Carlisle ne l’était pas. Et pour elle, c’était clair comme de l’eau de roche… Mais pour lui… ?

Elle repensa ensuite à ce qu’il avait dit tout à l’heure. Elle enleva sa main.


-« Tout à l’heure… Tu as dit que… Cela ne rachèterait pas ta vie… »

Elle devait continuer. Elle le devait…

-« Tu… Notre vie ne te plaît pas? Tu la considères comme un échec ? »

Esmée s’enfonça dans son siège, ramenant légèrement ses genoux contre sa poitrine. Elle n’osait pas lui demander s’il regrettait de l’avoir connue… Devait-elle le faire ? Elle ferma les yeux.

-« Si… »

Tout cela était plus difficile à dire que… Que de dire ses propres sentiments.

-« Tu regrettes de m’avoir rencontrée? »

Elle l’avait dit tellement bas, qu’elle avait peur, qu’il ne l’ait pas entendu, même en étant vampire. Elle baissa les yeux. Elle en était venue à cette conclusion. Mais… D’un certain point de vue, elle savait qu’elle n’aurait jamais dû lui poser de telles questions. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû, lui dire tout ça. Que ce n’était pas le moment. Mais elle l’avait fait, et ça…

Elle savait… Enfin, elle ne doutait pas qu’il puisse l’aimer. Sinon il n’aurait pas risqué sa vie pour elle. Mais… Regrettait-il de l’avoir transformée ? Regrettait-il tout ce qu’il avait fait de sa vie ? Carlisle n’avait rien à racheter du tout, mais il ne le comprenait visiblement pas… Il n’avait rien à se reprocher… Mais il plaçait tellement le bonheur des autres en priorité, qu’il ne voyait pas… Comment dire… Qu’il ne voyait pas que personne ne lui en voulait… Mais à part (peut-être...) Rosalie, qui ne réalisait pas que… Qui ne réalisait pas que, si jamais elle avait eu un enfant avant d’être transformée, son enfant serait mort de vieillesse et pas elle. À moins qu’elle ne lui est donné l’immortalité… Rosalie ne savait pas ce que signifiait être mère, même si elle aurait voulu le savoir.
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MessageSujet: Re: Pendant que les enfants sont au lycée...   Mar 13 Aoû 2013 - 20:30

Esmée -« Rosalie est la seule qui ne soit pas contente d’être vampire. Elle regrette de ne pas avoir d’enfant… Je te l’accorde. Mais, c’est la seule. Edward est heureux maintenant qu’il a Bella et Renesmée. Tu m’entends ? Tout ce que tu as fait, Carlisle, c’était pour nous sauver. Edward était mourant. Nous étions tous mourant quand tu nous à transformés… »

Ce n'était pas faux, mais tout de même. Il les avait sauvés de la mort, sauf pour Rosalie qui le regrettait, et il en était conscient. Mais cela était-il juste pour autant ? Bon ? Il ne savait pas. Il s'était toujours posé ce genre de questions, depuis sa création, depuis qu'il avait recommencé à vivre. Et s'était toujours demandé s'il avait bien fait, pour chacun des membres de sa famille, si c'est ce qu'ils auraient voulu.

Esmée poursuivit, assurant qu'elle n'aurait pas été en état de toute façon. C'était vrai aussi... Lorsqu'il avait trouvé, elle agonisait, et son cœur ne battait quasiment plus. Les urgentistes l'avait même transportée directement à la morgue comme ça. Carlisle se souvenait... On les avait avertis de l'arrivée d'une jeune femme qui avait fait une tentative de suicide. Mais, en se rendant aux urgences, on lui avait dit qu'elle avait été mise directement à la morgue car trop blessée. Révolté, il s'y était précipité pour la récupérer. Et là...

Il savait qu'elle risquait de mourir d'une seconde à l'autre. Il savait qu'elle souffrait le martyr. Et pourtant, il en était resté figé quelques secondes. En voyant cette femme, déjà à moitié recouverte du linceul des morts, brisée, mais si belle, cela l'avait choqué. Il s'était approché d'elle, presque sans réfléchir, puis l'avait mordu, là, sur son brancard, au milieu de la morgue.


Esmée -« Je n’aurais probablement pas accepté… Si tu me l’avais proposé, Carlisle. Non. J’aurais dit non… Et j’aurais eu tort. À l'époque… »

Il tressaillit et devint blême. Aussi blême que les cadavres dont ils avaient été entourés à l'époque. Elle affirmait ne plus rien regretter maintenant, mais tout de même. Elle se lança difficilement dans son récit, racontant ses doutes, ses peines, ses peurs. Il savait tout cela, elle avait eu un soir trouvé le courage de tout lui raconter, quelques années après sa transformation. Il la laissa parler, sachant qu'elle avait besoin d'évacuer tout ça.

Esmée -« Tu n’es pas égoïste. Tu es loin de l’être. Tu places le bonheur des autres avant le tien, Carlisle. »

Elle le surestimait, selon lui. Il n'était pas aussi bon qu'elle le disait, personne ne pouvait être parfait.

Esmée -« Tout à l’heure… Tu as dit que… Cela ne rachèterait pas ta vie… »

Oui, et donc ? Il attendit, le ventre un peu noué.

Esmée -« Tu… Notre vie ne te plaît pas? Tu la considères comme un échec ? »

Quoi ? Mais non ! Ça, non... Il était heureux, actuellement. Avec sa femme, tous ses enfants, son métier... Oui, il était heureux. Il regrettait certaines choses, mais pas ça.

Esmée -« Tu regrettes de m’avoir rencontrée? »

- Quoi ? Mais non ! Non, je ne peux pas regretter ça, Esmée. Mais on a tous des choses que l'on regrette... Cependant, ce n'est pas pour ça que je vais regretter être avec toi et nos enfants.

Il la serra dans ses bras, pour s'apaiser lui-même et la calmer.



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