Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 La parenthèse inattendue

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MessageSujet: La parenthèse inattendue   Mer 24 Juil 2013 - 18:24

Voilà maintenant deux jours qu'ils avaient fui l'Italie et Volterra. Orlin était maintenant un déserteur, il avait pris le risque de devenir déserteur pour rendre le sourire à Jane, sans même penser un seul instant à lui. Ils n'avaient pas grand-chose à regretter à Volterra car après tout c'était de leur faute à eux tout ce qui venait de se passer. Si Chelsea ne c'était pas mise à jouer avec ses liens affectifs, jamais il n'aurait eux d'état d'âme en voyant la vidéo de White Swan, jamais il n'aurait tué Gabrielle et Alec serait toujours entrain de pourrir dans son placard. Mais tout a changé.

Orlin soutenait Alec et ils se dirigèrent vers le chalet des Cullens. Il le soutenait comme ça depuis qu'ils étaient en Chine. Ils commençaient à avoir des crampes aux épaules et au dos. Il avait de plus en plus de mal à avancer. Sa gorge était brulante également, le repas devait se dérouler hier mais ils ne prirent pas le risque de chasser de peur d'être devancé par les Volturis.
*Allez, il reste cent mètres à peine*. Orlin voyait le chalet au loin, il n'y avait personne dehors. C'était pas de chance ça, il fallait marcher... Et si ce crétin de loup revenait, ils ne pourraient pas se défendre. Espérons qu'il n'est pas une haine aveugle.

Un pas, puis un autre. La cadence était de plus en plus difficile à tenir. Orlin n'en pouvait plus, il avait trop mal. Il lança un appel.


Orlin
Il y a quelqu'un !?

Il finit par ne plus pouvoir avancer. Il lâcha doucement Alec. Orlin serra les dents, ses crampes et la soif le faisaient terriblement souffrir. Il s'assit par terre pour faire une pause et attendre que la douleur diminue.

Tout à coup il vit Jane sortir sur le pas de la porte. Elle se figea en les voyant, devant surement croire à une hallucination. Il laissa échapper soupir. Ça y est c'était fait, et le tout sans encombre. C'était presque trop beau pour y croire. Sans prévenir Alec se précipita vers elle et lui sauta dessus. Orlin aurait volontiers fait la même chose mais son dos était trop endolori et il ne voulait pas gâcher de si belles retrouvailles.
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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Mer 24 Juil 2013 - 18:58

Une journée.. Deux.. Peut-être trois qu'ils étaient partis, fuyant Volterra, fuyant Aro et Caïus, fuyant tout. Alec avait cru qu'il pourrait marcher et courir seul mais avait dû se rendre très vite à l'évidence. Ne pas avoir marché depuis des mois ne lui avait pas fait spécialement de bien. Soutenu par Orlin, il progressait avec lui, ne s'arrêtant pas pour chasser.

Seul le fait de savoir qu'il allait revoir Jane lui donnait la force de continuer. Il rêvait de la serrer dans ses bras, de sentir son odeur à plein nez, la retrouver enfin. Il brûlait d'impatience, les yeux fixés sur l'horizon, ne pensant qu'à elle. Si seulement le temps pouvait passer plus vite ! Si seulement il pouvait être déjà près d'elle... Ils avançaient malgré tout. ils avançaient, et l'impatience lui redonnait quelques forces.

Lorsqu'enfin ils arrivèrent au chalet blanc, Alec ne tenait plus. Jane... Il aurait voulu hurler son nom, la voir tout de suite, la prendre dans ses bras, lui assurer encore et encore que tout ira bien désormais. Lui jurer qu'ils ne seront plus jamais séparés ainsi, qui ne l'abandonnera jamais, qu'il sera toujours là pour elle quoi qu'il arrive.


Orlin - Il y a quelqu'un !?

Il le relâcha doucement, épuisé, et se laissa tomber par terre. Alec s'apprêtait à lui demander s'il voulait de l'aide lorsque Jane apparut sur le pas de la porte, et se figea net. D'un coup, il ne sentit plus la fatigue ni la brûlure de sa gorge. Le monde aurait s'effondrer, la montagne s'écrouler, il s'en fichait, plus rien d'autre n'avait d'importance en cet instant précis. plus rien à l'exception de sa sœur jumelle, ici, si proche. En un bond, il fut près d'elle. Et il la prit dans ses bras.

Son odeur l'enveloppa comme un cocon, et jamais Alec n'avait été si heureux. Il resserra son étreinte, tremblant comme une feuille, la serrant contre lui comme si sa vie en dépendait, la berçant en même temps, hoquetant de joie et un très large sourire aux lèvres. Il l'embrassa longuement sur la joue, lui murmurant sans cesse que c'était bon, qu'il était revenu, et qu'il ne la quittera plus jamais. Que ce n'était pas une hallucination, que c'était bien réel.

Elle lui rendit tout à coup son étreinte, tremblant à son tour. Il ne cessait de lui sourire, murmurant des paroles apaisantes. Tous ces mois passés loin d'elle, à ignorer ce qui lui était arrivé... Sans la lâcher, il prit enfin conscience qu'ils n'étaient pas seuls, que les Cullen étaient là aussi. Bella semblait totalement choquée et ne bougeait pas d'un pouce. Elle n'était d'ailleurs pas la seule. Esmée aussi, montrant un mélange de choc et de stupeur. Il eut un sourire tremblotant.


- Désolé, je n'ai su qu'il y a deux jours qu'on me croyait mort... Et je n'ai pas pu venir avant.

Il reporta toute son attention sur sa sœur jumelle, la dévisageant tendrement. Elle était là, dans ses bras, près de lui, et rien ne pourrait traduire sa joie. Orlin avait fini par se rapprocher lui aussi. Il lui jeta un rapide coup d'œil avant de s'emparer de la main de sa jumelle.

- Je t'expliquerais tout, Jany... Comment te sens-tu ? Qu'est-ce qui t'es arrivée ?

De nouveau, il ne faisait plus attention à ce qui l'entourait, ne se concentrant que sur elle et personne d'autre.
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Lust

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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Mer 24 Juil 2013 - 21:26

Jane tournait lentement les pages du carnet de son frère, assise à la table de la salle à manger, s'attardant pensivement sur chaque dessin. Les jours passaient, et elle avait l'impression que le temps coulait sur elle sans l'atteindre, comme si cette journée durait éternellement. Elle attendait, sans savoir trop quoi. Peut-être que le temps apaise la douleur de la disparition, si cela était possible.

Physiquement, elle commençait à se remettre. De toute façon, les Cullen la forçait à continuer à se nourrir, et elle avait pu chasser un peu avec eux la veille, pas trop loin du chalet. Elle s'habituait au sang animal. Mais trouvait malgré tout un certain réconfort à sentir sa gorge la brûler. Il était tellement agréable et reposant de se concentrer sur une douleur physique pour chasser la douleur mentale.

Ce fut une impression qui la tira de ses pensées. Un... Un changement dans l'air, ou elle ne saurait qualifié ce qu'elle avait ressenti. Quelque chose qui avait changé, en bien ou en mal. Elle se leva, refermant le carnet, et s'avançant vers la porte. elle arrivait sur le seuil lorsqu'elle entendit crier.

"Il y a quelqu'un !?"

Jane blêmit. Orlin était dehors, assis par terre, et Alec debout près d'elle. Encore une hallucination... Elles se multipliaient, ces temps-ci... Sans doute une preuve qu'elle était bel et bien devenue folle. Tout à coup, avant qu'elle ne puisse réagir, tenter de dissiper l'illusion, deux bras forts l'entourèrent, et elle se retrouva plaqué contre quelqu'un. Elle prit une inspiration, surprise, alors que la compréhension s'insinuait dans son esprit.

Les mirages, eux, n'ont pas d'odeur...

Elle hoqueta de surprise puis s'accrocha de toutes ses forces à Alec, les yeux fermés, tremblante comme une feuille. Il était... Là... C'était impossible... et pourtant ! Elle pouvait le toucher, elle pouvait sentir son odeur si familière, le serrer dans ses bras, le... Il était là ! Elle en avait le tournis, s'accrochant désespérément à lui, comme par peur de tomber. Elle écoutait les paroles rassurantes qu'il lui chuchotait, trop choquée pour en comprendre le sens mais si heureuse d'entendre  le son de sa voix. Il la berçait contre lui, alors qu'elle peinait à croire que non, il n'était pas une illusion. Pas un mirage de plus.


Alec - Désolé, je n'ai su qu'il y a deux jours qu'on me croyait mort... Et je n'ai pas pu venir avant.

Elle croisa son regard noir, mais empli d'amour. Elle sourit à son tour, n'osant encore y croire tout à fait. Alec... Vivant... Vivant ! Mais comment était-ce possible ? Depuis des mois, elle pleurait sa mort, voulait mourir à son tour, et voilà qu'il ré-apparaissait, on ne peut plus vivant ! Que lui était-il arrivé ? Qu'avait-il pu vivre durant tout ce temps ? Elle... Lui...

Alec - Je t'expliquerais tout, Jany... Comment te sens-tu ? Qu'est-ce qui t'es arrivée ?

Sa main se crispa sur sa manche, alors qu'elle le fixait droit dans les yeux. Comment elle se sentait elle ? Mais cela n'avait aucune importance ! Elle secoua nerveusement la tête, tremblante.

- Ce n'est pas important, ça ! Dis-moi plutôt comment tu peux être ici... Je... Je te croyais mort ! Depuis des mois, c'était... Que s'est-il passé ? Où étais-tu ?

Elle l'implora du regard, voulant à tout prix une réponse.


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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Mer 24 Juil 2013 - 22:35

Jane - Ce n'est pas important, ça ! Dis-moi plutôt comment tu peux être ici... Je... Je te croyais mort ! Depuis des mois, c'était... Que s'est-il passé ? Où étais-tu ?

Il lui massa la nuque pour la calmer, nerveux. Il détestait parler de ces derniers mois, mais elle avait le droit de savoir, de comprendre. Il se mordilla les lèvres, rassemblant ces souvenirs, ressentant encore cruellement la terrible douleur qu'il avait ressenti en étant séparé de sa sœur.

- Lors de cette bataille... Après que je t'ai téléphoné, Caïus et deux autres gardes me sont tombés dessus... Je n'ai même pas eu le temps de me défendre. Ni de comprendre ce qui se passait, d'ailleurs. Ils m'ont enfermés à Volterra, bâillonné et attaché. Tu sais comment ils s'y prennent pour "maîtriser" les gens...

Il s'interrompit, la serrant contre lui pour la rassurer alors qu'elle était devenue blême. Il lui frotta le dos, et reprit dans un souffle.

- C'est Orlin qui a découvert que j'étais enfermé là-bas... Puis il m'a aidé à m'enfuir. Je ne savais même pas que tout le monde me croyait mort. Ni... Ni ce qui t'étais arrivée à toi... Si tu étais...

Il se tut à nouveau, incapable d'exprimer sa terreur lorsqu'il avait cru sa sœur perdue à jamais, la souffrance d'avoir été séparé d'elle, la haine qu'il éprouvait envers les Volturi, son besoin si intense de la serrer dans ses bras et de ne plus la lâcher. Plus jamais. Il l'embrassa sur le front, les yeux fermés, tremblant comme une feuille. Bella avait serré les poings, comme révoltée, puis avait pris sa fille dans ses bras. Lui-même gardait sa sœur dans les siens. Il était incapable de la laisser s'écarter pour le moment, ne serait-ce qu'une seule seconde.

Orlin ne disait rien, se contentant de les observer. Alec lui jeta un coup d'œil reconnaissant. A côté, Esmée était figée et surprise, puis fila près de Carlisle. C'était sûr, voir quelqu'un qu'on croyait mort surgir comme ça à l'improviste... Cela devait choquer...


- Il faudra que je te parle en privé, murmura-t-il à sa sœur.

Il se redressa, et fit un sourire poli aux Cullen, gardant bien Jane dans ses bras.

- Je ne vous ai même pas dit bonjour correctement... Pardon d'arriver comme ça, mais j'étais pressé de revoir ma sœur.

Esmée - Ce n'est pas grave, on le comprend. Tu es le bienvenu, comme ta sœur.

Il hocha très lentement la tête. Il avait quand même l'impression d'être de trop, pour le coup, à part pour Jane. Son regard tomba tout à coup sur son carnet à dessin, ouvert, sur la table de la salle à manger. Ils l'avaient... Vu ? Il se mordilla les lèvres, gêné. Sachant ce qu'il y avait dedans, il espérait que seule Jane l'ait regardé. Mais sinon... Il fit un pas et referma le carnet d'un geste vif, remarquant au passage que Bella fuyait son regard. De même que Jasper qui regardait soigneusement ailleurs. Hum ! Il soupira.

- Il n'y a pas qu'à Volterra qu'on ne peut pas garder quelque chose secret, semble-t-il.

Bella regarda une autre personne qu'il n'avait pas remarqué. Et qui puait. Personne qui pris la petite Renesmée et partit aussitôt avec elle. Tenant toujours Jane, il regarda Bella, tout de même agacé qu'elle ait regardé son carnet à dessins. C'était personnel ! Surtout qu'il y avait même dessiné les Cullen... Et s'il avait voulu que tout le monde voit ça, il l'aurait accroché aux murs.

Bella - Désolée... On n'avait plus d'idée pour aider Jane et on a pensé que c'était peut-être une bonne idée, un début pour l'aider et ne pas rester impuissants face à sa dépression.

- De regarder mes dessins ? En quoi ça pouvait aider ? Surtout si vous saviez que c'était personnel... Je n'ai jamais voulu organiser une expo.

Bella - On voulait lui prouver que tu l'aimais vraiment, qu'elle ne devait pas croire Aro, que ce n'était pas une histoire de liens modifiés.

- Que je... Aro a...

Il regarda sa sœur, stupéfait. Elle soupira, puis finit par lui murmurer du bout des lèvres ce que Aro lui avait dit. Alec serra les poings, sa haine s'en trouvant décuplée à un point inimaginable. Comment pouvait-on être si horrible ! Faire croire à sa mort n'était pas suffisant, il fallait qu'il détruise complètement sa sœur. Il en frémit, blême.

- Qui t'a empêché de te...

Jane - Bella.

Il tourna à nouveau la tête vers elle. Il ne comprenait pas.

- Pourquoi ? La dernière fois que je t'ai vue, tu haïssais Jane, et moi avec. Alors pourquoi c'est toi qui... Pourquoi as-tu aidé ma sœur si tu nous détestais ?
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Jeu 25 Juil 2013 - 21:58

Orlin – Il y a quelqu’un ?!

Bella se braqua, arrêtant tout ce qu’elle était en train de faire – à savoir : jouer avec Renesmée. Depuis quelques temps, quelques semaines en fait, les choses s’étaient calmées et Jane se remettait à peine. Enfin… Se remettre est un bien grand verbe, mais elle était surveillée de très près et semblait s’y être habituée. Maintenant, elle savait qu’ils ne la détestaient pas, qu’ils tenaient véritablement à elle et qu’elle n’était pas un passe-temps ou un punching-ball comme elle l’avait répété à maintes reprises. Mais ici, cette voix-là, c’était mauvais signe. En fait, dès que la voix d’un Volturi se faisait entendre, Bella était méfiante et sentait les problèmes arriver. De plus, une odeur différente à toutes celles que connaissait la nouvelle-née était perceptible, une odeur qu’elle n’avait senti qu’une seule fois. Mais c’était impossible… Parfaitement impossible. Comment aurait-il pu… Non.

Sortant du chalet en même temps que le reste des Cullen ou presque, Bella eut la confirmation. Jane était dans les bras d’Alec. Dans les bras d’Alec… Alec. Il était vraiment là, en chaire et en os. Il était vivant. Plus vivant que jamais. Elle le voyait, comme Jane, et ce n’était pas une hallucination. Bella tourna la tête vers les autres Cullen pour savoir si, eux aussi, ils le voyaient. Apparemment, oui. Alec était bel et bien vivant… Et il se tenait en face d’eux. Il avait mauvaise mine, oui, mais il était vivant – enfin, aussi vivant qu’un vampire puisse l’être – et tenait sa jumelle dans ses bras.

Alec –
Désolé, je n'ai su qu'il y a deux jours qu'on me croyait mort... Et je n'ai pas pu venir avant.

Hein ? Deux jours ? Mais où était-il passé pendant tout ce temps, alors ? Une mission d’Aro ? Sans sa sœur ? Non, impossible. Surtout qu’il avait donné toutes les affaires d’Alec à sa sœur… Alors quoi ? Que s’était-il passé s’il n’avait appris sa propre mort il y avait de cela uniquement deux jours ?

Alec –
Je t'expliquerais tout, Jany... Comment te sens-tu ? Qu'est-ce qui t'es arrivée ?

Jane – Ce n'est pas important, ça ! Dis-moi plutôt comment tu peux être ici... Je... Je te croyais mort ! Depuis des mois, c'était... Que s'est-il passé ? Où étais-tu ?

Alec – Lors de cette bataille... Après que je t'ai téléphoné, Caïus et deux autres gardes me sont tombés dessus... Je n'ai même pas eu le temps de me défendre. Ni de comprendre ce qui se passait, d'ailleurs. Ils m'ont enfermés à Volterra, bâillonné et attaché. Tu sais comment ils s'y prennent pour "maîtriser" les gens...

C’était donc cela… La « mort » d’Alec n’avait été qu’une énième manipulation des Volturi. Et après, ils venaient s’étonner de son aversion envers eux ? Non mais, un peu de logique, aussi ! Une chose est sûre : à présent, Bella s’inquiétait vraiment pour sa mère et détestait de plus en plus les Italiens. Si jamais il lui arrivait quelque chose… Carlisle avait beau avoir fait tout son possible pour la rassurer, elle n’était pas convaincue pour un sou. Du moins, le doute reprenait le dessus après tout ce qu’elle avait vu et appris en l’espace de quelques mois. Par réflexe, comme pour protéger Renesmée, Bella la prit dans ses bras en la berçant légèrement, inconsciemment. La protéger…  Elle risquait tant, dans ce monde. Au moins, avec Jacob, elle était en sécurité. Enfin, Bella l’espérait sincèrement.

Alec –
C'est Orlin qui a découvert que j'étais enfermé là-bas... Puis il m'a aidé à m'enfuir. Je ne savais même pas que tout le monde me croyait mort. Ni... Ni ce qui t'étais arrivée à toi... Si tu étais...

Il ne quittait plus sa sœur, la gardant dans ses bras. Revoir les jumeaux réunis. Une image à laquelle Bella n’avait plus jamais osé penser, image que personne n’avait espérée depuis l’annonce de la mort d’Alec.  Et pourtant, il était là, face à eux. Plus vivant que jamais, tenant Jane dans ses bras. Il lui murmura qu’il devait lui parler en privé, chose on ne peut plus normale après tant de mois de séparation. Bella, elle, essayait de ne pas trop écouter même si le choc était trop gros pour tout ignorer. Ce fut la voix d’Alec, s’adressant à eux pour la première fois, qui la ramena à la réalité.

Alec –
Je ne vous ai même pas dit bonjour correctement... Pardon d'arriver comme ça, mais j'étais pressé de revoir ma sœur.

Esmée – Ce n'est pas grave, on le comprend. Tu es le bienvenu, comme ta sœur.

Bella esquissa un léger sourire par pure politesse. Elle était encore bien trop choquée pour dire quoi que ce soit et bénissait la présence d’Esmée pour accueillir Alec, pour le coup. Il hocha la tête et… tomba sur son carnet à dessins, ouvert. Aïe. Une vague de culpabilité se répandit chez Bella, menaçante, lui criant de prendre ses jambes à son cou tant qu’il en était encore temps. Mais elle en était incapable. Son regard se reporta sur Jasper puis sur n’importe quoi. Le sol, Renesmée, Jacob. Tout, en fait… Elle fuyait littéralement le regard d’Alec, alors que ce dernier referma son carnet d’un geste vif avant de soupirer et d’ajouter :

Alec –
Il n'y a pas qu'à Volterra qu'on ne peut pas garder quelque chose secret.

Double aïe. Triple aïe, même. Il fallait faire quelque chose… Rétablir ce qu’il s’était passé, répondre, expliquer pourquoi ils avaient regardé ce carnet. Bon, jusqu’ici, tout se déroulait plus ou moins bien. Mais cette foutue culpabilité avait poussé Bella à fuir le regard d’Alec lorsqu’il était venu plus près des Cullen… Sentant que les explications allaient devoir suivre, la jeune mère demanda à Jacob de s’occuper de Renesmée et d’aller jouer avec elle. Il fallait qu’elle soit occupée, inutile qu’elle assiste à la scène. Et puis, vive la crédibilité si jamais elle voyait que sa mère avait fouiné dans les affaires des autres. Renesmée monta seule sur le dos de Jacob, lui lançant un regard l’air de dire « Pourquoi je pars toujours quand ça devient intéressant ?! ». Bah, tant pis. Bella lui répondit en l’embrassant simplement sur la joue et, une fois Jake assez éloigné, elle répondit à Alec. Jasper n’avait pas l’air de vouloir se mouiller, donc…

Bella –
Désolée... On n'avait plus d'idée pour aider Jane et on a pensé que c'était peut-être une bonne idée, un début pour l'aider et ne pas rester impuissants face à sa dépression.

Alec – De regarder mes dessins ? En quoi ça pouvait aider ? Surtout si vous saviez que c'était personnel... Je n'ai jamais voulu organiser une expo.

Bella – On voulait lui prouver que tu l'aimais vraiment, qu'elle ne devait pas croire Aro, que ce n'était pas une histoire de liens modifiés.

Alec – Que je… Aro a…

Ah… Oui. Oups ? Bella avait oublié qu’Alec venait tout juste de revenir et avait lâché, dans la précipitation, une toute petite bombe. Provoquant, ainsi, la haine, la stupéfaction et sans doute le dégoût ou l’horreur chez Alec. Oui, bon, elle ne pouvait pas penser à tout dans une telle situation, il faut la comprendre, aussi. Il semblait perdu et demanda quand même confirmation à sa sœur, qui lui relata ce que Bella venait de lui dire. S’adressant une nouvelle fois à Jane, il lui demanda :

Alec –
Qui t’a empêché de te…

Jane – Bella.

Aïe. Danger… Gros danger. Les Cullen avaient pu remarquer le changement de comportement de Bella à l’égard de l’ex-Volturi… Mais pas Alec. Pas son frère jumeau qui savait que la nouvelle-née détestait Jane, qu’elle ne pouvait même pas l’encadrer avant son départ. De plus, il ignorait que c’était à cause d’elle que sa sœur jumelle était si mal lorsqu’il l’avait appelée ce jour-là, avant de se faire soi-disant tuer. Comme elle l’avait prévu, Alec se tourna à nouveau vers elle, un regard plein d’incompréhension. Ca sentait mauvais. Très mauvais.

Alec –
Pourquoi ? La dernière fois que je t'ai vue, tu haïssais Jane, et moi avec. Alors pourquoi c'est toi qui... Pourquoi as-tu aidé ma sœur si tu nous détestais ?

Bella – Je…

Bella s’interrompit, jetant un regard aux Cullen qui assistaient à la scène, ainsi qu’à Jane qui était toujours dans les bras de son frère. Non. Elle ne pouvait pas tout dire. Pas comme cela, pas devant tout le monde. Certes, ils savaient qu’elle avait agi comme cela en grande partie à cause de sa culpabilité, mais le dire devant eux… Non. Bella en était incapable. Surtout qu’Alec ignorait tout, il ignorait même qu’elle avait provoqué le mal-être de Jane avant ce fameux appel. C’était… Non. Seulement, il fallait qu’elle lui réponde quelque chose. Dire seulement l’une ou l’autre chose, brièvement ? Le dire à Alec ne la dérangeait peut-être pas tant que cela, et encore, mais… Le dire devant les Cullen, c’était trop dur. Elle ne pouvait pas.

Bella –
On va dire que… Je me sentais responsable de Jane. Et, j’étais la seule à pouvoir lui résister, à qui elle ne pouvait faire aucun mal. Il fallait bien la forcer à se nourrir… Et je ne voulais pas que son don lui échappe et qu’elle fasse souffrir les autres. Alors, à force de la côtoyer, eh bien… On va dire que je ne vous déteste plus comme avant, que mon regard a pas mal changé.


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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Ven 26 Juil 2013 - 18:30

Bella – Je…

Et ce fut tout. Brillante explication... C'était donc si dur à expliquer ? A moins qu'il ne se soit trompé, qu'elle n'ait fait cela que pour s'amuser aux dépens de sa sœur et n'osait pas l'avouer en face de lui. Ce en quoi elle faisait bien d'être prudente. Lorsqu'il s'agissait de Jane, de sa sécurité, de son bien-être, il n'hésitait jamais à sortir les crocs. et peu importe de l'identité de la personne se trouvant en face ! Caïus, Bella, Démétri... Aucune importance. Il fixa impatiemment la Cullen, histoire de voir si elle comptait poursuivre ou non.

Bella – On va dire que… Je me sentais responsable de Jane. Et, j’étais la seule à pouvoir lui résister, à qui elle ne pouvait faire aucun mal. Il fallait bien la forcer à se nourrir… Et je ne voulais pas que son don lui échappe et qu’elle fasse souffrir les autres. Alors, à force de la côtoyer, eh bien… On va dire que je ne vous déteste plus comme avant, que mon regard a pas mal changé.

Alec buta sérieusement sur les mots "responsable de Jane". Lui qui pensait avoir des explications, il n'en fut qu'embrouillé davantage. Reprenons depuis le début. Il savait parfaitement que Bella les haïssait à un point inimaginable, dégoûtée juste en voyant sa sœur jumelle. Tout le proclamait en elle, et il se souvenait de la dernière fois qu'il l'avait vu. Tendue comme un arc, dégoûtée, froide, distante, et même furieuse. Tant de signes le lui avait montré, signes aisément repérables car il les avait constaté chez beaucoup de gens, à commencer par les gardes de Volterra. La haine était si facilement discernable !

Qu'on comprenne donc son ébahissement face à la situation actuelle. Bella se sentant responsable de Jane. responsable ! On pourra en dire ce qu'on voudra, il ne trouvait pas normal qu'une personne change aussi vite d'attitude. On ne passait pas du rejet total à une envie de protéger en simplement quelques mois. Contrairement à ce que les sentimentaux se plaisent à dire, ce n'est pas un pas qu'il y a entre la haine et l'amour, mais un gouffre sans fond. Puisque Bella refusait de parler, il n'avait plus qu'à s'en remettre à ce que lui dirait sa sœur. Et Bella se trompait lourdement si elle croyait qu'il ne finira pas par savoir.


- Je vois, marmonna-t-il.

Chacun de ses mots, toute son attitude suintait la méfiance, une colère refoulée mais décelable au fond de ses yeux noirs d'encre. Il était malade de rage, ne se contenait qu'avec peine, et la haine prédominait dans ses pensées. Chassant même la peur... Car oui, il avait eu peur des Volturi, terriblement, mais ces derniers mois l'avaient changé. La peur s'était diluée dans sa haine, l'augmentant, la renforçant. Une haine non pas dirigée vers les Cullen, très loin de là, mais contre le clan Italien. Il prit alors conscience qu'il portait toujours l'insigne des Volturi. Il l'arracha brusquement de son cou et je le jeta avec rage dans la cheminée. Il croisa un instant le regard d'Orlin, fut sur le point de lui dire quelque chose, puis haussa les épaules.

- Jany, Orlin a tué cette chère Gabrielle. J'imagine que ça va te faire plaisir.

Elle sursauta légèrement, puis sourit à Orlin, un véritable sourire. Alec avait l'impression qu'il allait s'écrouler d'un instant à l'autre. Il fallait qu'il chasse... Pas de sang humain, par égard pour le clan Cullen, mais au moins des animaux. La forêt était toute proche. Il croisa le regard de sa sœur, et sourit doucement. son contact, leurs échanges silencieux, tout cela lui avait tellement manqué ! Ils se prirent la main, tout simplement, et s'excusa auprès des Cullen, leur disant qu'il devait chasser. Il partit aussitôt avec Jane, heureux de la savoir près de lui, de l'avoir retrouvée.
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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Ven 26 Juil 2013 - 23:08

Dès que ses crampes disparurent, Orlin se releva et se rapprocha de l'entrée du chalet. Il écouta la discussion des jumeaux sans rien dire, passant au second plan. Ils étaient tellement heureux l'un avec l'autre. Voir une scène comme celle-ci était tellement touchant qu'Orlin aurait versé une larme s'il avait pu. Aro avait été vraiment monstrueux sur ce coup-là. Encore il pouvait accepter la dictature des Volturis, encore il pouvait concevoir qu'on détruise ses ennemies. Mais là, il faisait ça pour l'honneur de la famille ! Ah qu'il était beau le blason des Volturis, faire croire à quelqu'un que son frère était mort, surtout que les jumeaux ne représentaient, jusque-là, aucune menace. Quel honneur y avait-il à faire ça ? Absolument aucun. C'était de l'acharnement pur et simple ! Mais maintenant, ça risquait de changer. Ils étaient de nouveau réunis. Les flammes noires inextinguibles de la haine envers les Volturis brulaient à plein feu en eux deux. Le risque est qu'il se laisse aveugler et qu'ils foncent tête baissée. C'était leur meilleur moyen de se faire tuer pour de bon, si les Volturis étaient sous un beau jour.

Quand les retrouvailles et les explications furent terminées, tout le monde était rentré dans le chalet. Alec jeta alors violemment l'insigne de la garde dans la cheminée. Orlin était tenté de faire de même. Il le regarda un moment puis se dit que quand il se faisait attrapé, ce qui risquait très probablement d'arriver sous peu, ce genre de détail pourrait compter. Il ne fit donc rien.


Alec
Jany, Orlin a tué cette chère Gabrielle. J'imagine que ça va te faire plaisir.

Jane fut surprise et lui offrit un magnifique sourire. Un sourire qui ferait fondre n'importe qui. Un sourire qui vous réchauffe le coeur, chasse les nuages les plus sombres et illumine votre vie. Orlin le lui rendit. *Rien que pour se sourire, ça valait le coup. Je donnerais n'importe quoi pour en ravoir un autre comme celui-là*

Par la suite les jumeaux s'esquivèrent et allèrent chasser ensemble. Orlin resta avec la famille Cullen. Il les regarda partirent et lacha un soupir. Et maintenant que faire à part attendre que Démétri passe dans le coin. Combien temps ça allait lui prendre ? Une journée ? Peut-être moins. Et après qu'allait-il arriver ? Ils allaient sans doute être torturés. Voir pire. La peur commençait petit à petit à remplacer l’allégresse des retrouvailles. Orlin continua à fixer les jumeaux au loin en bougeant la tête de droite à gauche comme pour dire "non".


Orlin
Qu'est-ce que je viens de faire...Je voulais les aider et maintenant à cause de moi ils vont encore en prendre pour leur grade.
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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Dim 28 Juil 2013 - 10:45

Carlisle n'arrivait pas à y croire. Il clignait des yeux, fixait ce qu'il voyait, cherchant encore et encore une explication logique. Quelque chose qui leur permette de comprendre comment Alec pouvait-il être là, sous leurs yeux, tenant sa sœur dans ses bras. Il était mort ! Depuis tant de mois, ils l'avaient tous cru mort. Jane en avait malade, déprimant d'une manière terrible, et aujourd'hui... Comment pouvait-il être là ? Comment ? Que lui était-il arrivé ? Où était-il passé depuis tous ces mois ? Était-ce vraiment possible ?

Il avait de la peine à suivre ce qui se déroulait tant il était choqué. La stupeur la plus complète le paralysait presque, alors que Jane et Alec étaient dans les bras l'un de l'autre. Voir ça était... Il ne savait comment qualifier ce qu'il ressentait. Exceptionnel ? Inattendu ? Choquant ? Incroyable ? Perturbant ? Il n'aurait jamais cru assister de nouveau à cette scène, les jumeaux réunis, s'accrochant l'un à l'autre. Malgré lui, il fut attendri. Stupéfait, mais attendri. Jane aurait mis plusieurs siècles à se remettre, sans son frère. Mais sa présence semblait l'avoir entièrement guérie, l'arrachant d'un seul coup aux brumes de la mort qui l'enveloppaient.


Alec – Qui t’a empêché de te…

Jane – Bella.

Hum, c'était certain, Alec devait avoir un besoin urgent d'explications. Il ne lâchait plus Jane, comme s'il craignait de la perdre à nouveau. Bella sembla un instant paniquée, puis hésita. Leur donner certaines explications à eux était une chose, tout déballer en face d'Alec en était une autre. Et la stupeur de le voir vivant ne devait pas aider non plus. Elle se lança néanmoins, tant bien que mal, mais le résultat était très vague et laissait à désirer.

Alec avait une expression étrange, et il était évident qu'il ne croyait pas un seul mot de ce qu'avait dit Bella. Il laissa couler, mais Carlisle se doutait qu'il allait revenir à la charge à la première occasion. Après avoir pris le temps de parler avec Jane. Ils partirent ensuite chasser, main dans la main. Carlisle laissa faire, même s'il était inquiet. Cependant, il valait mieux les laisser seuls, juste entre eux, ils en avaient besoins autant l'un que l'autre.

Orlin semblait très perturbé, quand à lui, et malade d'inquiétude. Il fixa les jumeaux disparaître au loin, secouant la tête. Carlisle s'approcha de lui, notant son teint pâle et presque désespéré.


Orlin – Qu'est-ce que je viens de faire... Je voulais les aider et maintenant à cause de moi ils vont encore en prendre pour leur grade.

Carlisle lui posa une main sur l'épaule, l'incitant à garder son calme et surtout, son sang-froid.

- Ce que tu viens de faire, dit-il d'un ton posé, c'est de leur avoir permis de se retrouver. Tu viens de prouver aux Volturi que la barbarie ne peut pas toujours gagner.

Il rompit le contact, mais l'inquiétude plissait ses traits. Nul doute que Démétri allait arriver dans très peu de temps, et il ignorait quoi dire pour rassurer Orlin. Le risque qu'il avait pris était énorme, il en était sans nul doute conscient, et il risquait de prendre très cher... Quand aux jumeaux... Qui sait ce qu'ils pourraient encore subir.

- Orlin, pourquoi as-tu aidé Alec si tu savais que tu...

Il n'acheva pas sa phrase, mais le sous-entendu était très clair.
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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Dim 28 Juil 2013 - 11:54

Carlisle
Ce que tu viens de faire, dit-il d'un ton posé, c'est de leur avoir permis de se retrouver. Tu viens de prouver aux Volturi que la barbarie ne peut pas toujours gagner.

Oui, ça d'accord, il avait réussi à les réunir, mais ce n'était que partie remise. Démétri allait arriver très bientôt. Ça pouvait être dans 5 jours comme dans 5 minutes. Orlin n'était pas rassuré. Il ne regrettait pas son geste, mais le moment de payer l'addition allait arriver très bientôt. Comme si on était au restaurant, qu'on venait de manger un plat succulent et qu'au moment de passer en caisse tu apprends que tu devras payer trois fois plus que prévu. C'est exactement ce que craignait Orlin.

Carlisle
Orlin, pourquoi as-tu aidé Alec si tu savais que tu...

Cette question le mit mal à l'aise. Il savait que tôt ou tard, il allait devoir donner des explications, mais il ne pensait pas le faire maintenant et devant tout le monde ! Il ne savait pas trop quoi répondre. Il ne voulait pas déballer sa vie privée comme ça devant des inconnus. En fait, il ne voulait pas dire ce dont il n'était pas sur. Il aime Jane mais est-ce réciproque ? Il n'en était pas sûr du tout. Si ça se trouve, il poursuivait un mirage, une chimère. Cette option était possible mais peu probable...Le sourire d'il y a 5 minutes en était la preuve.

Orlin
Ce n'est pas pour moi que je m'inquiète, c'est pour eux. Aro est allé trop loin. Je ne sais pas ce qui m'est arrivé ces derniers temps mais je me suis rendu compte que je tenais de plus en plus à elle. Ça a commencé quand je suis venu vous voir, l'autre jour. A l'époque, je croyais à un coup de folie, à un truc de vampire, comme la soif ou l’instinct de chasse par exemple. Puis je l'ai ramené à Volterra.

Orlin fit une petite pause cherchant comment aborder ce passage délicat.

Orlin
On a passé un peu de temps ensemble et pour la première fois, j'ai pu parler avec elle sans avoir droit à un regard noir ou pire...Puis quand vous êtes arrivé, j'ai eu peur, très peur. Je ne voulais pas qu'elle parte. C'est pour ça que je vous ai conduit à Caïus : je savais que lui, il ne laisserait pas faire. Malheureusement ça n'a pas marché. Avec le recul, je me rends compte que j'ai eu du mal à le supporter.

Orlin baissa les yeux, il était un peu honteux de ce qu'il venait de dire. *Fais gaffe, et s'il réagissait comme Caïus, tu ne le connais pas !*

Orlin
Et puis après, j'ai vu la vidéo de White Swan avec Gabrielle, j'ai trouvé Alec. Je me suis dit que ça valait le coup de prendre le risque de se faire torturer en fuyant Volterra pour lui ramener son frère. Je me doutais que ça la sortirais de son état de légume. Et nous voilà.

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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Dim 28 Juil 2013 - 12:24

Orlin - Ce n'est pas pour moi que je m'inquiète, c'est pour eux. Aro est allé trop loin. Je ne sais pas ce qui m'est arrivé ces derniers temps mais je me suis rendu compte que je tenais de plus en plus à elle. Ça a commencé quand je suis venu vous voir, l'autre jour. A l'époque, je croyais à un coup de folie, à un truc de vampire, comme la soif ou l’instinct de chasse par exemple. Puis je l'ai ramené à Volterra.

Carlisle fronça légèrement les sourcils. Tout le monde s'en doutait, mais là, ils avaient la preuve que c'était bien lui qui avait ramené Jane en Italie. Curieux parcours que celui de ce gamin. Il capturait la sœur, puis libérait le frère. Mais ce qu'il disait... Aimait-il Jane ? C'était possible, après tout, tout à fait possible. Et c'est ce qui expliquerait son changement d'attitude.

Orlin - On a passé un peu de temps ensemble et pour la première fois, j'ai pu parler avec elle sans avoir droit à un regard noir ou pire...Puis quand vous êtes arrivé, j'ai eu peur, très peur. Je ne voulais pas qu'elle parte. C'est pour ça que je vous ai conduit à Caïus : je savais que lui, il ne laisserait pas faire. Malheureusement ça n'a pas marché. Avec le recul, je me rends compte que j'ai eu du mal à le supporter.

Oui, il l'aimait. Soupçons confirmés. Un regard noir ou pire... Il avait dû goûter plus d'une fois au don de la petite Anglaise, c'était sûr et certain. Et s'il était amoureux d'elle, il était normal qu'il ait voulu empêcher son départ. En revanche, il avait tout intérêt à faire très attention. Alec risquait de ne pas trop apprécier ceux qui regardaient sa sœur jumelle d'un air un peu trop intéressé.

Orlin - Et puis après, j'ai vu la vidéo de White Swan avec Gabrielle, j'ai trouvé Alec. Je me suis dit que ça valait le coup de prendre le risque de se faire torturer en fuyant Volterra pour lui ramener son frère. Je me doutais que ça la sortirais de son état de légume. Et nous voilà.

- Je comprend mieux pourquoi tu as fait ça, si tu l'aimes... Mais, très honnêtement, tu as joué gros.Tu sais aussi bien que moi qu'on ne peut pas échapper à Démétri.

Bravo, docteur, voilà qui était on ne peut plus rassurant. Et vive la compassion et le réconfort ! Gêné, il retint un soupir, même s'il pensait très exactement ce qu'il venait de dire.

- Tu devrais peut-être parler à Jane quand ils seront rentrés.
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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Dim 28 Juil 2013 - 18:44

Carlisle
Je comprend mieux pourquoi tu as fait ça, si tu l'aimes... Mais, très honnêtement, tu as joué gros.Tu sais aussi bien que moi qu'on ne peut pas échapper à Démétri.

Oui, bien sur qu'il le savait. Il avait été briefé une semaine plus tôt à peine par Caïus lui-même. Il voulait lui faire regretter son choix ou quoi ?

Carlisle
Tu devrais peut-être parler à Jane quand ils seront rentrés.

Orlin
J'ai déjà pu parler à Jane quand elle était à Volterra. Elle sait déjà tout ce que je ressens pour elle. Non, ce qui me fait peur c'est la réaction d'Alec quand il va savoir...Si Jane le retiens, ça devrait passer. Mais dans le cas contraire...

Orlin se mit à faire les cents pas dans la pièce, se remémorant ces derniers mois.

Orlin
Et puis il y a autre chose. Je soupçonne Aro d'être à l'origine de ça. Je me souviens encore il y a deux mois, ce que je ressentais à son égard n'avait rien à voir avec maintenant. Et maintenant je me demande ce qui se passerait s'il décidait de briser le lien comme on coupe un fil. Si on est rationnel, c'est ce que je devrais souhaiter, ça m'éviterait pas mal de soucis, et pourtant c'est la dernière chose que je veux.

Oui c'était bien la dernière chose au monde qu'il souhaitait. Orlin ne voulait pas que cette histoire se termine là, il voulait aller plus loin. Rester avec elle. L'idéal serait qu'il puisse rester avec elle sans qu'Alec ne pose de problèmes. Ça serait le bonheur parfait. Rester un Volturi ou pas ? Ça n'avait aucune importance. S'il pouvait rester dans la garde tant mieux, s'il ne pouvait pas tant pis. Oui, ça serait la situation parfaite...
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MessageSujet: Re: La parenthèse inattendue   Mer 31 Juil 2013 - 21:07

Orlin - J'ai déjà pu parler à Jane quand elle était à Volterra. Elle sait déjà tout ce que je ressens pour elle. Non, ce qui me fait peur c'est la réaction d'Alec quand il va savoir... Si Jane le retiens, ça devrait passer. Mais dans le cas contraire...

Hum, là, il marquait un point. Alec risquait de prendre en grippe le premier type qui se mettrait à tourner autour de sa sœur d'un air un peu trop intéressé. Il risquait de plutôt mal réagir, et si Orlin n'avait jamais goûter à son don... Il n'était pas aussi terrible que celui de sa sœur, mais il vous infligeait une terreur sans nom, une forte envie de mourir tout de suite tant vous étiez terrorisé. et connaissant Alec, il n'aurait absolument aucun état d'âme à s'en servir.

Orlin - Et puis il y a autre chose. Je soupçonne Aro d'être à l'origine de ça. Je me souviens encore il y a deux mois, ce que je ressentais à son égard n'avait rien à voir avec maintenant. Et maintenant je me demande ce qui se passerait s'il décidait de briser le lien comme on coupe un fil. Si on est rationnel, c'est ce que je devrais souhaiter, ça m'éviterait pas mal de soucis, et pourtant c'est la dernière chose que je veux.

Carlisle réfléchit quelques instants. Il ne se fera jamais à cette manie de nouer et dénouer des liens affectifs sans se soucier de quoi que soit. Puis, que répondre à Orlin ? Aro était tout à fait capable de faire ça. Il haussa tristement les épaules, un air résigné sur le visage.

- Je ne pense pas qu'on puisse y faire grand-chose... quand à Alec, j'admets que lui annoncer ça est un peu risqué. Tu ferais sans doute mieux de laisser Jane lui en parler d'abord.

Il avait dit cela avec un faible sourire. En effet, jamais Alec n'osera hurler contre Jane, et s'il voit qu'elle est heureuse, il laissera les choses se faire sans s'interposer. Mais Orlin n'avait pas, en revanche, intérêt à blesser Jane, lui faire du mal, ou quoi que ce soit dans le même goût ou il risquait de passer un sale quart d'heure.
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