Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
CalendrierFAQAccueilLivre d'Or du SiteRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Encore enfermé

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Encore enfermé   Mar 12 Nov 2013 - 23:35

[Ecrit avec indications de Caïus et Aro.]

Il fallait croire que c'était plus fort que lui. Alec n'arrivait pas à savoir quand il valait mieux la fermer, quand est-ce qu'on pouvait l'ouvrir sans risques, quand est-ce qu'il fallait filer droit, et quand fallait-il se contenter d'acquiescer en silence. Et cela commençait à se révéler une lacune très grave de son éducation... Était-ce trop tard pour apprendre ? Possible, mais dans tous les cas, il était de toute façon très mal barré. Et à présent, face à un Caïus furieux, il comprenait peu à peu qu'il aurait dû se taire, la fermer, ne plus s'enfoncer, la boucler une bonne fois pour toute.

Caïus - Et quand comprendras-tu, hurla-t-il, que tu ne quitteras jamais ce clan ?! Cesse de t'attacher à un passé perdu depuis des lustres !

- Et je ne peux même pas espérer un avenir meilleur ?! Il faut rester coincé ici, avec vous, pour l'éternité ?!

Ils se disputaient devant tout le monde, dans les appartements communs. Marcus, stoïque, lisait un livre sans y prêter garde, sa femme près de lui. Athenodora et Orlin restaient en retrait, sans intervenir. Sulpicia, elle, avait bien tenté de le raisonner ou de calmer le jeu, mais avait très vite abandonné. Quand à Aro, assis à côté d'Orlin et de sa belle-sœur, il avait retenu Jane dès le début, en lui ordonnant de ne pas s'en mêler. La tension monta jusqu'au moment où Caïus l'agrippa par le col en lui criant qu'il avait intérêt à se calmer, puis le traîna dans une chambre de ses propres appartements.

Il verrouilla la porte, alors qu'à l'étage du dessous, Aro se levait et tirait Jane avec lui par le poignet pour sortir avec un long soupir. Resté seul, Alec soupira à son tour, jetant un regard noir à la porte. Il en avait assez. Plus qu'assez. Marre de vivre avec un clan de tordus dirigés par des despotes ! Il retint un grognement puis s'assit sur le lit, sachant très bien que Caïus allait écouter pour épier le moindre de ses mouvements. Il ne lui restait rien d'autre à faire qu'attendre, maintenant.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Jeu 14 Nov 2013 - 22:56

Orlin avait l'impression de revivre la même scène encore une fois. Une fois de plus, ce cher Alec n'avait pas su tenir sa langue. Une fois de plus, ce cher Alec avait provoqué Caïus. Une fois de plus, ce cher Alec s'est retrouvé enfermé. La seule différence avec la dernière fois c'est que cette fois-ci, il s'était retrouvé enfermé dans les appartements de Caïus dans la pièce juste à coté de sa chambre. Orlin passait le peu de temps qu'il était dans sa chambre, l'oreille collée contre le mur commun aux deux pièces à écouter ce que faisait "l'invité".

Il n'avait pas oublié le "petit moment" qu'ils avaient passé ensemble. A chaque fois qu'il repensait à Alec, cette scène lui revenait en tête. Ah que ça lui avait causé des problèmes, d'abord avec Jane, puis avec Caïus il avait failli finir en pâté pour chien. Il avait presque réussi là où tout le monde avait échoué, il avait presque réussi à le briser. Orlin mourrait d'envie d'aller lui en reparler, le narguer un peu avec ça, jouer avec ce souvenir difficile et anéantir tout le travail fait pour ne plus y penser.

Mais comment faire ? Y aller était plus ou moins équivalent à un suicide. C'est comme s'il rentrait dans la cage des fauves enragés sans aucune protection. Soudain un cri se fit entendre par la parois.

Alec
Si tu as quelque chose à me dire, viens me le dire en face !

Orlin se dégagea du mur en entendant ça. Alors comme ça il savait qu'il le surveillait. Lui qui voulait être discret, c'était raté. Orlin déglutit amèrement. Il avait bien quelque chose à lui dire, mais il n'osait pas y aller sans aucun moyen de se défendre. D'un autre côté, il lui lançait une invitation...S'il avait un tant soit peu le "sens de l'honneur" comme il disait, il ne risquait quasiment rien à y aller. Il décida de prendre son courage à deux mains et de donner suite à son appel même s'il était intimement persuadé qu'il faisait la connerie du siècle. Qui ne tente rien, n'a rien. Et puis il avait envie de savoir ce qu'il avait ressenti. Sa réaction à son arrivée lui en apprendrait un peu plus. Il poussa doucement la porte de la chambre voisine et la referma derrière lui.

Alec se leva d'un bon et le regarda. Orlin n'était toujours pas mort, ce qui était une bonne nouvelle. Il avait malgré tout une trouille qui lui tordait les boyaux même s'il s'arrangea pour ne rien laisser paraitre. Il fixa Alec droit dans les yeux en prenant le visage le plus inexpressif qu'il pouvait. Alec lui demanda alors froidement ce qu'il voulait. Orlin se mit à sourire et s’assit sur un fauteuil à coté de la porte en croisant les jambes. Il tentait d'imiter un peu son père pour cacher la peur bleue qu'il avait et paraitre plus impressionnant.

Orlin
Je voulais juste prendre de tes nouvelles et voir si tu t'étais remis de tes émotions après ma petite histoire de l'autre jour ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Ven 15 Nov 2013 - 12:53

Caïus n'était rien d'autre qu'un despote, un tyran, le parfait jeune frère d'Aro, impulsif et colérique, qui tuait comme il respirait et passait ses nerfs sur tout ce qui bouge. Le simple fait de le voir donnait envie de vomir à Alec. Et il devait le supporter chaque jour, voir chaque heure, se contraindre à rester dans son champs de vision, surveillé comme un prisonnier, stoïque, à supporter commentaires et réflexions sarcastiques, ses provocations. Comment s'étonner, dans ces conditions, qu'Alec lui ait une fois de plus répondu ? Renvoyé balader ? S'était, n'ayons pas peur des mots, engueulé avec lui ? Être poli et souriant avec Caïus relevait de l'exploit, et tout à fait impossible pour lui.

A présent, il était de nouveau enfermé. Et dans les appartements de Caïus, cette fois. Le jeune garde aurait largement préféré les cachots ou être attaché dans le noir. Ce qui serait toujours bien plus agréable que d'être ici. Une chambre inoccupée jusqu'ici, qui servait à ranger quelques livres et ce genre de choses. Et il y avait Orlin, aussi, logé jusqu'à côté et qui s'amusait à se coller contre le mur pour l'écouter. Qu'espérait-il entendre ? Avoir ? Son attitude commençait à exaspérer Alec. Un jour, n'y tenant plus, il jeta un regard noir au mur et cria :


- Si tu as quelque chose à me dire, viens me le dire en face !

Un léger mouvement de l'autre côté. Alec détourna le regard, tendu. Il ne pensait pas qu'Orlin allait réellement venir, mais en tout cas, il espérait qu'il cesse enfin ce petit jeu. Il avait déjà Caïus sur le dos, alors nul besoin d'y rajouter son fils. Fils qui devrait d'ailleurs faire très attention. Jane était un peu nerveuse en ce moment, et n'aurait aucun remords à laisser son don lui "échapper" par mégarde sur Orlin. Pauvre Jane, elle devait sûrement lui en vouloir de s'être encore laissé emporter. Elle était aussi protectrice avec lui qu'il l'était avec elle, et il n'échappera pas au sermon lorsqu'il sortira d'ici.

La porte s'ouvrit tout à coup et Orlin entra. Alec se leva d'un bond en lui jetant un regard noir. Fallait-il qu'il soit culotté pour entrer ici ! Il ne dit rien, ne lui lançant même pas son don. S'il faisait ça, il était bon pour passer un sale quart d'heure en compagnie de Caïus. Rebelle, peut-être, mais pas suicidaire. Sans compter qu'il risquait de mettre sa sœur en danger par la même occasion, et ça, c'était tout à fait hors de question. Orlin s'était assis, nerveux même s'il tentait de le cacher. Il lui demanda ce qu'il lui voulait, assez froidement, n'étant pas d'humeur à rire.


Orlin - Je voulais juste prendre de tes nouvelles et voir si tu t'étais remis de tes émotions après ma petite histoire de l'autre jour ?

Alec serra les poings, le sentiment d'humiliation revenant en force. Il n'en laissa rien paraître, même si son regard devait le trahir. Il se souvenait parfaitement de leur petite entrevue, du dégoût et de la honte qu'il avait ressenti. Lui qui n'avait jamais embrassé ni touché personne, ce fut un choc assez rude.

- Aussi bien remis que toi pour ton entrevue avec Jane le même jour, répliqua-t-il.

Aveu que cela l'avait beaucoup touché, mais il savait qu'Orlin aussi en avait pris un sacré coup et s'en rappelait encore. Ils étaient deux, ici, à avoir eu du mal à s'en relever. Orlin s'était peut-être lâché, mais il n'aurait pas dû oublier que Jane était là, et très susceptible quand on touchait à son frère.

- Tu es juste venu là pour me narguer ou il y a autre chose ? Je ne suis pas attaché, cette fois-ci, tu devrais le garder en mémoire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Ven 15 Nov 2013 - 23:07

À sa question Alec serra les poings. Orlin eut un petit sourire. C'était exactement ce résultat qu'il escomptait, lui faire ressasser une nouvelle fois ces souvenirs douloureux. Son corps ne disait rien mais son regard était un livre grand ouvert sur son âme et son état d'esprit et Orlin se délectait de chaque page de ce roman.

Alec
Aussi bien remis que toi pour ton entrevue avec Jane le même jour, répliqua-t-il.

Alors tant que ça ? L'entrevue avec Jane avait été un choc extrêmement rude pour lui dont il ne s'était toujours pas remis. Il avait juste panser les blessures superficielles mais elle avait laissé de profondes marques dans son esprit, des marques qui étaient encore à vif et qui ne guériront jamais complètement. Ce pourrait-il alors que ça ait eu encore plus d'effet que voulu ? Intéressant. Orlin allait donc tacher d'en savoir un peu plus...

Alec
Tu es juste venu là pour me narguer ou il y a autre chose ? Je ne suis pas attaché, cette fois-ci, tu devrais le garder en mémoire.

Orlin ne dit rien et se contenta de le fixer, de le parcourir de long en large du regard, comme un scanner. Il chercha quoi dire quoi dire pour lui répondre tout en obtenant ce qu'il voulait, sans faire avorter la rencontre. Une équation très difficile à résoudre. Il décida de lâcher une nouvelle qui pourrait peut-être éveiller sa curiosité.

Orlin
J'ai avoué l'inavouable à Caïus...

Alec se rassit et le regarda.

Alec
C'est à dire ? Il n'est pas du genre tolérant...

Orlin chercha alors comment continuer. Il fallait qu'il choisisse très minutieusement les mots, ce passage allait être très délicat.

Orlin
Je...lui ai avoué que...je te préférais toi à ta sœur, si tu vois ce que je veux dire... Figure toi que ça c'est plutôt bien passé.

Alec se figea. Orlin eut une peur bleue à cet instant. Était-ce de la colère, de la haine, autre chose ? Cette réaction n'était pas du tout rassurante. Puis Alec détourna la tête. Orlin était un peu rassuré. Il décida que ça valait la peine de continuer de creuser cette voie. Il le fixa toujours et ajouta d'une voix très calme et très sereine.

Orlin
Qu'est-ce qui te choque le plus ? La première ou la deuxième partie ?

Alec
La première, pour être honnête. Tu aimes les garçons ?

Orlin le lui confirma d'un hochement de tête. Il ignorait lui-même s'il lui avait dit ça pour le narguer encore plus ou si c'était le résultat d'un désir profond de se confier à quelqu'un qui pourrait peut-être comprendre ce que ça fait de se sentir à ce point nu devant une personne.

Orlin
J'ai du me rendre à l'évidence, à la base j'avais pas prévu d'aller aussi loin.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Lun 18 Nov 2013 - 22:44

Orlin ne répondit pas tout de suite, se contentant de le regarder comme s'il essayait de lui transpercer le cerveau. Ça l'amusait ? Alec lui rendit son regard, sans rien dire lui non plus pour le moment. Il n'était pas trop d'humeur à jouer aux devinettes, même si oui, il n'avait que ça à faire. Enfermé ici, ses occupations devenaient très limitées.

Orlin - J'ai avoué l'inavouable à Caïus...

Alec se rassit, et regarda Orlin. Caïus. Evidemment, il était impliqué... Tout ici, ou presque, impliquait Caïus. Caïus et son sadisme, Caïus et sa folie, Caïus et ses colères immatures, Caïus et ses provocations, Caïus qu'il ne pouvait plus voir en peinture sans s'énerver ! Caïus qui lui pourrissait la vie, Caïus qu'il haïssait de toute son âme, bien plus qu'Aro. Et Orlin lui avait avouer un truc ? Mauvaise idée. Le simple fait de parler à ce psychopathe le mettait en rogne, comme un chien enragé. C'est pourquoi il adopta un ton à la fois sceptique et amer.

- C'est à dire ? Il n'est pas du genre tolérant...

Orlin - Je...lui ai avoué que...je te préférais toi à ta sœur, si tu vois ce que je veux dire... Figure toi que ça c'est plutôt bien passé.

Alec se figea totalement. Il avait dû mal entendre, là ! Orlin... Ce n'était pas ce que croyait Alec, impossible. Ou si ? Il avait... Il détourna la tête, réfléchissant à toute allure. C'était donc ça. Orlin aimait les garçons ! Voilà pourquoi il avait poussé les choses si loin avec lui, dans ce cachot. Et Caïus avait bien pris la nouvelle ? Pouvait-on appeler ça un miracle ? A moins que ça ne cache quelque chose d'encore plus mauvais, et louche. Pour changer, quoi. Orlin reprit, d'une voix bien trop posée pour être honnête.

Orlin - Qu'est-ce qui te choque le plus ? La première ou la deuxième partie ?

- La première, pour être honnête. Tu aimes les garçons ?

Il acquiesça pour confirmer. Bon, au moins, c'était clair. Alec reprit discrètement son souffle. Il restait aussi la possibilité que sa sœur ait totalement et définitivement dégoûté Orlin des femmes en le torturant ainsi. Il retint un sourire narquois. Il était assez mal à l'aise, repensant à ce qui s'était passé. Il aurait voulu effacer tout cela de sa mémoire, mais la scène lui revenait sans cesse, comme une claque brûlante. Il avait été profondément touché, et toute l'affection, le soutien inconditionnel de Jane n'arrivaient pas à le guérir.

Orlin - J'ai dû me rendre à l'évidence, à la base j'avais pas prévu d'aller aussi loin.

- Et pourquoi aussi loin avec moi ? Tu me hais à ce point ?

Il le regardait enfin droit dans les yeux, les mains croisées devant lui. La haine, c'était un sentiment qu'il pouvait facilement comprendre. Lui et Jane avaient toujours vécu avec, après tout. Haine contre eux lorsqu'ils étaient enfants, puis lorsqu'ils étaient entrés dans le clan, par peur de leurs dons. Haine dirigée contre les autres, ensuite, contre Aro, Caïus, leurs ennemis... Un sentiment si facile et si destructeur. Si compréhensible. Presque une amie tant elle les avait soutenu et accompagné, durant toutes ces années. Beaucoup ne comprenaient pas ce sentiment pourtant simple... Et encore moins le désir de vengeance qui allait avec. Certains n'arrivaient pas à saisir tout ça. Comme Bella Cullen, par exemple.

Orlin - Disons que je me suis laissé aller, dit-il d'un ton assez gêné.

- Bravo, tu t'es bien vengé...

Il détourna simplement le regard, ce qui amena Alec à froncer les sourcils, dans une mimique agacée. Et bien quoi ? C'était si gênant ? Il ne comprenait aps, Orlin aurait dû en être fier, au contraire ! Il était bien venu pour le narguer, non ?

Orlin - Quand je l'ai fait, je ne pensais même plus à la vengeance.

Le jeune garde failli bien s'étrangler. Il retint un hoquet de justesse, puis fixa Orlin encore plus intensément. Ça y est, le monde s'était remis à tourner à l'envers ! Il se leva brusquement, mais n'avança pas tout de suite. Du calme. Un peu de calme, ça ne lui fera pas de mal pour une fois. Orlin s'était levé aussi et recula. Alec fut en un bond juste en face de lui et le poussa contre le mur, le tenant par les épaules. Il ne savait plus du tout où il en était, ce qu'il devait faire, et ne comprenait pas l'attitude d'Orlin, ce qui l'exaspérait au plus haut point.

-Tu vas enfin dire ce que tu veux vraiment ?! Tu me rends dingue avec tes sous-entendus ! Qu'est-ce que tu veux de moi ?

Orlin - Je t'ais dis tout ce que j'avais sur le cœur. La dernière chose qu'il me reste c'est que je te trouve plutôt.... mignon et.... ça ne me laisse pas indifférent.

Le cerveau d'Alec bloqua sur ses dernières paroles. Lui avait l'air plus à l'aise... Alec ne cessait de le fixer, incapable d'intégrer ce qu'il venait d'entendre. Sous le choc, il laissa retomber ses mains, ne disant rien. Ce n'était... Ou alors Orlin était devenu fou suite à la torture de Jane. Trop de choses se bousculaient en même temps dans son esprit pour qu'il réussisse à garder au moins une pensée cohérente.

Orlin - Cette fois ce n'est pas Chelsea, j'en suis sûr.

-Tu as de la chance, moi je ne suis plus sûr de rien.

Il ignorait comment réagir face à ça. Et même ce qu'on disait habituellement dans ce genre de situation. Il avait eu des amis, mais n'avait jamais aimé quelqu'un d'amour et ne savait pas ce qui se passait dans ce genre de cas. Ridicule, oui, et alors ? Jane avait une grande avance sur lui dans ce cas ! Mais elle lui avait dit qu'en général, on savait lorsque la personne en face de vous était sincère ou non.

-Donc, dit-il en lui posant une main sur le torse. C'est pour ça que tu as été jusque là ? Et maintenant...

Il voulait en avoir le cœur net. Il se pencha sur Orlin puis l'embrassa doucement en fermant les yeux. Il se laissa faire, semblant très surpris. Alec avait une impression très bizarre, et marchait dans le noir le plus complet. Il n'avait jamais fait ça. Mais ce n'était pas si désagréable. Il finit par reculer un peu, décontenancé tout de même.

Orlin - Tu te moques de moi, c'est ça ?

Alec soupira profondément et secoua la tête.

-Si c'était le cas, je m'y serais pris autrement. Je n'ai pas... Enfin... Je n'ai jamais embrassé personne de ma vie.

S'il avait pu rougir, il ne s'en serait pas privé. Avouer ça le faisait paraître encore plus gamin que d'habitude. Il recula d'un pas, n'ajoutant rien de plus pour le moment.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Jeu 21 Nov 2013 - 14:42

Alec
Et pourquoi aussi loin avec moi ? Tu me hais à ce point ?

Orlin ne s'attendait pas du tout à cette réponse. Il était un peu décontenanceé et ne savait que répondre. Le haïssait-il à ce point-là ? Il ne savait plus vraiment qui il haïssait. Les récents évènements l'avaient beaucoup secoué. En ce qui concerne Jane, en moins d'une minute, elle était passée d'amante à ennemie ; ou du moins personne à éviter. Alors il était incapable de dire ce qu'était devenu Alec pour lui, maintenant. Il avait juste laissé carte blanche à ses envies, sa partie "bestiale", ne se préoccupant pas des conséquences, ce qui lui couta très chère.

Orlin
Disons que je me suis laissé aller, dit-il d'un ton assez gêné.

Alec
Bravo, tu t'es bien vengé...

La vengeance. Ce mot resurgit d'un coup devant lui, comme un coup de massue. Il l'avait presque oublié ces derniers temps. Il se souvint qu'à la base, il avait fait ça pour se venger du jeune garde. Or cet objectif initial a vite laissé place à l'attraction, aux envies plus primaires.

Orlin
Quand je l'ai fait, je ne pensais même plus à la vengeance.

Oh là ! Stop ! Qu'est-ce qu'il lui racontait là !? Ça allait encore lui retomber dessus d'une manière ou d'une autre. Il n'avait pas besoin de lui dire tout cela, c'était sa vie privée. Et pourtant...c'est ce qu'il ressentait pour lui. Pouvait il tout garder ? Orlin estimait qu'Alec devait savoir. Cependant c'était très dangereux de le lui révéler là, maintenant. Il risquait de se faire tuer, purement et simplement.

Brusquement, Alec se leva. Orlin fut pris complètement au dépourvu et n'eut pour d'autre réflexes que de se lever à son tour et de se reculer. Il se sentait comme un dresseur dans l'arène face à un fauve. Il avait peur de sa réaction. Alec bondit alors sur lui et le poussa contre le mur et le tint par les épaules. Il avait essayé de se défendre, mais en vain.

Alec
Tu vas enfin dire ce que tu veux vraiment ?! Tu me rends dingue avec tes sous-entendus ! Qu'est-ce que tu veux de moi ?

Orlin se mit à réfléchir à toute vitesse. Que valait-il mieux faire ? Tout lui dire et prendre le risque de se faire massacrer ou ne rien dire et se faire massacrer également. Il était face à une situation très délicate. Orlin n'aimait pas ça du tout, même s'il en était à sa 50 ou 60ème. Bon, ne pas faire de connerie, bien réfléchir. La pire chose serait de mentir et qu'il le découvre. La vérité peut peut-être passé, surtout qu'Alec avait quand même l'air bien secoué... Allez, Orlin joua un gros coup de poker.

Orlin
Je t’ai dis tout ce que j'avais sur le cœur. La dernière chose qu'il me reste c'est que je te trouve plutôt.... mignon et.... ça ne me laisse pas indifférent.

Alec sembla comme bloqué. Avait-il réussi ? En tout cas c'était bien parti. Il regrettait en cet instant de ne pas avoir le don d'Aro pour savoir ce qui se passait dans sa petite tête. Puis il relâcha sa prise. Orlin n'osait bouger. Puisque le coup de poker semblait fonctionner, Orlin tenta de la calmer une bonne fois pour toute avec une dernière bombe.

Orlin
Cette fois ce n'est pas Chelsea, j'en suis sûr.

Alec
Tu as de la chance, moi je ne suis plus sûr de rien.

Bingo ! Ça avait marché ! Alec semblait "assommé", et il avait du mal à tout ingurgiter. Visiblement les questions d'amours et de sexualité étaient encore un point très sensible. Quoi de plus normal pour quelqu'un de transformé à 12 ans, ayant toujours cru que faire l'amour était quelque chose de dégoutant, voire répréhensible et n'ayant jamais reçu la moindre information à ce sujet mis à part les témoignages de sa sœur.

Donc, dit-il en lui posant une main sur le torse. C'est pour ça que tu as été jusque là ? Et maintenant...

Alec se pencha sur lui l'embrassa. Orlin se laissa faire mais était très surpris. Il n'avait pas du tout prévu qu'il prendrait les devants en réagissant comme ça. Que voulait-il ? Se moquait-il de lui ? En tout cas, Orlin trouva se baiser très agréable bien que maladroit. C'était très fortement probable que ça soit sa première fois.

Orlin
Tu te moques de moi, c'est ça ?

Alec soupira profondément et secoua la tête pour lui signifier qu'il se trompait.

Si c'était le cas, je m'y serais pris autrement. Je n'ai pas... Enfin... Je n'ai jamais embrassé personne de ma vie.

Alec recula d'un pas et n'osait, visiblement, rien dire. Orlin lui resta clouer contre le mur, encore un peu sous le choc du baiser qu'Alec lui avait donné, son premier baisé, ce n'était pas un cadeau anodin. Orlin était touché et était un peu déçu de ne pas pouvoir lui rendre la pareille. S'il avait su que ça finirait comme ça avec Jane, il n'aurait pas pris la peine d'aller si loin. S'il avait eu conscience plus tôt de son orientation sexuelle, les choses se seraient peut-être mieux passées. Enfin, ce qui était fait, était fait.

Orlin
Et...que penses-tu de cette première expérience ?

À sa question, Alec recula et se mordit les lèvres. Il n'avait rien dit. Orlin le regarda sans rien dire pendant une ou deux minutes. Il lui laissa le temps de digérer tout ce qu'il avait vécu. Il ne voulait pas le brusquer. Il se contenta simplement d'attendre qu'il réagisse. Il finit par fuir son regard avant de lâcher.

Alec
C'était pas désagréable...

Il finit par aller se rassoir. Orlin ne bougea pas. Il voyait qu'Alec était gêné. Orlin comprenait aisément pourquoi. Ce genre de comportement était plutôt mal vu. Mais pourquoi avoir honte de faire ce qu'on aime. Sur ce coup-là, il appliquait précisément les principes de son père...

Orlin
Si ça t'a plu, tu n'as pas à en avoir honte, tu sais. C'est naturel.

Alec
Désolé, ça me fait bizarre...

Orlin esquissa un sourire. Oui, en effet c'est parfaitement normal. La première fois ça surprend toujours. Il se souvenait de toute ses premières fois distinctement. C'était gravé à jamais dans sa mémoire tellement ça l'avait marqué. Des fois il avait adoré, des fois il avait détesté. Il se rapprocha de lui. Il s'assit même à coté de lui. Alec n'osait toujours pas le regarder.

Alec
Comment t'as découvert que tu préférais les garçons ? C'était pas au moment où tu es venu, si ?

Orlin
Non...Ça remonte à l'époque où j'étais encore humain. J'étais à l'internat dans un institut catholique et on dormait séparément, les filles d'un coté, les garçons de l'autre. Et comme tu t'en doute c'était pareil pour les douches. Le premier déclencheur remonte à environ 4 ans. Quand le pion était partie, avec les copains il y avait des séances de plaisir en solo...si tu vois ce que je veux dire. Et à chaque fois, ce qui me donnait le plus de plaisir était de penser à un gars de ma classe. Les filles ne m'attiraient pas plus que ça...

Alec
Catholique...

Orlin
A cause de mon père...et du décès de ma mère. Le pire endroit où j'ai jamais été.

Alec
Pas étonnant... Ta mère est morte de maladie ?

Orlin ferma les yeux et serra les poings.

Orlin
Suicide...

Alec ne répondit pas. Un silence s'installa. Un silence pendant lequel Orlin combattait tous les vieux souvenirs qui resurgissaient, comme libéré de la boite de pandore que formait son subconscient. Il caressa machinalement un petit bracelet, seul souvenir de sa mère, qu'il portait. Il agissait comme une sorte de talisman contre la douleur de sa mort. Il l'aidait à la rendre supportable.

Alec
Comment t'as pu accepter d'être le fils de Caïus ?

Orlin releva la tête et trouva difficilement la force de desserrer les poings.

Orlin avec une teinte de sanglot dans sa voix
Car le décès de ma mère...a été un arrachement. J'avais 4 ans. Pendant les 12 années qui ont suivi, il n'y a pas une journée qui a passé sans que je la pleure. C'est pas tellement pour Caïus, c'est surtout pour Athenodora. Elle compte beaucoup pour moi car elle a réussi à combler une partie du vide. Quant à Caïus, il est toujours mieux que mon vrai père.

Alec
Si ça te rend heureux... Mais ils ne peuvent pas remplacer. C'est pour ça que je n'ai jamais considéré Aro comme un père, car ce serait trahir la mémoire de notre famille...

Orlin
Ma mère m'a trahi en se suicidant. Mon père m'a trahi en me laissant dans ce pensionnat. Les autres membres membres de ma familles m'ont trahi en ignorant ma douleur et ma détresse. Charles-Edward est la seul personne qui m'a tendu les bras.

Alec baissa la tête en n'ajoutant rien. Orlin en voulait à sa vrai famille. Cette rancœur, il l'entretenait depuis le premier jour, elle avait grandi, muri, depuis toutes ces années. Aujourd'hui il en était rendu à un point tel que si les vampires menaçaient sa famille biologique, il ne lèverait pas le moindre petit doigt pour les sauver. Il n'aurait aucun état d'âme et les considèrerait comme des humains lambdas. Pourtant ça lui pesait aussi. Il était prêt à pardonner à sa famille si elle le méritait, il rêvait même de le leur pardonner, ça lui enlèverait un poids considérable des épaules. Il se sentit mal à un moment, comme un vertige. Il se prit la tête dans les mains, attendant que sa passe. Alec lui mit alors une main sur l'épaule. Ce qui le réconforta un peu. Il se sentait malgré tout très seul. Il en avait beaucoup sur le cœur et personne avec qui le partagé, jusqu'à aujourd’hui. Orlin ne pourra jamais se libérer de ses démons qui le hanteront jusqu'à la fin de ses jours, mais en parler à quelqu'un rendait le tout plus supportable. L'abcès avait été crevé et le mal accumulé s'échappait. Orlin craqua alors soudainement, ne contrôlant plus rien.

Orlin, la voix complètement bouleversée
Tu peux pas savoir à quel point ça me ronge. J'étais pas comme ça avant... J'étais pas comme ça...

Alec
Si, je sais...

Orlin se sentit un peu mieux. Le choc commençait à passer. Il se sentait plus léger, les épaules plus libres. Il en avait presque oublié le château et tout le reste. C'était un pur moment d'évasion. Un moment particulièrement fort. Il se sentait presque voler.

Orlin
Merci...

Il se plaça ensuite à genoux devant Alec pour être à sa hauteur et le serra dans ses bras. Il ferma les yeux et prit une longue inspiration. Alec se laissa faire mais se crispa. Il tapota son épaule, en hésitant. Orlin, ne voulant pas froisser son libérateur, le lâcha et resta à sa hauteur devant lui. Il le fixait du regard. Orlin ne pouvait ordonner à ses yeux de lâcher ce visage d'ange.

Alec
Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?

Orlin était incapable de le dire. Il savait juste une chose. Il voulait le remercier pour ce qu'il venait de faire. Orlin était certes rancunier, mais il l'était dans les deux sens.

Partie interdite aux moins de 18 ans

Orlin, sans le lâcher du regard
Tu m'as dit, tout à l'heure que tu n'avais jamais embrassé personne. Sais-tu au moins qu'on pouvait se donner du plaisir seul ?

Alec se mordit les lèvres avant de finalement répondre non de la tête. Orlin n'était même pas surpris de sa réponse. Il continua à le fixer du regard.

Orlin
Veux-tu que je te montre ?

Alec hésita puis lui répondit oui doucement.

Orlin, d'une voix douce
Allonge toi sur le lit. Préfères tu que je te le fasse ou suivre mes instructions.

Alec s'allongea et lui dit qu'il préféra se laisser faire. Orlin sentait qu'il était très crispé. Il lui dit de se détendre et que ça allait bien se passer. Il commença à lui caresser le ventre et les jambes avant de lui enlever sa chemise. Alec n'était pas rassuré du tout, ça se sentait. Orlin caressa alors sa peau nue, s'attardant sur des zones sensibles avec une extrême délicatesse. Une fois qu'un peu de temps fut passé, il se dirigea vers son pantalon. Il massait ses jambes, son bassin, avant de lui enlever le vêtement. Il était très hésitant, pas à l'aise.

Alec
Si... Si ton père vient ?

Orlin
Tu pourrais faire passer ça pour de la torture. Tu trouveras bien un prétexte pour justifier de ne pas te défendre.

Alec ne dit rien et laissa faire. On devinait les contours de son intimité. Orlin commençait également à respirer plus rapidement. L'objet de ses désirs était juste devant lui, sous cette fine protection de tissu. Orlin passa une main dessus et frotta doucement à travers le tissu. Il savait parfaitement ce qu'il faisait, il appuyait là où ça lui semblait utile. Il faisait tout pour sublimer les sensations. Puis sa main se glissa sous son caleçon et commença des mouvements de va-et-viens. Alec ferma les yeux, comme s'il essayait de se détendre. Cependant son intimité ne réagissait pas à ces caresses. Il devait surement penser au cachot encore. Orlin enleva alors totalement le caleçon d'Alec.

Orlin
Détend toi, ça sera bien plus agréable qu'au cachot

Alec
J'essaye...

Orlin continua ses caresses. Il était lui aussi très excité et après quelques minutes, Alec se détendit enfin de manière visible. Orlin cracha alors dans ses mains appliqua sa salive sur ses parties. Il reprit ses mouvements en caressant entièrement son entrejambe.

Orlin
Ça va aller mieux, maintenant.

Alec
Je te fais confiance...

Orlin sourit et accéléra le mouvement, heureux qu'il se laisse faire. Il trouvait qu'Alec était magnifique, tout son corps lui plaisait. Il augmenta graduellement la vitesse du mouvement. Alec semblait enfin apprécier et se détendre. Il se tint fermement aux draps et commençait à pousser des petits gémissements. Il ralentissait, puis ré-accélérait, il jouait habilement avec ses points sensibles de façon à faire durer le plaisir un peu plus longtemps.

Enfin il accéléra de nouveau, mais cette fois-ci, il ne s'arrêtait pas, il continua d'augmenter la vitesse. La réaction du jeune garde ne se fit pas attendre. Orlin pouvait aisément le voir et l'entendre. Ses muscles se crispèrent puis se détendirent à toute vitesse. Il allait bientôt se lâcher. Orlin s'appliqua particulièrement sur ces derniers mouvements qui étaient les meilleurs de tous. Alec n'en pouvait plus, il ne tarda pas à jouir sous les yeux satisfaits, presque émerveillé d'Orlin.

Une fois fait, Orlin alla s'essuyer les mains et laissa une serviette à coté du jeune garde. Il attendit qu'il se remette de ses émotions.

Fin partie interdite aux moins de 18 ans
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Dim 1 Déc 2013 - 19:02

Orlin - Et...que penses-tu de cette première expérience ?

Il recula aussi sec, se mordant les lèvres par réflexe. La question à ne pas poser... Il avait agi sans rien se demander et le regrettait. Ce n'était pas bizarre ? Anormal ? Il ne s'était jamais intéressé à ce genre de choses auparavant, ne s'était jamais posé de questions, même pas quand sa sœur avait commencé à flirter avec Dimitri. Ce n'était aps pour lui, tout simplement. Mordu si jeune, il n'avait pas eu le temps de fouiner de ce côté. Voyant qu'Orlin attendait une réponse, il se décida à murmurer :

- C'était pas désagréable...

Il retourna s'asseoir, tournant le dos au fils de Caïus, essayant de remettre un peu d'ordre dans ses pensées. Jane lui avait parlé de ce qu'on ressentait, bien évidemment, mais il y avait une sacré différence entre l'entendre dire et le vivre en direct. Une différence entre écouter l'expérience d'un autre, et la vivre soi-même. Et Orlin, quoi ! Il avait fallu qu'il embrasse Orlin... Il était devenu fou. Rectification. Il était fou depuis longtemps et le problème s'aggravait. Orlin était toujours collé au mur, là où il l'avait laissé.

Orlin - Si ça t'a plu, tu n'as pas à en avoir honte, tu sais. C'est naturel.

- Désolé, ça me fait bizarre...

Il finit par venir s'asseoir lui aussi, à côté de lui. Alec fut tenté de le renvoyer balader plus loin mais n'en avait pas le courage. Il se demandait comment il faisait pour garder un air si naturel, même dans une situation comme ça. Aimer les garçons ne le dérangeait pas ? Ou il avait l'habitude... N'empêche, c'était assez curieux.

- Comment t'as découvert que tu préférais les garçons ? C'était pas au moment où tu es venu, si ?

Orlin - Non...Ça remonte à l'époque où j'étais encore humain. J'étais à l'internat dans un institut catholique et on dormait séparément, les filles d'un coté, les garçons de l'autre. Et comme tu t'en doute c'était pareil pour les douches. Le premier déclencheur remonte à environ 4 ans. Quand le pion était partie, avec les copains il y avait des séances de plaisir en solo...si tu vois ce que je veux dire. Et à chaque fois, ce qui me donnait le plus de plaisir était de penser à un gars de ma classe. Les filles ne m'attiraient pas plus que ça...

Un institut catholique... Catholique... Il marmonna ce mot sur un ton dur et lourd. Catholique. Une institution qu'il avait toutes les raisons de haïr depuis sa plus tendre enfance. Des assassins, des pirates, des... Comment être heureux dans un Institut Catho ? Carrément impossible !

Orlin - A cause de mon père...et du décès de ma mère. Le pire endroit où j'ai jamais été.

- Pas étonnant... Ta mère est morte de maladie ?

Il serra les poings et lâcha "Suicide". Voilà qui expliquait certaines choses. Le suicide était une chose que rejetait Alec, car il n'avait pas été élevé dans cette mentalité. A leur époque, il s'agissait d'un acte condamnable qui vous menait directement en enfer. Mais, c'était vrai, les choses avaient beaucoup évolué, et c'était mieux "accepté" en quelque sorte. Seulement, il restait un point obscur. Un point qui le travaillait depuis deux ans, que tout le monde voulait savoir.

- Comment t'as pu accepter d'être le fils de Caïus ?

Orlin - Car le décès de ma mère...a été un arrachement. J'avais 4 ans. Pendant les 12 années qui ont suivi, il n'y a pas une journée qui a passé sans que je la pleure. C'est pas tellement pour Caïus, c'est surtout pour Athenodora. Elle compte beaucoup pour moi car elle a réussi à combler une partie du vide. Quant à Caïus, il est toujours mieux que mon vrai père.

- Si ça te rend heureux... Mais ils ne peuvent pas remplacer. C'est pour ça que je n'ai jamais considéré Aro comme un père, car ce serait trahir la mémoire de notre famille...

Orlin - Ma mère m'a trahi en se suicidant. Mon père m'a trahi en me laissant dans ce pensionnat. Les autres membres de ma familles m'ont trahi en ignorant ma douleur et ma détresse. Charles-Edward est la seul personne qui m'a tendu les bras.

Il ne répondit pas. Il connaissait parfaitement cette situation, lorsque vous n'aviez plus qu'une seule personne vers qui vous tourner, vous raccrocher. Lorsqu'une seule personne au monde comptait vraiment pour vous. Lorsque vous n'aimiez plus qu'une seule et unique personne, que votre monde se résumait à elle, qu'elle seule compte. Un ami, un frère, une sœur, un parent, peu importe, vous n'étiez pas seul. Jane avait représenté cela, pour lui, et inversement. Un lien puissant, et qui les avait, quelque part, beaucoup freiné pour qu'ils s'ouvrent à d'autres. A cause d'un manque de confiance, et la peur d'une nouvelle déception.

Orlin s'était pris la tête entre les mains. Alec lui posa machinalement une main sur son épaule. S'en rendre compte était assez dur, au final, car on prenait conscience que notre raison reposait sur un fil. Par chance, Jane était un "fil" solide qui ne s'était jamais brisé. Même sous les pires pressions. Il retint un frémissement alors qu'Orlin, lui, semblait craquer totalement.


Orlin - Tu peux pas savoir à quel point ça me ronge. J'étais pas comme ça avant... J'étais pas comme ça...

- Si, je sais...

Il y eut encore un silence, rompu finalement par Orlin qui lui dit merci. Merci ? Mais merci de quoi ? Il le serra tout à coup dans ses bras et Alec se crispa, comme s'il craignait de se faire attaquer. Il se laissa faire néanmoins, lui tapotant l'épaule en hésitant. Il savait comment réconforter Jane, mais un autre, aucune idée. De toute façon, jusqu'ici, il n'avait jamais eu besoin de consoler qui que se soit. En attendant, ils étaient un peu bloqués.

- Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?

Orlin - Tu m'as dit, tout à l'heure que tu n'avais jamais embrassé personne. Sais-tu au moins qu'on pouvait se donner du plaisir seul ?

N... Non... il secoua la tête, soudain très mal à l'aise. Comment voulait-il qu'il sache quoi que ce soit dans ce domaine ? Il avait été mordu à douze ans, autrement dit, bien avant l'âge où il aurait pu avoir une copine, et n'en avait jamais eu après sa transformation. Ceci dit, oui, il était curieux, mais gêné. Orlin voulut lui montrer. Il accepta en hésitant, peu rassuré.

Orlin - Allonge toi sur le lit. Préfères tu que je te le fasse ou suivre mes instructions.

Hum, là, il préférait se laisser faire. Et il le regretta assez vite en se retrouvant allongé. Ce n'était pas possible, il s'était encore fourré dans de beaux draps ! Orlin pouvait très bien jouer avec lui, ou il ne savait quoi. Ça pouvait être un piège, aussi. Trop méfiant ? Oui, peut-être, mais il avait des excuses. Son dernier tête-à-tête avec Orlin s'était très mal terminé, pour eux deux. Lui, parce qu'il avait frôlé le traumatisme, Orlin car Jane ne l'avait pas loupé ensuite. Il lui dit de se détendre, commençant à le toucher. Il s'efforça de se détendre, alors qu'il entrouvrait sa chemise. Le contact n'était pas désagréable, mais, peu habitué, il restait crispé. Après quelques minutes, il finit par lui enlever son pantalon. Encore moins à l'aise, Alec bafouilla :

- Si... Si ton père vient ?

Orlin - Tu pourrais faire passer ça pour de la torture. Tu trouveras bien un prétexte pour justifier de ne pas te défendre.

Facile à dire... Il se laissa faire, se mordillant les lèvres lorsqu'Orlin toucha son intimité. Il aurait voulu se détendre, mais son corps ne pouvait réagir alors qu'il repensait à la scène du cachot. Lorsqu'il l'avait touché ainsi, brutalement, alors qu'il était totalement sans défense. Il ne cessait d'y repenser, se révoltant presque contre le contact,a lors même que c'était très différent. Il avait peur, aussi, de se laisser aller comme ça, à un autre, se laisser faire ainsi. Orlin finit par lui enlever son vêtement.

Orlin - Détend toi, ça sera bien plus agréable qu'au cachot

- J'essaye...

Il fit un effort pour chasser cette scène de son esprit et se concentrer sur le moment présent. Sur ce qu'il ressentait. Des sensations totalement inconnues, étranges, et néanmoins puissantes. Son souffle s'était accéléré, alors qu'Orlin prenait visiblement du plaisir. Il savait ce qu'il faisait, en tout cas, c'était évident. Il parvint à se détendre, et à en profiter. Il gardait les yeux fermés, serrant les draps de ses poings, tremblant un peu. Perturbant, grisant, et intense, c'était bouleversant. Après un peu de temps, il finit par se lâcher, sous les yeux d'Orlin.

Celui-ci s'écarta et lui lança une serviette. Il se rhabilla, bouleversé, et tout à fait perturbé. Une fois qu'il fut de nouveau présentable, il s'appuya contre le mur, toujours assis, serrant ses bras autour de lui, évitant le regard d'Orlin. Il avait du mal et reprendre ses esprits, et sursauta violemment lorsque Athenodora entra dans la pièce. Merde. Mon dieu. Bon, ce n'était pas Caïus, mais c'était pire. Il blêmit d'un seul coup, franchement gêné.


Athenodora - Que se passe-t-il ici ? J'ai entendu des bruits.

- Heu...

Génial, et maintenant ? Ils faisaient quoi ? Il chercha frénétiquement une explication, quelque chose, n'importe quoi, mais rien ne lui vint. Enfin, si, il voyait des trucs à dire, mais on allait éviter de trop s'enfoncer, pour une fois.

- Rien de spécial.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Dim 1 Déc 2013 - 21:09

Vivre dans un château,un superbe château.Quoi de plus à rêver? Si ce n'est d'avoir un peu plus de liberté.Oh je n'avais pas à me plaindre, j'avais tout ce que je désirais de plus cher.Un mari,un fils,une famille...Je pensais souvent à avoir une fille,bon pas biologiquement vu que c'était impossible.Mais adopter ou..voler? Non comment peut- on voler un bébé?! Un être si chère,si doux,si paisible..Mais revenons au prèsent voulez-vous?

J'étais dans le jardin à admirer les fleurs qui grandissaient et se coloraient magnifiquement.Je souris en pensant au temps que Marcus,mon beau frère,prenait pour s'occuper de ces fleurs et du reste du jardin. Je souris et alla vers un de mes endroits préférés.J'étais en train de peindre, une de mes grandes passions en dehors de mon mari et d'Orlin. Choisissant les couleurs avec précaution et parcimonie, je fredonnais doucement un air de musique classique dont j' étais fan. Complètement seule, calme et reposée, je me sentais merveilleusement bien. Seule ombre au tableau, Caïus faisait encore des siennes et avait enfermé Alec dans notre chambre avant de filer à l'anglaise. C'est donc seule et un peu inquiète que je m'adonnais à toute sortes de choses pour ne pas devenir dingue. J' avais l'habitude des voyages de mon mari, mais normalement, Sulpicia était toujours là pour me rassurer et me distraire.

Depuis que Jane et alec était en "froid",Sulpicia passait son temps avec la jeune blonde. En attendant, nous étions mardi et la solitude pesait sur mon coeur inerte et je  n'en pouvais plus de me sentir comme une lionne en cage. Mais une fois ma peinture fini, je décida de rejoindre ma chambre pour prendre un livre. Au bout du couloir, j'entendis des bruits de...gémissement? De suite je savais qu'il se tramait quelque chose. Je pénétra dans ma chambre d'un pas décider et trouva Alec contre le mur,et mon fils vers le lit.

Que se passe-t-il ici ? J'ai entendu des bruits.

Je les regarda chacun à tour de rôle puis porta mon attention sur le lit conjugal..défait..

On m'explique calmement ou je vais devoir appeler vous savez qui?

Les deux garçons avaient l'air de s'être mis en accord sur la réponse,ce qui me fis sourire.Je ferma la porte derrière moi.Ils voulaient jouer? Et bien on allait jouer.J'étais la maman d'Orlin,enfin maman adoptive mais je voyais bien qu'il me cachait quelque chose.

Vous pouvez m'expliquer pourquoi le lit est défait?

Orlin me répondit que comme Alec était enfermé il pouvait utiliser les meubles de la chambre.Hmm...Il avait réponse à tout mon petit lapin.Je regarda Alec, il n'avait pas l'air si sûre. Je m'approcha doucement d'Alec.

Je t'écoute Alec, donne moi ton avis...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Mar 3 Déc 2013 - 19:28

Athenodora - On m'explique calmement ou je vais devoir appeler vous savez qui ?

Il retint une grimace. Aro allait bien finir par le savoir, de toute façon, tôt ou tard. Mais il aimerait bien que ce soit plus tard que tôt ! Il appréhendait sa réaction, autant l'avouer platement, et n'avait pas envie de tester. Aro était capable de tout, il pouvait s'en moquer, en rire, ou mal le prendre, impossible de savoir avec lui. Il évitait de regarder la femme de Caïus, alors qu'elle refermait la porte. Il aurait voulu se retrouver à des centaines de kilomètres d'ici, mais c'était impossible. Il avait rarement été confronté directement à Athenodora, d'ailleurs. Le simple fait qu'elle soit l'épouse de Caïus suffisait pour qu'il la considère mal.

Athenodora - Vous pouvez m'expliquer pourquoi le lit est défait ?

Orlin répondit presque aussitôt que puisqu'il était enfermé ici, il pouvait utiliser les meubles de la chambre. Brillante excuse, qui sonnait absolument faux. Il ne disait toujours rien, se contentant de fixer un point vague derrière l'épouse Volturi. Elle ressemblait énormément à Sulpicia, quand on y pensait. Même ton, même regard de jeune biche effarouchée, même démarche silencieuse et policée. Elle devait sûrement avoir une patience extraordinaire pour être capable de supporter Caïus ! Il en fallait, pour encaisser les sautes d'humeur de ce sale type sadique et névrosé. Il faudra bien qu'il se fasse soigner, un jour ou l'autre, on ne sait jamais, c'est peut-être contagieux.

Athenodora - Je t'écoute Alec, donne moi ton avis...

Elle s'était rapprochée de lui sans qu'il l'entende. Il se tint aussitôt sur ses gardes, plus méfiant que jamais. Il avait déjà eu largement sa dose avec Sulpicia, qui avait une fâcheuse tendance à déverser ses penchants maternels sur Jane et lui. Alors maintenant, dès que Sulpicia ou une de ses belles-sœurs les approchaient, il veillait à rester suffisamment loin. Juste au cas où. Et puis, c'était la femme de Caïus ! Qui sait de quel genre de coup tordus elle était capable ? Il se leva, restant aussi loin que possible d'elle.

- On ne fait rien de particulier, dit-il d'un ton calme. Et croyez-moi, si je le pouvais, je partirais très vite d'ici. J'apprécie énormément votre mari, mais être coincé ici rendrait malade n'importe qui.

Phrase qui sentait à peine l'ironie. Si Caïus entendait ça, il pouvait déjà se considérer comme mort et enterré, mais peu importe. Il n'en était pas à son coup d'essai, très loin de là, et ne s'était de toute façon jamais gêné pour cracher en face à Caïus tout le bien qu'il pensait de lui. Orlin, lui, avait hoché la tête pour l'approuver. Alec continuait de fixer Athenodora, plus méfiant que jamais. Elle eut un petit rire en murmurant qu'elle comprenait. Elle s'assit par terre, sous son regard surpris, et leur assura qu'ils pouvaient avoir confiance en elle et qu'elle ne dira rien. Orlin se retourna, semblant mal à l'aise. Il serrait les poings, se mordant les lèvres.

- Vous êtes la femme de Caïus, marmonna-t-il. Ça me suffit pour ne pas avoir confiance du tout. Et je n'ai rien à dire.

Il jeta ensuite un regard éloquent à Orlin, l'air de dire "C'est TA mère, TU te débrouilles !".
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Ven 6 Déc 2013 - 21:21

Aro réfléchissait, les yeux dans le vague, tapotant des doigts sur son bureau, fouillant dans sa mémoire. Il se remémorait les années, les siècles, les millénaires qu'il avait vécu. Voyons voir... Il y avait eu ce petit jeune, en l'an 1421, qui avait essayé quatre fois de suite de tuer Marcus avant que celui-ci ne perde patience et le tue. mais il s'agissait d'un nouveau-né un peu allumé, pas le bon exemple. Il y avait eu Ceallagh, aussi, il y a déjà quelques temps. Un sacré cas, ce type ! Mais était-il pire ? Aro n'en était pas sûr... Il se remémora d'autres vampires, et mêmes certains humains, analysant leur comportement, leurs attitudes. Mais rien à faire. Il n'arrivait pas à en trouver un qui ait un comportement pire que celui d'Alec.

Il était toujours ébahi de voir à quel point son jeune garde arrivait à s'enfoncer, de plus en plus, alors même qu'on croyait qu'il avait déjà touché le fond. S'il n'avait pas eu un don si précieux, Aro l'aurait tué depuis très longtemps. Ah, il fallait également avouer qu'il était très drôle de le garder en vie et le voir se débattre, encore et encore, pour rien. Aro avait l'impression d'être à un spectacle, où Alec était le prisonnier et qu'il se débattait contre les chaînes qui l'enserraient, luttant éternellement, alors qu'il n'y avait aucun espoir. Fascinant ! Un caractère combatif, ça oui, mais peu de prudence et de notion du danger. Un sacré culot, aussi. Il était sans doute le seul vampire au monde à oser les insulter aussi ouvertement, en face, et sans trembler ni craindre pour sa vie. Il l'avait bien élevé.

Et maintenant, un énième clash avec Caïus. Rien de bien étonnant. Bah, il ne restera pas éternellement enfermé cette fois. Lui et sa sœur allient bientôt partir avec Démétri et Félix. Il reposa son document, s'assurant une énième  fois que Jane restait bien tranquille. Suffit, les bêtises, pour la journée. Un peu plus tard, il remonta dans ses appartements, laissant Jane s'entraîner avec Démétri. Il poussa la porte, puis entendit Athenodora monter les escaliers pour se rendre dans ses appartements. Sulpicia n'était pas là, sans doute à se balader dans les jardins.


Dora - Que se passe-t-il ici ? J'ai entendu des bruits.

Il releva la tête, alors qu'il cherchait un document dans un tiroir. Elle avait entendu quoi ? Orlin et Alec s'étaient battus ? Non, Alec n'aurait pas osé, pas alors qu'il était enfermé là-haut.

Dora - On m'explique calmement ou je vais devoir appeler vous savez qui ?

Vous savez qui, c'était lui ? Il retint un maigre sourire. Peu de chances que cette menace fasse flancher Alec. Que ce soit maintenant ou plus tard, Aro finira forcément par savoir s'il cachait quelque chose, peu importe le sujet. Il vaquait à ses affaires, n'écoutant que d'une oreille très distraite ce qui se passait plus haut. Sa belle-sœur semblait déterminée à découvrir ce que refusaient de dire les deux garçons. Un détail frappa soudain Aro. Les deux garçons. Orlin et Alec. Dans la même pièce et ils ne s'entre-tuaient pas ?! Il laissa tomber tout ce qu'il faisait, les sourcils froncés.

Alec - On ne fait rien de particulier. Et croyez-moi, si je le pouvais, je partirais très vite d'ici. J'apprécie énormément votre mari, mais être coincé ici rendrait malade n'importe qui.

Alec... Il s'enfonçait encore... Encore et toujours... Aro désespérait... Dora essaya de relancer la conversation, mais même lui, d'où il était, pouvait sentir l'atmosphère tendue.

Alec - Vous êtes la femme de Caïus, marmonna-t-il. Ça me suffit pour ne pas avoir confiance du tout. Et je n'ai rien à dire.

Ah la la... Il monta à son tour, se demandant ce qui se passait. Orlin et Alec qui ne se tapaient pas dessus, c'était bizarre, surtout s'ils étaient restés un moment dans la même pièce ! Il entra à son tour, trouvant sa belle-sœur assise par terre, Orlin debout près de la fenêtre, Alec debout aussi, près du mur opposé. Que s'était-il encore passé ? Il couva un instant son ils adoptif du regard, le dévisageant longuement. Il était perturbé, ça se voyait. Et... Inquiet ? Nerveux ? Il demanda en soupirant ce qu'ils faisaient, et surtout, par quel miracle Alec et Orlin arrivaient-ils à rester dans la même pièce sans hurler. Orlin regarda sa mère, puis Alec, et ne dit rien. Bon, très bien. Il émit un petit soupir et tendit sa main vers Orlin, pour qu'il lui donne la sienne.

Il hésita, faisant froncer les sourcils d'Aro, puis il obéit finalement, en jetant un regard désolé à Alec au passage. Stupéfait, Aro eut toutes les réponses à ses interrogations lorsqu'il prit la main du jeune garde. Une scène incroyable, inimaginable, se dévoila dans son esprit, et il ouvrit légèrement la bouche. C'était... Non mais ! Il voulait finir de traumatiser Alec, de le repousser du clan, de le rendre inutile ? Personne n'avait besoin de dissension encore plus grandes dans le clan ! Il relâcha son neveu et lui colla aussitôt une gifle magistrale, l'envoyant balader un peu plus loin. Il se releva, toujours sans un mot, sous le regard furieux d'Aro.


- Il a été mordu à douze ans, finit-il par lâcher. Toi à seize. Tu n'as pas remarqué la différence ? Et ce que ça implique ? Il faut vraiment que je te fasse un dessin ?!

Il regarda encore Alec, toujours muet, ce qui eut le don d'exaspérer Aro, qui lui ordonna sèchement de s'expliquer. Qu'il dise au moins quelque chose, qu'il essaye de se justifier, avant que le chef du clan ne s'énerve pour de bon.

Orlin - Il a plus de 300 ans, ça ne choquerait que des humains.

- Ce qui n'empêche pas qu'il s'agit d'une éducation qu'ils n'ont jamais eu, lui ou Jane. Jane a appris, pas Alec.

Il n'eut pas l'air de comprendre... Et finit par le lui dire. Aro soupira à nouveau.

- Ils ont été mordus trop jeunes pour s'intéresser à ça... Tu peux comprendre la suite ? Alec n'a jamais eu de copine - il lança un regard un peu réprobateur à son fils - même si Jane, oui. Donc, je n'apprécie guère que tu te lances comme ça.

Alec devait sûrement l'insulter de tous les noms mentalement, mais peu importe, c'était la pure vérité, après tout. Mais Jane avait toujours été un peu plus "ouverte", même si on ne le croirait pas, et se débrouillait parfois mieux grâce à ça.

Orlin - Je vois. Mais qui a fait le, pour ne pas dire les, premiers pas ?

Aro eut un sourire de serpent. Il se tourna vers son jeune garde, qui n'avait pas bougé de sa place.

- Donne-moi ta main. Je veux vérifier une chose.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Sam 7 Déc 2013 - 19:32

Alec aimerait bien que Athenodora se contente de cette réponse et les laisse tranquille... Elle n'avait pas à tout savoir non plus ! Il ignorait lui-même comment réagir maintenant, que faire, quoi dire, quoi en penser. En gros, il devait d'abord digérer ce qui s'était passé. Son premier réflexe, penser à en parler avec sa jumelle, le fit hésiter. Il ignorait comment sa sœur allait prendre ce genre de nouvelles. Elle serait bien capable de tuer Orlin et lui avec... Son regard virait déjà à l'orage le plus noir lorsqu'on évoquait le fils de Caïus devant elle, alors si elle apprenait tout ça, il craignait franchement pour sa santé mentale.

Il en arrivait à penser que la situation ne pouvait pas être pire, lorsqu'Aro entra dans la pièce. Il blêmit d'un seul coup et recula encore plus. Ne jamaiiiiis penser ça, il le savait pourtant ! Il jeta un regard un peu paniqué à Orlin. Là, oui, ils étaient dans la mouise jusqu'au cou. Il bloqua sa respiration par réflexe, serrant les dents. Oui, Aro aurait tout su, à un moment ou à un autre, mais pas si tôt... Il se mit à le dévisager, et Alec détourna le regard. Il détestait avoir quelqu'un à vous surveiller, et c'était permanent ici. Il y eut un petit moment de silence, puis Aro finit par demander ce qui se passait. Comme s'ils allaient répondre. Il ne dit rien, et sursauta seulement lorsque le chef du clan prit la main d'Orlin. Ils n'auront pas tenu longtemps.

Aro gifla soudain Orlin, faisant brusquement relever la tête au jeune garde. Il ne bougea pas d'où il était, seulement soufflé de voir qu'Orlin n'avait pas ouvert la bouche. Comment il faisait... ? Lui se serait déjà révolté.


Aro - Il a été mordu à douze ans. Toi à seize. Tu n'as pas remarqué la différence ? Et ce que ça implique ? Il faut vraiment que je te fasse un dessin ?!

Eh ! Non mais, il n'était pas un gamin non plus ! Indigné, Alec lui jeta un regard noir. Oui, il avait été mordu à douze ans, tout le monde le sait, mais ce n'était pas une raison pour le rappeler à chaque instant ! Et il avait vécu, depuis, ça ne comptait pas ? Il haïssait cette apparence enfantine de plus en plus, se contenant pour ne pas hurler.

Orlin - Il a plus de 300 ans, ça ne choquerait que des humains.

Ah, au moins quelqu'un qui s'en était rendu compte, les miracles existent !

Aro - Ce qui n'empêche pas qu'il s'agit d'une éducation qu'ils n'ont jamais eu, lui ou Jane. Jane a appris, pas Alec.

...

Merci, Aro, de balancer ça comme ça... Histoire que tout le monde soit au courant, au cas où quelqu'un aurait loupé un petit épisode... Et puis, parler de ça ! S'il avait pu rougir, il ne s'en serait pas privé. Encore heureux, de toute façon, qu'Aro n'ait jamais essayé de leur donner des cours d'éducation sexuelle. Il imaginait parfaitement le tableau, et remerciait le ciel d'avoir au moins échappé à ça. Aro, face à eux, en train de leur expliquer les joies de l'amour et de la reproduction, non, ça les aurait sûrement traumatisés à vie.


Aro - Ils ont été mordus trop jeunes pour s'intéresser à ça... Tu peux comprendre la suite ? Alec n'a jamais eu de copine, même si Jane, oui. Donc, je n'apprécie guère que tu te lances comme ça.

Mais il n'était pas en sucre ! Ses paroles sonnaient horriblement "père-poule surprotecteur qui veut protéger son jeune enfant encore fragile". Pitié, pitié, pourvu que personne n'entende jamais ça, même Jane. Quoi que, Jane, ça allait, elle y avait eu droit aussi, mais c'est tout. Il était prêt à mourir de honte, à l'instant même. Si quelqu'un voulait bien prendre une pelle et l'enterrer, ce serait d'ailleurs parfait. Il se concentra sur sa sœur, histoire de bien garder le contrôle de ses nerfs et se réconforter. Il aurait voulu se réfugier à l'instant dans ses bras, rester près d'elle pour ne plus voir personne. Il en avait assez, des Volturi, et brûlait d'essayer, encore une fois, de se révolter.

Orlin - Je vois. Mais qui a fait le, pour ne pas dire les, premiers pas ?

Il ferma quelques secondes les yeux. Ça pouvait toujours être pire. Il arrivait toujours quelque chose qui venait pourrir un peu plus la situation.

Aro - Donne-moi ta main. Je veux vérifier une chose.

Vérifier quoi ? Quel plan tordu avait-il encore trouvé ? Alec hésita, regardant Aro, ne bougeant toujours pas. Il détestait le laisser le toucher et voler toutes ses pensées et émotions. Puis il secoua finalement la tête, reculant d'un pas. Aro s'avança en riant, tout à coup, puis le prit par le cou pour lui relever la tête. Alec croisa son regard de sang, crispé et sur les nerfs.

Aro - C'est amusant, en un sens. Tu passes ta vie à te débattre, tu songes encore à t'enfuir ! Fascinant, même. Tu ne te rend pas compte que plus tu te débattras, plus les chaînes qui t'entravent se resserreront, et il arrivera un jour où tu seras interdit de tout mouvement.

Jolie image, vraiment, il fallait admettre qu'elle résumait très bien la situation ! Il se raidit encore plus, lui renvoyant un regard furieux, et parfaitement indigné.

- Ces chaînes, c'est vous qui les avez mises ! Alors ne me reprochez pas de vouloir les briser ! On ne vous a jamais demandé d'intégrer votre foutue collection, on ne vous a jamais demandé de nous transformer ! Il fallait nous laisser mourir, ça vous aurait facilité l'existence !

Orlin - Alec, je t'en prie !

Il ne lui prêta pas la moindre intention, toujours indigné et révolté.

- Arrêtez de vous acharner ! finit-il par supplier. On ne vous causera pas d'ennuis si vous nous laissez partir. On est dans ce clan depuis notre naissance, je crois que c'est bon maintenant...
Revenir en haut Aller en bas
Damon Raven

Général de division

avatar

Statut :
  • Administrateur/trice
Messages : 1361
DC : Nop

MessageSujet: Re: Encore enfermé   Mar 10 Déc 2013 - 10:35

Caïus ne comprenait décidément pas la patience dont faisait preuve son frère. Et il essayait, pourtant ! Il l'avait écouté, observé, analysé, mais il ne voyait décidément pas ce qu'il trouvait de si amusant dans tout cela... Il était fier d'avoir amené Alec à ça ? Il s'amusait de le voir se débattre pour rien ? Ou était-ce encore autre chose ? Non mais que quelqu'un daigne lui expliquer comment fonctionnait son frère ! Il allait devenir dingue à essayer de comprendre ce qui se tramait dans son esprit, et aimerait souvent être comme Marcus, indifférent et blasé de tout, et ne plus se payer des mal de tête épouvantables pour saisir ce qui se passait dans l'esprit d'Aro.

En attendant, le comportement d'Alec n'amusait que lui ! Caïus marchait d'un bon pas dans les couloirs, croisant quelques rares gardes qui se préparaient pour la guerre. Il grogna de rage sur l'un deux qui avait eu l'extrême mauvaise idée de se trouver sur son chemin, garde qui sauta en arrière avant de se faire arracher la tête, laissant le vampire blond poursuivre sa route. Caïus tourna un regard mauvais vers le jardin, mais il ne put faire grand-chose. Marcus, prévoyant, ou habitué, s'était précipité dehors pour sauver ses fleurs chéries. Humph. Il se vengea sur un tas de pierres qui traînait, marmonnant, puis rentra à nouveau dans le château, sous le regard soulagé de son frère qui se mit à arroser ses roses.

Comment faire comprendre à Alec que non, mille fois, non, il ne pouvait rien faire ?! C'était exaspérant ! Et son propre fils ! Ça aussi, c'était un sacré problème. Il était bien trop lunatique, à son goût, et il ne progressait pas assez vite. Et si ce gosse commençait à l'énerver autant qu'Alec... Il vaudrait mieux pour lui qu'il n'en arrive pas là ! Les jumeaux étaient sous la protection d'Aro, mais ce n'était pas le cas d'Orlin. Et encore... Il n'abandonnait pas l'idée de faire payer à Jane ce qu'elle lui avait fait subir. Elle avait osé user de son don sur lui, et elle allait le payer, d'une manière ou d'une autre. Peu importe les moyens qu'il utilisera pour l'atteindre.

Il remonta dans ses appartements, voulant vérifier que le petit idiot se tenait tranquille. Appartement où il y avait curieusement un peu de trop de monde, d'un seul coup ! Il reconnut la douce et délicate odeur de sa femme, flamboyante comme un bouquet. Celle, froide comme de l'acier, d'Aro, et un peu piquante. L'odeur caractéristique du feu, dégagé par Alec et sa très chère sœur. Puis celle, légère, d'Orlin, qui faisait penser à du bois séché. Il fronça les sourcils, se demandant ce qu'ils fichaient tous ensemble.

Aro - C'est amusant, en un sens. Tu passes ta vie à te débattre, tu songes encore à t'enfuir ! Fascinant, même. Tu ne te rend pas compte que plus tu te débattras, plus les chaînes qui t'entravent se resserreront, et il arrivera un jour où tu seras interdit de tout mouvement.

Caïus poussa un long, très long soupir, en jetant sa veste sur une chaise. Pas besoin d'être télépathe pour savoir à qui son frère s'adressait... Pourquoi n'était-il même pas étonné ? Pourquoi était-ce si peu surprenant d'entendre que le jeune garde songeait à fuir ? Et quand comprendra-t-il ?! Il s'était déjà fait rattrapé tant de fois, ramené tant de fois à la maison par la peau du cou. C'était la crise d'adolescence ?

Alec - Ces chaînes, c'est vous qui les avez mises ! Alors ne me reprochez pas de vouloir les briser ! On ne vous a jamais demandé d'intégrer votre foutue collection, on ne vous a jamais demandé de nous transformer ! Il fallait nous laisser mourir, ça vous aurait facilité l'existence !

Ça, c'est sûr ! Il ricana, un sourire mauvais aux lèvres. Ouais, il aurait fallu les laisser griller sur leur tas de bois, les siècles suivants auraient été bien plus tranquilles, et...

Orlin - Alec, je t'en prie !

Nouveau soupir. Si son fils se décidait publiquement à réagir comme ça, c'est qu'Aro avait tout découvert, sur ses penchants amoureux. Comme si la situation n'était pas assez compliquée. Il monta l'escalier de bois souplement, rentrant chez lui, exaspéré. Il détestait ne pas trouver de solution au "problème jumeau", et s'en rendait malade. S'ils n'étaient pas aussi utiles en tant qu'armes, voilà longtemps qu'il aurait défié la colère d'Aro et qu'il se serait débarrassé des gosses.

Alec - Arrêtez de vous acharner ! On ne vous causera pas d'ennuis si vous nous laissez partir. On est dans ce clan depuis notre naissance, je crois que c'est bon maintenant...

Ooooh, le petit avait changé de discours, on dirait ! Qu'est-ce que c'était que ce ton ? Caïus arriva à son tour à la chambre où se trouvait les autres, et s'appuya contre le chambranle de la porte. Il sourit à Athenodora, qui devait être un peu perdue au milieu de tout ça, eut un coup d'œil indifférent pour Orlin, puis soupira.

- Tu m'épuises, Alec ! Sérieusement, tu ne te fatigues jamais, à t'agiter dans le vide ? De toute façon, même si vous partiez, où iriez-vous ? Votre apparence vous desservira toujours, où que vous alliez. Vous êtes obligés de faire parti d'un clan, quoi qu'il arrive.

Et quel clan voudrait d'eux, avec ça ? Il ne le dit pas, mais la question était très claire dans ses yeux. Il eut un sourire amusé, puis attrapa la main d'Athenodora.

- Tu viens ? On peut prendre l'air, l'air est saturé de bêtises, ici.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t274-caius-volturi-valide#932
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Encore enfermé   Ven 13 Déc 2013 - 23:27

Je ne comprenais plus rien.Pourquoi Alec et Orlin avaient un secret?Et apparament un secret qu'ils voulaient garder au fond eux.Qu'Alec me fasse un secret d'accord mais Orlin..Il était mon fils,la prunelle de mes yeux.N'avait-il pas confiance en moi? Pensait-il comme Alec? Que si j'étais la femme de Caïus,ça voulait dire que j'étais comme lui? Non..Je ne pouvais pas imaginer ça,imaginer que mon fils me croit comme ça. Je soupira doucement en repenssant à la phrase d'Alec. Si j'avais été une humaine je crois que je me serai évanouie.

Aro ne tarda pas à faire son apparition.Je souris timidement en le voyant.Malgrès toutes ces années et siècles,je ne savais pas quelle attidude à avoir lorsque nous étions en "public" pour se saluer. Il avait tellement l'air..serein..Et pourtout,Aro était une vraie tempête à l'interieur.Comme pour lui que pour les autres.Et je me doute bien qu'il aimerait ne pas à agir de façon "tempête" toutes les minutes.Mais il était le "grand Roi" et c'était à lui de diriger le château comme il l'entendait..

Je croisa les bras pour écouter son discour,prendre la main,charmer avec son petit sourire...
Il fallait avouer,il se débrouillait très bien mais j'avais peur pour Orlin.
Et si il avait fait une bétise,déçu les rois...J'avais beau être la femme de Caïus, je ne pouvais pas empêcher toutes les punitions de tomber..

Je compris enfin ce qu'il se passait quand Aro fit référence aux jeunes âges de Jane et d'Alec,et qu'ils étaient trop jeune pour s'intéresser à ça...Alors voilà le fin mot de ce secret..Alec et Orlin étaient amoureux?Depuis quand?Bon je comprend qu'Orlin ai peur d'en parler à son père mais à moi,sa mère...Il savait que je l'aimais tel qu'il était.
Quand mon regard croisa celui d'Orlin je souris doucement.Je voulais qu'il sache que j'étais là pour lui.Mon regard se posa rapidement sur la porte quand j'entendis des pas.Il n'y avait qu'une personne qui pouvait avoir ce genre de démarche..Mon mari,l'homme de ma vie. Déçidement leurs appartements étaient..occupaient,et je ne pense pas que Caïus appréçie cela. Je souris en le voyant puis me releva.Je pris sa main.

Je...Je suis désolé d'être entrée dans la chambre.C'est à cause de moi si les garçons se font "punir"...

Je baissa doucement la tête.Oui je préféré dire que c'était de ma faute. Voir les enfants se faire punir et envoyer aux cachotes m'enchantais guère.

Je te suis mon amour...

Je salua Aro ainsi que les enfants.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Encore enfermé   

Revenir en haut Aller en bas
 
Encore enfermé
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Enfermés Dehors - Albert Dupontel
» [Kertanguy, Inès (de)] J'ai 12 ans et je vis enfermé sous la soupente
» Enfermée dehors par leur enfant, cette famille aurait pu passer le réveillon devant la porte
» Freddy (Saga)
» [Collection Jouet G.I. Joe] Je me suis mis en tête de ressortir ma collection GIJoe enfermé depuis 20 ans ^^

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nouvel Horizon :: Archives et corbeille :: Archivage :: Rps d'Italie-
Sauter vers: