Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Ah, un assassin court ?

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Edward Elric

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MessageSujet: Ah, un assassin court ?   Mar 28 Avr 2015 - 11:03

Edward – Grouillez-vous, cria le jeune garçon à Winry et Alphonse, on va rater le train !

Il courait le long de la voie, sa valise en main, criant pour que les deux autres se dépêchent aussi. Allez ! Le train démarrait déjà, sifflant et soufflant de la vapeur. Edward jeta sa valise sur le petit balcon arrière et y sauta, tendant la main pour attraper Winry puis aider son frère à monter aussi. Le train prit de plus en plus de la vitesse, alors qu’ils rentraient à l’intérieur, essoufflés, s’installant dans le compartiment. Ils rentraient passer quelques jours à Resembool, après un bref saut à East City, autant pour voir mamie que pour les manœuvres. En tant qu’alchimiste d’Etat, Edward était tenu de participer à la dernière journée, où aura lieu les évaluations annuelles pour savoir s’il pouvait garder son titre et sa montre en ragent, prouvant son statut. Il ne s’inquiétait pas pour ça, sachant qu’il était capable de tout passer avec succès. Heureusement qu’il ne devait pas participer à toutes les manœuvres ! L’armée pouvait devenir très ennuyante, dans les moments comme ça, c’était pénible. Mais il espérait que cela allait emmerder un peu le Colonel.

Il s’endormit à moitié durant le voyage, laissant Winry et Al discuter ensemble. Voyager était assez fatiguant, malgré tout… Il avait le don pour s’endormir dès qu’il était en charrette, train, voiture, etc. Ce fut un soubresaut du train qui l’arracha au sommeil, alors qu’ils approchaient de East City. Ils reprirent leurs valises, Winry trimballant encore ses affaires pour bidouiller tous ses trucs mécaniques, y compris le propre automail d’Edward. En descendant du train, ils virent néanmoins que la gare était inhabituellement agitée… L’armée était postée partout, ils arrêtaient les gens pour leur montrer ce qui devaient être des photos. Qu’est-ce qui se passait, encore ? Il y avait aussi des gendarmes, qui filtraient les entrées et sorties, surveillaient les départs et arrivées des trains. Il y avait encore eu des attentats ? Ça devenait une habitude, dans ce pays. Il arrêta un passant pour se renseigner, sourcils froncés. Le type le regarda comme s’il débarquait de la lune.

Passant – Vous n’êtes pas au courant ?! Tout le monde en parle ! Il y a deux criminels dangereux en liberté. Une folle évadée de l’hôpital psychiatrique et un assassin qui traque les alchimistes d’état. L’armée est sur les dents, tout le monde se fait contrôler.

Alphonse – Ici, à East City ?

Passant – Non, à Central.

Ah, bah, si c’était à Central, tout allait bien alors ! Edward salua le type avec un large sourire en agitant la main, se remettant en route. Il n’y avait aucune raison de s’en faire si ces deux-là étaient à Central, après tout, tout allait bien. Trouver un hôtel, plutôt, il mourait de faim. Il faisait assez chaud, en cette saison, les terrasses des cafés étaient bondées. Un peu plus loin, il vit passer plusieurs camions de l’armée qui quittaient le QG, sans doute pour les champs de manœuvre. Merde, c’était avec quelle autre division, déjà ? L’Ouest ? Le Sud ? Le Nord ? Central ? Il ne savait plus, n’ayant pas été spécialement attentif au debriefing, puisqu’il n’était pas concerné, à part pour son évaluation annuelle.

Edward – Eh,Winry, t’es plus pâle que toute à l’heure, t’as faim ? On va aller manger !


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MessageSujet: Re: Ah, un assassin court ?   Sam 2 Mai 2015 - 17:12

-Edward- Grouillez-vous, cria le jeune garçon à Winry et Alphonse, on va rater le train !

Winry essaya d’aller plus vite tout en portant sa boîte à outils sur son épaule droite, au fur et à mesure qu’elle courait avec les garçons pour rattraper le train qui commençait déjà à siffler, elle entendait facilement les cliquetis de ses outils contre la boîte en métal au moment où la vapeur sortit, signalant son départ. Courir pour ne pas rater le train, c’était déjà rater. Mais... Ils pouvaient très bien le rattraper en marche. Edward qui était devant eux jeta sa valise sur le balcon arrière du train puis s’y réfugia avant de tendre les mains pour les aider à monter tous les deux à tour de rôle. Tandis que le train commençait à aller de plus en plus rapidement, elle fixait le paysage défilé en vitesse sous ses yeux. Elle finit par le laisser filer derrière elle tout en suivant les garçons qui rentraient dans le train pour aller s’asseoir dans un compartiment.

Ils se dirigeaient vers East City, parce qu’il y avait visiblement des manœuvres militaires qui s’y préparaient mais également pour des évaluations, si elle avait bien compris. Et après, ils rentreraient à Rensembool pour voir mamie Pinako. Winry souriait, heureuse à l’idée de rentrer chez elle et commença à parler avec Al’ tout en regardant par la fenêtre. Elle regardait Al’ lorsqu’il lui parlait ou qu’elle lui répondait, mais son regard dérivait très souvent sur Edward qui s’était endormi. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire en constatant la vitesse à laquelle il avait rejoint les bras de Morphée.

La jeune fille détourna le regard dès qu’elle remarquait qu’il dérivait vers lui sans vraiment comprendre pourquoi. Ils étaient amis depuis l’enfance, et elle ne voyait pas vraiment le mal qu’il y avait à le regarder de temps à autre. Après tout, elle regardait aussi Alphonse, non ? Mais quelque chose était étrange, différent. Et elle n’arrivait pas à comprendre quoi.

Winry rêvassait tandis qu’une secousse se fit sentir peu avant qu’ils ne soient arrivés à destination. Elle remarqua qu’Edward s’était réveillé et, dès qu’ils furent arrivés, ils reprirent leurs valises et descendirent du train à l’arrêt. Mais à partir du moment où elle vit la gare plus remplie qu’à la normale, elle fronça les sourcils alors qu’elle vit que l’armée était là. Pourquoi était-elle là, d’ailleurs ? Quelque chose de grave, sans doute, vu la présence des gendarmes. Il y avait des explosifs dans la gare et il fallait évacuer ? Elle plissa les yeux lorsqu’elle vit que les militaires montraient des photos à tous les passants. Ou... Ils recherchaient  quelqu'un qui s’était échappé ? Enfuis ? Ou encore qui allait le faire ? Edward arrêta un passant afin de se renseigner.

-Passant- Vous n’êtes pas au courant ?! Tout le monde en parle ! Il y a deux criminels dangereux en liberté. Une folle évadée de l’hôpital psychiatrique et un assassin qui traque les alchimistes d’état. L’armée est sur les dents, tout le monde se fait contrôler.

... Pardon ? Un... La gorge de Winry se noua lorsqu’elle entendit « Assassin » et « Alchimistes d’état ». Edward était en danger, et... Elle ne dit rien, comme sonnée par la nouvelle. Il était alchimiste d’état. Elle pâlit en une fraction de seconde en entendant ça. Il risquait sa vie. Et...

-Alphonse- Ici, à East City ?

-Passant- Non, à Central.

Et ça changeait quoi ? Qu’il soit à East City, à Central ou n’importe où ailleurs, il pouvait débarquer ici à tout moment. Prendre le train, comme ils venaient de le faire et venir tuer Edward et tous les alchimistes d’état de la région... La joie qu’elle avait eue laissa place à une inquiétude pour lui. Alors que lui ne l’entendait apparemment pas de la même manière qu’elle, vu qu’il lança un large sourire au passant tout en le saluant la laissant bouche bée. Il... PARDON ? Sérieusement, là ? Je vous annonce qu’un assassin qui vous recherche probablement veut vôtre peau à vous et à tous vos semblables, mais ce n’est pas grave ! Il n’est pas ici, donc ce n’est pas grave, voyons... Il souriait... On vous annonce ça, et vous, vous souriez ? C’est tout à fait normaaaal ! Bien sûr.

-Edward- Eh,Winry, t’es plus pâle que toute à l’heure, t’as faim ? On va aller manger !

... Plus pâle que tout à l’heure et on lie ça à la faim ? Mais bien sûr ! Elle serra les poings, l’envie de le frapper la démangeant étrangement, tout à coup. Elle continua à marcher, la gorge nouée et l’estomac à l’envers tandis que lui il pensait à manger... Très vite, elle le gifla puis commença à lui crier dessus, se moquant qu’ils soient observés ou quoi que se soit.

- Idiot...Un assassin d’alchimistes d’État court dans les rues, et toi, tu t’en fous ? Mais bien sûr ! Il est à Central, il n’y a AUCUNE chance qu’il vienne à East City, voyons ! Tu ES un Alchimiste d’État au cas où tu l’aurais oublié !, dit-elle furieuse qu’il ne se soucie pas du tout de ce meurtrier alors qu’il pouvait venir à tout moment tout en mettant de l’ironie par moment dans sa voix. Mais il n’y a VRAIMENT aucun risque, bien évidemment. Après, tu OSES t’étonner que je sois pâle ? Ce n’est pas du tout comme si il y avait le moindre risque... Pas du tout ! Et en plus tu me demandes si j’ai faim, comme si ça t’était égal qu’il puisse débarquer à tout moment.

Elle le fusillait du regard, toujours furieuse qu’il n’y prenne pas plus garde que ça. La colère s’évanouit très rapidement, bien trop rapidement laissant une place beaucoup plus grande pour l’inquiétude. Il s’en foutait... Il se moquait qu’on veuille le tuer... Tuer... Elle...Elle sentit sa gorge se nouer et une envie de pleurer suivre tout aussitôt. Comment pouvait-il ne pas y prendre même un petit peu garde ? Elle avait peur qu’il ne lui arrive quelque chose. Après... C’était tout à fait logique, non ? Al’ était déjà moins en danger que lui, étant donné qu’il n’était pas Alchimiste d’État. Winry venait de s’énerver devant tous les passants et bien évidemment cela ne passa pas inaperçu. Elle se laissa tomber au sol avec un claquement sonore de métal provenant de sa boîte à outils. Elle était à genou les mains en poings contre ses genoux et, tandis que des larmes commençaient à pointer le bout de leur nez, elle baissa la tête. Elle s’en voulait d’avoir fait ça ici, mais... Son indifférence vis-à-vis de ça l’avait énervée. En plus, la voilà qui pleurait, maintenant.
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Edward Elric

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MessageSujet: Re: Ah, un assassin court ?   Ven 8 Mai 2015 - 20:12

Leur amie était sans doute fatiguée par le voyage, mais ça ira mieux après un bon repas et un peu de repos, il en était certain. La ville était loin d'être aussi grande que Central mais il y avait beaucoup d'hôtels. Edward n'avait jamais voulu aller dormir à la caserne avec Alphonse, dans un des dortoirs. Ils devaient beaucoup voyager et se déplacer, mais ne pas trop côtoyer l'armée pour autant. L'armée était juste un moyen pour lui d'arriver à ses fins, d'avoir accès à des recherches interdites au grand public et de pouvoir se débrouiller. Sa seule angoisse sérieuse était d'être mobilisé et envoyé à la guerre avant d'avoir trouvé un moyen de retrouver leurs corps, il avait peur de ne pouvoir quitter l'armée à temps. Mais c'était pour cela qu'il devait mettre les bouchées double ! Une fois son évaluation faite, ils quitteront de nouveau la région. Il allait aussi s'arranger pour ne pas croiser la route du Colonel durant les manœuvres, il n'avait pas envie de subir ses sarcasmes ou ses questions.

Winry leva tout à coup la main, tournée vers lui, et Edward ferma les yeux lorsqu'elle le gifla. Mais... mais, qu'est-ce qu'il avait dit ?! Il lui avait juste proposé d'aller manger ! Il échangea un regard avec Alphonse, la main sur sa joue maintenant rouge. Il n'avait rien fait, rien dit ! Elle n'était pas contente car il lui avait demandé si elle avait faim ? Mais... Elle... Là, il était vraiment largué, ne voyant vraiment pas quel était le mal. Il la regarda, écarquillant les yeux alors qu'il vit qu'elle avait les larmes aux yeux. Mais Winry... Il chercha quoi lui dire, quoi faire pour la consoler, même s'il ne comprenait pas du tout ce qui pouvait bien la mettre dans cet état. La journée avait bien commencé, ils venaient d'arriver, il n'y avait pas eu de drame ni rien ! Ils étaient tous les trois en bonne santé, alors pourquoi vouloir pleurer ? En plus, elle le giflait sans raison !

Winry – Idiot...Un assassin d’alchimistes d’État court dans les rues, et toi, tu t’en fous ? Mais bien sûr ! Il est à Central, il n’y a AUCUNE chance qu’il vienne à East City, voyons ! Tu ES un Alchimiste d’État au cas où tu l’aurais oublié ! Mais il n’y a VRAIMENT aucun risque, bien évidemment. Après, tu OSES t’étonner que je sois pâle ? Ce n’est pas du tout comme si il y avait le moindre risque... Pas du tout ! Et en plus tu me demandes si j’ai faim, comme si ça t’était égal qu’il puisse débarquer à tout moment.

Elle tomba tout à coup à genoux par terre, pleurant pour de bon, alors que les passants se  retournaient sur le trottoir pour les regarder. Mais enfin ! Il se mit à genoux à son tour, les bras à moitié levés, hésitant, cherchant quoi lui dire. Il ne voulait pas qu'elle ait peur ! Et non, ça ne lui était pas du tout égal, loin de là, c'est juste que pour le moment, l'assassin devait déjà être bien occupé avec les troupes de Central. Il finit par poser les deux mains sur ses épaules, agenouillé près d'elle, cherchant quoi dire. Heu... Comment réconforter ne personne qui avait peur pour vous ?

Edward – Winry... Je ne m'en fiche pas du tout ! Mais il n'est pas là, pour le moment, on partira sans doute bien avant qu'il arrive... En plus, je ne suis moins connu que certains, comme alchimiste d'état, il ne commencera pas par moi.

Il pouvait se défendre un minimum, après tout, Winry ne devrait pas tant s'en faire... Il se déplaçait beaucoup alors comment le tueur pourrait savoir à l'avance où il pourrait se rendre ? C'était déjà un bon moyen de défense, alors que les autres alchimistes d'état étaient tous adultes et peu difficiles à retrouver. Il suffisait de lire quelques journées ou d'écouter les rumeurs pour savoir qui se trouvait dans quelle division ! Mais pas lui, il se déplaçait, il ne pouvait pas être tracé aussi simplement. Pas comme le Colonel, tout le monde savait très bien où le trouver, par exemple.

Winry – Il ne commencera pas par toi... C'est censé me rassurer ? Ton statut d'Alchimiste d'Etat te mets en danger... Et... Je...

Edward – Winry, relève-toi, ça va aller, il n'est pas là... Respire, d'accord ? Viens.

Il l'aida à se relever, essayant de lui sourire. Allez, on se reprend ! Il allait bien, tout le monde allait bien, personne n'était blessé. La journée était belle, ils allaient bien ! Il ne pensait pas qu'un assassin allait s'amuser à venir combattre des alchimistes d'état au beau milieu des manœuvres, il faudrait être suicidaire ou cinglé. Oui, ils ne savaient rien sur lui, mais l'armée aura sûrement un peu plus d'informations pour eux. Il savait déjà que le Colonel, en parfait emmerdeur qu'il était, trouvera bien le moyen de lui faire remarquer la menace.

Edward – Faut que j'aille aux manœuvres, demain, il y a aura toute l'armée donc je ne risquerai rien.

Et ensuite, ils iront à Resembool, personne n'ira non plus les chercher là-bas. C'était un petit village tranquille de campagne, sans aucune histoire ni aucun problème.

Winry – Toute une armée, mais qui te dis qu'il ne viendra pas après, ou à n'importe quel autre moment, quand vous ne serez que tous les deux ?

Edward – Mais je sais être prudent ! On se déplace tout le temps, comment veux-tu qu'on puisse nous retrouver comme ça ?

Winry – Mais il y a quand même un risque, Ed'. Petit, mais un risque quand même. Et puis... C'est pas comme si vous étiez très discret...

Alphonse approuva alors qu'Edward soupirait légèrement en se frottant les yeux. Il reprit le chemin en marmonnant que ça ira, il pouvait faire attention. D'ailleurs... Mais merde, le colonel-bien-chieur et tous les autres allaient être là-bas, aux manœuvres ! Il ne voulait pas tomber sur eux, il sentait venir le gavage sur le thème "fais attention à toi !" avec tout ce qui avec, du genre "tu es un enfant", "tu dois être prudent", etc. Mon Dieu... Était-ce une bonne idée de s'y rendre, finalement ? Rah. Il réfléchit tout en marchant, retenant un long soupir. Il ne voulait pas non plus être soûlé par du "Fais confiance aux adultes !". Il était sûr et certain que le Colonel allait en profiter à mort, il ferait tout pour lui pourrir la vie, ce type. Au pire, il pourrait "oublier" de se rendre aux manœuvres, n'est-ce pas ? Il se retourna vers Winry et Alphonse, un sourire innocent aux lèvres.

Edward – On va directement à Resembool ? Mamie Pinako doit nous attendre.

Personne n'ira les chercher là-bas, au moins ! Ni l'assassin ni personne, on ne suivait pas tous leurs déplacements à la trace non plus. Il préférait rester bien tranquillement au village plutôt que d'aller voir la tête du Colonel. Il avait beau bien s'entendre avec le reste de l'équipe, mais tout de même, non merci, pas envie d'y aller juste pour le plaisir d'être constamment surveillé. Mais Winry lui jeta un regard soupçonneux. Non mais, elle pouvait au moins faire semblant d'y croire !

Winry – Tu dois aller aux manœuvres, Ed'. En plus, tu m'as dis que tu devrais passer des tests ou un truc du genre. Et puis... Je rêve ou tu cherches à éviter d'y aller ?

Edward – Pas envie de voir le Colonel...

Pas envie d'être couvé, surveillé et il ne savait quoi. Voilà bien un des côtés de l'armée qu'il avait en horreur, devoir obéir comme ça et se conformer à la discipline militaire. C'était tout de même pénible, parfois ! Il n'était pas devenu alchimiste d'état pour ce qui était passion pour la hiérarchie ! L'ordre militaire de ce pays avait tendance à le gaver, même s'il n'y pouvait rien du tout. Il lui suffisait de regarder le Colonel pour comprendre qu'il ne voulait pas devenir comme lui une fois adulte.

Winry – Ce n'est pas une raison pour ne pas y aller. Tu dois passer tes tests si tu tiens vraiment à rester Alchimiste d'Etat. En plus, tu l'as dis toi-même que tu serais plus en sécurité là-bas, avec les militaires.

Soupir. Long soupir. Très long soupir. Il marmonna un "d'accord" entre ses dents, laissant tomber le sujet. Oui, il devait y aller, mais il fera tout pour ne pas croiser Mustang, alors ! Ils prirent une chambre à l'hôtel pour la nuit, puis partirent le lendemain pour le champ des manœuvres, non loin de Resembool. Il y avait bien de trop de soldats à son goût. Il s'arrêta à l'entrée du camp pour vérifier si monsieur-la-tête-de-pioche n'était pas dans le coin. Personne en vue ? Personne pour venir l'emmerder ? Alphonse lui demanda ce qu'il fichait, pourquoi il n'avançait pas ? Edward lui fit signe d'y aller s'il voulait, mais lui devait d'abord s'assurer que la voie était libre ! Il reconnaissait les uniformes des soldats du Nord à présent, c'était bien eux qui venaient, cette fois. Son frère soupira puis continua à avancer. Winry l'accompagna, alors qu'il se glissait sur un autre côté pour ne pas se balader à la vue de tout le monde. Voilà, parfait, rester discret.

Il essaya de ne pas trop traîner, ne voulant pas s'éterniser trop longtemps dans le camp. Il allait rejoindre son frère et Winry un peu plus tard, il voulait juste avoir le temps de filer loin des tentes de certains ! Il avança assez vite, derrière la série des tentes, quand il entendit tout à coup une voix familière dans son dos, ce qui le fit stopper tout net. Non. Il était maudit !

Lieutenant – Edward ? Tu cherches à fuir quelqu'un ?

Il leva les yeux au ciel puis se retourna, grimaçant en essayant de sourire au lieutenant. Mais non, voyons, il ne voulait fuir personne, voyons ! Mais POURQUOI fallait-il qu'elle arrive juste à ce moment-là ?! Il était maudit, perdu, c'était désespérant ! Pourquoi fallait-il qu'elle le voit juste maintenant ?! Une minute... Si elle était là en plus... Ça veut dire que monsieur emmerdeur n'était pas loin.

Edward – Pas du tout, grinça-t-il. Vous cherchiez quelque chose ?

Lieutenant – Tu n'es pas courant qu'il y a un tueur d'Alchimistes d'Etat en liberté ?

Edward – Si, répondit-il en se retournant. Mais je suis prudent, en plus ce n'est pas moi qu'il va venir tuer en premier.

Il avait à faire, maintenant ! Oui, il devait y aller, le lieutenant était sûrement très occupée, il ne devait pas la déranger pour rien, n'est-ce pas ? En plus, Alphonse et Winry devaient se demander ce qu'il faisait, il ferait mieux d'aller les rejoindre très vite ! Il fit un signe d'adieu au lieutenant puis tourna les talons pour repartir. Pour s'arrêter encore quand une balle vint se planter précisément où il allait poser le pied. Il leva les mains par réflexe, ne bougeant plus d'un pouce. Il n'avait rien fait, il était innocent, il voulait un avocat ! Il ne se retourna pas, ne bougeant même plus. Voilà c'était exactement pour ça qu'il n'avait pas voulu venir aux manœuvres ! Il n'avait pas envie de subir des sermons en boucle.

Lieutenant – Ce n'est pas toi qu'il va venir tuer en premier ?! hurla-t-elle. Ce n'est pas un jeu, Edward, tu dois vraiment être prudent ! J'ai comme l'impression que je vais devoir veiller sur toi en plus du Colonel... Vous êtes tous les deux exaspérants !

Hein ?! Mais non ! Il n'avait pas besoin de qui que ce soit pour veiller sur lui ! Il se retourna enfin, baissant les mains, avec un air désespéré. C'est bon, on pouvait le laisser dans un coin ! Il ne voyait pas pourquoi le tueur viendrait s'en prendre à lui, il n'avait participé à aucune guerre, il faisait sa vie et voilà tout. Il n'avait pas d'ennemis mortel ! Oui, d'accord, il y avait un fou en liberté mais ce n'était pas la peine de tomber dans la paranoïa non plus. Pas vrai ?

Edward – Vous avez pas besoin de veiller sur moi, vous devez déjà vous occuper du Colonel, en plus. Moi je vais très bien.

Lieutenant – Oh si, j'ai besoin de veiller sur toi vu que tu sous-estimes ce tueur qui est plus dangereux que tu ne le penses. Par ton statut d'Alchimiste d'Etat, je dois te protéger.

Argh... Avoir le lieutenant Hawkeye sur le dos... Non, non, non ! Bon, il l'aimait bien, ce n'était pas ça le problème, mais pas quand elle commençait à prononcer les mots "protection" ou ce genre de trucs. Elle n'avait pas besoin de le traiter comme un gamin, il pouvait très bien se défendre tout seul. Elle rangea tranquillement son arme alors qu'il songeait on ne peut plus sérieusement à quitter l'armée et renoncer à être alchimiste.

Edward – Vous êtes pas sérieuse, là ... ?

Elle se contenta de lui sourire et lui fit signe de la suivre. Il était effectivement maudit... Détesté des Dieux... Haï des toutes les créatures pensantes du ciel... Il fourra les mains dans ses poches en marchant derrière le lieutenant, marmonnant dans sa barbe. Qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter çaaa ? Il resta boudeur en rejoignant son frère et Winry, de mauvaise humeur.

Edward – Bon, on va repartir assez vite, de toute façon... Bon courage avec le Colonel, je ferai attention, moi.

Lieutenant – J'y veillerai, de toute manière. Bonne journée à toi.

Il leva les yeux au ciel lorsqu'elle partit, avec un petit signe de la main. Ce n'était pas possible ! Il alla s'asseoir sur des caisses avec son frère et leur amie, exaspéré.

Edward – J'avais oublié le détail "l'armée doit protéger les alchimistes d'état"... La plaie ! Ils sont... Pff. T'es rassurée, Winry ?


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MessageSujet: Re: Ah, un assassin court ?   Lun 11 Mai 2015 - 0:05

[HJ: Hésites pas à me le dire si jamais tu vois quelque chose qui cloche. xD]

Elle pleurait toujours à chaude larme, serrant de plus en plus fort ses poings pour essayer de ne pas sangloter bruyamment. Pourquoi prenait-il ça à la légère ? Winry n’arrivait pas à comprendre son ami et ne pouvait pas s’empêcher d’être inquiète pour lui... Sa gorge était serrée et nouée, l’aidant à ne pas faire le moindre bruit mis à part quelques petits reniflements ci et là. Rien que le fait d’imaginer qu’il puisse... Que... ses doigts lui faisaient mal, tellement qu’elle serrait les mains à cause de cette inquiétude, de cette peur qu’elle n’arrivait finalement plus à comprendre. C’était normal qu’elle s’inquiète pour lui. Mais...

Winry sentit tout à coup des mains se poser sur ses épaules, tremblantes sous le poids des larmes, et ferma les yeux une fois qu’elle eut vu qu’Edward s’était agenouillé en face d’elle, laissant échapper quelques larmes chaudes et salées sur ses poings fermés.

-Edward- Winry... Je ne m'en fiche pas du tout ! Mais il n'est pas là, pour le moment, on partira sans doute bien avant qu'il arrive... En plus, je ne suis moins connu que certains, comme alchimiste d'état, il ne commencera pas par moi.

Moins connu... Comme si cela changerait quelque chose. Et puis... « Commencera pas par moi » ? Hein ? Mais... Il sous-entendait qu’il allait se faire tuer, là... Et c’était censé la rassurée ?! Et comment ? C’eut simplement l’effet inverse ; elle se trouva encore plus bouleversée à cette idée. En plus, avec son satané statut d’Alchimiste d’État, il était encore plus vulnérable face à cet assassin, vu qu’il ou elle ne cherchait que les personnes ayant ce titre... Mais pourquoi avait-il fallu qu’il soit aussi têtu ? Il voulait aider son frère, lui redonner le corps qu’il avait perdu et ça, elle pouvait le comprendre... Mais rien ne l’empêchait d’être irrévocablement contre cette idée d’Alchimiste d’État... Il risquait gros, à cause de ce titre. Et l’armée lui avait déjà pris ses deux parents, donc elle avait le droit d’être contre, non ?

- Il ne commencera pas par toi... C'est censé me rassurer ? dit-elle en sanglotant sans le vouloir. Ton statut d'Alchimiste d'État te met en danger... Et... Je...

Winry ne dit rien de plus, comme si les mots restaient coincés dans le fond de sa gorge. Elle tenait à lui, c’était l’un de ses meilleurs amis, après tout. Même si elle ne le formulera jamais comme ça, bien évidemment. Elle le connaissait depuis si longtemps qu’elle n’arrivait pas à imaginer qu’il ne soit plus là... En plus, ça rendrait les choses bien tristes s’il n’était plus là. D’aussi loin qu’elle s’en souvenait, lui et son frère avaient toujours été là.

-Edward- Winry, relève-toi, ça va aller, il n'est pas là... Respire, d'accord ? Viens.

Elle respirait difficilement tandis qu’il l’aidait à se lever tout en lui affichant un sourire, qui eut le mérite de lui en arracher un petit, alors qu’elle s’essuyait les yeux. Seulement son inquiétude ne la laissa pas sourire bien longtemps. Même s’il ou elle avait été là, ils auraient été incapables de le reconnaître et sa petite crise avait eu le mérite de le dévoiler au grand jour ET de le mettre à découvert ainsi que de le mettre en danger, par la même occasion... Elle aurait dû attendre, le frapper après et le gronder après. Elle sentit son estomac se nouer encore plus tandis qu’Edward reprit la parole :

-Edward- Faut que j'aille aux manœuvres, demain, il y a aura toute l'armée donc je ne risquerai rien.

Toute une armée... Peut-être qu’il ne risquerait rien avec eux, oui. Ils le protégeraient. Mais... Et après ? Dès qu’ils partiraient ou à un quelconque autre moment... Et s’il ou elle surgissait pile au moment où...

- Toute une armée, mais qui te dis qu'il ne viendra pas après, ou à n'importe quel autre moment, quand vous ne serez que tous les deux ?

-Edward- Mais je sais être prudent ! On se déplace tout le temps, comment veux-tu qu'on puisse nous retrouver comme ça ?

Mouais... C’est vrai qu’un garçon de 14 ans à côté d’une grande et imposante armure passait facilement inaperçu, chez eux ! Ça traînait dans les quatre coins du pays, ce genre de personne... En plus, Edward portait pratiquement tout le temps son manteau rouge flamboyant... Donc question discrétion... Il pouvait oublier ! Il y avait trop de risque pour qu'elle ne panique pas.

- Mais il y a quand même un risque, Ed'. Petit, mais un risque quand même. Et puis... C'est pas comme si vous étiez très discret...

Un petit risque, peut-être tout petit... Mais bien trop grand pour ne pas entrer en considération, selon elle. Elle posa un regard toujours inquiet sur Edward tandis qu’Alphonse approuvait ce qu’elle venait de dire. Il fallait avouer qu’elle était contente d’être soutenue, sur ce coup... Edward poussa un soupir tout en marmonnant que ça irait ou quelque chose dans ce goût-là. Elle n’entendit pas vraiment ce qu’il marmonnait, mais il continuait de marcher les laissant Alphonse et elle légèrement derrière lui.

Elle continuait néanmoins à le regarder de dos, ne pouvant s’empêcher de s’inquiéter pour lui. Et si cet assassin venait maintenant ? Et si... bon, elle devenait peut-être un touuuuuuuuuut petit peu parano, mais il fallait bien l’être pour deux, vu qu’il ne paraissait pas vraiment s’inquiéter plus que ça tant qu’il ou elle n’était pas ici. Tout d’un coup, alors qu’elle était plongée dans ses pensées Edward se retourna vers eux, les faisant s’arrêter par la même occasion alors qu’ils venaient de reprendre leur marche, tout en affichant un sourire innocent sur les lèvres en déclarant :

-Edward- On va directement à Resembool ? Mamie Pinako doit nous attendre.

... À Resembool ? Et les tests qu’il devait passer ? Et puis... Il devait aller aux manœuvres. Elle lui lança un regard soupçonneux et plein de sous-entendus avant de rétorquer, sans la moindre hésitation :

- Tu dois aller aux manœuvres, Ed', dit-elle le plus simplement du monde comme si cela allait de soit. En plus, tu m'as dis que tu devrais passer des tests ou un truc du genre. Et puis... Je rêve ou tu cherches à éviter d'y aller ?

Elle le connaissait bien. Trop d’ailleurs pour voir qu’il cherchait à éviter d’aller aux manœuvres. Mais elle ne comptait pas le laisser faire aussi facilement. Il devait y aller, point. S’il n’y allait pas, il perdrait son titre, serait en danger et tout serait beauuuucoup plus compliqué...

-Edward- Pas envie de voir le Colonel...
...

...

...Et c’était censé être une raison suffisante pour ne pas y aller ? En plus, n’était-ce pas lui qui lui avait dit qu’il serait plus en sécurité avec les militaires ? Sans oublier que s’il ne participait pas aux tests, il perdrait son titre d’Alchimiste d’État. Et elle savait qu’il tenait à le garder, pour Alphonse. Elle savait qu’il s’en voulait pour cette histoire... Qu’il doutait et avait peur qu’Alphonse ne lui en veuille et c’était pour ça qu’il avait tant besoin de rester Alchimiste d’État, pour lui. Elle aurait bien poussé un soupir, mais elle se retint, se contentant de reprendre :

- Ce n'est pas une raison pour ne pas y aller. Tu dois passer tes tests si tu tiens vraiment à rester Alchimiste d'État. En plus, tu l'as dis toi-même que tu serais plus en sécurité là-bas, avec les militaires.

Sa réplique eut le mérite de le faire soupirer. Un très long soupir, bien qu’il finit par céder avec un « D’accord » étouffer. Ils se dirigèrent vers un hôtel et prirent une chambre pour la nuit. Et ce ne fut que le lendemain qu’ils partirent pour le camp des manœuvres, où se trouveraient des militaires par centaine, lui permettant de s’apaiser légèrement et de rire lorsqu’ils seront enfin arrivés à destination. Ils s’avançaient et arrivèrent finalement au camp, y entrèrent et continuaient de marcher mais Winry se stoppa net dans ses mouvements lorsqu’elle vit qu’Edward ne les suivait plus.

Bah alors ? Elle fronça les sourcils au moment ou Alphonse lui demanda ce qu’il fichait et pourquoi n’avançait-il pas, d’ailleurs ? Parce qu’Edward venait de s’arrêter près de l’entrer du camp, les laissant perplexes, bien qu’elle supposait qu’il devait y avoir un lien avec le Colonel, vu qu’il lui avait dit ne pas vouloir le voir. Edward fit signe à Alphonse, l’invitant à continuer son chemin si l’envie l’en prenait. Le frère cadet poussa un soupir et continua son chemin et Winry finit par l’accompagner également bien qu’elle hésitait beaucoup. Elle ne voulait pas laisser Ed’ tout seul... Surtout avec ce tueur en liberté... Elle se mordit la lèvre tout en suivant son ami, se convaincant qu’il n’allait pas rester très longtemps tout seul.

- Ça ne me rassure tout de même pas, finit-elle par soupirer après quelques mètres. Il risque sa vie et je ne peux pas faire grand-chose pour vous aider tout les deux... Je...

Elle secoua sa tête avant d’aller s’asseoir plus loin, sur l’une des caisses en carton qui lui faisait face, se faisant suivre par Al’. Elle sentait son regard sur elle et baissa la tête. Comment pouvait-elle être aussi sensible ? Et pourquoi s’inquiétait-elle autant ? Il était en danger, oui, d’accord, mais ça expliquait tout en n’expliquant rien du tout. Elle avait toujours la gorge nouée et regardait dans le vague. La raison devait être trop évidente pour qu'elle le réalise ? Elle se mordit la lèvre au moment où Al' lui répondit.

-Alphonse- Ne t’inquiète pas, je le protègerais et veillerais sur lui, comme toujours.

Un léger sourire naissait sur son visage tandis qu’elle entendait ça, mais... poussant un soupir, elle reprit:

- J’espère que ce sera suffisant. Parce qu’avec son entêtement...

L'adolescente finit par se demander où pouvait bien se trouver Edward, se posant mille et une questions par rapport à ça. Il était sûrement rentré dans le camp, non ? Ou... Et si le tueur l'avait trouvé et emmené ? Son cœur se serra à cette pensée tandis qu'après un certain temps, le jeune homme réapparut (faisant ainsi disparaître toute trace d'inquiétude) avec le Lieutenant Hawkeye qu’elle connaissait pour l’avoir déjà vue, mais à Resembool, cette fois-là. D’ailleurs, le Colonel aussi, elle l’avait vu. Mais... Elle n’avait pas eu l’occasion de lui parler au sens propre comme figuré. Elle savait que la jeune femme était amicale, ou du moins qu’elle pouvait la rassurer pour avoir eu une petite conversation avec elle le jour où Edward a demandé des Automails, décidant d'intégrer l'armée en tant qu'Alchimiste d'État. Winry était à présent assise près d’Alphonse, sur des caisses en cartons qu’ils avaient prises pour chaises en attendant le jeune homme. Après tout, c’était pour lui qu’ils étaient ici, alors... Personnellement, la jeune fille ne savait pas vraiment quoi faire mis à par s’inquiéter de l’avoir laissé seul avec un tueur en liberté... et attendre sagement tout en discutant avec son ami.

-Edward- Bon, on va repartir assez vite, de toute façon... Bon courage avec le Colonel, je ferai attention, moi.

Bah... D’ailleurs, maintenant qu’elle y pensait... Il râlait ? Elle échangea un regard avec Alphonse, remarquant l'air qu'affichait Ed', tandis que le Lieutenant répondait.

-Lieutenant Hawkeye- J'y veillerai, de toute manière. Bonne journée à toi.

Edward les rejoignit une fois avoir salué le lieutenant pour s’installer à son tour sur des caisses, avec un air irrité sur le visage, retenant un soupir face à sa propre incapacité à leur venir en aide alors qu'eux n'hésiteraient pas à le faire. Elle non plus, là n'était pas la question... Mais... Elle n'était pas ses parents et ne pourrait pas les guérir comme eux jadis si jamais ils se blessaient ou...

-Edward- J'avais oublié le détail "l'armée doit protéger les alchimistes d'état"... La plaie ! Ils sont... Pff. T'es rassurée, Winry ?

La jeune fille sourit à cette évocation, soulagée de voir la réaction du Lieutenant, bien qu’elle n’était pas étonnée se souvenant encore de sa rencontre avec le Lieutenant, et amusée de le voir ainsi agacé par tout ça, parce qu’il fallait avouer qu’Edward avait une façon bien a lui de réagir à tout ça et que ça pouvait paraître... Comment dire ? Hum... Non, finalement. Elle ne savait pas vraiment comment le décrire. Winry posa son regard sur le Lieutenant, voulant la rappeler pour lui poser des questions, lui crier après afin de lui demander si elle ne connaissait pas un moyen pour qu'elle puisse venir en aide aux garçons en cas de danger... Mais elle s’éloignait, encore et encore. Elle retint un soupir, ayant manqué une occasion en or de poser les questions qui la taraudaient. Elle posa son regard sur Edward avant de sourire de manière amusée face à sa réaction précédente.

- Oui, un peu. Mais, vu ta réaction, je suppose que tu ne veux pas rester trèèèèèèèèèèèèès longtemps ici non plus. Ici, tu es en sécurité...

Winry laissant sa phrase en suspend. Peut-être qu’elle en faisait de trop ? Mais elle ne pouvait s’empêcher de penser que dès l’instant où ils quitteraient ce camp, son ami serait en danger. Mamie Pinako ne pourrait pas nécessairement le protéger... Et... En fait, elle-même ignorait comment faire pour lui venir en aide alors qu’elle se sentait inutile. Elle fixa sa boîte à outils qu’elle refusait de lâcher, au cas où... Sait-on jamais. Ses parents étaient Chirurgiens, pas elle. Elle avait beau les avoir aidés, elle ne savait pas si elle pourrait être utile dans autre chose qu’au niveau mécanique. Et elle ne voulait pas les perdre, pas eux, pas lui. Pas à cause de l’armée, comme ses parents... Edward avait rejoint l’armée, étant devenu alchimiste d’Etat et à cause de ce titre il était en danger. L’armée le protégerait, sans aucun doute. Mais... dès qu’il serait seul avec son frère, sans réelle autre protection, alors, à ce moment-là le danger serait bien plus présent que maintenant et elle ne pourrait rien faire pour les aider. Absolument rien faire... Et elle n'arrivait pas à penser à autre chose, au final. Elle se leva et incitant Edward à se lever, elle le prit dans ses bras, tout en commençant à rougir, pour lui parler :

- T’as intérêt à être prudent, en tout cas, dit-elle tout d’un coup très sérieusement à son oreille avant de reprendre une fois qu'elle eut quitté ses bras, avec un air tout aussi sérieux: Je ne voudrais pas que tu abîmes tes Automails.

C’en était presque étrange qu’elle ne lui en ait déjà pas parlé auparavant. Après tout, c’était ces petits bijoux, elle les avait faits avec amour donc, il devait aussi en prendre soin ! Chacun des éléments avec une place bien précise, dans un Automails, les boulons maintenaient chacune des parties ensemble. Même la plus petite pièce avait son importance, c’était comme... Une famille, soudée et aimante. Chaque boulon avait un numéro bien précis, et une place tout aussi précise... Si l’un venait à manquer, un dysfonctionnement finirait par arriver et ça rendrait l’Automail pratiquement inutilisable. Et un blocage se ferait, inévitablement.

Chaque câble répond à une fonction, les câbles remplacent et s’accordent aux nerfs du corps et c’est ici que tout se joue, en biomécanique. Elle trouvait cela passionnant et mélodieux. Chaque pièce avait un son particulier lorsqu’on la vissait ou que l’on raccordait un câble aux nerfs, par exemple. Après, tout était relatif. Certaines personnes criaient tellement lorsqu’on accordait les nerfs que cela en devenait assez déstabilisant et terrorisant... Mais chacun avait de bonnes raisons de vouloir un Automail...

Enfin, passons. Elle parlait d’Automails pour éviter de le bassiner avec tout ça, mais aussi parce qu’elle pensait un peu à l’état de ceux-ci... Même si la vie d’Ed’ la préoccupait plus qu’autre chose. Peut-être cherchait-elle tout simplement à changer de sujet tout en le mettant en garde ? Elle s’inquiétait pour lui, parce qu’elle tenait à Edward, qu’il était son ami d’enfance, et qu’elle ne voulait pas le perdre. Elle ne pouvait pas le perdre... Sa crise était justifiée, elle tenait à lui parce qu’elle le connaissait depuis toujours donc il était tout à fait légitime qu’elle s’inquiète pour lui, comme elle le ferait pour Alphonse.

- Enfin... Tu ne devais pas aller passer tes tests ? Dit-elle bien qu’elle n’aimait pas l’idée de quitter le camp pour le moment. Plus vite tu les auras passés, plus vite on pourra quitter cet endroit, si tu veux vraiment éviter de croiser le Colonel.

-Alphonse- Plus vite on partira d'ici plus vite nous pourrons rentrer chez nous. Et plus vite on retrouvera ton corps Ed'.

Winry fixa Alphonse du regard alors qu'il parlait puis les fixa à tour de rôle. Elle savait qu'ils étaient plus en sécurité ici, et elle ne pouvait s'empêcher d'être inquiète pour eux. Après tout, il y avait un tueur en liberté et il était une réel menace pour Edward. Son cœur se serra à cette idée, et elle ne savait plus vraiment comment réagir face à ça. Comment se rendre utile pour eux ? Comment les aider en étant sans arme, sans moyen de se défendre ? Peut-être qu'Edward pourrait se défendre, mais... Elle ne pouvait s'empêcher de s'en faire pour eux. Bien qu'elle sache qu'Alphonse était capable de se défendre, il entrait aussi dans sa ligne de mire, si l'on pouvait dire ça comme ça; elle s'inquiétait, il était son ami, au même titre qu'Edward. Et puis... Il pourrait toujours défendre Edward à sa place, en cas de problème. Et inversement.

- Où tu dois aller pour tes tests ? dit-elle ensuite. Il faut aussi se donner un lieu de rendez-vous ou un endroit... Pour se retrouver après, non ?
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Edward Elric

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MessageSujet: Re: Ah, un assassin court ?   Lun 18 Mai 2015 - 17:35

Ed lâcha un grand, immense, énorme soupir, la main sur le front, avec un petit grognement. Il était assez grand pour se débrouiller tout seul, maintenant ! Il n’aimait pas l’idée d’être protégé comme ça, et encore moins surveiller, il avait horreur qu’on le traite comme un enfant fragile ! Il n’aurait pas cru qu’être Alchimiste d’Etat pouvait aussi vous attirer la haine de ce genre de tarés, au point qu’on cherche à vous tuer. Il ne s’était pas renseigné surtout cela avant de passer l’examen, il avait juste voulu trouver une solution valable et pouvoir mener toutes les recherches qu’il voulait, peu importe s’il se faisait ensuite insulter de petit toutou de l’armée ou il ne savait quoi encore. Maintenant, il devait aussi composer avec la variable « fou dangereux en liberté » qui voulait tuer les chiens de l’armée. Ô joie, il adorait de plus en plus ce fardeau. S’il n’y avait pas Alphonse, Edward aurait sans nul doute renoncé. Il aurait gardé à vie ses deux automails, il aurait vécu avec et point final. Il détestait la façon dont on le regardait en apprenant qui il était, devoir se justifier à chaque fois, vivre en sachant qu’il pouvait être mobilisé à n’importe quel moment pour la guerre, servir d’arme humaine.

Winry – Oui, un peu. Mais, vu ta réaction, je suppose que tu ne veux pas rester trèèèèèèèèèèèèès longtemps ici non plus. Ici, tu es en sécurité...

Oui, en sécurité, ça oui, il l’était ici. L’armée protégeait ses alchimistes pour pouvoir s’en servir plus tard. Rah, allez, on se secoue ! Il devait tenir pour Alphonse, trouver le moyen de lui rendre son corps le plus vite possible. Tueur ou pas, chien ou pas, il restera dans l’armée tout de même, jusqu’à atteindre son but. Peu importe s’il se faisait manipuler ou si on se servait de lui. C’était de sa faute si son petit frère était dans cet état, donc le moins qu’il puisse faire était de se démerder pour lui rendre une vie normale. Il en avait fait le serment. Il espérait qu’il n’allait pas devoir rester trop longtemps dans l’armée, simplement. Les joies de la hiérarchie, ce n’était définitivement pas fait pour lui. Il avait des amis ici, oui, mais tout de même ! Winry lui fit tout à coup signe de se lever et il lui jeta un regard surpris. Bah quoi ? Il s’exécuta avec lenteur puis écarquilla les yeux lorsqu’elle le prit dans ses bras. Heeuuu… Il avait fait quoi pour mériter ça ? Il lui tapota maladroitement le dos, sans vraiment savoir comment réagir.

Winry – T’as intérêt à être prudent, en tout cas, dit-elle tout d’un coup très sérieusement à son oreille avant de reprendre une fois qu'elle eut quitté ses bras, avec un air tout aussi sérieux: Je ne voudrais pas que tu abîmes tes Automails.

Maniaque des machines ! Elle trouvait toujours des occasions pour lui sortir de faire attention ! Surtout qu’il était soigné, il ne l’avait explosé qu’une ou deux fois, dernièrement, en se battant sauvagement, et cassé seulement trois ou quatre fois. Donc il faisait très attention ! C’est vrai, quoi, étant donné la vie qu’il menait, il pouvait très bien arriver, de temps en temps, que ses prothèses aient… Hum… Disons un léger souci mécanique suite au déclenchement inopiné et imprévu d’une bagarre mortelle où il pourrait perdre la vie par accident. Mais bon, il n’allait pas dire cela à Winry, elle ne ferait une crise. Il allait être prudent, promis ! Après tout, si le tueur s’en prenait à lui, Ed n’aurait qu’à lui expliquer qu’il n’était pas devenu Alchimiste d’Etat par passion pour tout ce qui touche à l’armée et ce genre de choses, puis passer son chemin. Pourquoi pas, après tout ? Il n’était pas tout à fait certain que ça allait marcher, par contre. Puis négocier avec un tueur en série pouvait être mauvais pour la santé.

Enfin, ils n’étaient pas rendus là. Il se frotta l’arrière du crâne avec un léger soupir, l’autre main sur les hanches. Winry s’inquiétait souvent beaucoup trop pour eux… Ils savaient ce qu’ils faisaient ! Et Ed se sentait pressé par le temps. Il en voulait pas imposer à son frère de vivre dans cette armure plus longtemps que nécessaire, sans oublier le risque d’être envoyé à la guerre. En parlant de ça, il faudra qu’il ne sache un peu plus sur Ishbal… Le Colonel avait un sale regard, les rares fois où il avait évoqué cette guerre, mais Edward avait besoin de savoir ce qui attendait exactement les Alchimistes d’Etat lorsqu’on les envoyait ainsi au front. Le Colonel n’en parlait jamais et le Commandant Armstrong n’avait pas voulu lui répondre non plus. A qui pourrait-il s‘adresser ? Il ne connaissait pas ses autres « collègues », s’il pouvait les appeler comme ça. Il devait trouver un militaire qui avait participé à cette guerre et qui accepterait de lui raconter.

Winry – Enfin... Tu ne devais pas aller passer tes tests ? Dit-elle bien qu’elle n’aimait pas l’idée de quitter le camp pour le moment. Plus vite tu les auras passés, plus vite on pourra quitter cet endroit, si tu veux vraiment éviter de croiser le Colonel.

Alphonse – Plus vite on partira d'ici plus vite nous pourrons rentrer chez nous. Et plus vite on retrouvera ton corps Ed'.

Ah oui, ses tests annuels ! Il ne savait plus à quelle heure ils étaient, d’ailleurs, il y avait eu des changements à cause des manœuvres. Il devait d’abord se renseigner, savoir les modalités de cette année. Ce qui voulait dire qu’il devait voir… Ah non. Non. Non ! Du calme et pas de panique ! Il devait sûrement il y avoir un autre moyen de se renseigner, après tout, il ne devait pas paniquer, touut va bien. Parce que non, il n’avait vraiment pas envie de le voir, celui-là, pas pour le moment, il ne voulait pas subir ses sarcasmes.

Winry – Où tu dois aller pour tes tests ? dit-elle ensuite. Il faut aussi se donner un lieu de rendez-vous ou un endroit... Pour se retrouver après, non ?

Edward – C’est ici, cette année, normalement, mais je ne sais plus l’heure, tout a été changé avec les manœuvres ! Faut que j’aille me renseigner d’abord… On se retrouve… heu… On peut dire à l’hôtel, je ne devrais pas en avoir pour longtemps.

Il s’interrompit en voyant tout à coup passer à côté d’eux un… C’était quoi, d’ailleurs, ce truc ? Il y avait un énorme canon, avec une vigie, sur une sorte de gros véhicule blindé monté sur d’énormes chenilles avec des roues blindées elles aussi. Wow ! C’était nouveau ! Il poussa Winry et Alphonse hors du chemin, alors que le gros truc était suivi par des soldats portant l’uniforme de Briggs. Il les regarda passer avec curiosité, sa valise en main.

Edward – C’est fou ce qu’ils ont l’air aimables, grinça-t-il. Bon, Winry, ne t’en fais pas, surtout ! Je te promets d’être très prudent et de ne pas faire de bêtises. Tout va bien se passer, l’armée va sûrement arrêter l’autre fou très vite, il doit être recherché dans tout le pays. Ça fait parti des deux ou trois ennuis quand on est Alchimiste d’Etat, on n’y peut rien.

Il essaya de lui sourire pour la rassurer et lui serra brièvement la main, le regard brillant.

Edward – Arrête de t’inquiéter, d’accord ?


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MessageSujet: Re: Ah, un assassin court ?   Sam 6 Juin 2015 - 12:59

-Edward- C’est ici, cette année, normalement, mais je ne sais plus l’heure, tout a été changé avec les manœuvres ! Faut que j’aille me renseigner d’abord… On se retrouve… heu… On peut dire à l’hôtel, je ne devrais pas en avoir pour longtemps.

Normalement ? Comment ça, « normalement » ? Ca commençait bien... Si déjà il n’était pas sûr de ça, ils iraient loin. En plus, il ignorait l’heure. Que demander de plus ? Elle retint un soupir alors qu’il s’interrompit quelques secondes pour finir par les pousser tous les deux. Surprise, elle ne réagit pas directement, restant bras ballant tandis qu’elle se retournait pour voir ce qu’il avait bien pu voir.

Restant un moment surprise, elle ne dit rien observant l’objet. Que... Ce devait être une arme, ou un truc dans le genre, au vu du canon qui prônait fièrement au devant, pas loin d’une vigie. Le regard de la jeune Rockbell ne se détachait plus de l’engin, se focalisant sur les boulons et commençant à s’extasier devant le spectacle. Elle préférait les automails, mais les machines... Bon, c’était une machine de guerre. Mais ça n’en restait pas moins une machine, composée de boulons, de pièces et de ce même son de mécanique qui la faisait frémir.

-Edward- C’est fou ce qu’ils ont l’air aimables, grinça-t-il, la faisant poser son regard sur les militaires près de la machine. Bon, Winry, ne t’en fais pas, surtout ! Je te promets d’être très prudent et de ne pas faire de bêtises. Tout va bien se passer, l’armée va sûrement arrêter l’autre fou très vite, il doit être recherché dans tout le pays. Ça fait parti des deux ou trois ennuis quand on est Alchimiste d’Etat, on n’y peut rien.

« Deux ou trois ennuis »... Mais justement ! Et il voulait qu’elle ne s’inquiète pas ? Comment ? Les Elric étaient un peu comme des membres à part entière de sa famille... Alors, comment pouvait-elle faire ? Ici, son inquiétude s’était presque évanouie, vu qu’elle le savait en sécurité. Mais... Il était Alchimiste d’Etat, et elle devrait comprendre qu’il ne serait jamais vraiment en sécurité. Qu’il pouvait lui arriver quelque chose ou que quelque chose pouvait mal tourné.

Et c’était pour ça qu’elle s’inquiétait, ça, et ce tueur en liberté, qui pouvait tout aussi bien être à l’autre bout du pays qu’ici, tout près d’eux. Et personne ne le reconnaitrait. Quant au fait qu’il lui promettait d’être prudent... Elle hésitait, peut-être ne disait-il ça que pour la rassurée ? Bon, ça fonctionnait un peu, vu qu’elle se sentait de moins en moins inquiète, mais... Quand même ! Edward lui sourit pour finir par lui serra un instant la main avec les yeux qui brillaient, l’incitant elle aussi à sourire sans s’en rendre vraiment compte.

-Edward-Arrête de t’inquiéter, d’accord ?

Elle resserra ses mains, se mordant les lèvres. Avant d’essayer de se calmer.  Elle se sentait impuissante et en colère, contre elle-même, contre ce meurtrier de menacer ainsi son ami et contre Edward d’être aussi imprudent. Elle finit par soupirer, parce qu’il ne voulait pas qu’elle s’inquiète. Mais... Il ne faisait pas vraiment grand-chose pour qu’elle ne s’inquiète pas. Et puis, ce serait étrange qu’elle ne s’inquiète pas un minimum pour lui, non ?

-C’est normal, que je m’inquiète. Et puis... Tu ne sais même pas l’heure à laquelle à lieu ton examen ! Et tu n’es même pas sûr que ce soit cette année...

Elle poussa un soupir, à la fois énervée et agacée par cette situation. C’était SON examen, et il ignorait tout ce qui concernait son horaire, le lieu et l’année de cette épreuve... Elle hésitait entre s’énerver et être désespérée par son je-m’en-foutisme visible. Bon. Elle pouvait bien faire un effort aussi. Elle finit par hocher la tête avant de pousser un soupir. Elle savait qu’il essaierait de la rassurée, mais savait aussi que cette inquiétude-là ne s’évanouirait pas d’un coup, comme ça. Mais peut-être n’était-ce pas uniquement à cause de cet examen qu’elle s’inquiétait. Peut-être était-ce aussi à cause de ce tueur et du danger qu’il impliquait... Elle avait pris en compte ce qu’Edward lui avait dit, et avait noté le fait qu’il courrait tous les jours un risque, elle le savait, et l’avait deviné le jour où il avait décidé de rejoindre les Alchimistes d’Etat, pour elle, l’armée désignait un risque en elle-même. Elle espérait seulement qu’il se montrait assez prudent par rapport aux risques.... Bon, c’était Edward, aussi.

-Rendez-vous à l’hôtel après ton examen, donc, dit-elle néanmoins septique pendant les premières secondes. Sois juste prudent...

Elle commença à se retourner une fois sa boîte à outils de nouveau sur l’épaule droite et lui fit un signe de la main, signalant la fin de la discussion, pour le moment, du moins et rebroussa chemin, puis une fois suffisamment loin d’Edward, elle s’arrêta et interrompit la marche d’Alphonse. N’y tenant plus. Ils devaient rester ensemble.

-Tu ne resterais pas avec lui ? Parce que si jamais son automails casse ou... N’importe quoi, et qu’il se retrouve devant le meurtrier... A deux vous êtes plus fort. Je peux très bien demander à me faire raccompagnée, si tu as peur. Ou... Enfin...

Elle se mit en face de lui et, avec sa boîte sur son dos et son air déterminée, elle craignait de ne devoir y mettre plus d’arguments pour le convaincre. Elle pouvait très bien retourner à pied, ou se faire raccompagnée par un militaire des environs. De toute manière, même seule, elle était moins en danger qu’Edward. Elle était convaincue que les frères Elric seraient plus fort ensemble et que rien ne pourraient leur arriver tant qu’ils le restaient.
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