Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
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 Discussions entre frangins

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Alex Louis Armstrong

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MessageSujet: Discussions entre frangins   Dim 25 Jan 2015 - 16:32

Emmett sortit de la douche en se frottant énergiquement les cheveux et la figure avec une serviette rose bonbon qui aurait eu plus sa place dans les affaires de toilettes de Renesmée. C'était le jour, c'était l'heure ! Il enfila son pantalon tout en jetant un coup d'œil réjoui par la fenêtre. Il avait neigé ! Les filles allaient être dingues en voyant ça, et Nessie pourra en profiter aussi, pas question qu'elle reste enfermée à l'intérieur, même avec des parents hyper-protecteurs ! Il mit un pull bien chaud avant d'enfiler ses chaussures, tout content de voir l'épaisse coche blanche qui recouvrait le sol. Luge et bataille de boules de neiges au programme ! Il avait toujours adoré l'époque des premières chutes, surtout quand la maison était remplie d'enfants, c'était une occasion géniale de s'amuser ! Il revint doucement dans sa chambre, où sa Rose dormait encore. C'est qu'il était très tôt, à peine six heures du matin, mais le monde appartient aux courageux qui se lèvent avant l'aurore ! Il embrassa sa femme sur la joue, tout comme Alec dans son berceau, puis sortit à pas de loups.

– Ed', souffla-t-il en montant l'escalier. T'as bougé tes fesses ?

Il le vit au moment où il sortait de sa propre chambre, refermant la porte délicatement pour ne pas réveiller Bella. Allez, on y va. Il lui jeta son manteau à la figure et enfila le sien, filant jusqu'à la chambre de Jasper et Alice qui eux, bien sûr, ne dormaient pas. Il passa la tête à travers l'ouverture, souriant à Jasper, sous son regard un peu méfiant, et lui donna son manteau aussi.

– Tu te ramènes avec nous, frangin ? Tout le monde dort, on peut en profiter pour faire des conneries sans que nos femmes hurlent !

Il lui sourit d'un air tout à fait innocent, lançant au passage un baiser à Alice, puis tira son frère par le bras pour le sortir de la chambre. Allez, on sort maintenant ! Il fit signe à ses frères de le suivre, tout excité de sortir dans la neige, même s'il faisait encore très noir. Emmett avait beau passer pour l'éternel grand gamin, il n'était pas non plus idiot, et il savait que Jasper était déjà sorti une bonne partie de la nuit, pour chasser pour Alice et pour lui-même. C'était sympa de vouloir leur cacher, mais c'était sa nature, ils étaient capable de comprendre ! Ça et d'autres choses, d'ailleurs. Il ouvrit la porte de la véranda avec précaution, serrant son manteau et mettant une écharpe, puis sortit dehors avec ses deux frères, tout sourire. Après le petit-déjeuner, ce sera bataille de boules de neige, promis !

– Et voilà, personne nous entendra ! s'exclama-t-il avec ravissement. Sauf Alice, mais elle dort plus. Bon, passons aux choses sérieuses ! Monsieur Jasper Withlock, ça vient d'où, cette idée débile, qu'on ne peut pas comprendre ce que tu ressens ou vis ?

Il se tourna vers lui, fourrant les deux mains dans ses poches,a près avoir enfilé ses gants. Il fixait son frère, redevenant d'un coup un petit peu plus sérieux. Il allait bien devoir s'expliquer, maintenant ! Tout le monde avoir le droit de douter ou d'avoir des instants de faiblesse, mais ne pas s'en ouvrir aux autres, c'était juste débile ! D'autant plus qu'il avait été profondément vexé que Caïus ait été au courant avant eux. Ça, c'était pas juste ! Caïus Volturi, réussir à faire cracher quelque chose à Jasper avant Emmett ?! Sa fierté était bafouée, hors de question qu'il se laisse supplanter de la sorte !

– Tu sais que ton attitude peut laisser entendre que tu ne nous fais pas du tout confiance ? Et je suis sûr que c'est pas ça, frangin, le problème est plus profond... Juste pour ton information personnelle, ça ne vexera personne si tu dis que tu as du mal à te faire à certains modes de vie ! On est pas débiles au point de ne pas le comprendre, et on ne va pas non plus te rejeter si tu oses montrer qui tu es vraiment. On t'aime comme t'es, alors pourquoi tu te ferais chier à te comporter autrement juste pour ne "vexer" personne, hein ?

Il poussa un très gros soupir en passant une main gantée dans ses cheveux, les ébouriffant au passage. C'est vrai, quoi, c'était complètement crétin ! Il leva les yeux au ciel puis remit la main dans sa poche, secouant la tête en regardant son blondinet de frangin.

– On sait que Alice doit boire plus souvent, on sait que tu pars la nuit chasser, on sait que t'es un vampire, et on sait que t'as changé ! Tu vois, t'as plus rien à cacher, donc où est le problème ? D'après toi, tu fais plus parti de la famille juste parce que t'es pas redevenu humain ? Tu penses peut-être qu'on a pas réussi à comprendre non plus votre choix ?

S'il y avait bien une chose qu'il détestait, c'est qu'on le prenne pour un gosse irresponsable qui ne savait pas réfléchir. Il posa une main sur l'épaule de Jasper, plus crispé et agacé.

– Ouais, personne sait quand Alice pourra se débarrasser de ce truc, mais c'est pas une raison pour vous cacher dans votre coin ! En plus, d'après ce que j'ai compris, même Caïus pourra t'aider le moment venu, nan ? Alors arrête un peu de vouloir t'écarter... Tiens, Edward, dis-lui, toi, ce qu'on a ressentis lorsqu'ils nous faisaient la gueule et refusaient de nous voir !


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MessageSujet: Re: Discussions entre frangins   Dim 25 Jan 2015 - 20:14

Edward – J'arrive, souffla-t-il en refermant la porte la chambre, doucement, pour ne pas réveiller Bella.

Il enfila un sous-pull et un pull bien chaud, rattrapant le manteau qu'Emmett lui avait lancé alors qu'il passait devant lui. C'est bon, il venait ! Mais tranquillement, hein ? Ils devaient juste parler, faire comprendre à leur frère qu'ils ne le rejetaient pas, ne le détestaient pas, ne lui en voulaient pas, et qu'ils pouvaient très bien le comprendre. Il rajusta ses vêtements puis suivit ses frère lorsque Jaz vint les rejoindre. Il était très tôt, quand même, ils auraient pu attendre une heure ou deux. Il ne faisait même pas jour ! Emmett pensait à une bataille de boules de neige qu'il voulait organiser, et Jasper pensait surtout à Alice, qu'il ne voulait pas laisser trop longtemps seule. Ils sortirent dehors, bien couverts, et s'éloignèrent un peu. Il avait beaucoup neigé, et le froid les saisit, tout comme le calme environnant. La neige étouffait tous les sons, tous les bruits, et rendait la scène presque irréelle.

Emmett – Et voilà, personne nous entendra ! Sauf Alice, mais elle dort plus. Bon, passons aux choses sérieuses ! Monsieur Jasper Withlock, ça vient d'où, cette idée débile, qu'on ne peut pas comprendre ce que tu ressens ou vis ?

Heu, oui, mais doucement, on avait dit ! Edward ne rajouta rien pour le moment, mais il vit, en revanche, leur frère pâlir, devenant aussi blanc que la neige qui les entourait. En même temps, ça, c'était vrai, ils pouvaient très bien comprendre ! Ils n'étaient pas plus idiots que d'autres, et pouvaient très bien écouter sans forcément juger à la va-vite ou être vexé. Peut-être faudrait-il plus de temps pour expliquer certains trucs, mais du temps, ils en avaient toujours pour leur famille. En plus, Jasper aurait dû se douter qu'ils allaient vouloir des explications ! Il les avait évité, raccroché au nez, et ils n'auraient jamais rien su sans Peter. Ils n'allaient quand même pas l'abandonner, non plus ! Jasper était leur frère, même s'il pensait que non, et ils voulaient l'aider. Après tout, ils avaient passé bien des années ensemble, ils ne pouvaient pas tout effacer d'un claquement de doigt, comme ça, juste parce que leur frère pensait ne plus faire parti de la famille ! Oui, ils étaient redevenus humains, mais ça ne changeait rien. Ils manquaient aussi à Ashley et Nessie.

Emmett – Tu sais que ton attitude peut laisser entendre que tu ne nous fais pas du tout confiance ? Et je suis sûr que c'est pas ça, frangin, le problème est plus profond... Juste pour ton information personnelle, ça ne vexera personne si tu dis que tu as du mal à te faire à certains modes de vie ! On est pas débiles au point de ne pas le comprendre, et on ne va pas non plus te rejeter si tu oses montrer qui tu es vraiment. On t'aime comme t'es, alors pourquoi tu te ferais chier à te comporter autrement juste pour ne "vexer" personne, hein ?

Doucement, Emmett ! D'accord, il n'avait pas tord, mais Jasper allait se braquer, s'ils y allaient trop franchement, et la discussion deviendra complètement impossible. Il plissa les yeux, regardant Jasper, qui avait un regard étrange. Edward se concentra pour voir ce qu'il pensait, puis vit d'un coup des souvenirs qu'il gardait d'eux, de tous ces moments où, souvent pendant leurs jeux, il restait à l'écart, en se demandant s'il arriverait à participer sans détruire l'ambiance ou en se laissant aller. Ces moments où il se disait "si Alice est heureuse ici...". Sur le coup, Edward se sentit quand même mal. Il n'avait jamais réalisé. Il n'avait jamais réalisé à quel point, parfois, il avait pu se sentir à l'écart. Edward avait toujours cru que le problème venait du fait qu'il avait encore du mal à ne pas tuer d'humains. Avec ça, Jasper leur faisait confiance, oui, le problème était ailleurs.

Emmett – On sait que Alice doit boire plus souvent, on sait que tu pars la nuit chasser, on sait que t'es un vampire, et on sait que t'as changé ! Tu vois, t'as plus rien à cacher, donc où est le problème ? D'après toi, tu fais plus parti de la famille juste parce que t'es pas redevenu humain ? Tu penses peut-être qu'on a pas réussi à comprendre non plus votre choix ?

Il lui posa une main sur l'épaule, alors qu'Edward serrait les lèvres. D'accord, il n'avait pas tord, mais il avait un peu peur des réactions de Jasper, là... Il avait encore pâlit. Il avait détourné le regard, et repensait à l'année qui venait de s'écouler, aux changements qu'avaient connu les vampires, au gouffre qui s'était encore creusé, entre vampires et humains, depuis l'impossibilité de se nourrir de sang animal. Il repensait à ses discussions avec Alice lorsqu'il se demandait s'il devait revenir ou non à la villa, ce que eux allaient dire en voyant leurs yeux rouges sang. S'ils allaient accepter ça. Edward baissa la tête à son tour, de plus en plus gêné, en le voyant à Volterra, se demander ce qu'il allait faire, si eux-même ne risquaient pas de les rejeter car ils avaient beaucoup changé.

Emmett – Ouais, personne sait quand Alice pourra se débarrasser de ce truc, mais c'est pas une raison pour vous cacher dans votre coin ! En plus, d'après ce que j'ai compris, même Caïus pourra t'aider le moment venu, nan ? Alors arrête un peu de vouloir t'écarter... Tiens, Edward, dis-lui, toi, ce qu'on a ressentis lorsqu'ils nous faisaient la gueule et refusaient de nous voir !

Hein ? Heu.. Edward prit une petite inspiration, cherchant ses mots, la façon la plus correcte de le dire. Il n'avait pas envie de l'enfoncer encore plus, surtout qu'il semblait déjà à bout, donc il commença par se rapprocher, incitant Emmett à relâcher leur frère, pour ne pas lui mettre de pression en plus.

Edward – On s'est surtout sentis trahis, dit-il d'une voix calme. On a pensé que tu ne nous faisais plus confiance, que ce qu'on avait vécu jusqu'ici ne valait plus rien... En gros, que nous n'étions plus de ta famille. D'accord, on est assez différents, mais ce n'est pas une raison ! Et puis... Enfin, on... C'était assez vexant de voir que tu acceptes de parler directement à Caïus, comme ça ! Tu le connais à peine, c'est un Volturi, et nous...

*Vous,* pensa tout à coup son frère, *vous n'aviez jamais rien vu avant, vous n'aviez jamais compris...*

Edward écarquilla les yeux avec horreur en voyant d'un coup qu'il s'était mis à pleurer, à penser avec rage et peine à la fois que Caïus, lui, avait tout compris dès le début, et que... Edward se précipita sur lui en bafouillant non, non, il ne voulait pas le faire pleurer ! Il sursauta d'un coup lorsque la voix perçante d'Alice hurla à mort qu'ils "allaient lui payer ça !". Oups. Non, mais non, il n'avait pas voulu faire pleurer leur frère ! Et Emmett non plus ! Il sursauta encore plus fort en voyant la fenêtre au troisième étage s'ouvrir à la volée et Alice apparaître, pointant un doigt furieux sur eux, avant de hurler à nouveau :

Alice – Vous êtes MORTS ! hurla-t-elle encore plus fort. Tous les deux ! Vous allez me le payer, abrutis !

Il échangea un regard paniqué avec Emmett, toujours près de Jasper qui gardait la tête baissée sans plus rien dire. Ses pensées filaient trop vite pour qu'il arrive à les saisir, et s'entremêlaient dans le désordre le plus total. Il déglutit lorsque Rosalie et Bella sortirent, en peignoir, après avoir aidé Alice à descendre au rez-de-chaussée. Gros. Problèmes. En vue. Les filles leur crièrent de rentrer et il obéit aussitôt, penaud, avec un regard désolé pour Jasper. Mais il ne voulait pas le faire pleurer ! Alice fit aussitôt asseoir Jasper dès qu'il entra puis se colla sur ses genoux pour lui fourrer la tête contre elle, l'entourant de ses bras.

Edward – On ne voulait pas, bredouilla-t-il.

Alice – Vous l'avez fait pleurer ! s'écria Alice d'une voix suraigu, toujours en tenant Jasper. Alors qu'il n'était déjà pas bien ! Je l'ai VU, moi, votre discussion ! Je te croyais pas comme ça, Emmett ! Il y a des façons de dire les choses ! Et toi, Edward, tu es un abruti ! T'en fais pas, mon chéri, je suis là, tout va bien...

Elle lui frotta la nuque en l'embrassant, alors qu'Edward baissait la tête.

Edward – Désolé...
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Riza Mustang

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MessageSujet: Re: Discussions entre frangins   Dim 25 Jan 2015 - 22:29

[RP écrit avec Rose et Jasper]

Alice – ÇA VOUS ALLEZ ME LE PAYER BANDE D'ABRUTIS !!

Bella sursauta, se jetant par réflexe sur Edward… qui n’était pas là. Hein ? Où il était ? Qu’est-ce qui se passait ? Pourquoi Alice hurlait ? Et pourquoi Edward n’était pas là ? La jeune mère bondit hors du lit, enfilant vite fait un peignoir et ses pantoufles, et ouvrit la porte à la volée tandis qu’Alice hurlait encore autre chose à l’adresse de… qui, d’ailleurs ? Contre qui hurlait-elle comme ça ? Non, parce qu’énerver Alice était, par définition, la pire idée du siècle. Déjà que, pour l’énerver, il fallait y aller fort… Paix à l’âme de ceux contre qui elle était furieuse, très sincèrement.

Alice – Vous êtes MORTS ! hurla-t-elle encore plus fort. Tous les deux ! Vous allez me le payer, abrutis !

D’accord. Bon, pause, qu’est-ce qui se passait ? Bella rejoignit Alice qui voulait, manifestement, descendre pour une raison qu’elle ignorait et elles furent très vite retrouvées par Rosalie elle-même. C’est là que sa meilleure amie lui expliqua le pourquoi du comment. Edward. Anthony. Masen. Il était MORT ! Comment avait-il pu accepter de marcher dans les magouilles d’Emmett ?! Et Emmett… Emmett, bon sang ! Lui qui était gentil, grand enfant, sans mauvaise intention, un peu brute d’accord, mais profondément gentil… Comment avait-il osé faire une telle chose ?! Faire pleurer Jasper… Balancer de telles paroles… Il était d’un manque de tact incroyable ! Lui parler, d’accord, pas de problème là-dessus. Mais pas comme ça ! Ils l’avaient fait pleureeeer !

Edward était mort. Il était mort et enterré. Et l’image qu’il donnait à ses enfants, hein ?! Il y pensait, de temps en temps ?! L’exemple qu’il leur donnait, en faisant pleurer son propre frère ! Tout ça pourquoi ? Uniquement parce que monsieur veut faire comprendre que Jasper fait toujours partie de la famille et qu’il ne pense que des bêtises, qu’il les a blessés en agissant ainsi… Ca ne se dit paaaas ! Même Bella avait compris que certaines paroles pouvaient faire mal, et celles-ci en faisaient partie. Si elle le savait, Edward et Emmett étaient sûrement au courant à leur tour. Alors, elle était où, leur excuse ? Son cher mari avait intérêt à avoir de très bonnes raisons. Il avait intérêt à parler et à s’expliquer très vite s’il tenait à sa vie.

Bella sortit en trombe de la Villa, tout le monde réveillé à présent par les cris d’Alice, et laissa sa meilleure amie sur le palier après l’avoir aidée à descendre avec Rosalie. Emmett, Edward et Jasper étaient dans la neige, dehors, bien emmitouflés avec leur frère qui avait, effectivement, pleuré. Bella se rapprocha en lançant un regard noir à son mari, en même temps que les autres qui étaient sortis pour voir ce qui se passait, en même temps que Rose qui semblait aussi furieuse qu’elle. Ils étaient morts. Elle vit ensuite Edward échanger un regard paniqué avec Emmett et ne compatit même pas une seconde. Oh, oui, il pouvait paniquer. Elle n’allait certainement pas le louper… Faire pleurer Jasper…

Bella – Edward, Emmett, à l’intérieur, dit-elle d’un ton froid.

Les garçons s’exécutèrent alors que Jasper avait un mouvement de recul. Mais eh ! Il ne devait pas avoir peur, elles n’avaient rien contre lui, mais contre ses très chers frères. Alors, pas de panique, elles voulaient le défendre, rien de plus. Lançant un regard à Rosalie, Bella s’avança doucement, lentement vers Jasper avec elle pour lui attraper un bras tandis que sa belle-sœur prenait l’autre, le tirant pour le ramener jusqu’à Alice.

Bella – Jaz, viens…

Elles purent le ramener jusqu’à Alice qui rentra à son tour, avec les autres, et fit asseoir Jasper en s’installant elle-même sur ses genoux, le serrant, le réconfortant du mieux qu’elle pouvait. Bella lui lança un regard inquiet avant de se planter devant les garçons, en plein milieu du salon, à côté de Rosalie. Alors, à quelle sauce allaient-elles les manger, ces deux là ? Avec quelles épices ? De toute manière, ils étaient morts. Peut-être plus Emmett qu’Edward qui semblait s’en vouloir réellement. Et puis, Bella n’était pas aussi rancunière que Rosalie. Seulement, pour l’heure, ils allaient souffrir.

Edward – On ne voulait pas, bredouilla-t-il.

Alice – Vous l'avez fait pleurer ! s'écria Alice d'une voix suraigu, toujours en tenant Jasper. Alors qu'il n'était déjà pas bien ! Je l'ai VU, moi, votre discussion ! Je te croyais pas comme ça, Emmett ! Il y a des façons de dire les choses ! Et toi, Edward, tu es un abruti ! T'en fais pas, mon chéri, je suis là, tout va bien...

Entièrement d’accord ! Edward baissa la tête alors qu’Alice continuait à réconforter Jasper qui devait être relativement mal à l’aise, en attirant ainsi l’attention. Désolée, beau-frère, mais hors de question de les laisser s’en tirer comme cela. Comment avaient-ils pu ?! Parler sans le moindre tact d’un sujet aussi délicat…

Edward – Désolé…

Bella – Désolé... Désolé... J'espère bien que tu es désolé ! hurla-t-elle. Vous avez idée de ce que vous avez fait ?! Parler à Jasper, d'accord, mais le faire pleurer ! PLEURER ! Vous connaissez la délicatesse ?!

Bella avait bondi en entendant ce qu’avait dit Edward, sa colère sortant à présent qu’ils étaient rentrés, toutes ses pensées se bousculant dans sa tête. Elle bouillonnait intérieurement et devait peut-être faire peur, avec Rosalie juste à côté, mais ils l’avaient cherché. Plus personne ne parlait, ne bougeait, sans doute conscients qu’il valait mieux faire profil bas et laisser les deux épouses hurler tout ce qu’elles avaient sur le cœur sans intervenir.

Rosalie – Elle a raison ! Vous êtes devenu totalement incapables du moindre tact ?! Ça vous amuse de faire pleurer les gens ?! Et rajouter exprès ce genre d'ennuis, comme si Alice avait besoin de ça !

Bella – Entièrement d’accord ! Emmett, je te croyais plus gentil, jovial, emmerdant sur les bords, je te l’accorde mais je ne te pensais pas capable de ça ! Et toi, Edward, pourquoi ne pas l’avoir arrêté ? Comment as-tu pu même marcher dans son plan ?! Vous êtes…

Bella leva les mains en signe d’exaspération, tournant la tête vers Rosalie pour voir si elle avait un mot qui correspondait à la situation, qui décrivait parfaitement ce qu’ils étaient. Imbéciles… Non, ce n’était pas assez fort. Surtout concernant Emmett. Emmett, quoi ! Comment avait-il pu parler comme ça, prononcer des paroles si dures, faire un tel coup bas ?

Rosalie – Complètement crétins ! hurla-t-elle. C'est votre FRERE, bon sang, votre frère ! Vous foutez de notre gueule ou quoi ?! Et c'est TOI, Emmett, qui veut que Bella et moi on arrête de se disputer, alors que toi, tu vas faire pleurer ton frère !! Mais à côté de vous deux, on a l'air d'anges !

C’était vrai, ça ! Pour une fois, Bella partageait le même avis que Rosalie. Il les avait harcelées pour qu’elles se réconcilient, pour qu’elles parlent, pour qu’elles acceptent de se voir ou de parler sans que l’ambiance ne soit tendue ou pourrie à cause de leurs différends. Mais eux… Eux étaient incapables de se tenir et d’agir en adultes ! Pire, ils avaient fait pleurer Jasper alors qu’il avait déjà assez de problèmes comme ça. Et l’image qu’ils allaient donner aux enfants ? Et l’inquiétude d’Alice alors qu’elle avait besoin de se reposer ? Et ses cris, alors qu’elle était faible et enceinte d’une chose horrible ? S’ils étaient venus ici, c’était pour avoir de l’aide, pas pour qu’on les enfonce ! Qui plus est, elles ne faisaient souffrir personne lorsqu’elles se disputaient et pouvaient cohabiter dans la même pièce au moins quelques minutes, quelques heures. Et elles n’avaient jamais fait pleurer personne !

Bella – « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais », hein ? T’es bien placé pour donner des conseils… Bravo pour l’exemple que tu vas donner à ton fils. A NOS enfants ! Vous nous imaginez, vous, leur raconter pourquoi leur tante s’est mise à hurler à 6h du matin ? La moindre des choses était de réfléchir ! Nous, au moins, nos disputes ne concernent que nous, on ne fait souffrir personne, on était capables de se disputer sans faire pleurer les autres !

Rosalie – Exactement ! Et on ne se faisait même pas pleurer l'une ou l'autre ! C'est ÇA être adulte, ne pas blesser une autre personne aussi cruellement ! Alors que vous... Vous... Vous vous moquez complètement de ce que les autres peuvent ressentir, ou quoi ?! VOUS ÊTES IRRESPONSABLES !

VOILA ! Irresponsables ! C’était LE mot qui les qualifiait le mieux ! Avec ça, qu’ils ne viennent plus leur dire quoi faire, quoi dire, qu’ils ne viennent plus leur réclamer une quelconque explication. Une chose était sûre, Bella allait clairement garder pour elle ses pensées, envoyant uniquement des ondes négatives à Edward pendant quelques jours. Ou heures, tout au moins, histoire de lui faire comprendre les conséquences de ses paroles. Peut-être n’était-il pas celui qui avait fait pleurer Jasper, peut-être ses paroles n’avaient-elles pas été aussi dures que celles d’Emmett, Bella n’en savait rien et ne voulait rien savoir dans l’immédiat. Ce qui la choquait le plus, ici, était qu’Edward n’ait même pas arrêté son frère alors qu’il voyait qu’il allait trop loin. Il avait accès aux pensées de Jasper, alors il aurait dû prévoir sa réaction.

Bella – Voilà, des paroles de sensées ! Irresponsables, voilà le mot qui convient parfaitement, je n’aurais pas dit mieux, ma chère Rose ! dit-elle en se tournant vers sa belle-sœur. Vous deux, vous n’avez plus intérêt à venir nous faire la morale. NOUS, on fait des efforts, mais vous… VOUS… Excusez-vous !

Rosalie – Exactement, on est pas aussi immatures que vous deux ! dit-elle en lui passant un bras autour des épaules. Et ce sont des histoires de filles, vous n'avez pas à vous en mêler ! Donc excusez-vous maintenant ! Je te préviens, Emmett, sinon c'est ceinture pendant trois mois ! Avec ça, par votre faute, vous avez réveillé tous les enfants ! Alors que Nessie et Jane sont malades !

Bella – En plus ! Alors, vos excuses ? Complètes, sincères, sans arrière-pensée et promettez-nous de ne plus recommencer !

Bella resta ainsi, sans bouger, le bras de Rosalie au-dessus de ses épaules, sa main libre sur sa hanche. Elle fixait Edward d’un regard lourd de reproches, noir, furieux, laissant sa belle-sœur fusiller son propre mari en attendant leurs paroles. Alors, ces excuses ?


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MessageSujet: Re: Discussions entre frangins   Mar 10 Fév 2015 - 10:07

Bella – Désolé... Désolé... J'espère bien que tu es désolé ! hurla-t-elle. Vous avez idée de ce que vous avez fait ?! Parler à Jasper, d'accord, mais le faire pleurer ! PLEURER ! Vous connaissez la délicatesse ?!

Mais il ne voulait pas... C'était juste pour lui parler et lui faire ouvrir les yeux, à la base, pas pour le blesser ! Il n'avait jamais voulu ça, surtout pas, mais il n'avait réagit assez vite et... Il ne pensait que Jasper allait céder si vite, si complètement, même si ce n'était pas une excuse, il le savait. Edward l'avait toujours connu droit et solide, jamais il n'aurait cru qu'il puisse être... Il eut encore plus honte, d'un seul coup, car il réalisa qu'il ne savait finalement rien de ce que leur frère avait vécu durant cette année écoulée, et de son mal-être actuel, à cause de ce que subissait Alice. Et aujourd'hui, ce matin, tout avait empiré. Alice leur en voulait, leurs femmes aussi, et Jasper pleurait. Il aurait voulu disparaître dans le premier trou venu, tant il avait honte. Jamais il n'avait voulu ça ! Jamais ! Oui, il aurait dû calmer le jeu avant, il n'avait pas réalisé à quel point Jasper se sentait mal, même avant qu'ils ne lui parlent, ce matin. Comment, maintenant, pourraient-ils lui reprocher de ne pas vouloir revenir à la villa, avec eux tous ? Si c'était pour ça... Il était sûrement déçu. déçu par eux. Constat qui l'effraya, en même temps de lui nouer l'estomac.

Rosalie – Elle a raison ! Vous êtes devenu totalement incapables du moindre tact ?! Ça vous amuse de faire pleurer les gens ?! Et rajouter exprès ce genre d'ennuis, comme si Alice avait besoin de ça !

Bella – Entièrement d’accord ! Emmett, je te croyais plus gentil, jovial, emmerdant sur les bords, je te l’accorde mais je ne te pensais pas capable de ça ! Et toi, Edward, pourquoi ne pas l’avoir arrêté ? Comment as-tu pu même marcher dans son plan ?! Vous êtes…

Il n'osa rien dire, même si voir les deux femmes parfaitement en phase était tout aussi choquant que ce qui venait de se produire. Il n'aurait jamais cru que ça irait aussi loin... Si loin que ça. Que pourraient-ils dire, à présent, si Jasper et Alice voulaient partir de nouveau, s'éloigner, et ne plus les revoir ? Rien du tout, elle était parfaitement en droit de leur reprocher ce qui venait de se produire. Il était très pâle, plein de remords, et cherchant un moyen de réparer cela. Dire ou faire quelque chose, revenir en arrière, enfin, n'importe quoi ! Ils ne voulaient pas enfoncer le couple, juste les aider, essayer de leur rendre la vie plus facile. Comme si ce n'était déjà pas assez compliqué... Il avait l'impression de revivre les deux semaines où Bella avait été enceinte de Nessie. Sauf qu'ici, la grossesse s'éternisait, et les pensées de ce "bébé" n'avaient clairement rien d'humaines. Il n'avait pas réalisé ce que Jasper devait ressentir à chaque instant, lorsqu'il veillait sur Alice. Ils ignoraient tous comment était son don, à présent, mais plus puissant, sans nul doute. Il devait tout ressentir depuis presque un mois.

Rosalie – Complètement crétins ! hurla-t-elle. C'est votre FRÈRE, bon sang, votre frère ! Vous foutez de notre gueule ou quoi ?! Et c'est TOI, Emmett, qui veut que Bella et moi on arrête de se disputer, alors que toi, tu vas faire pleurer ton frère !! Mais à côté de vous deux, on a l'air d'anges !

Bella – « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais », hein ? T’es bien placé pour donner des conseils… Bravo pour l’exemple que tu vas donner à ton fils. A NOS enfants ! Vous nous imaginez, vous, leur raconter pourquoi leur tante s’est mise à hurler à 6h du matin ? La moindre des choses était de réfléchir ! Nous, au moins, nos disputes ne concernent que nous, on ne fait souffrir personne, on était capables de se disputer sans faire pleurer les autres !

Rosalie – Exactement ! Et on ne se faisait même pas pleurer l'une ou l'autre ! C'est ÇA être adulte, ne pas blesser une autre personne aussi cruellement ! Alors que vous... Vous... Vous vous moquez complètement de ce que les autres peuvent ressentir, ou quoi ?! VOUS ÊTES IRRESPONSABLES !

Les enfants... Il n'avait plus pensé à ça, sur le coup, et réalisa qu'ils avaient dû réveiller tout le monde. Carlisle, qui devait se lever tôt avant d'aller au travail, Esmée, qui devait gérer toutes les nuits avec son mari leur fille qui ne faisait pas encore ses nuits. Gabriel, qui était tombé malade il y a peu et qui avait besoin de repos. Alec, le petit, qui allait sûrement paniquer en se réveillant sans voir sa mère ou son père. Nessie, qui venait de rentrer à la maison, et qui devait fourrer la tête sous son oreiller pour ne plus rien entendre. Ashley, qui hésitait sûrement entre venir voir ce qui se passait ou rester dans son lit. Et les jumeaux, qui devaient en train de les maudire copieusement sur le thème "on ne peut jamais être en paix dans cette maison". L'ambiance risquait d'être très tendue, toute la journée, et Alice allait leur en vouloir pour un très long moment. Il n'osait même plus la regarder ou regarder Jasper.

Bella – Voilà, des paroles de sensées ! Irresponsables, voilà le mot qui convient parfaitement, je n’aurais pas dit mieux, ma chère Rose ! dit-elle en se tournant vers sa belle-sœur. Vous deux, vous n’avez plus intérêt à venir nous faire la morale. NOUS, on fait des efforts, mais vous… VOUS… Excusez-vous !

Ça, oui, évidemment, ils n'allaient pas non plus filer sans rien dire ! Il s'en voulait tellement qu'il ne tiqua même pas sur l'emploi du "chère Rose". Il n'avait toujours pas trouvé de moyens pour que Jasper sache qu'ils s'en voulaient vraiment et qu'ils voudraient réparer cela.

Rosalie – Exactement, on est pas aussi immatures que vous deux ! dit-elle en lui passant un bras autour des épaules. Et ce sont des histoires de filles, vous n'avez pas à vous en mêler ! Donc excusez-vous maintenant ! Je te préviens, Emmett, sinon c'est ceinture pendant trois mois ! Avec ça, par votre faute, vous avez réveillé tous les enfants ! Alors que Nessie et Jane sont malades !

Il pâlit encore plus, de plus en plus désolé. Puis lui vint un autre détail en tête. Cette engueulade risquait de ne pas être la seule... Il n'avait pas encore fait le lien, mais si jamais Aro voyait ça dans l'esprit des jumeaux, engueulade à l'aube alors que Jane était malade... Ouh là... Ça commençait à sentir vraiment mauvais... Ils ne pouvaient pas reprocher à Jasper d'aller mieux chez les Volturi, car au moins, là-bas, personne ne s'amusait à le faire pleurer. Ils allaient passer encore pour des gamins immatures et incapables de se contrôler.

Bella – En plus ! Alors, vos excuses ? Complètes, sincères, sans arrière-pensée et promettez-nous de ne plus recommencer !

Edward – Je suis désolé, Jaz, souffla-t-il. Je ne croyais pas que ça irait aussi loin, ni que tu...

"étais tant fragilisé par tout ça que tu puisses craquer si vite."... Mais cela, il ne pouvait le dire. Il lui jeta un long regard navré, sachant qu'il devait ressentir ce qu'il avait voulu passer sous silence. c'était finalement ce qui le choquait le plus. Voir que Jasper, lui aussi, pouvait craquer ou être blessé. Qu'il pouvait se laisser aller devant eux. Qu'il pouvait lui aussi être fragile, somme toute. Lui et Alice, qu'ils avaient été touchés à ce point. Il se sentit encore plus mal, si c'était possible, tentant néanmoins de le juguler, pour ne pas que son frère ne le ressente.

Edward – Je ferais plus attention, maintenant... Désolé.
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Edward Elric

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MessageSujet: Re: Discussions entre frangins   Lun 16 Fév 2015 - 11:15

La nuit avait été très mauvaise, comme d'habitude. Jasper avait faite de son mieux pour saler la douleur de sa femme comme il le pouvait, essayant de la calmer, de la détendre, et détendre le truc quelle portait pour qu'il se montre agressif. Au début, il n'avait pas pu trouver le bon moyen de l'atteindre directement... Il avait essayé plusieurs choses, puis avait finalement trouvé le truc. Ce machin était très violent, très perturbé, mais en s'y prenant bien, on pouvait le toucher et le calmer. Il y avait passé une bonne partie de la nuit, penché sur le ventre d'Alice, les deux mains posées dessus, à se concentrer pour envelopper le gamin de son don et l'obliger à être moins agité et donc moins faire souffrir Alice. Ce truc était déjà grand, et sa conscience, ainsi que ses émotions, étaient déjà très développées. quand Jasper l'avait touché directement la première fois, il avait reçu en retour une grosse vague de colère et de ressentiment. Et il lui avait fallu des heures avant de comprendre que cela venait du fait que ce machin avait saisit que Jasper ne le considérait pas comme son fils, ni même comme un enfant, et qu'il ne pouvait se calmer à cause de ça...

Passé le choc de cette découverte, il en avait parlé à Alice, qui avait soupiré. Il n'en revenait pas... Ce... Ce machin, ce monstre, était furieux parce que lui et Alice ne le considéraient pas comme leur enfant ?! C'était le monde à l'envers ! Mais soit... Puisqu'il fallait en passer par là pour soulager sa femme de la douleur lorsqu'il ne cessait de s'agiter et frapper... Il avait essayé, véritablement essayé, personne ne pouvait lui reprocher le contraire, mais ni lui ni sa femme n'avait vraiment réussit. Lorsque l'aube avait approché, ils étaient tous les deux à bout de force, et surtout à bout de nerfs. Jasper avait tellement usé de son don qu'il avait l'impression qu'il ne pourrait plus s'en servir avant des mois. C'était une sensation très pénible, même s'il avait conscience que ce n'était que les nerfs qui lâchaient et rien d'autre, que son don n'avait pas disparu ni même diminué. Il était resté prostré près d'Alice, les yeux fermés, ne sachant plus quoi faire ni quoi dire. Avoir une début de piste était déjà bien, mais comment l'appliquer ? Comment faire pour que... Il soupira, puis on frappa tout à coup à la porte et Emmett la poussa, passant la tête dans leur chambre. Jasper n'avait même pas fait attention à son arrivée, attrapant par réflexe le manteau qu'il lui lança. Quoi, qu'est-ce qu'il voulait ?

Emmett – Tu te ramènes avec nous, frangin ? Tout le monde dort, on peut en profiter pour faire des conneries sans que nos femmes hurlent !

Faire des conneries dans la neige ? Non, merci, il n'avait pas le cœur à ça. Il échangea un regard avec Alice, mais elle lui fit signe d'y aller. Il se leva sans envie, suivant ses frères dans l'escalier, puis au-dehors. S'amuser ne rentrait même pas dans la liste de ses projets immédiats, mais bon, pour ses frères, il pouvait bien faire un effort. Il était content de les voir, les retrouver, bien qu'il ait l'impression de vivre dans une dimension différente de la leur, à des kilomètres et des kilomètres de leurs propres préoccupations. Eux au moins avaient des fils tout à fait normaux, qui ne frappaient pas leurs mères dans leur ventre et devenaient encore plus violents si on ne les considérait pas comme des enfants. Jasper n'avait jamais voulu être père, il ne l'avait jamais envisagé ! Comment aurait-il pu ? Alice lui suffisait, et elle-même n'avait pas voulu d'enfants. Et ce... Ce truc leur reprochait cela ? Il s'arrêta près de ses frères dans la neige, terrifié d'être incapable de changer d'attitude et de contraindre ainsi Alice à souffrir encore plus.

Emmett – Et voilà, personne nous entendra ! s'exclama-t-il avec ravissement. Sauf Alice, mais elle dort plus. Bon, passons aux choses sérieuses ! Monsieur Jasper Withlock, ça vient d'où, cette idée débile, qu'on ne peut pas comprendre ce que tu ressens ou vis ?

Jasper revint brusquement au moment présent puis pâlit, regardant ses frères. Ils l'avaient attiré dehors pour parler de ça ... ? Ils étaient venu le tirer loin de sa femme, alors qu'elle ce n'était pas le moment de la laisser seule, alors qu'ils faisaient tout pour essayer d'améliorer son état et l'aider à se sentir mieux, pour discuter de ça ?! Mais on s'en foutait, maintenant ! Quelle importance ça pouvait bien avoir, qu'il croit ou non que sa famille ira mieux si elle restait à l'écart ?! Comme si ça n'avait jamais été le cas ! Ils se souciaient de cela maintenant, alors qu'ils avaient vécu des années côte à côte sans que personne ne remarque qu'il se tenait déjà à l'écart. Pour leur propre bien, car il aurait pu les blesser trop facilement, et aussi parce qu'il gérait mal son don. Ils se tenaient à l'explication "il a encore du mal avec le régime végétarien", sans comprendre pourquoi, justement, il avait du mal avec ça ! Et aujourd'hui, soudainement, ils pouvaient tout comprendre ? Bien sûr, c'était logique, maintenant qu'ils étaient redevenus humains, ils pouvaient saisir bien plus de choses.

Emmett – Tu sais que ton attitude peut laisser entendre que tu ne nous fais pas du tout confiance ? Et je suis sûr que c'est pas ça, frangin, le problème est plus profond... Juste pour ton information personnelle, ça ne vexera personne si tu dis que tu as du mal à te faire à certains modes de vie ! On est pas débiles au point de ne pas le comprendre, et on ne va pas non plus te rejeter si tu oses montrer qui tu es vraiment. On t'aime comme t'es, alors pourquoi tu te ferais chier à te comporter autrement juste pour ne "vexer" personne, hein ?

Peut-être parce qu'en se laissant aller, il aurait pu les blesser ? Il leur faisait confiance, mais il n'avait tout simplement eu assez confiance en lui pour se laisser aller, jouer avec eux, ou même simplement leur parler. Peur d'être rejeté, ne pas être compris, ou... Il n'avait tout simplement jamais osé, était-ce si difficile que ça à comprendre ? Il se revoyait, les regardant s'amuser, toujours à l'écart, se demandant s'il pouvait se permettre de faire comme eux, comment il réagirait si don lui échappait. Puis ne faisant finalement rien. Peur qui s'était encore aggravé après "l'accident" avec Bella. Pas question que cela arrive encore ! Puis il y avait eu Nessie, encore plus fragile... Cependant, Alice avait toujours été très heureuse, ici, et c'est tout ce qui comptait à ses yeux. Il s'était dit qu'avec le temps, il parviendra à s'intégrer lui aussi, qu'il réussira à ne plus être à l'écart, et à partager leur vie sans aucun crainte.

Emmett – On sait que Alice doit boire plus souvent, on sait que tu pars la nuit chasser, on sait que t'es un vampire, et on sait que t'as changé ! Tu vois, t'as plus rien à cacher, donc où est le problème ? D'après toi, tu fais plus parti de la famille juste parce que t'es pas redevenu humain ? Tu penses peut-être qu'on a pas réussi à comprendre non plus votre choix ?

Il lui posa une main sur l'épaule, alors que Jaz détournait le regard, pâlissant encore. Plus rien à cacher... Ils savaient que les vampires avaient changé, mais pas la façon dont ces changements s'étaient passés. Le choc qu'avait provoqué chez certains vampires le retour de l'Inquisition, la stupeur quand ils avaient découvert peu à peu que le sang animal leur était maintenant interdit. Les premiers humains dont ils s'étaient nourris, et la gêne, la honte ressentie lorsqu'ils avaient aimé cette façon de boire, sans devoir tuer, amis en entrant dans une telle osmose avec leur victime. La culpabilité, ensuite, par rapport à cela. Ils avaient repensé à leur famille, qui étaient humains, eux aussi, si loin d'eux à présent. La peur de ce que leur famille allait dire ou penser d'eux s'ils revenaient avec les yeux carmins. Qu'auraient-ils fait, si personne ne les acceptait à cause de cela ? Ils seraient peut-être restés à Volterra... A présent, chacun aurait été dans son monde, tout aurait été définitivement brisé. Il serra les lèvres, tête baissée, se sentant de plus en plus mal. Cette discussion, ajoutée à la pression accumulée cette nuit, il n'en pouvait plus. C'était comme si on lui ouvrait une large plaie au couteau avant de jeter du sel dessus.

Emmett – Ouais, personne sait quand Alice pourra se débarrasser de ce truc, mais c'est pas une raison pour vous cacher dans votre coin ! En plus, d'après ce que j'ai compris, même Caïus pourra t'aider le moment venu, nan ? Alors arrête un peu de vouloir t'écarter... Tiens, Edward, dis-lui, toi, ce qu'on a ressentis lorsqu'ils nous faisaient la gueule et refusaient de nous voir !

Edward – On s'est surtout sentis trahis, dit-il d'une voix calme. On a pensé que tu ne nous faisais plus confiance, que ce qu'on avait vécu jusqu'ici ne valait plus rien... En gros, que nous n'étions plus de ta famille. D'accord, on est assez différents, mais ce n'est pas une raison ! Et puis... Enfin, on... C'était assez vexant de voir que tu acceptes de parler directement à Caïus, comme ça ! Tu le connais à peine, c'est un Volturi, et nous...

Oui, c'était un Volturi. C'était un vampire, avec plus d'expérience, et qui avait tout saisi en un jour alors qu'eux n'avaient rien vu ni rien dit durant des années ! Sa gorge se serra un peu plus, alors qu'il se retenait de toutes ses forces pour ne pas craquer, blême à présent. Il n'avait même pas parlé à Caïus, de tout cela ! Il ne lui avait rien dit, rien exposé, rien dévoilé ! Le Volturi avait juste senti ce qui se tramait, deviné seul, juste en l'observant et en l'entraînant ! Il lutta pour ne pas montrer qu'il était mal, le cœur très lourd, les dents serrées.

*Vous,* pensa-t-il, *vous n'aviez jamais rien vu avant, vous n'aviez jamais compris...*

Il grimaça en sentant les larmes de sang couler malgré lui, se maudissant d'avoir craqué, mais toujours en songeant que c'était comme même très ironique, d'être mieux compris par un Volturi en un seul jour que par sa propre famille en vingt ans ! Edward se précipita tout à coup sur lui, bredouillant qu'il n'avait pas voulu le faire pleurer. Il entendit tout à coup sa femme hurler, et il culpabilisa encore plus. A cause de lui, elle allait être encore plus mal, alors qu'elle n'avait pas besoin de ça ! Il fit un gros effort de volonté pour cesser de pleurer bêtement et se reprendre, sans résultats. Pourtant il le fallait, pour Alice, pour qu'elle ne s'inquiète pas pour lui, il ne voulait pas lui rajouter plus de soucis. Il prit une inspiration, essayant de se calmer, de respirer, de se reprendre. Rose et Bella sortirent à leur tout les chasser, et il ouvrit la bouche pour s'excuser, dire à Alice qu'il était désolé, mais elle ne lui en laissa pas le temps, le faisant asseoir avant de s'installer sur ses genoux.

Alice – Vous l'avez fait pleurer ! Alors qu'il n'était déjà pas bien ! Je l'ai VU, moi, votre discussion ! Je te croyais pas comme ça, Emmett ! Il y a des façons de dire les choses ! Et toi, Edward, tu es un abruti ! T'en fais pas, mon chéri, je suis là, tout va bien...

Mais non, mais elle ne devait pas s'inquiéter pour lui, c'est elle qui n'était pas bien ! Il ouvrait la bouche pour le lui dire mais se figea quand Rose et Bella se mirent tout à coup à hurler sur leurs maris. Il se figea, blotti dans les bras d'Alice, et baissa la tête. Ce n'était pas la peine d'en faire toute une histoire ! Il allait parfaitement bien, il était juste un peu à bout de nerfs ! Il les laissa crier, sans rien dire, ni même écouter. La chose à l'intérieur d'Alice recommençait à s'agiter, comme "réveillée" par tout le bruit. Non. Ne pas penser comme ça, c'était vrai, il ne voulait pas qu'il recommence à frapper et mordre sa femme de l'intérieur. Il posa les mains sur son ventre, faisant abstraction de ce qui se passait autour de lui. D'accord... Pas un monstre. Son f... Son fi... Il ferma les yeux une minute, se concentrant, puis s'efforça de chasser absolument toute émotion négative. C'était son f... Son... Leur en... Il... Du calme. On respire.

– Ecoute-moi, murmura-t-il tout bas, si bas que seuls Alice et ce qu'elle portait pouvaient l'entendre. Tout va bien...

Aimer ce qui faisait souffrir tant sa femme, c'était impossible, mais s'il refusait de faire des efforts, elle continuera à hurler de douleur tous les jours. Il se calma tout d'abord lui-même, puis communiqua ce calme à l'enfant. Il avait cessé de pleurer, se focalisant sur Alice, sur leur... enfant... Sur leur fils. Étrangement, il ressentit alors un certain apaisement. Comme si ce truc comprenait qu'on le voyait plus comme un enfant que comme un monstre. Jasper redressa la tête, croisant le regard d'Alice. Et si cela pouvait marcher ainsi ? Son don fonctionnait, sur cette chose. Son don, ainsi que l'environnement.

Edward – Je ferais plus attention, maintenant... Désolé.

Quoi ? Attention à quoi ? Jasper tourna la tête, n'ayant absolument rien suivit depuis qu'il était rentré. De quoi parlait-il ? Enfin, peu importe, ça n'avait aucune importance. Il tenait une piste, un moyen, une idée, et devait la suivre. Il devait faire des efforts pour sa femme, pour qu'elle souffre le moins possible.

– Ce que j'ai pu penser par le passé, murmura-t-il, ce que vous avez pu penser de moi, vos engueulades pour des conneries... Tout ça je m'en tape, figurez-vous. Vous pouvez même penser que je ne vous pas confiance ou je ne sais quoi, si ça vous amuse, je n'ai plus de temps à perdre avec ça.

Il prit Alice dans ses bras, la souleva, puis l'allongea sur le canapé avec douceur, s'agenouillant près d'elle, lui relevant le dos grâce à des coussins. Ça pouvait fonctionner. Il savait que ça pouvait fonctionner. Il reposa les deux mains sur le ventre gonflé, fermant les yeux, puis prit une petite inspiration. Il y eut un moment de flottement, puis Alice eut un soupir, fermant les yeux. Il lui prit la main, souriant d'un air fatigué.

– Ça ira, on peut le faire...

Il s'assit au bord du canapé près d'elle, puis jeta un coup d'œil à Bella.

– Vous vous êtes enfin réconciliée ? Avec ça, vous feriez mieux de vous bouger... Carlisle et Esmée sont en train de consoler vos enfants, pour information, ils pleurent depuis que vous avez commencé à crier.


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MessageSujet: Re: Discussions entre frangins   Dim 1 Mar 2015 - 21:35

Edward – Je suis désolé, Jaz, souffla-t-il. Je ne croyais pas que ça irait aussi loin, ni que tu...

Si Bella ne se faisait pas violence, elle aurait déjà serré Edward dans ses bras pour le calmer. Elle savait que Jasper n’était pas à l’aise, qu’il n’aimait pas être le centre de l’attention et qu’il devait sans doute être plus gêné que d’habitude. Bon… D’accord, elles y étaient peut-être allées un peu loin. Mais ils auraient dû faire attention ! Comment leur frère aurait-il pu rester de marbre face à tout ce qu’il vivait, étant impuissant face à la douleur d’Alice, Alice qui pleurait, qui souffrait, elle qui était toujours pétillante et souriante en temps normal ? N’importe qui serait affecté…

Edward – Je ferais plus attention, maintenant... Désolé.

Au moins, Edward avait retenu la leçon. Elle savait qu’il culpabilisait et savait que cela risquait de laisser des traces, elle-même culpabilisait en ce moment précis mais il ne fallait pas craquer, ne pas céder, au moins pour Jasper et Alice. Ils venaient ici pour recevoir de l’aide, pas pour être enfoncés comme cela avait été le cas ce matin. Il fallait les soutenir, à leur manière, sans les obliger à parler. Après tout, s’ils ne leur faisaient pas suffisamment confiance pour leur parler… C’était leur droit. S’ils se jugeaient différents à ce point, éloignés d’eux à ce point, c’était leur droit aussi. Bella le respectait, même si cela lui faisait mal. Jasper tourna la tête vers son frère, comme tiré de ses pensées.

Jasper – Ce que j'ai pu penser par le passé, murmura-t-il, ce que vous avez pu penser de moi, vos engueulades pour des conneries... Tout ça je m'en tape, figurez-vous. Vous pouvez même penser que je ne vous pas confiance ou je ne sais quoi, si ça vous amuse, je n'ai plus de temps à perdre avec ça.

Heu… ? Bella resta sans rien dire, moitié blessée, moitié choquée, regardant Jasper allonger Alice et se concentrer en posant ses mains sur son ventre. Il n’avait rien écouté, il s’en fichait, et avait l’air furieux ou blasé plus qu’autre chose. En gros, elles auraient dû ne rien dire, c’est cela ? Après un moment, elle poussa un soupir et ferma les yeux sans qu’ils n’y comprennent rien. La jeune mère, elle, resta silencieuse, comme les autres, sans oser ajouter quoi que ce soit. Elle se sentait plus honteuse que jamais, était énervée aussi même si elle n’arrivait pas à savoir pourquoi. Après tout, Jasper s’inquiétait pour Alice, c’était logique qu’il réagisse comme cela, maintenant qu’il avait trouvé une solution – apparemment.

Jasper – Ça ira, on peut le faire...

Et il s’assit au bord du canapé en regardant Bella qui détourna le regard. Elle ne voulait pas lui parler, pas maintenant, même si c’était peut-être stupide. Donc, il s’en fichait. Très bien. Pourquoi pas, après tout ? Tout ce que Bella savait, c’était qu’elle allait l’éviter un moment. Elle était mal à l’aise, n’ayant qu’une seule envie : quitter la pièce, s’enfermer dans sa chambre, avec Gabriel. Qu’on l’oublie un moment, que cette discussion soit enfouie loin, très loin. Elle sentait ses joues s’empourprer malgré elle tandis qu’elle regardait ses pieds, décidée à ne pas regarder Jasper ou Alice.

Jasper – Vous vous êtes enfin réconciliée ? Avec ça, vous feriez mieux de vous bouger... Carlisle et Esmée sont en train de consoler vos enfants, pour information, ils pleurent depuis que vous avez commencé à crier.

Gab… Gabriel… Bella devint toute blanche, lança un regard alarmé vers les escaliers et se rua à l’étage, prenant son fils des bras d’Esmée en lui soufflant un merci. Elle s’en occupait, c’était bon, elle était là. Esmée devait s’occuper de Lindsay, d’Alec. Elle n’avait pas entendu… Rien du tout… Evitant le regard de ses beaux-parents en s’obstinant à regarder et s’occuper de Gabriel, elle le berça doucement, longtemps, répétant des mots apaisants pour le calmer, le rassurer. Elle était là, c’était fini… Une vague de culpabilité l’envahit tandis qu’elle refoulait ses larmes. Elle avait été complètement irresponsable. Comment pouvoir crier comme cela avec des enfants à l’étage ? Comment avaient-elles pu oublier ? Ou, du moins, ne pas être plus prudentes ? Rose et elle venaient de faire la morale à Edward et Emmett sur leur immaturité, mais elles ne valaient pas mieux qu’eux…

Bella – Ne pleure plus… Je suis là, murmura-t-elle.


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