Tensions internes, contrebande, révolte qui gronde... A Amestris, la paix n'est jamais la bienvenue.
 
CalendrierFAQAccueilLivre d'Or du SiteRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

  "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Jeu 8 Aoû 2013 - 19:11

Alec avait l'impression de revivre le cauchemar de ces derniers mois. Un bandeau sur les yeux, les bras bloqués dans le dos, et tenu par Afton et un autre type qu'il n'avait pas reconnu. Il grognait et se débattait de toutes ses forces, sans que cela y change grand-chose. Mais *** !! Il n'en revenait pas qu'Aro ait pris la peine de se déplacer jusqu'ici ! Dans quel but ? Que voulait-il encore à Jane ? Ce ne serait pas arrivé si les Cullen n'avaient eu la mauvaise idée de les retenir, deux jours plus tôt.

Aro - Calme-toi... Toi et Alec ne risquez strictement rien ! Vous rentrerez comme prévu dans peu de temps, tu n'as rien à craindre.

C'était la voix d'Aro. Alors comme ça ils ne risquaient rien ? Ô miracle, pourrait-on crier ! Ce serait la première fois depuis très longtemps. Exaspéré, tendu comme un arc, il finit par cesser de se débattre, conscient de l'inutilité de ses efforts. Ils étaient deux, sur son dos, et il ne voulait pas non plus faire quelque chose qui pourrait mettre Jane en danger.

Aro lui parlait. Disant à voix haute ce qu'elle lui avait confié à lui. Il en tremblait de colère et d'impuissance, glacé par ces paroles terribles. Bella avait blessé sa sœur. Elle lui avait du mal, de la peine, détruit en un rien de temps tous ses espoirs, brisée ! Et c'est pour cela qu'il l'avait frappé. Elle avait parlé sans même se soucier de prendre un minimum de tact, soucier en se fichant que ses paroles soient blessantes ou non. Elle avait agi comme Caïus. Il aurait pu la tuer, pour cela.

Il voulait la tuer, pour cela.

D'autres odeurs se mélangèrent soudain aux autres. Les Cullen. Il ne put s'empêcher de grogner. Qui haïssait-il le plus en cet instant ? Bella ou Aro ? Difficile à dire... Au moins, avec Aro, on ne risquait pas d'être déçu puisqu'on n'en attendait rien. Avec Bella, la trahison était double. Non seulement elle s'était moquée de Jane en faisant semblant de l'aider, mais elle l'avait détruite de la plus horrible des façons. Comme Caïus, oui.


Aro - Félicitations, Madame Cullen, vous êtes encore plus rapide que moi pour blesser et détruire les gens.

Là, il n'avait pas tord du tout. Alec sentit le découragement le gagner. D'autres paroles, entendues à Voltera, lui revenaient en mémoire. Jamais ils ne pourront être heureux ailleurs qu'en Italie. Ils ne devaient compter que sur l'un et l'autre. La gentillesse que l'on pouvait leur montrer cachait mépris et trahison.

Et si c'était vrai ?


Aro - C'est la trahison qui fait le plus mal finalement. Avec nous, tu savais à quoi t'attendre, et ce qu'il fallait faire. Mais quand on se surprend à espérer... A croire en les autres...

Jane - On se fait toujours avoir.

Une voix à la fois dure et résignée. Il savait ce qu'elle pensait comme s'il se trouvait dans sa tête, car il suivait le même chemin. Les gardes finirent par le relâcher, et il arracha le bandeau de ses yeux. Jane... Il fila la rejoindre, découvrant les Cullen, face aux gardes d'Aro. Serrant sa sœur dans ses bras, il l'écouta en silence, sourcils froncés. C'était terminé. Il aurait voulu se rebeller, continuer à se battre, mais Jane était à bout. Il n'avait pas le droit de lui infliger encore plus de souffrances.

Aro - Bien, partons.



La toute première fois qu'Alec avait vu le château de Volterra, il avait six ans, pleurait, criait et se débattait, coincé dans les bras de Félix. Des couloirs lugubres, un environnement totalement inconnu, un château qui semblait sortir tout droit d'un conte horrifique, des dizaines d'inconnus trop pâles aux yeux rouge sang. La salle des trônes, immense, l'avait fait se sentir encore plus petit, et plus fragile. Il avait quitté les bras de Félix pour ceux d'Aro. Ils étaient allés dans endroit plus chaleureux, mais la peur était restée.

Aujourd'hui, le château lui paraissait toujours aussi lugubre. Il vit très vite que les membres de la garde n'avaient été informés qu'il était toujours en vie. Ils écarquillaient les yeux, le dévisageaient, se rentraient à moitié dedans en le voyant. Il siffla de rage et finit par en assommer plusieurs au passage.

Un peu plus loin, ils entendirent des hurlements. Une chambre, dont la porte était à moitié ouverte, abritait un humain en pleine transformation, hurlant à s'en arracher les poumons, se tordant sur le lit sous l'assaut du venin. Alec plissa les yeux.


- Et lui, c'est qui ?

Afton - Il s'appelle Charles-Edward. Un type qui était ami avec Orlin lorsqu'ils étaient humains, apparemment.

Orlin... Que lui était-il arrivé, à lui ? Il n'eut pas à attendre la réponse longtemps. Alors qu'on les avait laissés non loin des jardins intérieurs, Jane et lui, il le vit arriver. Alec fronça les sourcils, mâchoire serrée. Le jeune garde avait l'air bien frais pour quelqu'un qui aurait dû se faire torturer par les trois chefs Volturi. Un peu trop, même. Jane avait dû en arriver au même constat, car son expression s'était durcie. Il resta impassible, mais ses yeux luisirent de colère.

- Ton propre retour a dû bien se passer si tu te balades comme ça, aussi bien portant et libre, murmura-t-il d'une voix basse et dangereuse lorsqu'il arriva près d'eux.

Il s'interrompit, et échangea un long regard avec Jane. La colère s'empara d'elle à son tour. Il revit l'humain hurlant sur son lit, et eut un sourire cynique.

- Et ce fameux Charles-Edward qui hurle ? Tu dois beaucoup l'apprécier. Tu estimes donc que sa vie vaut bien deux trahisons, la nôtre, et celle de tes principes. Caïus t'a bien éduqué.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Jeu 8 Aoû 2013 - 22:42

Depuis hier, Orlin trépignait d'impatience. Il ne savait pas trop pourquoi mais les Volturis avaient décidé de transformer Charles-Edward. Dès qu'il l'eut su sa journée s'illumina. C'était la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Humain, il était trop fragile, son espérance de vie était considérablement réduite au château. Mais vampire, c'était une autre paire de manches. Il avait une chance, une véritable chance de survivre, de faire ses preuves. Il s'imaginait déjà dans la garde formant une équipe avec lui, parcourant le monde et faisant respecter la loi des Volturis et participant activement à étendre l'influence du clan.

Il veillait sur lui continuellement depuis le début de sa transformation. Il soulagea comme il pouvait sa souffrance grâce à son don. Mais au fur et à mesure qu'il mutait ça avait de moins en moins d'effet, ce qui était une bonne nouvelle en fait. Le voir souffrir ainsi lui faisait mal, mais c'était un mal pour un bien, il le savait.

Il devait boire, et sa gourde était vide...Mince, comment il avait pu oublier de la remplir ! Il était tellement excité et impatient qu'il en avait oublié de prendre de quoi se nourrir. Il ne pouvait pas continuer comme ça, la transformation risquait de durer encore une journée et le repas n'était pas avant deux jours. Il n'avait pas le choix, c'était trop bête ! Il se leva et entreprit d'aller chasser à Roncola.


Orlin
Je reviens, je serais pas long.

Il sortit de la pièce et tomba nez à nez avec les jumeaux qui rentraient avec Afton. Il ne fut même pas étonné de la scène. Il savait que ça arriverait tôt ou tard. Félix lui avait raconté toutes leurs fuites de la première à la dernière. Le résultat de celle-ci ne risquait pas d'être différente. Dès qu'ils le virent, leur regard et leur expression se noirci. Ils avaient surement deviné le fin mot de l'histoire. Orlin n'y prêta guère attention, et continua sa route. Curieusement, ce qu'il ressentait pour Jane avait plus ou moins disparu, en tout cas ce n'était plus aussi fort qu'avant. Sa retrouvaille plutôt inattendue avec Charles-Edward l'avait tellement secoué que le don de Chelsea c'était comme envolé. Jane ne comptait plus, seul Charles-Edward comptait maintenant.

Alec
Ton propre retour a dû bien se passer si tu te balades comme ça, aussi bien portant et libre, murmura-t-il d'une voix basse et dangereuse lorsqu'il arriva près d'eux.

Orlin se contenta de le laisser dire sans broncher. Il continua sa route.

Et ce fameux Charles-Edward qui hurle ? Tu dois beaucoup l'apprécier. Tu estimes donc que sa vie vaut bien deux trahisons, la nôtre, et celle de tes principes. Caïus t'a bien éduqué.

Orlin s'arrêta après l'avoir dépassé puis se retourna. Il lui répondit d'une voix parfaitement calme et sereine. Peut-être que ces récents succès l'avaient rendu un peu trop sur de lui. En tout cas il savait qu'il allait devoir les éviter pendant un petit moment et il n'avait pas du tout envie de s'attarder ici.

Orlin
Laisse moi éclairer ta lanterne. Charles-Edward compte énormément pour moi. Pour lui, je suis prêt à tout si ça peut l'aider. Depuis que ta sœur m'a transformé, je n'ai pas passé une seule journée sans penser à lui, à me demander si les Volturis n'avaient pas envoyé quelqu'un l'éliminer, voire pire. Mais bon, tu sais ce que c'est, tu as connu ça pendant six mois, moi ça fait plus de deux ans.

Sur ces mots il tourna les talons et s’éloigna sur ses gardes, se préparant à la moindre éventualité
Revenir en haut Aller en bas
Lust

Médecin

avatar

Statut :
  • Modérateur/trice
  • Graphiste
  • Journaliste
  • Maitre du Jeu
Messages : 995
DC : Non

MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Ven 9 Aoû 2013 - 14:42

Jane était folle de rage. Orlin... Elle venait tout juste de comprendre, et c'était bien ce qui augmentait sa fureur. Comment avait-elle pu être suffisamment idiote pour croire, même un seul instant... Comment ?! Elle en aurait hurlé de rage, la colère courant dans ses veines comme un torrent furieux. La colère, sentiment si familier, et qui s'emparait d'elle très vite et durablement.

Alec - Ton propre retour a dû bien se passer si tu te balades comme ça, aussi bien portant et libre.

Ils échangèrent un long regard. Le regard de Jane se durcit encore, et elle serra les poings. Rage, haine, douleur, trahison, déception. Haine par-dessus tout. Elle en avait assez de subir, assez de recevoir les coups. Elle avait envie de leur faire payer, de les faire souffrir, et d'en rire.

Alec - Et ce fameux Charles-Edward qui hurle ? Tu dois beaucoup l'apprécier. Tu estimes donc que sa vie vaut bien deux trahisons, la nôtre, et celle de tes principes. Caïus t'a bien éduqué.

Orlin s'était arrêté, puis tourné vers eux. Il avait l'air sûr de lui, et elle était persuadée qu'il n'éprouvait aucun remords. En effet, il s'était très bien adapté à la vie d'un garde Volturi, et surtout à ce que Caïus attendait de lui. Elle sentait son don gronder, ne demandant qu'à sortir, à écraser ses victimes.

Orlin - Laisse moi éclairer ta lanterne. Charles-Edward compte énormément pour moi. Pour lui, je suis prêt à tout si ça peut l'aider. Depuis que ta sœur m'a transformé, je n'ai pas passé une seule journée sans penser à lui, à me demander si les Volturi n'avaient pas envoyé quelqu'un l'éliminer, voire pire. Mais bon, tu sais ce que c'est, tu as connu ça pendant six mois, moi ça fait plus de deux ans.

Il tourna les talons et commença à s'éloigner. Un sourire étira lentement les lèvres de Jane. Elle regarda Orlin presque tendrement. Son don le frappa avec la force d'un fouet et il s'écroula aussitôt. Elle sourit de plus belle, sans cesser de le fixer, lançant son pouvoir avec toute la puissance dont elle était capable. Le voir se tortiller par terre l'emplissait de joie et de contentement. Elle aimait le voir souffrir, elle était heureuse de l'entendre hurler, et de prolonger son supplice, encore et encore. Ses cris étaient une douce musique à ses oreilles ! Alec avait posé une main sur son épaule, regardant Orlin d'un air totalement impossible.

Afton était revenu précipitamment, puis s'était stoppé net en voyant le spectacle. Avant de repartir en levant les yeux au ciel. Elle finit par stopper, puis Alec prit le relais en paralysant totalement Orlin, l'empêchant de fuir.


- Quand on tient vraiment à quelqu'un, on fait tout pour s'assurer qu'il va bien. Tu aurais dû t'arranger pour qu'il ne te cherche pas et qu'il reste en sécurité ! Mais non. Toi, tu n'as rien fait.

- Aucun cran, et pas d'honneur, rajouta son frère d'un air méprisant.

Alec le garda immobile alors qu'elle faisait à nouveau glisser son don sur la victime, comme un couteau chauffé à blanc que l'on promène sur la peau nue. Elle fit durer le supplice longtemps, au moins une trentaine de minute, avant de s'arrêter, souriante.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t83-jane-volturi-validee#96
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Ven 9 Aoû 2013 - 21:22

Aro n'aurait pas cru que cela serait si facile. Il en sifflotait presque, auréolé de victoire et de fierté. Le clan avait retrouvé toute son intégrité ! Jane était plus que décidée à redevenir celle qu'elle devait être, et Alec la suivait, comme toujours. Une leçon profitable, dont ils sortaient tous les deux plus puissants. Parfait, c'était parfait ! Il contempla le château alors qu'ils s'en approchaient. Volterra, ville si chère à son cœur... Elle s'était tellement développée sous leur impulsion ! Ses habitants humains vivaient tout près d'un nid de vampires, et pourtant, ils étaient sans doute les humains les plus en sécurité à ce niveau-là.

Observant les yeux presque jaunes de Jane d'un regard critique, il se promit de la faire boire rapidement. Pas de végétariens au sein de son clan ! Amplement satisfait, il les laissa aller de leur côté. Il savait qu'ils ne fuiront plus, maintenant. Il entendait les hurlements de douleur de leur futur nouveau-né, le cher ami d'Orlin. Caïus avait voulu le tuer, mais Aro y avait trouvé une autre utilité. Charles-Edward n'avait aucun don, ni aucune particularité qui pourrait le rendre intéressant, mais son amitié partagée avec Orlin était un point non négligeable, car si le fils adoptif de Caïus dérapait, il serait aisé de le manipuler en utilisant son cher meilleur ami.

Retrouvant ses deux frères, Aro entreprit de tout leur raconter, dans les moindres détails. Marcus semblait partagé, mais Caïus éclata de rire en apprenant ce qu'avait fait Bella. Cette pure idiote les avait bien aidés, pour le coup. Il avait bien fait de ne pas la tuer lorsqu'elle venue "sauver" son cher et tendre, le jour où il avait tenté de se suicider.

Plus tard, après avoir tout raconté, il finit par ressortir, voir ce qui se passait. Il y avait un peu trop de hurlements, dans ce château... Il ne tarda pas à découvrir la source du bruit. Non loin de la chambre où leur future nouveau-né agonisait, les jumeaux, et surtout Jane, étaient en train de torturer joyeusement Orlin, écrasé au sol sous l'effet de la douleur.


Jane - Quand on tient vraiment à quelqu'un, on fait tout pour s'assurer qu'il va bien. Tu aurais dû t'arranger pour qu'il ne te cherche pas et qu'il reste en sécurité ! Mais non. Toi, tu n'as rien fait.

Alec - Aucun cran, et pas d'honneur.

Il resta en arrière, les observant. Jane refit fuser son don. Restant derrière, il croisa les bras, regardant paisiblement la scène. Il était très satisfait que Jane redevienne enfin elle-même. C'était sa nature, après tout ! Elle ne devait pas la refuser mais ne faire qu'un avec elle. Il sourit doucement, presque tendrement. Il les aimait bien, ces deux-là, quoi qu'on en dise. Puissants, fascinants, avec un fort caractère, et si utiles. Ils étaient l'élite, avec Démétri et Félix. C'était toujours eux quatre qui se chargeaient des missions les plus dangereuses et délicates.

Au bout de vingt, trente minutes, Jane s'arrêta à nouveau. Rendu à ce stade-là, Orlin ne devait sans doute plus être capable de se lever. Il eut un petit rire discret, puis s'avança, observant son neveu au sol. Il posa une main douce mais ferme sur l'épaule de Jane.


- C'est bon, ça suffit. Arrêtez ça.

Alec fit la moue, mais retira lui aussi son don, libérant Orlin.

- Jane, ma chère, bien que je sois ravi que tu décides enfin à redevenir celle que tu étais autrefois, évite tout de même de faire durer ton don aussi longtemps. Tu risquerais de rendre tes victimes totalement folles. Remontez, maintenant, Sulpicia vous attend. Et puis, Alec, détends-toi un peu, tu es à la maison maintenant.

Il l'attira tout à coup contre lui et lui ébouriffa les cheveux avec un bref câlin. Il se tendit brusquement et le repoussa presque. Il leur fit signe d'y aller, gardant Jane en la tenant par le poignet. Après un dernier regard meurtrier à Orlin, il obéit. Aro se tourna vers son neveu, un léger sourire aux lèvres. Dans le même temps, Chelsea arriva, et il lui dit signe de s'approcher.

- Et toi, debout. Maintenant.

Il fit un signe de tête à Chelsea, pour lui ordonner de faire le travail qu'il lui avait demandé. Elle hocha la tête, puis regarda successivement Orlin, puis Jane. Longuement, tour à tour, une expression impassible sur le visage. Cela dura un moment, au moins cinq minutes, puis elle acheva son œuvre. Il sourit lentement, alors qu'elle repartait. Il lâcha Jane puis la poussa vers Orlin.

- Réconciliez-vous...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Sam 10 Aoû 2013 - 12:11

Aro
C'est bon, ça suffit. Arrêtez ça.

Orlin resta par terre, récupérant du long supplice qu'il venait de subir. S'il avait pu il aurait étripé sur place les deux jumeaux en même temps. Ah ! Il serait bien remonté une petite semaine en arrière, quand il était à Roncola dans le presbytère. Le seul détail qu'il changerait serait sa victime, ça ne serait non pas Charles-Edward qui serait attaché mais les deux jumeaux en même temps, et là il s'en donnerait à cœur joie !

Aro
Jane, ma chère, bien que je sois ravi que tu décides enfin à redevenir celle que tu étais autrefois, évite tout de même de faire durer ton don aussi longtemps. Tu risquerais de rendre tes victimes totalement folles. Remontez, maintenant, Sulpicia vous attend. Et puis, Alec, détends-toi un peu, tu es à la maison maintenant.

*Allez va-t-en, que je puisse me défouler un peu et leur faire regretter ce qu'ils viennent de faire !* Aro attira Alec, contre lui et lui ébouriffa les cheveux en lui faisant un gros câlin. Il semblait particulièrement mal à l'aise ce qui fit jubiler Orlin. Ensuite, Aro congédia Alec et demanda à Jane de rester. Orlin se demanda ce qu'il avait derrière la tête quand il vit Chelsea arriver. *Oh non ! Pitié pas ça !*

Et toi, debout. Maintenant.

Orlin se releva dans un effort sur-vampirique. Aro lança un regard Chelsea qui commença alors à utiliser son don. Orlin soupira et prit une mine résignée. Tout allait recommencer. Il sentit petit à petit que toute la fureur, que toute la haine, que toute la rancœur disparaissait petit à petit. Ce petit manège dura 5 bonnes minutes. Puis Chelsea s'éclipsa et Aro poussa Jane dans les bras d'Orlin.

Aro
Réconciliez-vous...

Il la réceptionna pour l'empêcher de tomber puis la relâcha de suite après, gêné. Les souvenirs de cette dernière heure étaient encore vifs, mais il n'en voulait qu'à Alec. Il soupira fuyant son regard. Il finit par lâcher

Orlin
C'est bon, tu sais déjà que tu es pardonnée...

Puis il se mit à faire les cent pas. Son esprit avait déjà lâché l'affaire et il repensa à Charles-Edward et à la douloureuse agonie de la transformation qu'il subissait, et qu'il était sorti, à la base, pour aller chasser.
Revenir en haut Aller en bas
Lust

Médecin

avatar

Statut :
  • Modérateur/trice
  • Graphiste
  • Journaliste
  • Maitre du Jeu
Messages : 995
DC : Non

MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Sam 10 Aoû 2013 - 14:56

Une main se posa tout à coup sur son épaule. Jane tourna à demi la tête et aperçut Aro. Zut...

Aro - C'est bon, ça suffit. Arrêtez ça.

Et voilà. On ne pouvait même plus torturer les gens en paix. Dommage... Elle retint un soupir, alors qu'Alec retirait lentement son don. On ne pouvait plus s'amuser ni se venger, ou quoi ? D'accord, il était intervenu tard, mais tout de même, c'était injuste.

Aro - Jane, ma chère, bien que je sois ravi que tu décides enfin à redevenir celle que tu étais autrefois, évite tout de même de faire durer ton don aussi longtemps. Tu risquerais de rendre tes victimes totalement folles. Remontez, maintenant, Sulpicia vous attend. Et puis, Alec, détends-toi un peu, tu es à la maison maintenant.

Les rendre folle ? Elle aimerait bien, parfois ! Elle détourna le regard, puis sursauta lorsqu'Aro attira Alec contre lui pour le câliner et lui ébouriffer les cheveux. Oh... Elle sentait très facilement qu'il avait l'air prêt à tuer, tendue et furieux. Et était vraiment navrée pour lui, là. Elle lui adressa un regard compatissant alors qu'il partait. Ils se parleront après. La main d'Aro glissa tout à coup sur son poignet, comme s'il ne craignait qu'elle ne s'enfuit ou suive son frère. Elle faillit protester qu'elle n'était pas idiote à ce point, mais se contint. Evidemment qu'ils allaient être surveillés de près.

Aro - Et toi, debout. Maintenant.

Jane vit avec horreur que Chelsea s'était rapproché d'eux, alors qu'Orlin se relevait difficilement. Non, non, non ! Pas ça ! Non, par pitié ! Elle tenta de reculer mais Aro avait dû prévoir le coup car il resserra brusquement sa poigne. Orlin avait une mine résignée, et elle, hautement paniquée. Elle se crispa, alors que la colère et la panique partaient lentement.

Au bout de quelques minutes, elle n'arrivait plus à se souvenir des raisons pour lesquelles elle s'était tant acharnée sur Orlin. Cela lui semblait bien trop vague et futile dorénavant. Et puis, pourquoi vouloir le frapper, après tout ? Il ne lui avait rien fait de mal ! Aro la poussa tout à coup dans le dos en leur ordonnant de se réconcilier. Elle trébucha et ce fut Orlin qui la rattrapa. Elle lui envoya un regard gêné.


Orlin - C'est bon, tu sais déjà que tu es pardonnée...

Elle n'osa rien dire. Elle soupira, repoussant ses cheveux derrière ses épaules. Elle avait soif, avec ça. Le régime végétarien aidait à se contenir mais il n'apaisait pas la soif. Elle demanda à Orlin si elle pouvait sortir chasser. Il hocha la tête, et la laissa partir avec Orlin. En chemin, elle ne sortit pas un mot, luttant contre ces sentiments étrangers qui l'envahissaient. Mais c'était un combat perdu d'avance.

Ils arrivèrent à Roncola, et elle fronça le nez en reconnaissant la ville. Très chère ville... Ils chassèrent, attrapant et tuant quelques humains. Laissant Orlin s'occuper d'une autre proie, elle se détourna et suivit à vitesse humaine un petit chemin ombragé, derrière une longue rangée de maisons, dans un quartier plus éloigné du centre. Après trois cents ans, ce chemin était toujours là... Il avait été pavé, depuis, et on y avait planté des oliviers, qui le couvrait de leurs ombres.

Trouvant la maison qu'elle cherchait, elle écarta le panneau "A vendre", puis se glissa sans difficulté à l'intérieur. Une foule de souvenirs l'envahit. Des souvenirs qui n'étaient pas du tout désagréables, et même heureux. Tout avait fini d'une manière très violente, mais... Elle s'assit sur le lit, dans la pièce où elle avait dormi, des centaines d'années plus tôt. Elle était tout à fait détendue, une fois n'est pas coutume...


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t83-jane-volturi-validee#96
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Sam 10 Aoû 2013 - 21:31

Orlin et Jane partirent chasser ensemble. La scène paraissait incroyable, dix minutes auparavant ils se détestaient et voulaient mutuellement s'étriper, et là, ils sortaient chasser ensemble dans la plus parfaite indifférence. Chelsea était vraiment incroyable, son don était d'une puissance extraordinaire. Pas étonnant qu'Aro l'ait intégré au clan.

Les deux compères arrivèrent à Roncola et partirent chasser chacun de leur côté. Orlin avait besoin de se défouler. Il en voulait beaucoup à Alec pour ce qui venait de se passer. Il traqua les humains qui lui ressemblait. Il s'amusait avec eux. Il commençait tout d'abord par leur faire peur. Il les poursuivait, les bousculait sans se faire repérer. La pauvre victime, du haut de ses douze ou treize ans était déjà très apeurée et commençait à crier et à courir. L'étape suivante consistait à l'isoler dans une petite ruelle, à l’abri des regards. Non pas qu'il risquait grand-chose s'il était découvert, c'était plus par habitude. Ensuite, il l'immobilisa et commença par le jeter par terre et à le rouer de coup. Le gamin était en pleure et Orlin se délectait de ses cris de douleur. Puis il le releva et commença à lui briser les os, un à un, petit peu par petit peu, faisant durer le supplice le plus longtemps possible. Quand le gamin était trop abruti par la douleur pour crier ou se débattre, Orlin daigna enfin à le libérer de ses souffrance en le vidant de son sang, vivant.

Cinq ou six humains qui avaient la malchance de ressembler au jumeau d'Alec subirent la colère du vampire. Pour les derniers, il ne chassait pas, c'était juste par pure cruauté. Le raffut avait alerté les policiers. Un simple petit contre-temps pour lui. S'il faisait plus de victimes, ça risquait de faire une sacrée pagaille dans la région, autant l'éviter. Il utilisa alors son don sur les forces de l'ordre et ramena le calme en un rien de temps.

Il partit ensuite retrouver Jane. Il se demandait où elle était passée. Il parcourut le village quand il flaira son odeur. La piste le conduisit dans une petite maison abandonnée qui était à vendre. Ça devait faire moment qu'elle y était car son odeur était à peine perceptible. Il s'apprêtait à rentrer à l'intérieur quand il la vit allonger sur le lit de la chambre, parfaitement détendue. Il l'observa du haut d'un olivier. Il fut attendri par cette scène pleine de douceur et de délicatesse. Il oublia un moment sa fureur envers Alec et se laissa aller à contempler cette scène qui n'existait que dans les tableaux de maître.

L'heure tournait et il fallait songer à rentrer, sinon Aro allait leur coller cet abruti de traqueur sur le dos, et il allait avoir droit à un sermon de Caïus, s'il était sous un beau jour. Orlin descendit de son perchoir et s'approcha doucement de la demeure abandonnée. Il resta sur le pas de la porte et interpella Jane d'une voix douce.

Orlin
Que fais-tu ?

Elle le regarda, puis lui expliqua qu'elle repensait à leur ancienne vie, avant Volterra et leur transformation. Il était appuyé contre le mur, les bras croisés. Il écoutait ses explications sans en perdre une miette. Il était intrigué par son histoire. Il aurait juré que les jumeaux venaient d'Angleterre.

Orlin
Vous avez vécu ici, dit-il en regardant l’intérieur de la maison d'un œil nouveau, à votre façon de parler j'aurais juré que vous veniez d’Angleterre ou des États-Unis ?
Revenir en haut Aller en bas
Lust

Médecin

avatar

Statut :
  • Modérateur/trice
  • Graphiste
  • Journaliste
  • Maitre du Jeu
Messages : 995
DC : Non

MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Sam 10 Aoû 2013 - 22:12

Au final, Jane n'avait jamais su ce qui était arrivé au couple qui les avait recueilli et élevé. Ni aux gens du village, d'ailleurs. Ses derniers souvenirs dans cette ville était la terreur sur le bûcher, la brûlure, le feu, la douleur. La peur si terrible de la mort, un sentiment d'injustice profonde. Ce n'était pas eux qui avaient assassinés tous les habitants de White Swan, après tout ! Non... Ils n'étaient coupables de rien. Rien que du fait d'avoir des dons dont ils n'étaient même pas capables de se servir à l'époque.

Elle soupira légèrement. Elle se sentait à l'abri, dans cette maison, comme protégée du monde extérieur. Les débuts à Roncola avaient été très difficiles, mais le couple était si aimable et doux qu'il avait gagné leur cœur en très peu de temps. Elle espérait qu'ils aient pu mourir de leur belle mort, et pas victimes de la cruauté des villageois. Orlin apparut tout à coup sur le seuil, surgit de nulle part.


Orlin - Que fais-tu ?

Elle lui répondit qu'elle repensait au "avant", à ceux qui les avait recueillis, à leur enfance avant qu'ils ne soient définitivement entrés dans la garde. Car elle ne se faisait pas d'illusions, elle savait que même à six ans, Aro les voyait déjà transformés.

Orlin - Vous avez vécu ici, dit-il en regardant l’intérieur de la maison d'un œil nouveau, à votre façon de parler j'aurais juré que vous veniez d’Angleterre ou des États-Unis ?

Elle se redressa lentement, entortillant une mèche de cheveux dans ses doigts. C'est vrai qu'on pouvait se demander pourquoi ils avaient passés six ans dans cette ville, enfin un gros village à l'époque. Elle se mordilla les lèvres, pensive, détestant remuer ces souvenirs. Mais il fallait bien lui expliquer.

- On est nés en Angleterre, à White Swan, en 1703. Tout allait... Disons, à peu près bien. Nos dons se manifestaient déjà, par accident, et c'est ça qui a attiré l'attention d'Aro sur nous. On avait six ans, c'était pendant une fête. Aro a assisté à une démonstration de mon don en direct... J'avais torturé un autre gamin qui embêtait mon frère. Dès le lendemain, on les avait sur le dos. Le soir même, plutôt.

Elle fit la moue, triturant un bout des draps.

- Puis il y a eu la condamnation de nos parents, leur... Leur exécution. Ils allaient nous tuer avec eux quand Aro et ses frères ont débarqués, avec Démétri et Félix. Ils ont massacrés tous les habitants du village. Et nous on était là... Imagine le choc. En moins de deux, on s'est retrouvés dans leurs bras et en route pour l'Italie. C'était la première fois qu'on voyait la garde quasiment en entier. Ils sortaient d'une guerre contre je ne sais qui. Une cohorte de vampires avec deux gosses bien humains qui pleuraient et criaient, je te laisse imaginer la scène.

Elle eut un sourire amer en songeant à ça. Ce voyage avait été particulièrement pénible et douloureux. Ils s'étaient débattus tout du long sans le moindre résultat.

- On a passé que très peu de temps à Volterra, avant qu'Aro ne nous conduise ici, dans cette ville, et dans cette maison, murmura-t-il. On ne parlait qu'Anglais, à cette époque, et on était traumatisés. Mais malgré tout, on a passé six années merveilleuses. Le couple qui vivait ici et nous a élevés, c'étaient des gens formidables. Ils nous ont appris à lire, écrire, et parler Italien. Tout a recommencé ici par la suite, procès et bûcher. Mais c'est du passé.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t83-jane-volturi-validee#96
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Lun 12 Aoû 2013 - 0:03

Jane se redressa doucement et se mit à tortiller une mèche de cheveux dans ses doigts. Elle paraissait mal à l'aise. Orlin sentait qu'il avait touché un point sensible. Il regretta d’emblée d'avoir posé cette question.

Jane
On est nés en Angleterre, à White Swan, en 1703. Tout allait... Disons, à peu près bien. Nos dons se manifestaient déjà, par accident, et c'est ça qui a attiré l'attention d'Aro sur nous. On avait six ans, c'était pendant une fête. Aro a assisté à une démonstration de mon don en direct... J'avais torturé un autre gamin qui embêtait mon frère. Dès le lendemain, on les avait sur le dos. Le soir même, plutôt.

Elle se mit à tripoter un morceau de drap.

Jane
Puis il y a eu la condamnation de nos parents, leur... Leur exécution. Ils allaient nous tuer avec eux quand Aro et ses frères ont débarqués, avec Démétri et Félix. Ils ont massacrés tous les habitants du village. Et nous on était là... Imagine le choc. En moins de deux, on s'est retrouvés dans leurs bras et en route pour l'Italie. C'était la première fois qu'on voyait la garde quasiment en entier. Ils sortaient d'une guerre contre je ne sais qui. Une cohorte de vampires avec deux gosses bien humains qui pleuraient et criaient, je te laisse imaginer la scène.

Orlin imaginait très bien la scène, le sourire qu'il arborait disparut petit à petit. Il s'imaginait à sa place, comment il aurait réagit s'il avait vécu une telle scène.

Jane
On a passé que très peu de temps à Volterra, avant qu'Aro ne nous conduise ici, dans cette ville, et dans cette maison, murmura-t-il. On ne parlait qu'Anglais, à cette époque, et on était traumatisés. Mais malgré tout, on a passé six années merveilleuses. Le couple qui vivait ici et nous a élevés, c'étaient des gens formidables. Ils nous ont appris à lire, écrire, et parler Italien. Tout a recommencé ici par la suite, procès et bûcher. Mais c'est du passé.

Orlin sentait un fond de sanglot dans la voix de Jane. Il regrettait amèrement de lui avoir posé la question : il s'en voulait. L'histoire de Jane l'avait touché. Les jumeaux n'avaient pas eu une vie facile. La souffrance, la mort les ont attendu à chaque virage. D'abord leurs parents, puis le couple qui les a accueilli. Il se demandait ce qui était le plus difficile : perdre ses deux parents comme les jumeaux, ou perdre sa mère ou être abandonné par son père comme lui.

Ils discutèrent encore un peu puis ils repartirent vers le château. L'heure tournait et il fallait songer à rentrer. Ils arrivèrent au château en quelques minutes et se dirigèrent vers les appartements où ils résidaient. Orlin allait raccompagner Jane puis il redescendrait tout de suite après dans la pièce ou agonisait Charles-Edward et continué à l'aider comme il pouvait à apaiser ses souffrances. Ils repassèrent dans le couloir où quelques heures auparavant, ils c'étaient mis à deux sur lui, lui disant qu'il n'avait aucun honneur. Ah qu'il était beau leur honneur à eux, se mettre à deux contre un ! Mais c'était du passé, enfin pour Jane, en ce qui concerne Alec, Orlin n'allait pas le lui pardonner si facilement. Il ne ferait un effort que s'il y était contraint.

Dans les appartements, Sulpicia lisait, Renée jouait avec Lilwen et Athenodora s'était mise en tête de faire du tricot pour lui. Elle lui faisait régulièrement essayer toutes sortes de pulls, chaussettes et autres écharpes. Non pas qu'il risquait d'avoir froid, c'était plus pour l'apparence. Elle avait trouvé comme excuse que ça l'aiderait à se fondre dans le monde des humains en hiver... Soudain, il entendit des bruits de pas qui arrivaient par le couloir menant aux appartements d'Aro. Il reconnut de suite cette démarche caractéristique, c'était Alec. Il ne voulait pas le voir maintenant, mais en même temps il était avec Jane et il se dit que c'était l'occasion de lui donner une grande claque dans la figure, et de montrer à Jane qu'elle était pardonnée.

Orlin
Je retourne au chevet de Charles-Edward, on se revoit demain.

Sur ces mots il l'embrassa brièvement, de manière assez, comment dire...inattendue. C'est le moment que choisirent Alec et Aro pour entrer.

Hors jeu:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Lun 12 Aoû 2013 - 12:07

Alec ne savait plus trop où il en était. Aro savait se montrer persuasif, lorsqu'il voulait, et il avait de bons arguments. Mais que fallait-il croire ? Penser ? Accepter ? Pouvaient-ils vraiment recommencer comme si de rien n'était ? Pour le moment, Caïus avait l'air de leur foutre la paix, mais cela allait-il durer ? S'ils continuaient à s'ignorer, cela passera peut-être... Difficile s'ils vivaient ici.

Ce qu'avait dit Aro ensuite le perturbait. Il ne les avait pas tuer, malgré toutes leurs révoltes, se contentant de les frapper et de les torturer. Pourquoi ? Beaucoup de vampires étaient morts pour moins que ça, il en était conscient. Il n'aurait même pas dû protégé Jane la première fois qu'elle avait torturé Caïus, accident ou pas. Mais il l'avait fait. Et l'explication qu'il leur avait donné était... Bref, il avait du mal à y croire. Beaucoup, beaucoup de mal, même. Et si ce n'était qu'une énième manipulation ? Il entrait avec lui dans les appartements lorsqu'il vit Orlin embrasser Jane.

Orlin embrasser Jane.

Orlin embrasser Jane.

Embrasser Jane.

Embrasser...

Sur le coup, il en fut tellement choqué qu'il ne réagit pas tout de suite. Glacé, il avait les yeux écarquillés, les poings serrés, la rage montait lentement, très lentement, mais sûrement, alors qu'il intégrait ce qu'il venait de voir. La rage et la fureur, le dégoût et la haine, le tout formait un joyeux mélange qui n'allait plus tarder à l'amener à l'explosion. Il revit en un éclair toute la scène, ce qui lui avait Sulpicia, puis Aro, les yeux noirs de rage.

Cette petite ordure les avait trahi et vendus sans aucun états d'âme, et MAINTENANT, il se permettait D'EMBRASSER sa sœur, histoire de la blesser un peu plus ?!! MAIS MERDE ! Il n'en avait pas eu assez, sans doute ?! Il voulait continuer à s'amuser avec les sentiments de Jane, à la blesser ?! Furieux, il frappa Orlin de toutes ses forces, l'envoyant violemment s'écraser contre le mur. Sa sœur sursauta, sembla hésiter, puis finalement ne dit rien. Alec souleva Orlin par le cou et le plaqua contre le mur, en lui collant une autre coup au passage, lui brisant quelques vertèbres.


- On peut savoir à QUOI tu joues ?! Tu crois peut-être que tu peux te permettre de jouer avec ce qu'elle ressent comme ça ?!

Il le frappa à nouveau, malade rage, jusqu'au moment où une main ferme se posa sur son épaule et le tira en arrière.

Sulpicia - Alec ! Laisse-le au moins s'expliquer, par pitié !

Il lui jeta un regard noir, tenté de l'envoyer balader, mais Aro était dans la pièce. Il se dégagea sèchement puis lâcha Orlin, grognant, et toujours prêt à tuer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Mar 13 Aoû 2013 - 17:29

La réaction d'Alec ne se fit pas attendre. Il fonça droit sur Orlin et le frappa aussi fort qu'il le put. Orlin ne fut même pas surpris, la violence de son coup dénotait une certaine forme de rage. Alec avait été mis devant le fait accompli sans pouvoir rien y faire, ce qui avait le don de l’énerver. Orlin était satisfait, c'était exactement ce qu'il voulait. Maintenant, il devait se sortir de là.

A l'impact, Jane sursauta, semblait hésiter mais ne fit rien. Alec, le souleva par le coup puis le frappa de plus belle et lui brisa deux ou trois vertèbres. Les craquements étaient tellement violents qu'on devait les entendre dans toute la pièce. D'un coup Orlin se sentait bizarre. Quelque chose clochait...A part sa tête, il ne sentait plus le reste de son corps. Il se laissait pendre dans le vide sans pouvoir bouger, sans plus rien sentir non plus des coups d'Alec.

Alec
On peut savoir à QUOI tu joues ?! Tu crois peut-être que tu peux te permettre de jouer avec ce qu'elle ressent comme ça ?!

Il ne dit rien, cherchant à comprendre ce qui clochait. Il vit, enfin, que Sulpicia se décida à intervenir.

Sulpicia
Alec ! Laisse-le au moins s'expliquer, par pitié !

Alec lança un regard noir à la jeune femme. On sentait bien qu'il voulait l'envoyé balader mais comme Aro était dans la pièce, il n'en fit rien. Sans grande conviction, il lâcha s'éffondra contre le mur, temporairement incapable de bouger, victime de sa tétraplégie temporaire. Orlin reprit ces esprits cherchant désespérément à bouger, sans y parvenir. Athenoora se précipita sur lui pour voir si tout allait bien. Orlin lui fit comprendre d'un regard que ce n'était pas le moment et elle se ravisa.

Orlin
Mais je ne joue pas avec elle ! Écoute, tu as disparu pendant 5 mois. Il c'est passé des choses durant tout ce temps. Chelsea est intervenue et nous a rapprochés. Elle est moi on te croyait mort. Puis des sentiments ont commencé à se développer entre nous. Je pense pouvoir dire sans trop m'avancer que c'est réciproque.

Il fit une pause sentant qu'il commençait à recouvrer ses moyens.

Orlin
Je sais ce que tu penses de moi. Tu penses que je ne suis qu'un lâche, que je n'ai aucun honneur. Je dirais juste que nous n'avons pas la même vision des choses. Toi tu t'es toujours battu pour obtenir ce que tu voulais. C'est louable. Mes ennemies à moi étaient justes plus fort. La seule façon de gagner c'est de refuser le combat. Alors oui effectivement, c'est n'est pas très honorable. Mais au final ça ne change rien tant que tu gagnes car on ne juge jamais les vainqueurs.

Orlin
En ce qui concerne Jane, la situation est simple. Je l'aime, elle m'aime. Si tu en doutes encore, regarde dans quel état tu viens de la mettre.

En effet, Jane cherchait à voir si Orlin allait bien. Puis elle incita son frère à reculer, à laisser tomber. Elle était un petit peu paniqué. Quant à Orlin, le venin faisait son office. Il recommençait à sentir ses jambes et à pouvoir bouger. Il se releva péniblement, il n'était pas sûr de ses appuis et avait les jambes qui tremblaient.

Orlin
Je ferais comme elle voudra : si elle ne veut plus que je l'approche, alors je ne l'approcherais plus...

Il termina sa phrase dans ses pensées : *...mais dans le cas contraire, je considérerais que tu n'auras rien à dire.*
Revenir en haut Aller en bas
Lust

Médecin

avatar

Statut :
  • Modérateur/trice
  • Graphiste
  • Journaliste
  • Maitre du Jeu
Messages : 995
DC : Non

MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   Mar 13 Aoû 2013 - 22:42

Ils avaient discutés un peu avant de revenir à Volterra. La journée était déjà très bien avancée. Remontant dans les appartements, elle remettait de l'ordre dans ses pensées. Elle n'avait pas la moindre envie d'être de nouveau bloquée là-haut, mais Alec sera là. Ils rentrèrent, et elle retint un soupir. Orlin semblait hésitant, et elle voyait qu'il était occupé par tout autre chose.

Orlin - Je retourne au chevet de Charles-Edward, on se revoit demain.

Elle hocha lentement la tête. et sursauta lorsqu'il s'approcha tout à coup et l'embrassa, la prenant de cours. C'était totalement irréel, sachant que quelques heures plus tôt... Elle ferma les yeux par instinct, et entendit tout à coup un grognement de rage. Alec ?! Elle recula d'un pas, alors qu'il balançait Orlin contre le mur aussi fort que possible. Ouch. Que faire, maintenant ? Il prit Orlin par le cou, malade de rage.

Alec - On peut savoir à QUOI tu joues ?! Tu crois peut-être que tu peux te permettre de jouer avec ce qu'elle ressent comme ça ?!

Mais il ne jouait pas ? Elle tressaillit, tremblante, ne sachant comment réagir. Sulpicia essaya de s'interposer et le calmer, mais ce n'eut pas grand-effet. Jane essaya de calmer son frère, légèrement paniquée, et n'aimant pas le voir dans cet état. Il aurait fallu qu'ils puissent se retrouver tous les deux, pour discuter tranquillement et crever l'abcès, mais c'était impossible ici. Orlin était effondré par terre, visiblement incapable de se lever pour l'instant.

Orlin - Mais je ne joue pas avec elle ! Écoute, tu as disparu pendant 5 mois. Il s'est passé des choses durant tout ce temps. Chelsea est intervenue et nous a rapprochés. Elle et moi on te croyait mort. Puis des sentiments ont commencé à se développer entre nous. Je pense pouvoir dire sans trop m'avancer que c'est réciproque.

Oui, mais... Elle n'était pas encore très sûre d'elle-même. Il recommençait à bouger un tout petit peu, mais faiblement.

Orlin - Je sais ce que tu penses de moi. Tu penses que je ne suis qu'un lâche, que je n'ai aucun honneur. Je dirais juste que nous n'avons pas la même vision des choses. Toi tu t'es toujours battu pour obtenir ce que tu voulais. C'est louable. Mes ennemis à moi étaient justes plus forts. La seule façon de gagner c'est de refuser le combat. Alors oui effectivement, ce n'est pas très honorable. Mais au final ça ne change rien tant que tu gagnes car on ne juge jamais les vainqueurs.

Paroles qui ne risquaient pas de calmer son frère... Elle lui prit la main et la serra, doucement.

Orlin - En ce qui concerne Jane, la situation est simple. Je l'aime, elle m'aime. Si tu en doutes encore, regarde dans quel état tu viens de la mettre. Je ferais comme elle voudra : si elle ne veut plus que je l'approche, alors je ne l'approcherais plus...

Heu, elle était censée répondre, là ? Elle hésita, serrant plus fort la main d'Alec, puis retint un soupir.

- Ce n'est pas que je refuse que tu m'approches, mais je... Je ne sais pas, je ne sais plus.

Elle promena un regard désespérée autour d'elle, en quête d'un soutien, n'importe lequel.


Revenir en haut Aller en bas
http://twilight-crepuscule.forumsactifs.com/t83-jane-volturi-validee#96
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: "Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"   

Revenir en haut Aller en bas
 
"Le mal commence avec l'indifférence et la résignation"
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Amulette blasphèmatoire et pendentif de sang avec palaquin.
» comment faire du glacage avec du sirop
» Faire du vintage avec Photoshop
» [AIDE] Pas de connexion internet avec le WIFI
» [TUTO] Comment flasher son desire avec une rom custom ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nouvel Horizon :: Archives et corbeille :: Archivage :: Rps d'Italie-
Sauter vers: